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 Sometimes That's Just What We Need [R.]

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MessageSujet: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Sam 26 Avr - 20:37

To Get Us through the Day


« Comme si ça allait se faire, de toute façon. Elle lui tourne autour depuis un bail mais il ne s’intéresse pas à elle. Trop boulotte, trop gamine… »

« Trop débile surtout ! Elle est incapable d’aligner trois mots sans dire une connerie. »

« Aussi. »
Rires de part et d’autre du fil. « Bon, il faut que j’y aille. Nolhan va m’attendre, je suis déjà en retard. »

« Tu sais, ça n’est pas sain de continuer de sortir avec un ex. Surtout un gars qui t’a lâchée comme une vieille chaussette parce qu’il était amoureux d’un autre… »

« Rachael, ne commence pas, il n’y a plus aucun sous-entendu entre nous. C’est un super ami, je ne lui en veux pas. »

Maddison salua son amie juste avant que cette dernière ne la bassine d’un « si tu le dis » explicite et raccrocha. Elle jeta un regard en direction de ses orteils fraîchement vernis avant de se lever de son lit dans un bond digne d’une biche. D’une démarche hésitante, elle réajusta son top saumon sur son short court puis sauta dans une paire de sandales à petits talons – de par sa taille légèrement au dessus de la moyenne, elle n’avait pas besoin de faire d’efforts pour paraître grande. Juste avant de sortir de sa chambre, elle s’attarda devant le miroir, pour s’assurer que sa tenue n’était ni ringarde, ni provocante. En gros, qu’elle lui convenait. Cependant, lorsqu’elle croisa son propre regard, elle y remarqua une ombre qui n’aurait pas dû s’y trouver. Elle venait de passer près d’une demi-heure au téléphone avec une amie, avait rendez-vous avec un autre, et ce soir elle partirait en promenade avec son cheval. Alors pourquoi se sentait-elle toujours aussi vide ? Dans un coup d’œil circulaire – surtout pour détourner son attention de sa propre personne – elle admira la pièce dans laquelle elle vivait depuis plusieurs semaines et cette simple vision suffit à la revigorer. Elle n’avait aucunement le droit de se plaindre. Elle avait désormais une belle vie auprès de ceux qu’elle aimait.

En fin de matinée, lors de la mise en place de cette sortie « entre amis », Maddison avait eu l’idée de s’y rendre à pieds, profitant du soleil et du léger vent pour marcher un peu ; cela avait été sans compter l’appel impromptu de la jeune Harlow. Elle ne lui en voulait pas, au contraire, chacune de leurs discussions était un bol d’air frais à elles seules, toutefois elle se retrouvait contrainte de sortir son gros 4x4 pour un trajet qu’elle aurait pu mettre à profit pour faire de l’exercice – chose dont elle n’avait clairement pas besoin – de plus, elle n’allait pas aider au renouvellement de la couche d’ozone avec les déchets de CO2 que sa voiture échappait. Tant pis, elle se rattraperait en mangeant bio pendant les deux semaines qui allaient suivre. Elle démarra donc et, mettant à sac son principe selon lequel respecter les limitations de vitesse, c’était respecter la vie, elle arriva en ville bien plus rapidement qu’elle ne l’aurait dû en temps normal.


« Je suis désolée, je suis en retard, » s’excusa-t-elle alors qu’elle rejoignait Nolhan au croisement de Grand Road et North Street. Elle se mordilla la lèvre, l’air de dire « je sais également que je suis toujours en retard », puis resta debout face à lui, ne sachant lire dans son regard s’il lui en voulait ou non. Finalement, elle tenta un sourire qu’il lui rendit et elle s’avança pour le serrer dans ses bras en guise de salut.

« Comment vas-tu ? » Elle n’attendit pas de réponse que déjà, elle se mettait en marche, s’assurant que Pejito la suivait bien. « Il faut que je passe chez le sellier, Mojo a encore cassé sa muserolle alors je dois en racheter une. Il me coûte une fortune ce bourriquot, heureusement que j’ai des parents qui roulent sur l’or, sinon je ne sais pas ce que je ferais ! » Elle ponctua sa phrase d’un rire teinté de nostalgie. Oh non, Maddie était loin d’être le genre de fille à être heureuse à la perspective de la fortune familiale. Car la richesse extérieure ne valait en aucun cas les démonstrations d’affection qui vous faisait sentir aimé.

[ Embarassed ]
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Dim 27 Avr - 14:06

Un râle. C’est tout ce qui sortit de la bouche de Nolhan lorsque sa chienne vint renifler le bout de ses pieds - ils dépassaient du lit. Le jeune homme finit par se recroqueviller entièrement sous l’énorme couette - à l’effigie de la série Ghostbusters - espérant ainsi décourager Shadow mais cela ne fit que décupler la fougue de l’animal qui se mit à gesticuler dans tous les sens ; pour elle, c’était un jeu. Pour lui, c’était le pire des réveils après la pire des nuits, si l’on exclu celle du décès de sa mère naturellement. Il ne désirait qu’une seule chose : passer sa journée sous les draps à ruminer. Le retour de Sacha l’avait sacrément amoché, tant physiquement que moralement. Il portait les stigmates d’une nuit agitée - cernes, teint pâle, cheveux en bataille - et se sentait absolument vide et insignifiant - la fille unique des McLauren avait le don de réduire n'importe quel ego en miettes. Shadow grimpa sur le lit et déposa un morceau de papier sous ses yeux voilés de fatigue. Il parvint tant bien que mal à déchiffrer sa propre écriture de cochon : shopping, Maddie.

