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 Just step off, had enough [R.]

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MessageSujet: Just step off, had enough [R.]   Dim 27 Avr - 19:58

Ne voyant pas la nécessitée de devenir une employée modèle, après tout son but dans la vie n’était pas de devenir vendeuse du mois, Abby avait décidé de prendre son temps avant de pointer son nez chez la boutique Uncle Jim et puis si la chance était de son côté, elle n’aurait pas à bosser de la journée. Il est vrai qu’hier une panique c’était emparée de chacune des personnes présentes dans la boutique – Abby comprise – à cause de cette phénoménale et inexplicable coupure de courant qui avait empêché toute activités, du moins c’était le cas lorsque la jeune femme avait quitté les lieux, intriguée par cette histoire. Le pire n’était pas le fait de se lever et de travailler – quoique rester flemmarder dans son lit lui sembler être l’occupation rêvée – mais elle savait parfaitement qu’une fois qu’elle entrerait dans la boutique, elle devrait affronter les regards des clients et autres questions sur l’incident. Les gens du coin ne parlaient que de la stupide légende du dénommé Caine. Abernathy, elle, ne connaissait strictement rien à la légende, pourtant on a tenté de la lui raconter. Sans succès. Elle envoyait balader les personnes qui osaient venir lui parler de fantômes.

Chaque matin était une aventure. Abernathy faisait les cents pas dans sa chambre, avant d’en sortir tout en étant sur ses gardes afin de ne pas croiser Marge, la propriétaire des lieux. Elle était pieds nus, les chaussures étaient bruyantes et cette vieille chouette avait une ouie pas croyable. Alors la jeune Hargrove devait sans arrêt ruser pour ne pas se faire attraper, mais surtout pour ne pas avoir à lui faire la conversation, c’était quand même un comble d’être angoissée à l’idée de rentrer chez soi ! Sa traversée de la chambre jusqu’à la porte d’entrée ne comportait aucun obstacle, aucun bruit à l’horizon et aucune Marge ayant une bouteille de whisky à la main. C’était une bonne journée en perspective.
La porte franchie, Abby enfila sa paire de basket avant de se diriger, sans se presser, vers son lieux de travail. Manque de chance, le tout était opérationnel et prêt à accueillir des clients.

La jeune femme n’avait rien de la vendeuse agréable, elle ne souriait pas très souvent et n’était pas non plus du genre à faire la conversation. C’est un fait, Abby n’avait jamais vraiment aimé être en contact avec des êtres humains mais depuis qu’elle était ici, c’était encore pire. Les gens lui filaient des boutons, c’est dire.
Soudain, la belle esquissa un sourire pour la première fois depuis le début de cette journée. Non, elle n’avait pas vu un petit vieux tomber – allez savoir pourquoi, elle trouvait cela hilarant. Sans être méchante bien entendu – mais elle venait de voir une personne qu’elle qualifiait de sympathique. Cette belle blonde faisait tourner la tête de pas mal de garçons en ville, dont son cousin. Une personne sympathique qui, aux yeux d’Abby, n’avait qu’un seul défaut : être l’ex petite amie de Nolhan, ce type dont elle était amoureuse depuis qu’elle l’avait croisée.


‘Première cliente de la journée. Mes félicitations.’ S’exclama-t-elle. ‘Besoin de quelque chose ?’
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Lun 28 Avr - 21:54

« Et c’est avec un soleil légèrement voilé que la journée a commencé, cependant, les quelques nuages ayant pris possession de notre ciel texan ne demandent qu’à fuir pour laisser entière place aux rayons chaleureux d’un large soleil en début d’après-midi… »

Les yeux grands ouverts et rivés sur le plafond de sa chambre, Maddison rêvassait, les deux mains posées sur son ventre. Cela faisait une bonne demi-heure qu’elle était réveillée sans pour autant avoir rassemblé la motivation nécessaire pour s’extraire de la chaleur de son lit. Le bulletin météo de la radio branchée sur son réveil matin était déjà passé suffisamment de fois pour qu’elle sache précisément quelle tenue elle allait mettre pour le reste de la journée. Le seul problème, ce qui l’empêchait de se lever, était le flot continu de pensées toutes aussi diverses que futiles – pour un esprit âgé de moins de douze ans et de plus de trente. Où sortir le soir venu, avec qui, que penser du séduisant cowboy qui ne cessait d’envahir son esprit dès que celui-ci se trouvait dans un autre espace-temps ? Tant de questions. Trop de questions.

