AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Mar 29 Avr - 23:04

free music



Son parfum n’avait pas changé et cette nuit encore il allait la hanter. La pensée d’un « eux » allait la pourchasser tout au cours de la nuit sans qu’elle ne puisse y changer quoi que ce soit, le mal étant déjà fait. Tant d’années elle l’avait fuit que se retrouver face à lui avait était comme se réveiller après un cauchemar. Impossible de dormir après avoir replonger ses yeux dans les siens, avoir frôler sa peau semblait être le pêcher auquel elle avait savouré et dont elle payerait le prix. Ses lèvres au goût si parfait lui laissaient un goût amer. Le repos ne lui venait pas et les tourments faisaient rage.

Si seulement elle avait réussit à trouver en elle la force de tout lui avouer...Si seulement. Il avait beau la haïr, elle semblait se haïr encore plus comme si incapable de se pardonner elle-même de se laisser pourrir, lui si éloigné d’elle. Elle avait vu son regard, entendu sa remarque comme un couteau planté dans son cœur à l’origine si froid. Elle avait vu de la tristesse dans ses yeux ou n’était-ce que le rêve égoïste qu’elle se construisait pour se rassurer, pour s’encourager à continuer à se battre contre elle-même. Elle aurait également put lui avouer qu’il n’y avait aucun vœux de bonheur a lui faire pour son mariage car elle avait fuit devant son alliance comme elle avait fuit trois ans plutôt malgré les cris que son cœur produisait.

Sa nuit, elle l’avait passée recroquevillée sur elle-même, dans ce lit si grand et gelé. Les gens ne se trompent pas quand ils disent qu’il suffit de regarder un intérieur pour cerner la personne qui se trouve devant nous. La chaleur du coeur de la jeune Sacha était comparable à celle de son lit ce soir là. Elle tentait d’oublier Nolhan mais en vain. Les larmes perlaient sur ses joues si pâles mais rien ne l’apaiser…

Les jours suivants rien ne s’arrangeât vu que la seule fois où elle eu le courage de parler à celui qui la chamboulait tant, ce fut parce qu’elle étaitdescendu en petite tenue dans le salon et qu’elle l’avait remarqué. Sinon rien, silence radio. Il fallait avouer que la belle n’était plus si forte que ça lorsqu’elle repensait à son Nolhan. Impossible de l’oublier et impossible de l’aimer…

C’est en sortant de la douche, en tombant sur le médaillon qu’elle avait voulut une fois lui offrir qu’elle comprit qu’elle devait agir. Comment l’avait elle réalisé ? Un simple sourire c’était simplement amplifié sur son visage et le bonheur l’avait envahit, un tel sentiment était impossible à obtenir avec un autre homme, pas même son fiancé. Elle tenta de le joindre sans grand résultat. La fuyait-elle ou était il occupé avec une autre femme bien plus intéressante qu’elle ?


« Nolhan… » Bien, déjà elle avait retenu son prénom. Comme femme sur d’elle, elle aurait put tenter une autre approche lorsqu’elle décida de lui laissait un message sur son répondeur de cellulaire. « C’est moi. Il faudrait qu’on parle. Je serais à Argon Forest. Bon voilà. » Un blanc s’installa dans la conversation tandis qu’un sincère et tendre : « J’espère que tu y sera. » Fit irruption dans la conversation.

Le pire dans ces situations, c’est que Sacha ne parvenait pas à se détendre, trop anxieuse, répétant son discours dans sa tête jusqu’à être a peu près satisfaite de ce qu’elle pourrait bien lui dire une fois sur place. Elle opta pour une petite robe toute simple, des santiags ainsi qu’une veste a capuche qu’elle avait eut pour manie de lui emprunter lors de leur relation. Jamais il ne l’avait revu car elle en était devenue accro. Ses cheveux étaient attachés négligemment, quelques mèches retombant gracieusement sur son visage d’ange. Une fois dans la foret, elle serra les bras tout contre son torse, la température se rabaissa très légèrement. Malgré son visage concentré, elle gardait ce petit sourire, presque heureuse de le revoir a nouveau, d’avoir sa minute avec lui et de repartir de plus belle, incapable d’être heureuse sans avoir son quotidien de Nolhan dans sa vie. Trop longtemps elle ‘avait oublié qu’elle ne pouvait-voulait- désormais plus s’en passer.

