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 « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]

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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Dim 27 Avr - 18:52




Une nouvelle soirée à Mount Pleasant, une nouvelle soirée passée au Dead Coyote Saloon, ce vieux saloon branlant à la décoration passée de mode mais à l'ambiance tellement chaleureuse. Joan se sentait parfois terriblement dépendante de venir ici tous les soirs pour boire une bière et écouter la musique que crachait le vieux jukebox, mais c'était un fait, elle détestait la solitude et ce soir, elle l'était, seule. Difficile de ne pas s'ennuyer dans ce trou perdu du Texas, et en général, Joan y arrivait plutôt bien, toujours entourée d'une foule de gens qu'elle connaissait de près ou de loin, mais sa personnalité chaleureuse lui permettait toujours d'agir comme si elle était la meilleure amie de la terre entière, et on le lui rendait bien. C'était donc une chose plutôt inhabituelle que de voir Joe entrer seule dans le saloon et errer jusqu'au bar sans avoir de blagues à faire ou de cris de joie à pousser. Mely était retenue dans un ranch pour une mise bas, Sid et Quinn étaient certainement parties vadrouiller de leur côté, et Joe n'avait pas voulu s'immiscer entre elles parce que même si Quinn était sa soeur et Sid une de ses meilleures amies, les moments qu'elles passaient ensemble étaient sacrés, comme ceux qu'elle pouvait partager avec Mely.

Le ranch Foster était un peu triste sans personne pour l'habiter, leurs parents étant partis en croisière pour s'offrir les vacances qu'ils n'avaient pas eu pendant trente ans de bons et loyaux services à la Escalera, et c'était tout naturellement que Joan avait pris la direction de la ville. Dès que la solitude se faisait sentir elle entrait dans le Dead Coyote Saloon comme une fille au régime allume une cigarette pour ne pas grignoter. Elvis chantait à travers les enceintes du jukebox et il pesait toujours dans l'air ce brouillard de fumée de cigarette qui obstruait les éclairages et tamisait la lumière. Joan finit par s'accouder au bar et salua Uriel d'un clin d'oeil en commandant son éternelle bière. Son regard parcourut la pièce, et finit par s'arrêter par un individu qu'elle reconnaissait pas loin des billards. Elle se saisit de la bouteille que lui tendait le barman et se dirigea d'un pas plus assuré, parce qu'elle avait un but, vers Judd Lowdes, un de ses amis les plus récents. Enfin, elle le considérait comme tel juste parce que toutes les personnes auxquelles elle adressait la parole devenaient ses amis automatiquement.


« Salut Lowndes. »


Elle entraîna son mini-short à proximité de l'ancien chanteur et elle le déposa, lui et ce qu'il contenait, à savoir une blonde au sourire ravageur et à l'humour douteux, sur le rebord de la table de billard, un sourire aux lèvres. « Qu'est-ce qu'un grand garçon comme toi fait tout seul dans un saloon ? »

Elle se pencha en avant vers lui et effleura son bras avec le goulot de sa bouteille et ajouta sur le ton du plus mauvais des sous-entendus : « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » Joan planta son regard dans celui de Judd et se redressa finalement pour le considérer avec un peu de recul. Ce pauvre garçon avait toujours l'air désespéré, et les deux ou trois fois où elle lui avait adressé la parole, il n'avait pas abandonné cette expression blasée de celui qui a connu la célébrité et ses affres. Alors qu'elle, de son côté, arborait toujours cette stupide joie de vivre et cette complète insouciance de la valeur de la vie, sans projet précis autre que celui de continuer à faire vivre le ranch ni aucun objectif de réalisation personnelle. Elle était juste une bonne poire à laquelle rien, par chance, n'était encore arrivé.

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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Dim 27 Avr - 22:29

« Tu m’en remets une ? »

« Tu en es à combien ? »

« Pfff une… deux… trois… quelque chose comme ça. »

« Ecoute si tu commences à perdre le compte tu de-… » Judd l’arrêta d’un geste de la main.

« Tu es psy ou barman ? » demanda-t-il en levant les mains en l’air, une liasse de billets dans l’une.