Un hennissement s’éleva de la cour adjacente à sa fenêtre, ce qui eut pour effet de la tirer de sa torpeur d’endormie. Elle se hissa sur ses deux pieds et se rua contre le rideau, elle les écarta très légèrement pour regarder à l’extérieur. Sa mine s’assombrit lorsqu’elle constata que le cheval à l’origine du cri n’était pas pris en charge par l’employé qu’elle souhaitait voir sans être vue. Dommage, cela aurait été un démarrage de journée plus agréable. Elle retourna près de son lit sur la pointe des pieds et éteignit son radioréveil d’un appuyé concentré. Loin d’être totalement réveillée, elle opta pour une douche express pour lui permettre de garder les yeux ouverts – chose peu aisée étant donnée la dose de fatigue accumulée à cause de frasques nocturnes et autres insomnies qu’elle ne se connaissait pas. Propre et avec un regain d’énergie dans les veines, elle attrapa son vieux short en jean, un top jaune canari – aux couleurs du ciel – et descendit les marches menant à la cuisine du ranch. Là, elle prit un muffin tout chaud tout en remerciant silencieusement son cousin de toujours penser à tout. Elle griffonna un petit mot à l’attention d’Emrys – partie en ville, retour pas avant ce soir XXX – qu’elle placarda sur la porte du frigo avant de s’éclipser sans avoir croisé âme qui vive.

Elle trottina jusqu’en ville, trouvant la distance qui en séparait le centre du ranch incroyablement courte, et s’arrêta face à la devanture du Uncle Jim Shop. Elle hésita un instant avant d’en passer la porte dans un tintement familier. La jeune Ouimet avait entendu dire que la veille avait été mouvementée à cause d’une panne d’électricité, cela l’intéressait un peu d’en savoir plus. Et si, par-dessus le marché, cela lui permettait de discuter avec Abernathy Hargrove, le bénéfice n’en étant que plus grand.


« Oh ! Ca veut dire que j’ai droit à une réduction ? » Elle esquissa un large sourire à l’attention d’Abby et s’approcha un peu plus du comptoir derrière lequel cette dernière se trouvait. « Non, rien de particulier. Je passais dans le coin et ma curiosité m’a fait franchir cette porte. »

« Comment vas-tu ? » demanda-t-elle en détaillant du mieux qu’elle pouvait la jeune femme derrière sa caisse. Question anodine au possible, qui était néanmoins lourde de sous-entendus, Maddison n’étant pas sans être au courant du béguin – euphémisme – qu’Abernathy éprouvait à l’égard de Nolhan Pejito, alias ami proche de la blondinette et accessoirement l’un de ses ex. Selon elle, il aurait été préférable qu’elle mette de côté ses sentiments, ne sachant que trop bien la carapace qu’il s’était formée depuis plusieurs années et qui dévorait chaque jeune demoiselle qui osait s’en approcher de trop près.
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Mar 29 Avr - 17:39

En voyant débarquer Maddison, elle pensait pouvoir souffler le temps d’une conversation. Mais bien vite, Abby comprit ou plutôt s’imagina comprendre, que la jeune femme ne s’était pas pointée ici par simple curiosité. La boutique attirait la curiosité juste comme ça ? A d’autres.
Amusée par la réplique de sa jeune amie blonde, Abby riposta, un air choquée remarquablement interprété en prime.
‘Il n’y a aucune chance que tu obtienne une réduction. Jamais.’ S’emparant d’une feuille de papier ainsi que d’un stylo, elle nota rapidement quelques mots puis déposa le résultat sur le comptoir, le poussant vers Maddie à son attention‘En revanche avec ce bon très rare que je te fait l’honneur de t’offrir, tu as droit à environ deux dollars de réduction sur le produit de ton choix’ Secouant sa tête blonde, avec un sourire en coin ‘Ma bonté me perdra, ne dis rien à personne surtout parce que je sais que Mme Jefferson tuerait pour avoir ce bon’ Sa présence était plus que positive sur l’attitude d’Abby, car elle éclata de rire, et c’était une chose qui n’était pas arrivé depuis un petit moment et parfois elle se demandait si elle en était encore capable. Grâce à Maddie, elle savait qu’elle était encore comme tout le monde. Enfin elle était peut être un peu plus râleuse que la moyenne…