Quinze minutes plus tard, toujours personne. Son corps frêle assis sur un tronc d’arbre coupé, elle guettait la moindre venu comme un espoir naissant d’une nouvelle vie.


"Pépito!" Hurlat-elle quasiment, heureuse d'enfinle voir arriver. Son visage c'était cependant crispé d'anxiété.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Mer 30 Avr - 12:57



« 1, 2, 3, 4, 5 » compta Dalia en avançant son pion jusqu’à Rue de la Paix. « J’achète ! ». Sid et Nolhan échangèrent un regard lourd de sens - ils étaient consternés - puis se mirent à observer scrupuleusement Curtis l’invincible.
« Elle triche » lança finalement Nolhan, une main interrogatrice plantée sur son menton.
« Je dirais même plus : elle triche » renchérit Sid avec conviction cette fois-ci.
« Je ne savais pas que les Dupond étaient mauvais joueurs ».
« Elle marque un point »
« La ferme Pejito. Ne te laisse pas corrompre par ses références obsolètes en matière de B.D »
« Obsolètes ? » reprit Dalia en arquant un sourcil, surprise de voir sa cousine utiliser un tel mot.
« C’est le mot du jour : il fallait que je le case quelque part »
Effectivement, Sid possédait une sorte de calendrier qui lui enseignait chaque jour un nouveau mot. Inutile de préciser que c’était l’un des nombreux cadeaux - ? - de Pejito. Etrange mais utile, pour une fois.
« Et ça veut dire ? »
« J’en sais rien moi, ça sonne bien, c’est le principal ! »
« Sid, tu as conscience que - »
Un coup de fil inattendu vint interrompre la partie de Monopoly que le trio infernal effectuait. Les deux cousines fusillèrent du regard le responsable - les portables étaient prohibés lors de leur réunion - qui, lui, se décomposa sur place en voyant l’identité de l’émetteur apparaître sur l’écran. Il demeura un long moment immobile, ailleurs et lorsqu’il se décida enfin à répondre, il était trop tard. Ou presque.

Dix minutes plus tard - et après une longue conversation avec ses deux meilleures amies - il était en route pour Argon Forest. Il avait réussi à rassurer Dalia sur les motivations qui le poussaient à s’y rendre - non plus l’amour mais la volonté de mettre les points sur les i, une bonne fois pour toutes - et, plus respectable encore, il était parvenu à convaincre Sid que Sacha n’était pas une tueuse en série, ex mante religieuse, ce qui relevait du miracle compte tenu de l’esprit borné de la demoiselle. Sur la route, il s’était longuement entraîné, réfléchissant au discours qui pourrait être le plus court, le plus direct et le moins douloureux possible car il avait beau revêtir l’indifférence à la perfection, son comportement n’était qu’une divine comédie - pas digne de celle de Dante, de surcroît. Cette réalité lui sauta aux yeux lorsqu’il aperçut la cause de tous ses tourments à quelques mètres de lui, tranquillement - ? - installée sur le tronc d’un arbre.

Il y a des années de ça, ils venaient souvent ici - pour parler, rire, s’aimer tout simplement - à l’abri des regards indiscrets. L’atmosphère était donc chargée d’une pointe de mélancolie comme si chaque feuille que soulevait le vent était une once de leurs souvenirs, de leur amour respectif, si toutefois il y en avait eut de la part de Sacha. Enfin, il préférait ne pas se poser la question. Nolhan ignorait si elle avait choisi consciemment ou pas ce lieu, mais cela rendait la mise au point encore plus difficile, délicate. Les phrases toutes faites qu’il avait méticuleusement préparé s’évanouissaient à chaque fois qu’il posait ne serait-ce qu’un œil sur elle. Même négligée, elle resplendissait. Pour se donner du ‘courage’, le jeune homme se remémora volontairement leur dernier baiser ou plutôt la phrase qui l’avait clôturé et immédiatement, une amertume gagna son cœur effaçant progressivement les papillons de son ventre. Il devait agir. Etre concis et franc. Mais surtout, agir. En finir.