L’homme derrière le comptoir le considéra pendant un moment avant de finalement soupirer et de décapsuler une bouteille qu’il fit glisser sur le bar dans sa direction. Judd lui abandonna les billets avec humeur ça faisait un moment qu’il avait cesser d’avoir de la considération face aux personnes qui essayaient de se montrer noble et se comportaient comme des rats dés qu’il y avait un peu d’argent à la clé. Il avait passé une soirée de merde après la dernière crise d’Amy et il avait décidé de briser les règles de sa « cure » le temps d’une soirée et de retrouver l’homme qu’il était avant. Pour ça il fallait une certaine dose d’alcool et de la bonne musique. Heureusement il n’avait rien contre Elvis, bien au contraire.

Il en était à se battre avec quelques boules quand elle avait fait son entrée et il avait eu tout le loisir d’observer le changement d’atmosphère qui s’était alors opéré dans la salle crasseuse du saloon. Les hommes étaient soudain devenus moins attentifs à leur jeu et certains en avait profité pour piocher allègrement dans les cartes comme si l’arrivée de la blondinette indiquait que maintenant tous les coups étaient permis. Les mains appuyées sur le bord du billard et le visage à peine éclairé par la lampe, qui se trouvait au dessus et qui n’était là que pour éclairer la table et permettre des jeux de main entre deux essais entre deux personnes dont le consentement était à mesurer au nombre de verres qu’ils avaient bu, il la détaillait en se mordillant les lèvres.

Pur produit texan elle était à tomber. Ses grands cheveux blonds tombaient en cascade affolantes jusqu’au creux de ses reins et partout où elle se posait elle laissait derrière elle un parfum de fleur fraîche, de cuir, d’insolence et de candeur qui lui allait bien. Il n’y avait qu’à voir tous les regards qui criaient braguette qui étaient braqués sur elle pour confirmer les pensées de la jeune rock star. Quoi que le monde puisse en penser il avait toujours eu le nez pour ce genre de choses. Il se détourna d’elle au moment où elle s’apercevait de son existence et même sans avoir le regard rivé sur elle il eut conscience du déplacement d’air qu’elle produisit en s’avançant vers lui. Elle l’apostropha et il tourna seulement son visage vers elle alors qu’un sourire amer se dessinait sur ses lèvres.


« Je pense que si les minettes du coin avaient moins peur que je me jette dans le caleçon de leurs copains j’aurais une chance. » répondit-il en se saisissant de sa bouteille pour en boire une gorgée et la reposer avec violence sur le bord de la table, faisant éclater une gerbe de mousse. Il se détourna d’elle, épaules raides et imposantes pour attraper une autre queue et lui donner.

« J’ai vraiment pas besoin d’une psy de comptoir ce soir. L’autre rigolo là-bas a déjà essayé. » dit-il avec humeur. « Alors je te propose une partie. Bien sûr… » fit-il en glissant une main dans sa poche et en y récupérant deux trois billets qu’il posa sur le tapis vert. « On mise. » ajouta-t-il hilare en récupérant sa bouteille, tout en s’approchant d’elle jusqu’à la coller, pour la faire tinter contre celle de Joan.

« Deal ? »
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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Mar 29 Avr - 0:27

Joan pencha le visage sur le côté et poussa un court soupir. Elle détourna le regard un moment vers le fond du saloon, suivant les différents points éclairés avant de les reposer sur la silhouette de Judd qui se dessinait dans la pénombre. De loin, il n'avait pas l'air aussi grand ni aussi imposant qu'il ne l'était en réalité, et même son visage et ses cheveux en bataille qui lui donnaient l'air d'un gamin semblaient s'effacer sous la dureté et la masculinité de ses traits une fois que l'on entrait dans ce qui pouvait être qualifié de zone d'influence. Elle avait compris tout de suite pourquoi parmi les milliers de jeunes américains qui rêvaient d'être stars lui, avait réussi. Il était magnétique. Comme à peu près tous les individus qui traînaient dans ce coin du Texas actuellement.

Elle baissa les yeux et haussa les épaules. La rumeur lui collait toujours à la peau et même dans ce trou perdu elle avait réussi à le suivre et à se répandre de nouveau dans la petite ville. Et pourtant il était difficile d'y croire rien qu'en le regardant. Il suffisait d'être victime de l'un de ses regards les plus anodins et n'importe quelle femme aurait pu dire qu'il n'était pas homosexuel. C'était physique.


