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 See you later Alligator [R.]

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MessageSujet: See you later Alligator [R.]   Sam 26 Avr - 20:45



Rien. Il n’avait strictement rien fait. De sa vie, de sa journée. Enfin si, quand même, il avait eu la chance de rencontrer Mariah Carey. Bon, il avait bafouillé des idioties dignes d’un nourrisson - genre ‘a ga di bou ba wah’ - mais cela n’enlevait rien à l’ampleur de l’évènement. Et puis ce matin, il avait réussit à faire un tour avec Indiana et Shadow ce qui, en soi, relevait de l’exploit. Ces deux-là se disputaient toujours la vedette : le berger australien essayait coûte que coûte de mordre, l’étalon cherchait quant à lui à piétiner tout ce qui se trouvait sur son passage, même la plus innocente des fleurs. Mais Nolhan ne pouvait pas se satisfaire de si peu. Son perfectionnisme le poussait à vouloir plus, toujours plus. C’est d’ailleurs ce qui faisait de lui un cowboy renommé : tous, ici à Mount Pleasant, le savait professionnel, tenace et rigoureux. Sa fainéantise s’évanouissait au contact de sa passion. Le mettre au repos c‘était un peu comme lui infliger le pire des supplices d’une part parce que son métier faisait pleinement parti de sa personnalité, d’autre part parce qu’il ne pouvait plus noyer ses problèmes dans les tâches manuelles ou agricoles. Il restait là, seul avec lui-même, à ressasser son passé, ses actes, ses paroles. Bref, à s’interroger.


Dis, est-ce que tu m’aimes encore ?
Dis, est-ce que tu dors ?
Si oui, est-ce que tu rêves aussi ?
Si non ben, pourquoi tu dors ?


Pourquoi lui avait-on donné une semaine de congés ? Payés, qui plus est. C’est Mme McLauren qui lui avait annoncé la nouvelle, avec une chaleur humaine inhabituelle d’ailleurs - d’habitude, elle mettait toujours des distances entre eux. Elle lui avait même proposé de lui payer des vacances au soleil. Par chance, elle n’avait pas choisi la destination idéale - Nolhan rêvait des terres stériles et pourtant si fécondes du Grand Nord - il avait donc refusé poliment, dissimulant sa suspicion derrière quelques formules de politesse. Quelque chose clochait. Mais quoi ? Il voulait en avoir le cœur net. Il quitta donc la grange que les McLauren avaient spécialement aménagé pour accueillir le personnel, marchant à l’ombre du crépuscule et pénétra dans le salon, refermant la baie vitrée derrière lui par la même occasion. Personne. Enfin si, il entendit du bruit à l’étage mais il fut tout de même surpris de ne pas trouver M. McLauren devant le poste de télévision - c’était un soir de match ; McLauren ne ratait jamais aucun match. Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Avant même que Nolhan ait pu esquisser le moindre geste, les McLauren dévalèrent les marches des escaliers à toute vitesse. Intrigué, il fit quelques pas en avant, bien décidé à venir saluer ce qu’il pensait être des invités.

Dis, est-ce que tu m’aimes encore ?
Dis, est-ce que tu mords ?
Si oui, est-ce que tu embrasses aussi ?
Si non, ben pourquoi tu mords ?


Il s’immobilisa brusquement, comme foudroyé sur place, lorsqu’il entendit une voix féminine qui lui était on ne peut plus familière. Son cœur imita alors la chute d’un ascenseur dans l’Empire Stade Building. Il s’adossa contre le mur, silencieux, tandis que les McLauren accueillaient leur fille à bras ouverts dans la pièce d’à côté. Le bon côté des choses, c’est qu’il avait enfin la réponse à toutes ses interrogations. Ils ne voulaient pas que leur fille croise sa route. Le mauvais côté des choses, c’est qu’il allait devoir la côtoyer presque 24h/24 et que… Non, c’était impossible. C’était trop lui demander. Il ne pouvait pas. Plus. Trop de choses avaient changé. IL avait changé. Il n’était plus cet amoureux transi, faible. Les filles n’auraient plus jamais d’importance dans sa vie. Et Sacha serait logée à la même enseigne. Prévoyant leur arrivée imminente dans le salon - là où il se trouvait, le coeur crispé comme un adolescent - Nolhan fila tout droit vers la cuisine. Il se mit alors à faire les cent pas, plantant son regard sur le carrelage délavé. Il avait beau tout faire pour demeurer impassible, l’idée qu’elle puisse être là, à quelques pas seulement, le rendait fou. Absolument fou. Il ressentait toujours ce truc énorme au fin fond de l’estomac. Et - à son plus grand drame - il savait pertinemment ce que ces symptômes signifiaient. Il entendit quelqu'un approcher et se rua sur le frigidaire, attrapant la première chose qui lui venait en main.