‘Allez, je sais que tu as entendu parler de ce fameux incident’ Soupira-t-elle alors qu’elle se dirigea vers un rayon où étaient stockés les sucreries. Sans hésiter une seconde, elle piocha dans un paquet et engloutit une poignée de bonbons sans se soucier des éventuels problèmes que ce geste pourrait causer à son salaire. Au pire elle pourrait toujours prétendre que la panne d’hier l’avait profondément secouée et que ces bonbons étaient indispensables à sa santé mentale. Comme si le fait de voler des sucreries ne suffisait pas, Abernathy s’installa sur le comptoir face à la jeune femme, c’était comme si rien ne le gênait. Mais rassurez-vous, la jeune Hargrove avait ses limites, par exemple, jamais elle ne volerait dans la caisse de la boutique, ça non. Enfin si vraiment il y avait un cas d’urgence alors oui…
Après avoir avalé une poignée supplémentaire de bonbons, elle s’adressa de nouveau à sa cliente
‘Alors, tu veut tout savoir sur la panne d’hier ? Parce que je peux t’en parler mais ce ne sera qu’à toi et toi seule. C’est que j’ai pas envie de voir débarquer les tarés du coin avec cette stupide légende…’ elle leva les yeux au ciel, rien que d’évoquer ça c’était stupide. ‘Enfin, j’espère que tu crois pas à ce truc de fantômes. Je t’en supplie dis moi que non.’

Et puis, la conversation dévia sur un tout autre sujet. Abby se mit à sourire à blondie. Ce sourire que font les filles lorsqu’elles évoquent les garçons. Ce sourire qu’Abernathy faisait quand elle pensait à lui. Lui et son chien. ‘Je pense que tu me connaît assez maintenant. Donc quand tu me demandes comment je vais tu sais que je ne vais pas te répondre que j’ai la banane… Donc pour répondre à ton sous entendu : rien de neuf de ce côté-là.’ Rien que le fait d’évoquer le calme plat de cette situation, son sourire si particulier s’effaça, laissant place à une certaine tristesse.

‘Ecoute. Je sais que c’est pas un truc à faire.’ Comme si elle allait se gêner pour le faire, non c’était juste pour la forme qu’elle disait cela. ‘Tu sais pour Jimmy je t’aide et ce n’est pas un problème, loin de la.’ Se mordillant la lèvre, elle continua. ‘Tu es proche de lui et j’aimerais que tu tente de savoir ce qu’il pense de moi’
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Jeu 1 Mai - 17:18

« Tu es vraiment trop aimable ! » Maddison se mordit la lèvre comme touchée de cette marque d’attention de la part de la jeune Hargrove – qui n’était pas, mais alors pas du tout, réputée pour sa gentillesse et sa bonté d’âme. Elle ponctua sa prestation quasi théâtrale d’un rire cristallin en s’emparant de la feuille de papier qui ne valait pas grand-chose en théorie avant de la fourrer dans son sac à mains. « Ne t’inquiète pas, ce sera notre petit secret. » Comme si elle n’en avait pas déjà une tripotée. Abernathy n’était pas une amie extrêmement proche dans le sens où les deux ne se connaissaient pas depuis longtemps, néanmoins elles avaient su se trouver des points communs pour nouer une amitié plus ou moins forte. Le fait qu’elle soit la cousine de Jimmy MacKenzie avait dû également jouer en la faveur de la caissière de chez Uncle Jim Shop – mais Maddie se gardait bien de l’exprimer clairement. Elle préférait penser que leur relation était basée sur des tempéraments différents sur bien des points mais qui trouvaient leur compte dans de longues discussions passionnées – à propos des garçons, bien évidemment.

La blonde fronça les sourcils lorsqu’Abernathy mentionna l’incident qui avait secoué le magasin la veille au soir. Bien qu’elle fût accro aux commérages en tout genre, elle n’avait pas eu vent de la totalité des informations. En gros, elle savait qu’il y avait eu une panne de courant, sans toutefois être au courant de l’endroit précis qui en avait été victime. Toutefois elle ne laissa rien paraître de son ignorance, après tout la jeune femme avait entamé d’elle-même la discussion alors autant en profiter pour en savoir un peu plus.
« Motus et bouche cousue, aucun mot ne franchira ses lèvres à ce sujet, » jura-t-elle en faisant un signe de croix sur sa poitrine puis en présentant sa main droite, les doigts levés vers le ciel, dans un geste des plus solennels. De toute façon, à qui pourrait-elle raconter ce qu’elle apprendrait ? A Rachael, Amy ou même Nolhan… Dans le bénéfice du doute, elle croisa les doigts de sa main gauche, juste au cas où des mots malencontreux lui échapperaient à l’avenir. Car oui, les promesses ne duraient jamais bien longtemps chez les Ouimet. Maddison avait hérité ça de son père, lui-même incapable de respecter ses vœux de mariage.