« Du moment que - »

Mais il la coupa et préféra mettre fin au dialogue. De sa main libre elle se saisit de la queue de billard qu'il lui tendit et descendit de son perchoir pour atterrir à quelques centimètres à peine devant lui, le jeu des distances ayant été faussé par sa position précédente. Il sentait la bière et le soleil et la transpiration et la poussière, bref le Texas, et c'était sûrement ce qui faisait qu'elle se retrouvait aussi facilement à partager le lit d'inconnus. Elle était amoureuse de ce pays, de sa rudesse, de son mystère, ses secrets, sa chaleur. Il était brut, libre. Elle aimait tout ce qui lui rappelait sa terre natale.

Il se rapprocha d'elle, semblant l'encadrer de sa silhouette sans même avoir passé ses bras autour d'elle, et malgré ce visage qu'elle ne lui avait jamais vu, elle n'eut pas de mouvement de recul. La chaleur de son corps vint la brûler à travers ses vêtements et elle finit par se détourner parce que la tension était trop forte à son goût, faisant mine de regarder les billets qu'il avait posé sur la table.

« Deal. »

Elle prit une gorgée de bière et s'accroupit pour poser sa bouteille à terre avant de se relever et de remettre ses cheveux en place derrière ses épaules d'un coup de tête qu'elle maîtrisait à la perfection depuis ses douze ans. C'était comme ça, Joan avait toujours été la star où qu'elle aille, le soleil que tout le monde regardait au risque de se brûler les yeux, celle que l'on aimerait tant détester mais qu'on ne peut qu'aimer parce que voilà, elle ne le fait pas exprès. De toutes façons, personne n'enviait plus son mode de vie.

« Je commence. »

Elle planta son regard dans le sien le temps d'une courte seconde durant laquelle elle sembla le défier puis elle rassembla rapidement les boules sur la table alors que des paires d'yeux se détournaient de leur activité pour venir la scruter, comme les spectateurs d'un ballet scrutent l'infime espace entre le bas du rideau et la scène dans l'attente du spectacle à venir. Mais tous savaient ce qui allait se produire sous l'ampoule fatiguée qui semblait l'éclairer comme un projecteur. Joan se pencha en avant, galbant ainsi ses interminables jambes, couchant littéralement son décolleté sur la table de jeu alors qu'elle envoyait une boule dans un trou et qu'elle s'offrait ainsi le droit de jouer encore.

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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Mar 29 Avr - 16:44


De nombreux regards étaient posés sur eux mais Judd s’en foutait. Il était habitué à la curiosité des gens. Pendant longtemps son corps ne lui avait plus appartenu. Partout où il allait il était exposé. Exposé dans la chaleur étouffante d’une salle de concert, exposé aux journalistes qui venait décortiquer le moindre de ses faits et gestes en interview, exposé à ceux qui avait arrêter d’écouter la musique pour ne s’intéresser qu’aux hommes qui se trouvaient derrière. Ceux qui croyaient qu’elle avait été écrite pour eux et qui pensaient le comprendre car ils voyaient dans ses textes ne prolongement de leur propre être, de leur propre corps. Il avait été « violé », de bien des manières. Son intimité ne lui appartenait plus, de même que ses histoires sentimentales. Tout avait été mélangé, brouiller jusqu’à ce qu’il ne puisse plus savoir ce qu’il avait dit et ce qu’on avait voulu lui arracher. Alors oui il s’en foutait qu’on le regarde car pour une fois il n’y avait rien de pus à voir qu’un jeune homme qui jouait au billard.

Il serait parti si elle avait insisté. Les quelques rares fois où ils s’étaient vus, toujours dans ce même saloon miteux, ils avaient parlé. C’était surtout lui en fait qui avait parlé et elle s’était contentée de l’écouter et d’amener son grain de folie à la soirée. Seulement il se rendait compte maintenant que parler ne menait à rien. Deux ans qu’il était dans ce bled à parler et c’était comme si personne ne l’avait entendu. On le regardait avec une compassion et une sollicitude qui ce soir le rendait fou. Il ne voulait plus qu’on voit en lui l’animal blessé, la star déchue ou le gay. Il voulait être Judd. Rien de plus, rien de moins.