Il se redressa brusquement et réalisa qu’effectivement, il avait rendez-vous avec l’une de ses plus vieilles amies - et ex-copine aussi, au passage, mais inutile de compliquer les explications. Il se rua sous la douche, enfila une vieille veste à capuche, grise, qui traînait dans son placard depuis des lustres, un jean bleu délavé et ses lunettes de soleil - plus pour dissimuler ses cernes que pour autre chose - avant de quitter le ranch des McLauren, la fleur au fusil, comme si de rien était. Toutefois, il évita soigneusement de passer par l’entrée principale - il ne voulait pas se mesurer à la silhouette qui l’avait hanté toute la nuit - ainsi que les écuries. La seule chose qui lui permettait de tenir bon - et pour laquelle il était debout au lieu de se morfondre dans son lit, soit dit en passant - était blonde. Malheureusement pour lui, elle était en retard. Encore et toujours en retard. Un grand sourire illumina son visage lorsqu’il la vit enfin apparaître dans son champ de vision. Et naturellement, il lui rendit son étreinte sans la moindre amertume.


« Mmm » fit-il en faisant mine de réfléchir. « J’ai cru un instant que j’étais retombé dans ma période sans amis mais maintenant que tu es là, ça roule ». Pause. « Enfin je veux dire, ça va ». Il ne put retenir guère longtemps un éclat de rire chaleureux et renchérit immédiatement. « Il faut vraiment que j’arrête d’essayer de dire des trucs cools ». Son regard se posa sur Maddie avec condescendance comme s’il pouvait deviner en un clin d’œil son humeur générale. « Hey mais, ça rime ! » lâcha-t-il brusquement, avec enthousiasme, tandis que la jeune femme semblait on ne peut plus perplexe. « Roule, cools » reprit-il en accentuant volontairement la fin des deux mots. « T’es tellement préoccupée par ton cheval que tu sais même plus faire marcher ton cerveau. Ca craint Maddie » conclut-il en lui donnant un petit coup d’épaule, alors qu’ils avançaient tous deux en direction du magasin.

« Fais-moi penser à demander des conseils à Mojo » ajouta-t-il brusquement, le regard planté sur le sol. Il fourra les mains dans ses poches, l’air presque embarrassé, et ouvrit la porte du magasin afin de la laisser y pénétrer la première, galanterie oblige. « J’aimerai bien être le centre d’attention d’une fille moi aussi » conclut-il avec une pointe d’humour, bien que ses propos soient basés sur une envie on ne peut plus réelle.
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Dim 27 Avr - 16:05

Encore un jour comme un autre au Red Horse Ranch, Jimmy venait tout juste de finir de sa laver qu’on tambouriner déjà à sa porte. Il enfila une serviette autour de sa taille, et encore dégoulinant sortit de la salle de bain. Il manqua de se retrouver tête la première sur le plancher, en trébuchant dans le tapis de son mini-salon. Retrouvant son sens de l’équilibre, il ouvrit la porte avec un chaleureux “Booooooonjour”. Il eut à peine le temps de réagir qu’on lui mettait déjà un bout de papier dans la main. Emrys avait envoyé quelqu’un lui donner la liste des courses à faire pour le Ranch. Comment bien commencer la journée pour un cow-boy en allant faire du “shopping”? Impossible. Il avait pensé à une bonne journée, mais elle commençait très mal. Grincheux, il rentra pour s’habiller. Un jean délavé, un t-shirt noir moulant, sa casquette à carreaux, et ses santiags, et le voilà tout beau pour partir en ville. En quittant le Ranch, il salua Emrys, bien qu’à cet instant précis il n’était pas ravi de faire les courses pour lui, mais Emrys, bien que jeune savait mener son Ranch à la perfection. Direction le centre ville à bord de son pick-up.

Jimmy se gara devant l’armurerie et alla saluer Roxanne en lui donnant sa liste : “Salut vieille commère!” lança t-il en entrant. Après quelques mots banals, et une belle joute verbale amicale, Jimmy rangea ses achats dans son véhicule quand Roxanne lui cria dessus. “Faut que tu ailles chez le sellier, c’est noté sur ta liste pauvre débile écossais”. Jimmy récupéra la liste qu’il avait oublié sur le comptoir et tourna la tête en direction du sellier. Il vit alors Maddison, la fille qui faisait battre son coeur à une vitesse non réglementaire, et cet stupide petit crâneur de Nolhan. Il poussa un long soupir, et détourna son regard quand les deux amis s’étreignirent. Roxanne lui tapota le dos, et lui fit comprendre qu’il fallait qu’il arrête de se faire souffrir avec cette fille. Mais comment? Il faisait des efforts pour l’oublier, elle, cette fille qui l’ignorait sans cesse. Mais rien à faire, il l’avait dans la peau, dans la tête, et ça le rendait malheureux de la savoir loin de lui. Jimmy n’était certes pas doué pour les déclaration d’amour, ce n’était pas un Don Juan comme Nolhan, mais à chaque fois qu’il avait tenté de lui avouer ses sentiments, celle-ci changé brusquement de sujet ou devait rentrer chez elle... A chaque excuse qu’elle lui donnait, il avait de plus en plus mal. Roxanne le voyant perdu dans sa rêverie, rappela à l’amoureux transit que le sellier était ouvert. Jimmy fit un large sourire pour remercier son amie, et traversa la rue. Malheureusement pour lui, Maddison et Nolhan allaient au même endroit que lui.

Nolhan Pejito, qu’est-ce que Jimmy pouvait l’avoir en horreur! Ce gars là était un fanfaron de première, vaniteux, vantard... Jimmy lui reprochait beaucoup de choses, mais la pire était qu’il soit l’ex de Maddison. Et en plus, ils étaient en bon terme. Il lui avait brisé le coeur, selon Roxanne, et Maddison avait réussi à lui pardonner. Cette fille était trop parfaite. C’est peut-être d’ailleurs pour ça qu’elle ne voulait pas de lui. Il n’était pas assez bien pour elle...