« J’avais plus de … »

Il déglutit difficilement - c'était elle, là, juste là - et reporta son attention sur ce qu’il serrait entre ses doigts.

« … ketchup »


Nous, ça valait de l’or
Dis, est-ce que c’est oui ?
Nous, ça valait la vie
Oui, non ou encore ?
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MessageSujet: Re: See you later Alligator [R.]   Sam 26 Avr - 22:00

Sa mère n’avait jamais était un modèle d’attention, la voir qui ne voulait pas la tuer était donc de mauvais augure pour la jeune femme. Pénétrant dans le ranch familial, Sacha se laisse prendre dans les bras de son père puis rendit le sourire que sa mère lui tendait. Quelques heures auparavant, Sacha annuler le mariage sans donner aucune explication et elle se doutait que, vu l’état de sa mère, celle-ci n’était pas convaincu que le mariage était définitivement annulé.

Sacha détestait cet endroit car elle pouvait y voir son échec. Tout ici lui rappelait l’époque ou faisait mal, faisait du bien, l’époque ou elle vivait au lieu de survivre dans les bras d’un autre. Qu’allait elle faire maintenant qu’elle était revenue ici ? L’avenir lui semblait incertain et l’amour inutile. Munit de quelques valises, elle les traîna lamentablement vers la cuisine ou sa mère avait annoncé la présence du cow-boy qui se chargé entre autre du ranch. Elle n’avait pas vraiment la tête à voir du monde mais par politesse et également car elle avait faim, elle se décida a aller se présenter. Qu’elle fut sa surprise lorsqu’elle vit ce corps si parfait, si unique se dressait devant elle. Lui, ici…

Par réflexe, ses mains lâchèrent ses bagages qui s’enroulèrent sur le carrelage de la cuisine. L’un des sacs a moitié ouverts laissait apparaître une robe de marié entassée à la vas vite. La bouche ouverte, le regard fixé devant lui, elle ne semblait pas être la seule à se retrouver dans un état second. Rapidement elle sut ce qu’il fallait faire. Relevant la tête, fermant la bouche, elle croisa les bras d’un air hautain alors que son ventre se nouer par avance de ce qu’elle allait faire : rejeter une nouvelle fois ce garçon.


« De Ketchup pour manger a la petite cuillère ? La prochaine fois que tu essaies d’espionner les conversations essais de le faire intelligemment Pépito. »

Un sourire faussement satisfait et moqueur s’afficha sur son visage tandis qu’elle passa devant lui et le bouscula très légèrement, sans ménager son cœur qui souffrait également. Quelque chose la poussait a être exécrable, quoi exactement, elle ne le savait pas, la peur peut être. Elle ouvrit la porte du frigo afin d’en sortir un pot de crème glacée. Il ne lui fallut que quelques secondes pour porter une cuillère de ce délicieux mélange dans sa bouche et de le déguster. Son plaisir une fois accordé, elle regarda brièvement Nolhan, sans réussir oublier ce qu’ils avaient été l’un pour l’autre.

« Qu’est ce que tu fais encore ici ? T’attends quoi pour monter mes affaires dans ma chambre ? »

Sa mère accourut dans la cuisine l’air exaspéré et catastrophé devant l’état dans lequel Sacha avait mis sa robe.
« SACHA ! Tu me feras le plaisir de me mettre ça proprement dans ta chambre, comment va-t-il le prendre si tu te présentes devant l’hôtel dans une…»
« Laisses la tranquille » coupa son père, sauvant la mise de Sacha qui ne voulait en aucun cas que Nolhan sache ce qu’il venait de lui arriver. « Elle a d’autres à penser. »

Sa mère, ne supportant pas de se faire contredire attrapa le pot de glace et le remit dans le réfrigérateur dans la ferme intention de convaincre sa fille dans le futur de se marier.