Le goût de l’alcool était fort dans sa bouche. Ce n’était que de la bière mais pour quelqu’un qui ne s’était pas soûlé depuis un moment c’était un dur retour aux sources. Il avait eu autrefois le même éclat que Joan, cette même force séductrice qui faisait qu’on cherchait sa compagnie comme un papillon vole vers la lumière et va s’y brûler les ailes. Elle était comme lui un masque, elle donnait sans jamais se dévoiler. On ne possédait pas la blondinette, c’était elle qui tenait les rênes. Elle faisait tourner la tête comme un bon vieux whisky le temps d’une soirée et le lendemain elle s’était déjà évaporée à la recherche d’un nouveau papillon.

Ses lèvres s’étirèrent en un sourire félin alors qu’elle acceptait de jouer le jeu et il but une nouvelle gorgée de bière, le regard braqué sur elle alors qu’elle s’était détournée de lui. Il recula et leva une main en direction de la table pour l’inviter à se lancer dans la partie. Il souffla en secouant la tête, visiblement impressionné, alors qu’elle faisait mouche dés le premier coup et se recula d’avantage, choisissant une place où il avait une vue sans pareille pour à la fois loucher dans son décolleté et observer le jeu. Papillon attiré par le miel.


« Ouuuuw ! »
s’exclama-t-il en rejetant la tête en arrière alors qu’elle marquait encore.

« Tu as l’intention de me laisser jouer quand même ? » plaisanta-t-il en se rapprochant.

Il laissa tomber sa bière et posa ses mains à plat sur la table alors qu’elle se penchait à nouveau sur le billard pour frapper une troisième fois.
« Celle là tu peux pas l’avoir. » souffla-t-il sûr de lui avant de s’exclamer à nouveau alors que la balle rentrait directement dans le trou.

« Diablesse. » grogna-t-il alors qu’elle se tournait vers lui en dévoilant toute ses dents.

« Okay il est temps d’augmenter la mise. » fit-il en se penchant vers elle plantant son regard dans le sien.
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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Mer 30 Avr - 21:13

Défier Joan au billard était autre chose que de la prendre au Poker. Au billard, il n'y avait pas de hasard, elle gagnait toujours. C'était le fruit d'années de pratique, et maintenant, ce jeu ne l'amusait plus comme avant. Elle était trop sûre de ses coups, chaque mouvement maintenant répondait à un programme informatique dans sa tête qui effectuait des calculs dont elle n'avait aucune idée ; c'était des automatismes, une série de 0 et de 1, taper ici la boule et elle arriverait là-bas. Le billard, c'était une de ses occupations insipides parmi tant d'autres. C'était habituel. Comme venir au Coyote le soir, boire une bière, repartir avec un inconnu et passer la nuit avec. Elle se disait libre et se complaisait dans cette vision des choses mais elle savait très bien que cela n'était qu'un avatar de liberté, que la liberté c'était avoir le choix et elle ne l'avait pas eu depuis très longtemps parce qu'on ne lui posait plus de question et qu'elle ne se donnait pas les moyens d'hésiter. Refuser une invitation de la part d'un inconnu, voilà qui aurait été excitant.

Nullement déconcentrée par le fait que Judd s'était rapproché d'elle, elle changea d'angle et envoya deux boules simultanément dans deux trous opposés. Lois de la physique qu'elle ne connaissait pas mais qui lui obéissaient. Comme tout l'environnement alentours qui s'était jusqu'alors plié avec une bonté étrange à toutes les volontés de Joan. Le soleil ne brûlait pas sa peau, la pluie ne la rendait pas malade, le vent n'envoyait jamais de poussière dans ses yeux. Les boules de billards s'alignaient une par une dans les trous et les balles de plombs touchaient les conserves en leur milieu.

Elle leva un regard brûlant vers Judd, esquissa un sourire et baissa les yeux une demi-seconde avant de tirer une troisième fois et de marquer un point.


« Tu ne crois pas si bien dire... »
répondit-elle en souriant quand il la qualifia de diablesse, puis elle resta un moment immobile à considérer la table de jeu quand il parla d'augmenter la mise. Elle continua de le fixer, et donna un coup au hasard dans la boule blanche qui vint frapper une boule de couleur sans qu'elle n'aille dans un des trous, pour ainsi laisser le prochain tir à Judd. Joan se redressa alors et posa une main sur sa hanche. Elle fit un pas vers Judd, pour se retrouver avec lui hors du cercle de lumière qui couvrait en partie le billard, et elle se mordit la lèvre.