Quand Nolhan aperçu le petit prétentieux ouvrir la porte, comme un gentleman, à Maddison, il ne put s’empêcher de ricaner dans son coin. Après quelques secondes d’hésitation, Jimmy entra. En évitant de croiser le regard de sa dulcinée, Jimmy tenta un léger : “Bonjour” de politesse. Puis il retira sa casquette et se recoiffa au mieux. Il y avait plusieurs clients dans le magasin, lui proche de la porte, Maddison et Nolhan, et enfin un vieux monsieurs au comptoir qui passait commande. Jimmy aurait préféré que ce moment ce passe le plus vite possible, mais malheureusement ce n’était pas sa journée, il semblait que ce moment allait s’éterniser. Prenant son mal en patience, Jimmy baissa la tête pour regarder ses pieds, pensant sûrement que le temps passerait plus vite et que Nolhan ne commencerait pas un débat philosophique sur la façon “déplorable” qu’avait Jimmy pour se vêtir.
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Dim 27 Avr - 20:33

« J’ignorais que tu avais eu une période sans amis, » répondit-elle en réfléchissant à cette plaisanterie. Certes, elle ne le connaissait que depuis quelques années et ne l’avait jamais questionné sur sa vie avant leur courte histoire, toutefois elle ne pouvait soupçonner qu’il ait subi un manque d’amis. Nolhan Pejito le si gentil ne pouvait avoir connu une vie sociale réduite à néant. « Tu as raison, tu es mieux en ringard. » Elle esquissa un large sourire amusé qui s’estompa à la réplique qui suivit. Nolhan venait, une fois encore, de faire un rapprochement qui ne devait avoir eu lieu que dans son esprit et, pour ne pas changer, Maddie était à la ramasse. « Je vois, » finit-elle par lâcher après l’explication miteuse que lui servit son ami. Elle lui jeta un regard en coin avant de lui rendre son coup d’épaule, qu’elle ponctua d’un tirage de langue digne d’une gamine de sept ans.

Lorsqu’ils pénétrèrent dans la boutique, Maddison s’attarda devant la porte après avoir digéré ce que Pejito venait de lui annoncer, sur un ton de plaisanterie qui n’était que poudre aux yeux. Elle se planta devant Nolhan et le regarda droit dans les yeux, les mains sur les hanches.
« Ca veut dire quoi ça ? » Elle haussa un sourcil interrogateur, le jeune homme ne s’était jamais montré aussi fataliste avec elle, et à dire vrai, cela l’inquiétait un peu. Elle détestait par-dessus tout voir ses amis allaient mal, surtout des amis aussi proches. « Tu n’as qu’à claquer des doigts pour être le centre d’intérêt de n’importe quelle fille. » Elle haussa les épaules comme s’il s’agissait là d’une évidence reconnue de l’univers tout entier avant de se diriger vers le rayon des brides et autres harnachements. Elle commença à farfouiller à la recherche d’une muserolle de la même couleur que celle que son rebelle de cheval avait rompue. Toutefois, dans sa tête, fourmillait un tas de pensées à propos de la vie sentimentale de Nolhan. Elle n’était pas sans savoir que ce dernier n’avait toujours pas vraiment tourné la page de sa dernière véritable histoire avec cette idiote – jugement purement subjectif de sa part – de Sacha McLauren, pourtant, elle pensait que passer à autre chose ne pouvait lui faire que le plus grand bien. « Et qui te dit que tu n’es pas déjà le centre d’attention de quelqu’un ? » En disant cela, elle songeait bien évidemment à la jeune Hargrove qui s’était montré suffisamment explicite à son sujet pour que Maddison soit au courant des sentiments qu’elle éprouvait à l’égard du beau brun.

Elle gratifia Nol’ d’un large sourire lorsqu’elle mit enfin la main sur le morceau de cuir de la taille et la couleur qu’il lui fallait. Finalement, ça n’était pas si désagréable de faire du shopping avec elle, aller à l’essentiel étant son credo.
« Il te faut quelque chose, à toi ? » Alors qu’elle se dirigeait vers le rayon des selles, le tintement de la cloche de la porte d’entrée raisonna, immédiatement suivi d’un « bonjour » à l’accent reconnaissable entre mille. Le cœur de Maddie fit un bond dans sa poitrine tandis que sa respiration s’accéléra, elle manqua de lâcher son sac et la muserolle tout juste trouvée sous l’effet de surprise. Son regard se posa sur Jimmy MacKenzie, cow-boy au Red Horse Ranch, et elle recula d’un pas pour se dissimuler derrière un étalage lorsque ce dernier tourna son visage vers elle ; elle ne se doutait pas que Nolhan était si proche d’elle et lui marcha sur les pieds. « Désolée, » souffla-t-elle avec une grimace. « Je… »

Prise d’un élan d’idiotie doublée de perte de moyens, elle prit la main de son ami dans la sienne – légèrement moite – et se mit en direction de la caisse de la boutique. Lorsque les deux se trouvèrent face à face avec Jimmy, Maddison prit son air le plus étonné – elle avait toujours eu un réel don pour jouer la comédie – et s’avança vers ce dernier avec un sourire aux coins des lèvres. « Jimmy MacKenzie ! Quelle surprise de te voir ici. » Son sourire s’agrandit alors qu’à l’intérieur, son cœur se trouvait désormais au niveau de ses amygdales. Comme s'il était étonnant de voir un cow-boy dans une sellerie...« Comment vas-tu ? » Elle se rapprocha un peu plus de Nolhan, se collant délibérément à lui. « Au fait, tu connais Nolhan, non ? »
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Mar 29 Avr - 10:49