I think it's time, we give it up
And figure out what's stopping us
From breathing easy, and talking straight


« Je t’écoute ».

Nolhan fourra les mains dans ses poches, accentuant ainsi l’implacabilité de ses propos. Lui qui avait pour habitude de se perdre dans de longs discours révélait au grand jour une autre facette de sa personnalité, moins bavarde, à moins bien sur que cette frigidité ne soit uniquement réservée à Sacha.

« Attends » lâcha-t-il brusquement, changeant radicalement de ton. Il venait de reconnaître son pull fétiche - offert par sa mère, rien que ça - et semblait on ne peut plus déconcerté. « Depuis tout ce temps, c’est toi qui me l’avait - ». Pause. « Peu importe » conclut-il en plaquant sa main droite devant lui, comme pour ne plus avoir à affronter cette vision et surtout, pour l’empêcher de se perdre dans des justifications qui n’auraient pas lieu d’être. Sacha n’avait pas fait tout ce chemin pour lui rendre son vêtement, aussi symbolique soit-il. Et il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour le deviner.

You're moving too fast for me
And I can't keep up with you
Maybe if you slowed down for me
I could see you're only telling
Lies, lies, lies
Breaking us down with your
Lies, lies, lies
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Mer 30 Avr - 20:44

free music



Peu importe qui nous sommes et ce que nous faisons dans la vie car au final, un jour ou l’autre, tout peut flancher en u instant…

Sacha aurait cru qu’en répétant son texte elle réussirait à parler plus facilement. Qu’en pensant aux moments agréables avec Pépito, elle aurait le courage de penser à u avenir plus certain mais le destin réserve parfois des surprises. Tout. Tout peut faire changer le cours du destin. La pluie, le soleil dehors, l sourire d’un être chère, un malheur qui vous tombe sur la tête, tous ces événements sont les signes avant coureur d’un futur non préparé. Elle n’aurait jamais dut croire que tout se passerait bien car en voyant arrivé Pépito, rien que son visage changea l’attitude qu’elle allait abordé face à lui. Sa confiance c’était évanouit et son sourire dissipé comme elle aurait voulut que les nuages se dissipent sur leur relation d’antan. Pour tout vous dire, même ce que Nolhan aurait put manger ce midi aurait put influencer sur son haleine donc sur la distance qu’il allait être mis entre eux deux. Fort heureusement pour elle, il y avait au moins une chose qui se passait bien, ou peut être avait il avalait un bon chewing-gum et que son odeur naturelle faisait toujours effet sur la demoiselle.

Il était sien mais pourtant si loin. Elle était elle sans qu’il le sache ou désormais qu’il le veuille. Lui avouer ses sentiments se résumer à hurler sur un quai alors qu’un train y passe au même moment, libérateur mais inutile pour connaître la vérité. A force de trop vouloir se protéger, le protéger, de s’éloigner, elle semblait ne plus réussir a rediminuer la distance qui les séparer. Peut être était il inutile d’espérer mais la seule chose qui la faisait tenir était ce petit médaillon qu’elle serrer dans cette poche de veste, comme la main d’une enfant se resserrant sur celle d’un adulte pour se donner de la force. Si sur d’elle, face à lui elle tremblait, n’était qu’une biche face à un chasseur et bientôt le coup fatal lui serait porté sans qu’elle ne puisse s’échapper, trop hypnotiser par l’intérêt qu’elle avait envers ce si beau chasseur.

Le visage de Sacha se crispa lorsqu’il se mit à parler de sa veste, SA veste. Sacha ne semblait ne plus avoir était l’une de ses petites amies, ne semblait ne plus avoir à ressentir le besoin de s’enfouir dans une veste qui finalement lui rappelait à quel point tout de lui, lui manquait.