La dernière demande d’Abernathy posa un nouveau problème que Mad’ allait devoir contourner à coup de pirouettes mises en scène. Il était clair que si elle répondait par la positive, Abby se renfermerait comme une huître et ne dévoilerait rien. Si elle se rangeait de son avis, les portes du savoir lui serait alors grandes ouvertes. Dilemme, dilemme. Finalement, le choix s’avéra plus facile étant donné son caractère de petite fouine curieuse.
« Des fantômes, à Mt.Pleasant ? Invraisemblable ! » Elle leva les yeux au ciel pour appuyer le côté complètement effarant de la chose. Et pourtant, elle y croyait. Sans jamais avoir été direct témoin d’événements surnaturels, elle avait souvent l’impression de ne pas être seule, une sensation d’être suivie, d’entendre des bruits étranges. Principalement lorsqu’elle se trouvait dans les écuries. Elle avait cherché à en apprendre plus sur le passé du ranch, savoir s’il y avait un lien quelconque avec des histoires douteuses de morts suspectes. Hormis un trou noir, ses recherches s’étaient montrées infructueuses, comme si ce ranch n’avait pas de souvenirs au-delà vingt ans – et demander à Emrys était inconcevable, elle ne souhaitait pas devenir une psychotrope paranoïaque aux yeux de son cousin.

« Pardon ? Tu m’aides à propos de quoi ? » Maddison arqua un sourcil à la fois surpris et étonné, histoire de faire comprendre à Abby qu’elle ne savait pas du tout où elle voulait en venir. Ce qui était complètement faux. Toutefois, Ouimet détestait qu’on mentionnât son béguin - ? – pour Jimmy tout haut et dans un lieu public. Même si celui-ci était désert, question de principe. « Je ne sais pas quoi te dire… » Elle se mordilla la lèvre à son tour, gênée d’avoir ce genre de conversation alors qu’elle s’était intimement jurée de ne pas interféré dans la relation « Abby-Nolhan ». A la fois pour eux – elle n’avait pas envie de les voir malheureux à cause d’une amourette passagère – mais également pour elle – s’il venait à ce qu’une histoire se concrétise entre les deux et que celle-ci se termine dans le sang et les larmes, elle en serait la première coupable. Non, elle n’était franchement pas chaude pour se lancer dans une telle aventure.

Le regard de cocker d’Abernathy n’eut pas l’effet escompté – ou alors le cœur de Maddison s’était-il considérablement endurci ? – puisque la jeune femme secoua ses boucles blondes avec une grimace désolée.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. » Elle marqua une pause, à la recherche des mots adéquats pour bien s’en tirer. « Nolhan et moi sommes très proches, mais il ne me dit quasiment rien à propos de sa vie sentimentale. J’ai peur de ne pas être suffisamment discrète pour poser des questions sans qu’il ne se doute de quelque chose… Mais je suis certaine qu’il ne pense que du bien de toi… »

… sans pour autant vouloir plus qu’une amitié pure et sincère.
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Dim 4 Mai - 0:29

Aimable. Ce n’était vraiment pas ce qui collait le mieux à la jeune Hargrove, même si il est vrai qu’elle ne se montrait pas très joyeuse la plupart du temps, il ne fallait tout de même pas aller jusqu’à la qualifier de dragon, non. En fait, elle était gentille et adorable avec les personnes qui lui semblaient sympathique. Pour résumer si vous voulez connaître le bon côté de la jeune femme, il suffit simplement que votre tête lui revienne ce qui, évidemment, n’est pas chose facile.
Toujours assise sur son comptoir, tout en faisant balancer ses jambes qui ne touchaient plus le sol, Abby se demandait encore si raconter l’incident était une bonne idée. D’accord, elle avait fait promettre à Maddison de ne rien dire et celle-ci venait d’ailleurs de le promettre. Mais les promesse ça se trahit, elle le savait pertinemment. C’est pourquoi ce ‘motus et bouche cousue’ ne lui convenait pas du tout. Levant sa main droite, elle fixa Maddie d’un air on ne peut plus solennel
‘Non, non. Maddison Ouimet, vous devez jurer. Jurer de ne révéler à personne ce que je vais dire, dans le cas contraire je me serais forcée de vous infliger une correction à la Hargrove. Compris ?’ C’était très gamin et très stupide – sans doute avait-elle abusée de films et séries ayant pour thème la justice – mais pour sa défense, elle n’avait guère de moyens de s’amuser dans le coin alors pour une fois qu’elle pouvait s’amuser elle n’allait pas se gêner. ‘Alors on lève la main droite et on dit : je le jure’ Abby tenta de retenir un fou rire mais sans succès.