Maddison venait brillamment de lui rappeler pourquoi il fuyait sans cesse la compagnie des femmes ces derniers temps : en plus d’être de véritables moulins à paroles - à débilités selon les personnes - elles avaient la fâcheuse habitude de lui rappeler des faits, des vérités dont il aurait préféré ignorer l’existence parce qu’au final, cela ne lui été d’aucune utilité. A quoi bon être le centre d’intérêt de quelqu’un qui n’est pas le votre ? La veille, la furie de son cœur était réapparu dans son champ de vision comme un oiseau : Sacha lui avait fait un caca nerveux sur le pourquoi du comment de sa présence chez les McLauren, puis elle avait roucoulé quelques secondes, le temps d'un baiser et leur courte entrevue avait - de nouveau - fini par une prise de becs. Il avait beau passé en revue la scène, il ne comprenait pas pourquoi elle avait agi ainsi, comme ça, sur un coup de tête. La brunette avait toujours fait preuve d’imprévisibilité, d’étrangetés même, mais à part la méchanceté gratuite, il ne voyait vraiment pas ce qui pouvait justifier - expliquer ? - son baiser. Pourquoi avait-il fallu qu’il tombe amoureux d’une sorcière ? A ce rythme là, il finirait par devenir l’un des petits chiots de la future Cruella.

« Hein ? » fit-il en se stoppant brusquement, alors que Maddie émettait une hypothèse qu’il jugeait on ne peut plus saugrenue. « Qui ? » reprit-il en fronçant les sourcils de manière excessive. « Parle Satanas ou tu finiras comme Jean Moulin ».

Finalement, Nolhan aurait pu dresser une liste complète des comportements féminins qu'il jugeait insupportables, non pas qu’il soit misogyne - il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus - mais juste de mauvaise foi. Il ne supportait plus le fait qu’elles sachent toujours tout sur tout et lui rien, qu’elles sachent bien faire la cuisine et pas lui - sauf les gâteaux au chocolat mais ça ne compte pas - et surtout, il enviait leur capacité à faire deux choses en même temps : parler et penser. Pourquoi Diable l’homme en était-il incapable ? Et si c’était lui le cas pathologique ? La cloche se mit à sonner - annonçant l’entrée d’un autre client - avant qu’il puisse répondre ni à son interrogation ni à la question de la demoiselle. Peu importe, de toute manière, il n’avait besoin de rien. Enfin si, peut-être d’une machine capable d’analyser le comportement des chromosomes XX mais il ne la trouverait pas dans une sellerie.

« Tu te sens bien ? » fit-il en arquant un sourcil, sceptique, alors que le regard de la jeune femme était braqué sur le nouvel arrivant. Il jeta un furtif coup d’œil en direction de l'entrée et soupira immédiatement. Oh non. Il manquait plus que lui. JimmyMacKenzie aka Jiminy Criquet. Ouais, à personne bidon, surnom bidon. Nolhan s’écarta légèrement de son amie et croisa les bras, espérant la faire réagir. Mission ratée. Elle semblait ailleurs. « Fais attention, tu baves » la taquina-t-il tout en esquissant un sourire en coin. Il se sentit alors tiré vers la caisse et suivit le mouvement avant de réaliser qu’elle avait glissé sa main dans la sienne. Soit il avait raté un épisode soit il venait d’être choisi pour interprété le rôle principal de Retour vers le Passé : était-il revenu à l'époque ou Maddie et lui formait un couple ? Quelque chose clochait. Non, en fait, Maddison clochait. Il l’observa du coin de l’œil et émit deux hypothèses : soit elle craquait pour ce gringalet - beurk, non, impossible - soit c’était un de ses ex dont bizarrement Nolhan n’aurait jamais entendu parlé et qui s’avèrerait très violent et donc avec qui elle n’aurait pas la moindre envie de retourner, d’où la petite scène du « regarde je tiens la main d’un mec super canon qui est mon copain et je vis très bien sans toi ».

« Voyons Maddie » fit-il en affichant un sourire des plus naturels, jouant parfaitement la comédie. Après tout, il lui devait bien ça. « Tout le monde me connaît ici ». Il reporta - à contre cœur - son attention sur Jimmy. « Salut » lâcha-t-il sèchement, sur un ton confiant - il s’imaginait être dans la peau de Marlon Brando - et sans tendre la moindre main. Qu'il aille se faire voir ce lourdingue ! Et comme si toute cette petite mascarade ne suffisait pas, Nolhan posa sa main droite sur l’épaule de Maddie, savourant le sentiment qu’il devinait chez son interlocuteur : ah la jalousie, rien de mieux lorsqu’on en est pas la victime principale.
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Mar 29 Avr - 14:40

Jimmy n’avait aucune illusion, une bonne attente entre ces trois là serait sans nul doute impossible. C’est pourquoi en entrant dans la sellerie, il se fit le plus petit possible, poli, aimable et discret. Bref tout le contraire de Nolhan et de Maddie. Alors qu’il avançait vers un rayon, il remarqua que Maddie marchait sur le pied de son ex copain frimeur. Habituellement elle n’était pas aussi maladroite. Il continuait d’avancer vers le comptoir quand tout a coup il fut devancé par un “couple”. Oui c’était bien “un couple” qu’il avait devant les yeux. Un homme et une femme, main dans la main, ça fait pensé à l’amour, non? Jimmy sentit un horrible noeud à l’estomac et il commençait même à transpirer. Voir ces deux là, ensemble, c’était comme un si le monde d’effondré autour du cow-boy. Il ne pouvait voir se réaliser le pire cauchemar qui soit, mais que pouvait-il faire? Donner un énorme coup de poing dans le nez du “sex symbol”? La violence ne résout rien, et puis il passerait pour une grosse brute sans cervelle. En venir au main n’était donc pas une bonne solution. Mais rester là, sans rien pouvoir faire, il ne pouvait pas non plus. Heureusement pour lui, les deux jeunes gens s’éloignèrent quelques minutes faire leurs achats. Pendant ce temps, Jimmy eut le temps de discuter avec le propriétaire.