« D'accord. »

Elle détourna le regard un moment vers la table, puis elle le reposa sur Judd en le détaillant un peu. L'issue de la soirée était déjà toute tracée. Elle n'y pouvait rien, elle répondait au moindre flirt inconsciemment. C'était sa façon à elle d'être gentille. Elle ne faisait que très rarement le premier pas, mais elle ne reculait jamais non plus. Immobile, souvent, assise sur son tabouret de bar, elle laissait l'homme parcourir toute la distance qui les séparait lorsqu'il souhaitait l'embrasser. C'était à lui de saisir son opportunité. Une fois qu'il avait pris possession des lèvres de Joan, une fois qu'il avait tendu la main pour saisir la chance qui s'offrait à lui et qu'il avait agrippée, elle n'essayait pas de s'enfuir.

« J'ai menti. » souffla-t-elle, « J'ai pas d'argent pour miser, il va falloir trouver autre chose. »

Voilà, Joan pensait saisir toutes les opportunités qui se présentaient à elle, mais au fond, c'était elle, la chance. Elle ne gagnait jamais rien, elle se contentait de s'offrir, elle, ou tout du moins sa surface, le halo lumineux qu'elle dégageait, comme la fumée d'une drogue douce avant de disparaître dans l'air et de reprendre sa place parmi les chances flottantes, jusqu'à la prochaine main qui n'aurait pas peur de se glisser autour de sa taille, qui croirait la posséder le temps d'un soir seulement.

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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Ven 2 Mai - 1:22


Il était venu là parce qu’il était en colère. En colère contre lui-même parce qu’il s’était conduit comme un abruti avec Amy et qu’il avait fini par la mettre en danger en déclenchant sa crise au magasin. Mais il était aussi en colère contre la blondinette parce qu’elle l’avait temporairement bannie de son entourage direct. Elle prenait un malin plaisir à l’éviter et après quelques jours à peine il en tirait d’amères conclusions. Elle lui manquait, plus qu’elle ne l’aurait du. En plus de ça noyer sa colère dans l’alcool ne s’avérait pas efficace pour un sou puisque cela le renvoyait à sa solitude d’antan, quand des milliers de gens gravitaient autour de lui en pompant son énergie sans se soucier de qui il était vraiment ni de comment il pouvait aller.

Et puis voilà que Joan était venue gonfler sa poitrine d’insouciance avec rien de plus qu’un sourire lumineux et un humour mordant. Et il lui était reconnaissant d’avoir franchit les quelques mètres qui séparaient la table de jeu du comptoir et d’avoir choisit de lui accorder quelques minutes de son temps même si, comme d’habitude, elle ne semblait pas être réellement là. Ses gestes répondaient à un automatisme, elle riait quand il fallait, penchait la tête sur le côté avec un regard concerné quand quelqu’un, essayait de donner quelques conseils quand la discussion s’essoufflait. Mais au fond que gardait-elle de tout ça ? Qu’est-ce qui touchait vraiment la texane ?


« D’accord… » répondit-il bêtement en déglutissant avec difficulté alors qu’elle le mangeait du regard.

Il y avait quelque chose de troublant dans la façon qu’avait Joan de répondre à un simple flirt. Lui qui s’était laissé porté par les quelques micros degrés d’alcool qu’il avait dans le sang, il avait maintenant l’impression d’être allé beaucoup plus loin que ce qu’il avait d’abord jugé et l’idée de leur deux corps enchevêtrés l’un dans l’autre ne semblait plus si insolites que ça. Est-ce qu’il en avait envie ? Il aurait été stupide de prétendre le contraire. Pourtant… Pourtant il y avait bien un hic.


« Ah… euh… oui… » bafouilla-t-il alors que ses yeux prenaient une teinte bleu sombre et que ses pommettes prenaient une légère teinte rosé retroussant ainsi les commissures de ses lèvres en un sourire gêné.