Dernière requête de la part de la jeune employée de la boutique : en pas croire aux fantômes. Certes, ce n’était pas un handicap de croire à cette légende mais lorsqu’elle apprenait qu’une personne qu’elle aimait y croyait, cette personne devenait moins crédible, presque sans intérêt – bien sûr il y avait toujours des exceptions –
C’est pourquoi elle fût soulagée d’entendre de la bouche de son amie que non, elle non plus ne croyait pas en ces balivernes. Alors qu’elle s’apprêtait à raconter sa petite histoire, Abby réalisa soudain qu’il n’y avait rien à dire. Une simple panne et après ? Elle venait de faire tout un cinéma juste pour ça ? Elle était sur le point de se rendre ridicule… Deux solutions s’offraient à elle : le mensonge, étoffer un peu l’histoire en y ajoutant de faux détails – option très tentante – ou alors la stricte vérité mais jouer la comédie pour rendre le tout un tantinet plus accrocheur.
‘ En fait, ce type est entré et je pense que c’était un touriste parce qu’il a demandé une carte de la région pour trouver la mine ou je sais pas trop quoi… Enfin toujours est-il que c’est à ce moment là que tout à sauté. Le noir total. ‘ Elle était comme revenue au jour précédent au moment précis où tout était arrivé. Jamais elle ne l’avouerait mais elle était troublée et même en y repensant, elle avait toujours les mêmes frissons qui la traversaient, comme si elle avait reçue une bonne décharge. Il lui fallu quelques secondes pour émerger de son flash back et de revenir au présent avec Maddie en face d’elle. Poussant un soupir tout en secouant sa tête elle ajouta ‘Si tu veux mon avis, les machins électriques ne sont plus tout jeunes, la voilà l’explication’

Surprise de voir la réaction de son amie, Abby posa sa main sur la tête de cette dernière, l’air intriguée. ‘J’ignorais que le soleil tapait si fort dans le coin et qu’en plus il causait des amnésies…’ Elle retira sa main aussitôt, fixant toujours la blondinette. Depuis qu’elle avait rencontré la jeune femme et surtout depuis qu’elle était au courant de son béguin pour Jimmy, Abernathy se disait qu’elle devait tout faire pour les aider parce qu’en bonne cousine qu’elle était elle ne voulait que le bonheur de Jimmy bien sûr. Mais soudain, de voir Maddie réagir de cette manière la fit se poser quelques questions. Avait-elle l’intention de faire souffrir son cousin ? Si c’était cas alors elle aurait bel et bien le droit à une raclée. ‘Dommage. Il m’a parlé de toi l’autre jour… Il a parlé, parlé et encore parlé.’ Comme à la pêche, Abby venait de lancer un hameçon afin de récupérer non pas un poisson mais quelques informations.

Et puis le ciel venait de lui tomber sur la tête. ‘Quoi ?’ Souffla-t-elle, déçue de ne pas avoir eu la réponse tant attendue. La déception fit place à la colère, l’envie de s’emparer du stylo qui se trouvait juste là et lui enfoncer dans l’œil de la blonde lui prenait aux tripes. Ce serait drôle de lui arracher les yeux et de s’en faire des boucles d’oreilles mais elle passerait certainement pour un monstre aux yeux de Nolhan, sans oublier qu’elle irait très certainement en prison…
‘Vous êtes proches mais il ne te dit rien c’est ça que tu es en train de me dire ?’ Elle secoua la tête, oh elle n’en avait pas terminé. ‘Du bien de moi ? Laisse moi deviner… Je suis gentille c’est ça ? C’est génial. Vraiment. J’ai plus qu’à me suicider à coup de chips, de soda et de glaces.’ Difficile de déterminer ce qu’elle ressentait. Désespérée ou en colère ? Et puis elle eu comme une illumination… Ou pas. ‘Tu ne veut pas m’aider ? Très bien. Clayton va m’aider, il a de bons conseils.. Enfin ça arrive. ‘ Et cette Maddison pouvait toujours courir pour qu’Abby parle d’elle à Jimmy. Ou en mal.
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Lun 5 Mai - 18:51

« Je le jure, » promit Maddison, la main droite toujours levée en signe de bonne foi. Ce petit jeu commençait à l’agacer mais elle s’y tint de bon cœur, après tout, si cela pouvait donner le sourire à la jeune Hargrove, elle pouvait jurer sur tous les saints de la Bible. Elle ne put empêcher de joindre le rire d’Abernathy qui était communicatif car trop rare. Cela faisait tellement de bien de la voir sourire de bon cœur qu’elle se réjouissait d’en être, indirectement, la cause – même si, pour cela, il fallait qu’elle se moque d’elle, en bonne amie elle était prête à tous les sacrifices. C’était là un de ses points faibles, elle avait beau se cacher sous un caractère dur qui ne se laisse pas faire, en réalité, elle était incapable de refuser quoi que ce soit. Bien entendu, lorsqu’il s’agissait d’une simple plaisanterie obligeant à promettre, cela n’avait rien de gênant, néanmoins, d’autres requêtes pouvaient se montrer plus déplaisantes. Elle allait d’ailleurs en faire l’expérience plus tôt que prévu.