“Salut bonhomme, comment va?”
“Pas trop mal” tenta de mentir Jimmy, bien qu’une extrême déception se lisait sur son visage.
“Emrys a passé une commande la semaine dernière, est-ce qu’elle est enfin arrivée?”
“Oh oui, c’est arrivé hier, et y’a pas mal de choses, un de mes gars va te chargé tout ça”
“En face de l’armurerie” précisa Jimmy en pointant son pick-up par la fenêtre.
“Ok tout de suite, autre chose?”
“Je vais me débrouiller, je dois flâner dans les rayons” plaisanta l’écossais.

En se retournant il se retrouva face à face avec Mademoiselle Ouimet. Il recula d’un pas la voyant toujours collée à son idiot de copain. Il prit une large inspiration, avala sa salive, et voulu les contourner mais trop tard, la belle texane venait d’engager la conversation. Maddison ne semblait pas vraiment surprise de la voir ici. Jimmy ne répondit donc pas. C’est quand celle-ci lui demanda comment il se portait, que tout tourna mal. “Comment vas-tu?” Comment est-ce que Jimmy pouvait aller dans une telle situation? Horriblement mal, c’est évident. Il bouillonnait de l’intérieur, il aurait voulu lui avouer ses sentiments, lui dire tout ce qu’il pensait vraiment d’elle, mais ça ne changerait rien, elle était avec Nolhan maintenant. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça se remarque. La main de ce playboy sur l’épaule de la fille dont il rêve toutes les nuits, est un véritable calvaire pour Jimmy. Il ne se souvient pas avoir ressenti un telle déception et rage à l’intérieur de lui. Il voulait à la fois fuir et partir se cacher loin pour oublier, et à aussi tout casser autour de lui. Il décida de cacher sa déception du mieux qu’il pouvait, et joua la carte de la tricherie. Il illumina son visage d’un grand sourire, et répondit calmement à Maddison : “Je vais très bien et vous?” Le “vous” désignant le couple était sorti difficilement de la gorge de Jimmy.

Ils avaient devant les yeux un couple parfait. Il semblait tellement heureux tous les deux, et fait l’un pour l’autre. Maddison n’avait sans doute pas conscience du mal qu’elle faisait à Jimmy en se montrant si douce et chaleureuse en présentant son petit ami Nolhan Pejito. “On s’est déjà croisé” .

Comment ne pas connaître le mec le plus populaire, et le plus adulé de toutes les midinettes, de Mount Pleasant? Il faisait parti du décor de la ville. Et pour répondre à un Nolhan pas très joyeux mais crâneur à souhait, Jimmy sourit et comme pour se soulager dit : “Salut!” d’un air très joyeux, et faux-cul.

Il devait farfouiller dans les rayons, mais là il souhaitait surtout faire face à la réalité. Partir, c’est montré que ça gêne Jimmy de les voir ensemble, alors il resta. Et comme pour enfoncer plus profondément le poignard dans son coeur, il ajouta d’un air sérieux. “On doit vous le dire sans cesse, mais vous formez un très beau couple tous les deux”. Surpris par lui même, il continua plus faussement que jamais. “C’est bien que vous vous soyez retrouvé”.

Jimmy devait bien se faire un raison, c’est évident que Maddie ne l’aime pas, sinon elle ne le ferait pas tant souffrir. Il était au bord de la crise de nerf, mais restait zen. C’était bien trop surprenant de sa part. Il voulait se montrer fort et insensible. Mais à cet instant précis, il était tout le contraire, affaibli, déçu. Il aurait voulu traverser la rue et raconter son malheur dans les bras réconfortant de son amie Roxanne, mais il devait finir ses courses.
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Mer 30 Avr - 20:54

Que se passait-il donc en elle pour qu’elle agisse de la sorte ? Elle était tranquillement en train de profiter de la compagnie d’un très bon ami à elle, plaisantant et ne se souciant que silencieusement du monde extérieur. Lorsqu’elle était en présence de Nolhan, il en était toujours ainsi. Elle avait beau être victime des pires pensées de l’univers, celles-ci s’éclipsaient aussi vite que les nuages face au vent avide de soleil. Il était son petit bol d’oxygène. Et elle se moquait bien de ce que les autres pouvaient penser de leur relation. Il était son ex, et alors ? Il l’avait jetée comme une vieille chaussette, et alors ? Pour une autre, et… et tant pis. Des explications avaient eu lieu, les pardons avaient suivi et tout allait pour le mieux. Que les autres s’en contentent, elle ne changerait pas son opinion sur le jeune Pejito à cause de leurs commérages. Il avait beau se comporter comme un crétin vis-à-vis de la gente féminine, il n’en demeurait pas moins l’un de ses plus proches amis, sur qui elle pouvait compter sept jours sur sept, vingt quatre heures sur vingt quatre.

Sauf que depuis quelques minutes, il ne semblait plus être le centre de son intérêt. Elle n’avait plus en tête le devoir qu’elle s’était elle-même donné visant à ouvrir les yeux de Nolhan sur la délicate plante qu’était Abernathy. Tout ça à cause d’une arrivée qu’elle n’avait pas présagée. Et pourtant, elle était bien dans un lieu public, normal donc que des clients gravitent autour. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’un client ordinaire, loin de là. Elle avait décidé de son plein gré de s’avancer, d’aller à sa rencontre, victime d’une pulsion que l’on pouvait qualifier de suicidaire. Maintenant qu’elle se retrouvait face à lui, si proche et pourtant si loin, elle ne savait plus quoi faire. Engager une discussion futile ? Elle n’avait aucune idée, même infime, de sujet de conversation. Prétexter un rendez-vous pressant et s’enfuir à toutes jambes ? Tentant mais terriblement impoli, et elle avait envie de tout sauf de cela. Rester là, les jambes tremblantes, à le regarder avec cet air timide si craquant ? Oh que oui, son choix se portait sur cette dernière solution. Simple et efficace. Elle n’avait besoin de rien sauf d’exister et de sourire à intervalles réguliers. Allo Maddison, ici la Terre ! Le monde ne peut pas tourner sans vous. Son esprit réintégra peu à peu son corps et elle put constater, qu’en effet, sa présence – autant physique que morale – était indispensable tant l’atmosphère semblait tendue dans le magasin. Ah la testostérone !