« - Tu vas commencer par remanger normalement, regardes toi ma pauvre fille, tu es encore plus boulotte que la fille de propriétaire de restauration rapide du coin ! »

Sacha baissa immédiatement les yeux gênés. Certes elle n’était pas du tout ronde, bien au contraire elle avait une silhouette parfaite mais les réflexions que sa mère pouvait lui dire lui faisait croire tout le contraire et se faire faire humilier devant Nolhan n’était pas ce qu’elle préférait.

Alors que sa mère partait après avoir saluer le cow-boy sexy, le père de Sacha l’embrassa tendrement sur le front comme pour donner du courage a sa fille en lui chuchotant qu’il parlerait plus tard. Il était inconcevable pour la jeune brunette de voir cet homme la voir dans un état de faiblesse qu’il n’avait jamais vu auparavant.


« J’y crois pas, t’as vraiment un problème avec moi toi, qu’est ce que tu fou ici, pourquoi tu travailles ici, y’a pleins de famille qui possèdent un ranch et il faut absolument que je tombe sur toi. MERCI »

Marmonnant dans son coin, Sacha ne remarqua même pas que le jeune homme l’observait lors qu’elle sortit une galette de riz du placard de la cuisine. Elle continua alors son monologue :

« Alors monsieur le ringard, quoi de neuf depuis le temps ? Toujours à briser le cœur des demoiselles ? »
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MessageSujet: Re: See you later Alligator [R.]   Dim 27 Avr - 12:40

Nolhan avait connu des tas de situations embarrassantes, comme la fois où, mû par le désir chimérique de réaliser l’un de ses rêves, il s’était présenté pour remplacer l’un des joueurs de l’équipe de football de son lycée mais les joueurs l’avaient plaqué si violemment qu’il s’était cassé la clavicule et qu’il avait du être évacué sur une civière, sous une pluie non pas d’applaudissements mais de rires moqueurs ou encore celle où on l’avait invité à une soirée où personne n’avait finalement mis les pieds, sauf lui. Avec le temps, il s’était habitué à ce genre d’humiliations. Il avait même fini par inverser la tendance, par devenir un jeune homme populaire faisant de son humour excentrique et de sa gentillesse extrême des atouts majeurs. Et il avait oublié. Il avait oublié à quel point on se sent ridicule et dérisoire lorsqu’on se retrouve dans un tel contexte. Se retrouver avec Sacha McLauren dans une cuisine, une bouteille de ketchup à la main, non vraiment, il n’avait jamais vécu pire.

« Je suis ravi de te retrouver, moi aussi » lâcha-t-il en esquissant un sourire volontairement crispé, à la limite de la grimace. Ignorer totalement ses propos fielleux pour lui rappeler son impolitesse, du Pejito tout craché. Néanmoins, il était ravi de voir qu’après toutes ces années elle ne l’avait pas oublié, ni lui ni son ignoble surnom - enfin ça, elle aurait pu le zapper, il ne s’en serait pas formalisé. Lui non plus ne l’avait pas oublié. Ni son sourire angélique ni ses répliques de sale teigne. Trois ans s’étaient écoulés sans qu’il y ait - visiblement - l’ombre d’une évolution dans leur relation. Elle aurait pu - par exemple - arrêter cinq minutes de l’agresser, mais non. Elle n’avait pas changé pour un sou. Lui en revanche, avait gagné en assurance. « Que les poules aient des dents » rétorqua-t-il sans la quitter des yeux, alors qu’elle lui demandait ce qu’il attendait pour monter ses affaires.

Mme McLauren fit irruption dans la pièce, suivie de près par le doyen de la maison, au bon moment, soit peu avant le début de la Troisième Guerre Mondiale. Elle fusilla du regard Nolhan qui reposa immédiatement le ketchup à l’endroit initial - de toute manière, il était périmé - avant de noyer Sacha sous une pluie de remontrances. Légèrement en retrait, il observa la scène comme le ferait n’importe quel spectateur : avec dépit. Il ne voyait pas l’ombre d’une harmonie dans cette famille. Son regard s’attarda ensuite sur les valises de la jeune femme, où plutôt sur la robe blanche qui dépassait de l’une d’entre elles. Cette seule vision suffit à faire voler en éclats le peu d’espoir qu’il lui restait car oui, même après trois ans, il lui en restait. Elle allait se marier. Se passer la corde au cou. Lui aussi. Mais pour d’autres raisons.