Maddie écouta avec grande attention le – court – récit que lui offrit Abby. Elle hochait la tête à intervalles plus ou moins réguliers, n’en perdant pas une miette. Lorsque l’employée eut terminé, Ouimet resta un instant silencieuse et pensive. Une panne était, certes, chose courante et ce dans toutes les villes de tous les pays. Seulement, quand il s’agissait de Mt.Pleasant, le plus inoffensif des faits divers prenait une toute autre tournure. Surtout qu’un détail n’avait pas échappé à l’oreille de Maddison.
« Tu dis qu’il cherchait la mine ? » Elle s’accorda une nouvelle seconde de réflexion. Il y a peu, elle avait surpris la discussion de deux cowboys de passage à propos de cette même mine – attrait majeur de la ville – et la lumière des boxes avait vacillé, sans pour autant plonger l’écurie dans le noir total. « C’est pas la première fois que ça arrive, j’ai déjà entendu des tas de phénomènes bizarres qui se passaient quand un étranger se renseignait un peu trop à ce sujet. » Elle s’interrompit, scrutant le visage de son interlocutrice qui devait désormais la prendre pour une folle décérébrée, n’avait-elle pas assuré qu’elle ne croyait pas à toutes ces histoires de fantômes ? « Enfin, c’est vrai que la boutique n’est pas toute jeune, » se reprit-elle tout en se redressant, un sourire blasé sur les lèvres. Mais à l’intérieur, la soif d’en savoir plus la prenait aux tripes.

« Comme si… » se défendit Maddison en reculant son visage alors qu’Abernathy vérifiait qu’elle n’avait pas de fièvre. Elle lui passa la langue dans une grimace enfantine avant de se figer. Pardon ? Un petit retour en arrière mental s’imposait. Jimmy MacKenzie avait parlé d’elle ? « Il… » Elle n’alla pas plus loin. Et s’il s’agissait d’une ruse Hargrovienne pour lui délier la langue et, ainsi, l’obligeait à avouer qu’elle ressentait bien quelque chose pour son cousin ? Probable, très probable. D’un autre côté, si elle ne tombait pas dans le panneau, elle ne serait certaine de rien et vivrait avec la pensée qu’elle venait de laisser passer sa chance de savoir si, oui ou non, il ne lui était pas insensible. Intense dilemme, pour ne pas changer. Finalement, jouer le jeu semblait l’option la plus raisonnable. « Ah oui ? » commença-t-elle sur un ton léger, comme si cela ne l’intéressait qu’à moitié. « Et, par simple curiosité, il a dit quelque chose en particulier ? » Et l’Oscar de la pire actrice est attribué à Maddison Ouimet pour sa remarquable performance dans le film de sa vie ou « comment faire croire qu’on se fiche de quelque chose avec un ton tremblotant et plein d’espoir ».

Jamais elle n’aurait cru qu’une simple phrase, qu’un refus élémentaire, puisse avoir un tel effet sur une personne. C’était sans connaître Abernathy Hargrove qui, elle le savait désormais, n’acceptait pas qu’on lui dise non. Légèrement choquée par ce changement soudain d’attitude, la blonde recula d’un pas pour s’éloigner du comptoir, une expression désolée et perdue sur le visage.
« Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. C’est juste que Nolhan est un mec et qu’il n’éprouve pas le besoin de se confier à moi. Nous n’avons pas ce genre de discussions. » Elle esquissa un sourire qui se voulait encourageant ; en réalité, elle supportait très mal le fait qu’Abernathy s’en prenne à elle sous prétexte qu’elle ne lui avait pas donné la réponse espérée. Que pouvait-elle y faire si elle était aussi susceptible ? Elle se rapprocha d’elle, les épaules haussées. Elle ne réagit même pas à l’annonce d’un prénom qui lui était aussi familier que lointain. « Ne le prends pas comme ça, s’il te plaît. Tu sais bien que je veux t’aider… et je le ferai. Je n’ai encore aucune idée de comment, mais je trouverai bien. Après tout, je te dois bien ça. »