« Pour ma part, je vais bien, merci, » souffla-t-elle avec un rapide regard en direction de Nolhan qui paraissait déjà s’ennuyer royalement de la présence du jeune cowboy. Dommage pour lui, ça n’était pas son état d’esprit à elle. Toutefois, le sourire poli qu’elle gardait pour masque depuis le début de la conversation s’effaça un instant, pour laisser place à un visage fermé d’incompréhension. « Nous… pardon ? » Illumination soudaine. « Oh, ça. » Elle lâcha la main de Nolhan sans pour autant se détacher de lui, elle esquissa un sourire gêné, cherchant avec le plus grand désespoir les mots adéquats pour ne pas à avoir à trop lui mentir. Comme si le mal n’était pas déjà fait. « Figure toi qu’on ne l’entend pas si souvent que ça. » Elle échangea un regard avec Pejito, quémandant tout le soutien possible de sa part – qui n’arriva guère, nul n’en douta. « Et je dois dire qu’on ne s’est jamais vraiment perdus. » Jolie pirouette ou « comment faire d’une pierre deux coups ». Par cette simple phrase, elle n’avait pas explicité clairement qu’elle était en couple avec Nolhan, elle avait également fait un semblant de déclaration d’amitié à ce dernier. Car non, elle n’avait jamais douté de son attachement. Seulement, il s’était quelque peu transformé. En tout bien tout honneur, faisant réaliser à Maddison que l’amitié pouvait s’avérer beaucoup plus payant que cette petite folie qu’on appelait amour. Le fait qu’elle fût célibataire depuis plusieurs mois maintenant devait, sans doute aucun, expliquer ce changement soudain dans sa vision du monde. Car oui, Maddie était plutôt du genre à aimer l’amour. Idiot ? Non. Utopique ? Peut-être un peu. Malheureux ? Oh que oui, car aimer amenait avec lui de grandes désillusions qu’elle avait connues et reconnues. Voilà sans doute la raison à l’élan stupide qui l’avait prise au détour du rayon des selles. Elle ne souhaitait plus se retrouver dans le vide intersidéral qui suivait la fin d’une relation. C’était trop pénible et elle en avait visité le moindre recoin.

L’envie de parler du pseudo couple « Nolhan/Maddison » n’étant pas franchement là, la blondinette chercha un nouveau sujet de discussion. Sauf que toute idée lui manquait. Quel point commun pouvaient bien posséder les deux jeunes hommes ? Rien, rien et… rien.
« J’ai acheté une muserolle. » La dernière syllabe prononcée, Ouimet eut l’irrésistible désir de creuser un trou de souris pour y disparaître durant, disons, les trois prochaines décennies. Quelle idiote elle pouvait faire lorsqu’elle se retrouvait prise de court. Elle tourna un nouveau regard implorant vers Pejito avant de faire mine de s’intéresser à la pointe de ses chaussures, pour éviter de croiser la mine – qui devait être désormais – désolée de Jimmy. Pourquoi fallait-elle la reine de la gaffe en sa présence ? C’était d’un frustrant…

[ silent ]


Dernière édition par Maddison Ouimet le Sam 3 Mai - 13:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Ven 2 Mai - 22:48

Et voilà. Nolhan savait pertinemment que ce serait une journée à chier - son réveil ayant été particulièrement pourri, il partait du principe que l’après-midi le serait elle aussi, poisse oblige - mais il attendait le moment opportun pour parler d’apothéose, et ce moment venait tout juste d’arriver. Bizarrement, il coïncidait avec l’arrivée d’un autre cowboy dans la boutique enfin, si toutefois l’on peut appeler ‘ça’ un cowboy. D’innombrables rumeurs courraient à son sujet, des rumeurs auxquelles Nolhan ne prêtait que peu d’attention - il tentait désespérément de gérer les siennes - sauf peut-être celles concernant sa prétendue famille. Il avait appris sa filiation avec Abernathy quelques jours plus tôt et cela ne l’avait pas laissé de marbre. Comment un mâle aussi hypocrite que lui pouvait-il posséder les mêmes gênes qu’Hargrove ? A vrai dire, Pejito n’avait toujours pas résolu l’énigme. Par dépit, il avait mis ça sur le compte d’une malformation survenue au cours de son enfance : le cerveau de MacKenzie avait du être endommagé à la naissance ou un truc dans le genre. Du moins, il ne voyait pas d’autres explications plausibles. A moins bien sur que son hypothétique - très très hypothétique, hein - jalousie ne le rende médisant et aveugle. Qu’il ait Abbie dans sa famille, passe encore - Nolhan ne pouvait malheureusement rien y faire mais il se promettait intérieurement de tout tenter pour la délivrer de cette affreuse situation - mais qu’il ait su toucher le cœur de Maddie, hum, non. C’était la goutte de trop.