« Pour ta gouverne, ce sont tes parents qui m’ont engagé. Je n’ai pas postulé pour le poste » lâcha-t-il sèchement, chassant les idées suicidaires de sa tête. « Et j’ai accepté uniquement parce qu’ils payaient bien. J’espère que ton ego surdimensionné s’en remettra ».

Parfait. Elle venait de lui rappeler pourquoi il ne pouvait pas mourir pour elle, encore moins se pendre. Beurk. Cette garce ne le méritait pas. Elle ne l’avait jamais mérité. Elle ne méritait rien. Détruire, c’est tout ce qu’elle savait faire. Il aurait du le comprendre bien des années plus tôt. Il pensait l’avoir compris d’ailleurs, l’avoir oublié mais il ne pouvait pas s’empêcher de ressentir ce ‘truc’ bizarre, innommable et qui ne quittait le seuil de sa bouche que sous forme de phrases haineuses.

« Tu sais Sacha, finalement c’est vraiment cool que tu sois revenu. Ca me rappelle pleins de choses » fit-il en attrapant finalement ses valises. « Ouais, j’avais oublié à quel point ton sens de l’humour était pitoyable ». A ces mots, il grimpa difficilement les escaliers - pliant sous le poids des bagages - et se dirigea vers sa chambre d'un pas décidé. Elle avait osé. Elle avait osé dire que c'était lui le briseur de coeur alors qu'il aurait fait n'importe quoi - à l'époque - pour finir sa vie avec elle. Il ne pouvait pas en croire ses oreilles. Et il avait mal. Oui, il avait mal.

[Dans tes fesses vilaine Laughing]
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MessageSujet: Re: See you later Alligator [R.]   Lun 28 Avr - 1:11

Si seulement il pouvait savoir à quel point cela lui faisait plaisir de le revoir. Sacha, elle, le savait, ce qui la poussait d’une manière destructive à s’en prendre a lui. Et pourtant elle savait que sa peine se serait dissoute une fois dans ses bras. Ses bras qui jamais ne l’avaient laissé, qui s’attaché a elle et qui, à l’époque la serrait encore un peu plus fort. Le revoir ainsi était ingérable, insoutenable et pourtant elle sentait son cœur battre a nouveau comme jamais il ne l’avait fait. A chaque battement, elle semblait qu’il lui croyait de redevenir raisonnable, de lui avouer qu’elle était heureuse de le revoir mais son être tout entier réagissait différemment.

A l’époque déjà ils se lancer des vacheries, mais Nolhan parvenait toujours à lancer une remarque qu’elle garderait au fond de son esprit une semaine encore et qui, une fois seule dans sa chambre, la ferait sourire bêtement. Cette fois ci, elle restait plutôt scotché de la façon dont il réussit à la rembarrer. L’assurance était de rigueur cet après-midi mais la surprise était de taille pour la jeune Sacha qui resta bouche bée quelques seconde avant de secouer la tête comme si elle n’e revenait pas. Sa voix devint tout à coup beaucoup plus aiguë, comme lorsqu’elle était prête à lui hurler dessus alors qu’il lui parlait calmement.


« Quoiiii ? Non mais attends tu… » Sacha était surprise et cela se voyait, elle croisa les bras comme si cela pouvait donner un impact plus dur dans ses propos.

« Tu travailles ici à ce que je sache alors il vaudrait mieux que tu ne l’oublies pas. »

Le faire renvoyer ? Plutôt mourir. Oui inconsciemment, elle ne voulait pas qu’il parte. Elle ne voulait pas être gentil, mais ne voulait pas le voir repartir. Elle n’imaginait même pas ce que serait sinon ces séparations. Lui reprendrait le cours normal de sa vie, l’oubliant très rapidement, faisant comme si elle n’était plus la et elle…Elle, elle penserait à chaque seconde à lui. Sa forteresse c’était e fait que ses parents l’ait embauchés. Grâce à ça, elle avait une raison qui la poussait à le voir chaque jour sans avoir a lui avouer que c’était également par envie qu’elle déciderait désormais de le voir dans ce ranch.