Ah bon ?
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Mer 7 Mai - 22:09

Evoquer l’incident la perturbait plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Sans en comprendre la raison, elle n’arrêtait pas d’y repenser encore et encore au point de ne plus être capable d’avoir autre chose en tête. Elle qui prétendait ne pas croire aux légendes et fantômes, voilà qui était plutôt étrange. Soudain, comme poussée par quelque chose, Abernathy se pencha vers son amie, vérifiant au préalable que personne ne rôdait dans les parages ‘Maddie…’ murmura-t-elle ‘J’ai eu peur. Je ne peux pas l’expliquer, c’est… étrange.’ Ce qui était étrange en réalité c’était de la voir se confier à quelqu’un… Il y avait aussi le fait d’avoir eu peur d’une simple panne, pourtant ce genre de chose arrive constamment mais cette fois la jeune employée avait ressenti cette drôle de sensation, sensation indescriptible. Pour la première fois depuis qu’elle était ici, la curiosité l’envahissait, au point d’avoir envie d’en savoir plus. Juste un peu, mais elle n’en était pas au point de croire aux fantômes, non loin de là. D’ailleurs à ce sujet, elle avait une hypothèse : Tous ces phénomènes étranges qui se produisaient à travers la ville, n’était en fin de compte que l’œuvre de petits plaisantins qui voulaient s’amuser et cette légende était l’opportunité idéale. Et puis dans ce cas, Abernathy se voyait très bien jouer les Veronica Mars et démasquer cette vaste plaisanterie. Ainsi pourrait-elle devenir une sorte de légende aux yeux de la ville, non qu’elle soit à la recherche de gloire ou quoi que ce soit…
‘D’accord…’ soupira-t-elle en levant les yeux au ciel ‘Je dois avouer être légèrement intriguée par cette histoire. C’est quoi cette histoire de mine ?’ Vous pensez bien que ce fût la chose la plus pénible qu’elle ai jamais eu à demander.

C’était magique, il suffisait qu’Abby prononce le nom de son cousin pour provoquer une réaction immédiate sur la jeune femme. Sourire en coin, elle savait qu’elle la tenait. Maddison était comme une droguée, elle avait visiblement besoin de sa dose de Jimmy MacKenzie. C’était sans doute ça l’amour et que La Ouimet le veuille ou non, elle était bel et bien accro au jeune homme. C’était d’ailleurs satisfaisant d’avoir comme un moyen de pression sur la belle blonde, comme si elle pouvait lui dire ‘si tu fais ça je vais le dire à Jimmy’ c’était certes un jeun très enfantin mais quelle importance. Le problème à présent était que ce fameux ‘il’ n’avait pas mentionné Maddie. Oh dans quelle situation s’était-elle encore fourrée ? ‘Et bien pour satisfaire ta simple curiosité…’ elle se voulait évasive en laissant planer le mystère, mais en réalité elle inventait au fur et à mesure. Et puis si son invention pouvait les aider à faire un pas vers l’autre, où était le mal ?
‘Il a parlé de toi… C’était vraiment adorable. Toutes les filles aimeraient qu’on parle d’elle comme il le fait avec toi.’ Encore un blanc. ‘Il à dit qu’il ne comprenait pas comment une seule personne pouvait lui faire un tel effet, que dès qu’il te voyait c’était comme si il ne pouvait pas regarder autre chose et qu’il en avait le souffle coupé’ Et on applaudit bien fort, remerciement à tous les films à l’eau de rose qu’elle avait visionné durant son adolescence. Elle n’ajouta plus rien, il ne fallait surtout pas en faire trop car ce ne serait plus du tout crédible dans le cas contraire.

Abernathy Hargrove faisait partie de ces personne qui pouvaient changer de caractère en un claquement de doigt. C’était sans doute pour cette raison qu’elle était si difficile à cerner. Voilà qu’elle venait de s’emporter – légèrement vous dirait-elle – envers cette pauvre Maddison. Elle devait s’excuser et tout de suite car dans le cas contraire, elle risquait de passer pour une véritable cinglée, si ce n’était pas déjà le cas évidemment.
‘Je suis…’ souffla-t-elle. ‘Je suis…’ Désolée, allez dit-le ! La jeune Hargrove semblait incapable de prononcer ce simple mot, pourtant elle le pensait, sa mine désolée devait être assez explicite du moins il fallait l’espérer
Totalement calmée, Abby décida de s’y prendre autrement. Certes, cela prendrait peut être plus de temps pour atteindre celui qu’elle considérait comme l’homme parfait, mais au moins elle aurait tenté quelque chose.
’ Dit lui juste… Dit lui que la petite employée de la boutique pense à lui lorsqu’elle fredonne Africa de Toto’ Elle se mit à sourire, rougissant très légèrement, ce qu’elle tenta de camoufler à l’aide de ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Just step off, had enough [R.]   Sam 10 Mai - 19:10