« De même » marmonna-t-il le regard ailleurs, comme si lui faire l’état des lieux de sa santé l’ennuyait profondément. En fait, ça l’ennuyait pronfondément. Après tout, que lui devait-il à ce minable ? Du respect. C’est en tout cas la réponse qu’il crut lire dans les yeux de Maddison. Il baissa la tête - légèrement vexé de voir que quelque part, Ouimet prenait la défense de ce minable - tandis qu’elle s’efforçait de brosser un portrait élogieux de leur soi-disante relation amoureuse. Il tourna finalement la tête dans sa direction lorsqu’elle clôtura son ‘speech’ et échangea un regard complice - il avait très bien compris son message, aussi subtil soit-il - avec elle.

« Mmmmmmm » ronronna-t-il en fermant les yeux. « Tu veux pas le répéter encore une fois ? ». Silence radio. « Quoi ? » lâcha-t-il alors en roulant des yeux. « J’adore quand tu dis ça ». Son sourire s’étira - il adorait la voir faire sa petite moue offensée - et il jeta un coup d’œil à son interlocuteur, juste histoire de prendre sa température.

Jiminy Croquet était un bon acteur, Nolhan devait bien le reconnaître. Néanmoins, son petit jeu ne marcherait pas avec lui. Pejito était un spécialiste des non-dits. Il les voyait, les sentait - sauf bien sur lorsqu’il était question de sa vie sentimentale à lui - et devinait aisément le poids qui devait nouer l’estomac du jeune homme. Un régal. Ou presque. Une fois encore, Maddie vint lui gâcher l’appétit. Sa réplique éminemment pitoyable - il faut dire ce qui est - ne pouvait tromper personne - sauf Jimmy mais vu son niveau intellectuel, pas étonnant : elle ressentait réellement quelque chose pour MacKenzie, au point de dire des idioties. Il fallait agir. Au plus vite. A moins qu’il soit trop tard. Elle lui adressa un regard des plus suppliants et bien qu’il soit absolument CONTRE l’hypothétique hypothèse qu’elle puisse un jour lointain - très très lointain - devenir Madame MacKenzie, il ne put que s'empêcher de lui venir en aide. Enfin, façon de parler. Dans ce genre de situation, Nolhan n’incarnait pas forcément la plus sure des bouées de sauvetage.


« Ca va, ça va. Je vais lui demander » improvisa-t-il sur un ton on ne peut plus sérieux. « En fait… J’ai des problèmes de vue ». Pause. « De gros gros problèmes de vue ». Il réalisa subitement l’énormité de ce qu’il était en train de raconter et plissa les yeux exagérément comme pour donner plus de crédit à son histoire. « Depuis peu » ajouta-t-il avec conviction histoire de justifier le fait qu’il n’ait jamais porté de lunettes jusque là. « Et si Maddison dis ça c’est parce qu’on voudrait avoir ton avis. Qu’est ce que tu en penses ? ». Il s’empara de la muserolle et la tendit vers Jimmy. « C’est du solide selon toi ? ». Pitoyable. Absolument pitoyable. Ah ça oui, il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre.

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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Sam 3 Mai - 19:08

Perturbé par toutes les émotions qui se bousculaient en lui, Jimmy ne savait plus où donner de la tête! Tout était confus en lui, il aimait Maddison comme un fou, la voir renouer avec cet imbécile était un supplice, et pourtant il ne voulait que l’oublier et qu’elle soit heureuse, même si ce n’était pas avec lui. Mais comment oublier Melle Ouimet? Cette belle blonde, souriante, pleine de charme, avec un humour pareil? Impossible, elle est faite pour lui! Il ne pouvait pas abandonner ses sentiments sur le bord de la longue route de la vie sentimentale, semée d’embûches, ça serait bien trop facile. Devait-il souffrir à ce point pour comprendre qu’il était temps d’avouer enfin ce qu’il ressentait à la principale concernée? Il faut croire que oui, car Jimmy devait réagir sinon son grand amour lui passerait sous le nez.

Pourquoi avait-il choisi d’engager la conversation alors qu’il se fichait totalement de savoir sur si le briseur de coeur sur pattes se portait bien? Pendant une fraction de seconde, Jimmy fut heureux de voir la main de Maddison lachait celle de Nolhan, mais ce fut de courte, de trop courte durée, car la belle enfonça le clou. Il n’en croyait pas ses oreilles, comment pouvait-elle dire si ouvertement que Nohlan et elle étaient en fait toujours en couple, et qu’ils ne s’étaient jamais quitté? Là ça en était trop pour le jeune cowboy. Et en plus ce bouffon se permettait de lui faire les yeux doux, là juste sous son nez! Il plaça ses mains dans son dos, et serra ses poings très fort, qu’il fit de sa liste d’achat une minuscule boulette. Jimmy afficha un sourire crispé, et se retînt de ne pas envoyer Pejito dans le décor.

Une muserolle? Jamais Jimmy n’avait entendu pire sujet de conversation! Là Maddison était vraiment tombé bien bas pour faire de telles bourdes en public. Elle se rendait ridicule et Jimmy en était déçu et désolé qu’elle en arrive là. Et Pejito qui en rajoute, celui-là ne c’est vraiment pas quand il faut s’arrêter de jouer au con. Mais bon, il ne jouait pas, il était comme ça tout le temps. Mais bien sûr des problèmes de vue. Non mais sérieusement il ne croyait tout de même pas que son petit numéro allait prendre avec lui? Le pire, c’est que le playboy ne cessait de rajouter une couche par dessus. La scène était d’un ridicule. Jimmy avait hoché la tête à chaque phrase du comédien débutant, et quand ce dernier plaça la muserolle dans les mains de l’écossais, celui-ci céda à la colère. Pejito avait dépassé les bornes des limites!