Sa mère venait de passer dans la cuisine aussi longtemps qu’elle restait dans sa vie : 56 secondes exactement. Une galette de riz à la main, elle engloutit tristement son encas avant de relever les yeux vers Nolhan qui se montrait acerbe avec elle à son tour.


« TRES BIEN. » Hurlât-elle alors qu’il venait de lui clouer le bec sur place. « Alors évitons de nous recroisez. Mais ça, ça devrait être facile pour toi vu que mon égo surdimensionné te repulsse à ce point. »

Parler de son égo alors qu’il avait assisté a une des scènes avec sa mère la rendait malade car il ne s’imaginait même pas une seconde ce qu’elle avait dut vivre, la pression, rien. Rien de ce qui se passait devant ses yeux n’avait d’importance a ses yeux car elle avait enfin réussit a faire croire que Sacha était cette personne 100% sur d’elle et vaniteuse, son personnage était devenu réel aux yeux des autres et bizarrement, face à lui, elle aurait désirait un peu plus. Qu’il discerne un petit quelque chose de différent. Elle espérait un peu trop d’un homme qui apparemment, et normalement, n’en avait plus rien a faire d’elle.

A jeune demoiselle releva les yeux vers son premier véritable amour, le souffle suspendu à ses paroles. Elle avait un instant pensé qu’il allait lui faire une déclaration mais il n’en était rien. Rien du tout. Elle le vit s’emparer de ses bagages brusquement et, quand à elle, elle mit sa main devant sa bouche alors qu’elle venait de dévorer la galette de riz complète.


« Oh tu te crois si…Gentleman mais en réalité c’est faux. Tout se serait tellement mieux passé si tu n’avais pas décidé de poser un ultimatum merdeux. Alors ne va pas te plaindre du résultat. » Rien sur le visage de Sacha n’exprimait une satisfaction, tout n’était que tristesse nostalgique mais le jeune homme trop occupé à monter les marches de l’escalier ne pouvait le percevoir.

C’est alors que l’image de Nolhan devant sa chambre la figea sur place. Les yeux écarquillés, le corps tremblant, elle savait ce qui se trouvait dans sa chambre, elle savait ce qu’il verrait si il faisait face à l’un des murs de cette pièce. L’aveux de cet amour était horrible et ne se sentant pas capable de perdre ce masque devant le visage, elle avança, pardon, courue je devrais dire en vitesse derrière lui, le voyant traverser sa chambre comme elle le lui avait ordonner. Par chance-malchance- Nolhan regarder droit devant lui, près de la fenêtre et Sacha quand a elle pénétra dans ce havre de paix ensachant ce qu’elle devait faire : l’empêcher par tous les moyens possibles de regarder cette fresque et ce médaillon qui dévoilerait les sentiments qu’elle avait à son égard.

Toujours tremblante, son corps frêle vint se positionner derrière le sien tandis que sa petite main attrapa la main du jeune homme. Elle tremblait à la fois par peur mais un frisson de plaisir la parcourut aussi. Combien de fois elle avait rêvé son odeur, sa peau…

Elle tendit alors son visage vers le sien et attrapa ses lèvres avec passion et tendresse. Sa main libre vint se déposer sur sa joue et l’obligeât à la suivre vers l’entrée de sa chambre, le mettant dos à la fresque de ces deux âmes égarées, ces deux âmes errantes amoureuse mais éloignées. Ce baiser aurait put être bref certes mais Sacha se surprit à en prendre plaisir, a ne plus parvenir à décoller sa bouche de la sienne, comme si, comme si il lui offrait un second souffle. Sa présence la régénérait face à toutes ces années passées sans lui, dans les bras d’un homme qui n’était jamais parvenu à la blottir ainsi dans ses bras, à étreindre son corps, à cueillir son cœur.

Après un long moment, elle détacha ses lèvres des siennes, ses yeux toujours fermés comme si elle espérait encore capturé ce moment pour l’éternité. Désormais elle savait qu’il allait la prendre pour une folle, mais ce baiser elle ne pouvait le nier, elle l’avait apprécié et il la hanterait toute la nuit.