Maddison fronça les sourcils lorsqu’Abernathy – pourtant réputée pour son sang-froid à toute épreuve – se rapprocha d’elle pour lui confier le désarroi dans lequel elle s’était trouvée au moment de la panne. Si elle avait eu aussi peur, il était clair qu’il ne s’agissait pas d’un simple incident comme elle avait pu le laisser entendre plus tôt. « Pourquoi ? Il s’est passé quelque chose de spécial pendant la coupure de courant ? L’homme qui demandait des renseignements a agi de façon bizarre ? » Une foule de questions envahit l’esprit de la jeune Ouimet, cependant elle se retint de toutes les exprimer d’un seul coup sous peine de faire fuir l’intérêt d’Abby. Loin d’elle l’envie de perdre son attention, les réponses étaient trop proches pour risquer de les voir s’éloigner aussi rapidement qu’un troupeau de mustangs sauvages. Sa curiosité était aussi attisée que le brasier d’un four à pizza, il fallait qu’elle en sache le plus possible, elle était disposée à se prendre pour Sherlock Holmes et démêler le vrai de la fiction dans toute cette histoire.

« Ne me dis pas que tu n’es pas au courant de la vieille légende de Caine ?! » Interloquée, Maddison ignorait comme réagir, si c’était là une plaisanterie de la jeune caissière ou si, réellement, elle n’était au courant de rien quant à l’historique de la ville. Pour elle qui avait été élevée dans les commérages à propos de l’existence de la mine et du trésor supposé qu’elle dissimulait, cela était aussi invraisemblable que d’ignorer que les marmottes ne mettaient pas vraiment le chocolat dans le papier d’aluminium. Les cowboys de passage au ranch pour des durées plus ou moins longues n’avaient tous que cette fable en bouche. Mais si Abernathy n’était au courant de rien, elle allait tâcher d’éclairer sa lanterne. Pour le meilleur ou pour le pire. « La ville entière a été rebâtie au rythme de cette histoire. » Elle s’assura que personne dans le magasin n’écoutait avec un air de conspiratrice peu désireuse de se faire prendre. « On dit que John Caine était un adepte de la chasse, il n’était personne en ville avant de découvrir, par hasard, une mine aux alentours de Mt.Pleasant. Remplie d’or d’après ce qu’il avait annoncé en revenant en ville. Il aurait pu devenir millionnaire avec une découverte pareille, sauf qu’il fut retrouvé mort quelques jours plus tard. Egorgé, comme le reste de sa famille. » Elle marqua une pause dramatique pour laisser à la jeune femme le temps de digérer l’ensemble des informations qu’elle venait de lui confier. « Depuis ce temps là, quiconque s’intéresse à l’or ou mentionne le nom de Caine afin de trouver la mine est sujet à des phénomènes étranges… » Elle haussa la tête tout en se redressant, un fin sourire amusé aux lèvres. « Mais comme tu le vois, je viens de prononcer son nom deux fois et il ne s’est rien passé… » …pour le moment.

Le cœur de Maddison battit à tout rompre dans sa poitrine quand Hargrove commença par rapporter la dernière discussion qu’elle avait eu avec son cousin à son propos. Toutefois, plus les mots parvenaient à ses oreilles, plus le doute s’installait. Il lui semblait avoir déjà entendu des paroles semblables mais elle ne savait plus exactement où. Un fin sourire se dessina sur son visage tout de même. Car quelle fille n’avait pas envie d’entendre de telles choses à son sujet ?
« Je n’aurais jamais pensé qu’il était capable de parler comme ça d’une fille. » Elle baissa le regard pour masquer le rouge qui ne demandait qu’à poindre sur ses pommettes. « Les cowboys de chez nous ne sont pas franchement du genre à discuter de ce genre de choses, même avec les membres de leur famille. »

Durant un instant, très court, Maddie crut qu’elle allait avoir droit à des excuses en bonne et due forme. C’était sans connaître Abernathy qui préféra détourner la conversation avec une révélation plutôt touchante. Alors comme ça, elle avait un petit bout de son jardin secret en commun avec Nolhan ? Elle devait en être fière puisque même elle avait été contrainte d’attendre de sortir avec elle pendant plusieurs semaines pour obtenir des petits « codes » dont seuls eux connaissaient la signification. Après tout, les espoirs d’Abby étaient peut-être fondés, tout n’était pas perdu d’avance. Elle se promit d’approfondir ses recherches auprès du principal intéressé dès que les circonstances s’y prêteraient. « Je transmettrai. » Elle lui lança un clin d’œil complice. Oh oui, elle ajouterait même un tas d’autres petites anecdotes qui lui seraient profitables.
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Just step off, had enough [R.]
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