Jimmy, dont les yeux étaient devenus noirs, bouscula délibérément Nolhan, et passant sans même jeter un regard à celle qu’il aimait tellement, lui rendit sa muserolle en plaquant celle ci contre sa poitrine. Il ajouta : “Tu vaux beaucoup que ça”. Puis traversa le rayon pour en rejoindre un autre il reprit : “Je n’ai pas de temps à perdre pour des bouffonneries”. Dans un autre rayon maintenant, Jimmy entendit la cloche, et le gérant annonçait : “Voilà Jimmy, c’est fait!”. Sans même faire un quelconque signe d’au revoir à Maddie , Jimmy rejoignit la porte d’entrée et dit au gérant : “Merci. Je reviendrais chercher le reste plus tard”. La main sur la poignée, il attendit quelques secondes, à contre coeur de laisser celle qu’il considérait comme probablement l’amour de sa vie, sur une phrase désobligeante., puis passa la porte

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MessageSujet: Re: Sometimes That's Just What We Need [R.]   Dim 4 Mai - 20:20

La boule qui était apparue dans la gorge de Maddison au moment où son regard s’était posé sur le jeune MacKenzie redescendait douloureusement jusqu’à son estomac. Elle se sentit tout à coup très mal, comme si quelqu’un s’était servi de son ventre en guise de punching-ball, rien de très agréable. Si seulement elle avait pu échanger sa place avec n’importe qui d’autre dans le monde, elle aurait même été prête à donner un rein pour se retrouver dans la maison familiale, subissant les pleurnicheries perpétuelles de sa mère. C’était dire le désarroi dans lequel elle se trouvait. Elle se serait cru dans le No Man’s Land, prises entre deux feux avec d’un côté, son ami de longue date, si proche et pourtant si loin, de l’autre celui qui avait le don de faire battre son cœur de façon peu académique. Elle était acculée contre un mur avec aucune possibilité de fuite. Et tout ça par sa faute – enfin, pas totalement, si Mojo n’avait pas eu la mauvaise idée de rompre le bout de cuir habituellement posé sur son chanfrein, elle ne se serait pas rendu dans ce magasin et ne serait pas malencontreusement tombée sur Jimmy –, elle s’en voulait pour cela. Enormément. En plus, elle avait eu le culot de monter un mensonge aussi médiocre que méchant. Un monstre, voilà l’image qu’elle avait d’elle. Elle était un monstre affreux au cœur de pierre, bonne à faire souffrir ses proches avant que ceux-ci ne puissent le faire. Sauf que, techniquement, Jimmy MacKenzie n’était pas ce qu’elle pouvait appeler « un proche » ; là était la plus grande désolation de l’histoire.

« Non, Nolhan, non…, » souffla-t-elle. Elle tenta de raisonner son ami pour éviter une nouvelle humiliation. Trop tard, Pejito était déjà parti dans son délire, inutile et vain de l’arrêter maintenant. Elle se contenta donc d’un regard noir qu’il ne perçut pas, trop préoccupé par sa petite mise en scène digne d’une farce antique. Elle eut un sursaut pour reprendre la muserolle avant qu’il ne commette l’irréparable, là encore elle ne fut pas suffisamment rapide, elle ne put que remercier son – soi-disant – ami d’un coup de coude dans les côtes.

Et la tempête arriva. Sous la forme d’un accès de colère de la part du cow-boy à l’accent – si mignon – écossais. Mauvais plan, mauvais plan, mauvais plan. Jusqu’à présent, la scène avait tenu du soap opéra, désormais elle ressemblait à une tragédie grecque. Hélas Maddison avait toujours eu une préférence pour les comédies romantiques. Dommage. Elle assista à l’explosion de Jimmy, ressentant sa colère comme un message personnel lui intimant de ne plus jamais l’approcher, sa dernière réplique, acerbe et tranchante, la conforta dans son idée. Elle avait tout fait foirer. Pire, elle avait le sentiment de l’avoir voulu, d’avoir souhaité que cet échange se passe dans ces conditions, que MacKenzie lui fasse se rendre compte de l’impossibilité de leur relation, qu’ils n’étaient destinés qu’à l’échec dans sa forme la plus pure. Comme tout ce qu’elle entreprenait. Elle avait été à deux doigts de se lancer corps et âmes dans une histoire qu’ils auraient pu écrire ensemble, elle en aurait fait les efforts nécessaires. Tout était réduit à la nuit avant même qu’ils en aient vu l’aube. Peut-être était-ce là un mal pour un bien ? Se rendre compte de son erreur avant de la commettre était un point positif. Pourtant, elle aurait tout donné pour essayer, ne fut-ce qu’une journée.


« Stupide. Je suis stupide, » lâcha-t-elle une fois le choc du départ de Jimmy passé. Elle se retourna vers Nolhan qui affichait un rictus victorieux et secoua la tête, déçue. « Et toi, tu es loin d’être mieux, crois-moi. » Elle s’empara du morceau de cuir dans un geste rageur avant de se diriger vers la caisse du magasin derrière laquelle le gérant retenait difficilement un rire moqueur. Maddison le fusilla également du regard. « Oh ça va, vous. A votre âge, vous trouvez ça sans doute drôle, mais ça ne l’est pas. » Elle posa la muserolle tout en sortant son portefeuilles de son sac, elle tendit sa carte de crédits – à fonds illimités, cadeau de ses paternels en guise d’argent de poche-. « Ca ne l’est pas du tout, » reprit-elle comme pour tenter de persuader toutes les personnes présentes dans la boutique.

Une fois dehors, sa colère semblait s’être apaisée, au profit d’une profonde nostalgie doublée d’intense déception. Elle accéléra le pas avant de le ralentir pour que Pejito puisse la rejoindre. Elle passa une main lasse dans ses cheveux ondulés.
« Excuse-moi, je ne dois en vouloir qu’à moi, je sais. » Soupir. « Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête... » L’envie de quand même lui demander pourquoi il avait joué son jeu idiot dans une telle mesure fut forte, toutefois elle sut la contenir. Diantre, elle se sentait vraiment mal alors que sa journée avait démarré sous les meilleurs auspices.
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