Puis, comme le murmure d'un refrain qu'on ne voudrait jamais entendre:

"Désolé...je ne voulais pas."

[Vilain Nolah lol Rohlala, je suis accro!! ]
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MessageSujet: Re: See you later Alligator [R.]   Lun 28 Avr - 20:46

Leurs discussions ne ressemblaient à aucune autre : elles ne commençaient jamais par des formules de politesse, elles ne se déroulaient jamais dans le calme et le respect de l’autre - Sacha lui coupait toujours la parole - et elles finissaient toujours par une dispute ou un claquement de porte significatif. Difficile donc d’entretenir des conversations plus expéditives que les leurs. Les mots - ou plutôt les vacheries, dans le cas présent - fusaient de toutes parts, chacun cherchant à blesser l’autre à sa manière. Bien souvent, Nolhan était celui qui abandonnait la partie en cours de route parce qu’il ne prenait aucun plaisir voire même ne tirait aucune fierté de ce genre de gamineries. La roue avait tourné. Lui avec. Désormais, leurs retrouvailles sonnaient comme une revanche. C’était l’occasion rêvée pour lui de révéler au grand jour les facettes du Pejito qu’il était devenu : ses défauts d’antan - cynisme, arrogance - avaient été multiplié par cent ; elle le remarquerait très certainement. Il n’avait plus l’âme d’un looser. Elle avait gagné de nombreuses batailles mais ce soir-là, c’est lui qui gagnerait la guerre.

« Qui a dit que je me plaignais » souffla-t-il avec une honnêteté désarmante, peu après avoir grimpé les deux dernières marches. « Je vis très bien sans toi ».

Grande nouveauté : en trois ans, Nolhan avait appris à mentir mieux que quiconque. En plus d’être un Napoléon en puissance - conquérir et détruire, il n’avait que ça en tête - il avait aussi hérité de l’esprit d’Alexandre, ce fin stratège. Dissimuler la vérité par fierté, c’était idiot. Sauf qu’il ne le faisait pas uniquement pour préserver son ego - remarquez la rime. Feindre l’indifférence c’était aussi et surtout se rassurer lui. Il avait mis tellement de temps à se remettre de leur rupture - en fait, il ne s’en été jamais vraiment remis - qu’il ne voulait plus espérer quoique ce soit d’elle, sous peine de sombrer dans les méandres de la mélancolie. Et puis, il ne voulait plus redevenir cette loque humaine qu’il avait été après son départ, celle qui passait ses journées à se goinfrer de gâteaux devant Ghostbusters. Il ne voulait plus être cette marionnette dont elle tirerait les ficelles quand bon lui semble : de pantin au cœur d’artichaut, il devenait humain au cœur de pierre.

C’était sans compter sur le potentiel monstrueux de Sacha en matière d’imprévisibilité. Il déposa les valises sur le sol - elle avait du emmener toute sa buanderie avec elle, vu le poids - et sentit une main se glisser dans la sienne, comme une nouvelle promesse, avant que le parfum sucré des lèvres de la demoiselle ne se mêle aux siennes. Après trois ans d’errance, c’était comme s’il retrouvait chaussure à son pied, comme s’ils avaient été moulés l’un pour l’autre. Sa bouche avait ce côté épicé qu’il ne retrouvait chez aucune autre femme. Il avait presque fini par oublier à quel point c’était divin de ressentir ‘ça’, cette parfaite osmose avec le sexe opposé. L’horloge de leurs deux cœurs - aussi différents soient-ils - battait la même mesure. La main du jeune homme se posa délicatement sur sa taille, soulevant légèrement son top au passage, comme si quelque chose en lui devinait la suite de l’histoire. Une suite tragique que les mots de Sacha exprimèrent on ne peut plus clairement.


« Tu ne voulais pas quoi ? » lâcha-t-il sans sourciller. M’embrasser ? Me blesser ? Me quitter ?

Silence radio.


« Tous mes vœux de bonheur pour ton mariage » conclut-il en baissant les yeux - il avait compris le message, une fois encore elle s’était bien foutue de lui - avant de quitter la pièce.


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