Il avait déjà connu ça, les histoires sans lendemain. Il en avait même connu trop, qu’il ait une petite amie attitrée ou pas, et il n’était plus certains d’en vouloir. C’était aussi une des raisons pour lesquelles il était venu ici, il avait fait du mal, beaucoup de mal et il avait voulu tirer un trait sur tout ça. Drogue, sexe et rock’n’roll. Ca avait tout d’un programme alléchant quand on l’entendait comme ça mais il n’en était rien. Le bonheur qu’il procurait était aussi illusoire que les sourires engageants de Joan et son approche. Il n’avait pas besoin d’être un nom de plus sur sa liste comme il n’avait pas besoin de l’ajouter à son tableau de chasse juste comme ça, pour le fun, tuer le temps et noyer la soirée. Il avait besoin d’un peu plus.


« Euh… de la bière… On va miser de la bière. De toute façon vu la tournure que ça prends c’est moi qui vais te devoir quelque chose. » dit-il en laissant ses doigts farfouiller dans ses cheveux miel pour cacher sa gêne.

Fier de la pseudo résolution qu’il avait prise il accrocha son regard et lui sourit avec un peu plus d’assurance cette fois avant de se rapprocher de la table pour jouer son coup. Certes il ne possédait pas la grâce de Joan – ni son talent de tout évidence puisqu’il venait de se louper lamentablement – mais il y prenait plaisir. Et c’était bien le plus important non ? Le plaisir.


« D’accord tu as truqué les boules ou quoi ? »
demanda-t-il avec une mauvaise foi évidente.


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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Dim 4 Mai - 14:06

Elle fronça les sourcils devant le changement d'attitude soudain de Judd. D'homme affirmé et sûr de lui, chargé d'un passé sombre qui lui donnait tant de profondeur et de mystère qui était bien plus attirant que son simple physique avantageux, il était devenu misérable petit adolescent froussard. Eh, quoi encore ? Il avait peur de lui-même ? Peur de ses envies, de ses désirs, de ses pulsions, de tout ce qui faisait de lui un sauvage, un homme, en comparaison de tous ces citadins en collets serrés qui oubliaient leurs rêves et leur liberté sous prétexte d'atteindre un bonheur sain, propre, hygiénique. Être rangée, ça n'était pas le truc de Joan. Et pourtant, elle n'était pas non plus une junkie aux tendances sado-masochistes autodestructrices. Elle était... équilibrée d'une certaine façon.

Devant le regard fier de sa réserve qu'il lui adressa, elle répondit un sourire qui n'avait de sourire que la forme puisqu'elle s'était contenté d'hausser les coins de ses lèvres avec un air de profonde incompréhension.


« Parier de la bière c'est pas forcément ce qu'il y a de plus intéressant. Finir ivre morte, c'est pas forcément un truc que j'affectionne. »

Elle appuya sa queue contre le billard et croisa les bras sur sa poitrine avec une expression sérieuse, qui bien qu'inhabituelle, lui allait plutôt bien. A la question de Judd, elle répondit par un haussement d'épaules désintéressé, puis elle planta son regard dans le sien, l'obligeant ainsi à arrêter de reculer et de l'éviter.

« Bon Judd, laisse-moi te dire un truc. » Son ton était devenu plus ferme, pas agressif ni désagréable, juste plus ferme, pour donner plus de poids à des paroles que l'on écoutait que rarement venant de sa part. Et même si Joan n'était pas un modèle en terme d'accomplissement de soi et d'épanouissement personnel, elle savait deux ou trois trucs sur la vie et ce pauvre Judd en avait bien besoin. Parce que durant la fin de sa carrière, il avait faire que vivre un substitut de vie qu'on lui avait vendu, comme les substitut de repas que l'on prenait pour faire un régime et qui vous apportait le nécessaire mais pas forcément le suffisant.

Elle s'adossa à la table et garda ses bras croisés.
« Je pense qu'on devrait coucher ensemble. »

Comme elle s'y attendait, Judd fut surpris et elle mit fin à sa réponse en posant son index sur sa bouche.

« Ne te méprends pas sur mes intentions quand je dis ça, mais regarde : tu en as envie, j'en ai envie. Et c'est déjà suffisant mais il y a pas que ça. Ça va te mener à quoi de passer ta soirée à miser de la bière et à taper dans des boules de billards ? A te plaindre encore et toujours alors que je t'offre une occasion de te prouver à toi-même que tu n'es pas ce que les gens disent de toi. Il ne tient qu'à toi de le leur montrer et c'est pas en restant reclus sur toi-même que tu vas y arriver. Après, si tu veux continuer à jouer au billard en faisant comme si je ne te plaisais pas, c'est ton choix, mais sache que de mon côté je ne vois aucun inconvénient à avoir une relation sans lendemain avec toi et je ne t'en tiendrai pas rigueur. »

Elle lui présenta ses mains tournées vers le ciel pour lui dire qu'il était libre de ses choix, puis elle se pencha et se saisit de sa bouteille qu'elle avait abandonné un peu plus tôt pour en boire une gorgée. Joan se détourna de Judd, reprit sa queue de billard et fit le tour de la table pour jouer son tour, une expression neutre sur le visage alors qu'elle se penchait pour envoyer une boule rouge dans un trou et marquer encore un point. Encore.

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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Lun 5 Mai - 1:02


Il ne fallait pas être Einstein pour se rendre compte que sa réponse ne lui plaisait pas. Il avait cesser de jouer le jeu alors elle en faisait de même, réduisant ainsi l’espace autour d’eux en un chape de plomb pesante. Il sentait son regard sur lui et pourtant il l’évitait car il savait qu’il se montrait lâche et qu’il ne respectait pas les règles qu’ils avaient tacitement induites. Seulement d’un coup il avait eu peur d’être le vrai Judd et non plus celui qu’on attendait qu’il soit. Il s’était habitué à sa coquille, elle était devenue une armure, la bonne excuse pour ne s’impliquer dans rien. Non il ne pouvait pas faire la fête il suivait sa cure, non il ne pouvait pas flirter il était gay. C’était facile en somme, bien plus que d’avoir le courage de s’assumer.

Lorsqu’il releva enfin le regard et croisa celui de la texane ses lèvres se pincèrent en une moue semblable à celle d’un gamin pris en train de chaparder une boîte de cookies juste avant le repas. Il se faisait taper sur les doigts et c’était désagréable mais il ne pouvait pas nier qu’elle avait raison. Beaucoup trop d’ailleurs à son goût. Il ouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose mais elle le réduisit au silence encore et en quelques mots à peine parvint à brosser avec une exactitude troublante ce qu’il pouvait réellement ressentir à tel point qu’il se demandait s’il n’y avait pas une part de vécu dans ce qu’elle racontait. Il finit par venir se planter juste devant elle, l’air sérieux.


« Tu sais Joe… On va coucher ensemble. » lâcha-t-il avec la même franchise qu’elle avait pu avoir.

« Pas pour que je puisse me prouver quelque chose mais parce que j’ai envie de toi. Mais si moi je dois arrêter de me mentir, tu le dois aussi. Tu n’es pas plus heureuse maintenant que je l’étais à l’époque où je courrais les concerts. Les gens ne t’aimeront jamais pour ce que tu es si tu continues à distribuer du vent. Crois moi je le sais mieux que personne. » Il sourit, de ce sourire de celui qui a vu et en est revenu.

Ils restèrent un moment à se fixer en silence comme si chacun détenait une part de la vérité de l’autre. Le buste de Judd se pencha légèrement en avant jusqu’à ce que son souffle chaud vienne effleurer le visage de Joan. Il inclina la tête sur le côté tandis que la jeune femme se rapprochait de lui et que leurs lèvres se frôlaient comme soumises à une irrésistible attraction. Alors qu’ils allaient s’embrasser Judd fit un pas en arrière et souffla à la blondinette que c’était son tour de jouer, encore. Elle visa et manqua son coup ce qui fit rire le jeune homme et lui valut un regard incendiaire. Il haussa les épaules alors que ses lèvres se retroussaient en une moue innocente. Tous les moyens étaient bons pour gagner.

La partie se déroula avec une tension presque palpable. Chaque occasion était un prétexte à un effleurement et chaque effleurement amenait à des échanges de regards brûlants. Ils savaient tous deux qu’ils troqueraient leur solitude habituelle pour avoir la sensation de ne plus être seul le temps d’une nuit pourtant ils ne précipitaient rien, comme si l’attente avait plus de poids que l’acte en lui-même. Comme il fallait s’en douter, c’est Joan qui remporta la partie et ce avec une sacré longueur d’avance. Il paya donc une première tournée de bière, puis une seconde. Ils prenaient leur temps. Sa cuisse était venue chauffée la sienne et il s’était reculé dans un premier temps avant de finalement chercher son contact, comme le papillon cherche le miel et la lumière. Il était comme tous les autres finalement. Il se brûlait les ailes.

« Je suppose que c’est comme d’habitude. Toi tu ne parleras pas de toi. »
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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: Re: « Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]   Lun 5 Mai - 19:18

Sa troisième bouteille à la main, elle s'était rapprochée de lui sur la banquette du fond du saloon, en venant caler ses jambes croisées contre les siennes. Après quelques minutes il avait fini par poser son bras sur le haut de la banquette et il l'encadrait presque alors qu'elle se laissait aller à la proximité qu'elle s'autorisait toujours auprès des hommes un tant soit peu rassurant. Mais c'était ça au fond, Joan avait peur. Pas du noir, ni des chevaux, ni des fantômes, mais elle avait peur d'elle-même, de son avenir incertain, de ce qu'elle n'était pas et de ce qu'elle essayait d'être. Elle allait chercher dans les bras d'inconnus sympathiques un peu de réconfort en croyant lire dans leurs yeux de la compréhension alors qu'en fait elle ne se livrait jamais assez pour que cela se produise.

« Il n'y a pas grand chose à dire sur moi... » souffla-t-elle en baissant les yeux, la gorge sèche malgré les bières qu'elle avait bues.

Judd ne répliqua pas. Il savait pertinemment que c'était inutile, et nulle part dans leur marché ils avaient inclus une discussion. Au lieu de ça, il se pencha vers elle pour venir respirer dans sa nuque alors qu'une de ses mains glissait vers son genou, pour ensuite remonter le long de sa jambe nue dans une lente caresse. Joan se laissa faire avec un sourire, suivant avec son cou la respiration de Judd pour toujours rester éloignée de lui avant que ses lèvres n'entrent en contact avec sa peau.

Elle se tourna finalement vers lui, décroisant les jambes pour se mettre face à lui, et la main de Judd changea de cible pour aller se poser sur l'arrière de sa cuisse. Ils se respiraient, se contentant de garder leur visage à proximité l'un de l'autre, et malgré le fait qu'il avance les lèvres à plusieurs reprises pour toucher les siennes, elle s'éloignait à chaque fois de quelques millimètres. La main de Judd n'arrêta pas sa course, la poussant à se cambrer alors qu'elle touchait la couture de son mini-short, ses doigts se glissant en dessous du tissu avant de finalement faire courir sa main sur le côté de ses hanches qu'il agrippa soudain pour l'attirer à lui et elle ne put reculer cette fois quand il prit possession de ses lèvres. Elle finit par répondre à son baiser avec toute la fièvre qu'elle avait retenue jusqu'alors en grimpant un peu sur lui, son bassin venant cogner contre le sien.

En posant ses mains sur ses épaules elle réussit à faire cesser leur baiser et s'éloigna de lui en détournant les yeux.
« On devrait y aller. » réussit-elle à articuler difficilement, ses lèvres la brûlant alors que son estomac se tordait. Elle se levait et il la suivit, abandonnant des billets sur la table. A voir l'orientation que prenait le regard de Judd, il était certain que plus personne dans le saloon ne le pensait gay. Lorsqu'elle sortit sur le perron du saloon elle s'arrêta et il s'approcha d'elle, collant son corps chaud au sien et venant respirer dans son cou alors qu'elle perdait son souffle.

« On va chez toi. » murmura-t-elle tandis que les mains de Judd se glissaient sous son marcel pour aller caresser son ventre.

« Non pas chez moi, on peut pas. » répondit-il avant de l'embrasser dans le cou.

« Pareil. On va au motel alors c'est pas loin. » Elle défit l'étreinte de Judd autour d'elle et garda néanmoins une de ses mains dans la sienne alors qu'ils prenaient la route du motel dans la fraîcheur de la nuit. Mais elle n'était pas suffisante pour faire taire ce désir animal qui les attiraient mutuellement. Il n'y avait pas d'amour entre eux, juste de la rage.


[TOPIC A SUIVRE]


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« Est-ce que tu vas ramener une minette ce soir ? » [R]
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