Rien ne restait d’eux, il fallait arrêter de se voiler la face. Ils étaient deux âmes sœurs mais incapable de se résonner car trop meurtri et peut importait les cris qu’elle lui infligerait, peu importe les baisers, les supplices, il resterait là, insensible, lasse tout comme leur amour avait finir par s’éteindre à force de trop d’absence.

Combien aurait elle donné pour le revoir sourire, pour qu’il l’enlace tendrement…sa vie aurait put être offerte à n’importe qui si elle avait eu la seule chance de le revoir heureux avec elle. Car il était évident que seul lui pouvait lui rendre ce qu’elle n’avait jamais put obtenir sincèrement : L’amour.

Salut. Ca va bien. Tu sais je t’aime Pépito. Toutes ces phrases, révélations stupides ne lui venait plus à l’esprit car SON Pépito n’était plus le même, ne réagissait plus comme elle aurait put en rêver. A force de trop espérer elle s’était enfermée dans une réalité mensongère. Sa réalité, celle ou peut importait ce qu’ils étaient, peu importe ce qu’ils faisaient, ils serraient là l’un pour l’autre pour un jour et pour toujours.


« Je…désolé. Je pensais pas que ça te dérangerais à l'époque. » Voila pour la toute première fois une Sacha en train de s’excuser et le plus malheureux c’était que c’était pour cette veste qu’i récupérerait donc si tel était son désir, si cette veste était la seule chose qu’il voulait récupérer dans cette forêt.

« Mon mariage, tu m’en a reparler mais il faut absolument que je t’en parle Nolhan, c’est important. Je ne me suis pas marier je suis partie. »

Directe et cependant sa voix était faible comme apeurée de sa réaction, elle aurait espérer qu’il lui demande pourquoi, qu’il comprenne tout seul sinon mais encore une fois les surprises de la vie peuvent arriver n’importe quand. Son regard plongé dans celui de Pépito, elle tenta de se rapprocher de lui, essayant de faire fondre cette glace qui l’habitait, imaginant naïvement que son odeur parviendrait à l’apaiser, à lui donner le courage d’affronter son regard insensible qu’il ne lui avait adressé qu’une seule fois, lorsqu’il lui avait demandé de faire un choix crucial des années auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Sam 3 Mai - 22:17

Son passe-temps favori ? Tergiverser avec lui-même. C’est vrai que lorsqu’il n’était encore qu’un quelconque adolescent, c’était plus une obligation qu’une partie de plaisir mais avec le temps, cette activité était réellement devenue une habitude. Entretenir une conversation sur la vie des crustacés, débattre de la fidélité d’Aragorn dans le Seigneur des Anneaux ou encore se réciter des proverbes asiatiques dans le seul but de les appliquer - bien que ce soit rarement le cas -, tout chez Pejito était prétexte à un retour vers ce ‘moi’ Freudien. Se représenter concrètement l’abstrait faisait aussi parti de son quotidien. Il imaginait la Liberté sous les traits d’un cheval au galop et dans sa tête, la vie devenait un banquet. Un banquet où l’on trouverait toutes sortes d’invités : des habitués - et aux premières loges, la Renommée - des surprises - l’Espoir - des revenants - l’Amitié, cousine éloignée de l’Amour, ici présente elle aussi - et des trouble-fêtes - la Haine, demi-sœur de l’Amour. Bref, un ramassis de sentiments, un méli-mélo d’émotions ; ce que Cali appellerait à juste titre un ‘bordel magnifique’.

D’ailleurs Nolhan trouvait parfois ses propres raisonnements tellement farfelus qu’il en venait même à s’égarer lui-même en chemin. Du coup, il ne retenait que quelques idées et notamment celle que l’Amour et la Haine n’étaient autre que deux entités, régnant sur deux territoires bien distincts mais séparées par une piètre frontière car facilement franchissable. Ce n’est pas comme s’il fallait traverser le Danube à la nage ou encore escalader les Alpes, non, il suffisait de faire un pas - un seul et unique pas - pour se retrouver de l’autre côté de la barrière. Nolhan l’avait expérimenté alors il en connaissait tout un rayon sur le sujet. Oui parce que même si la rancune l’empêchait présentement de l’avouer, il avait été éperdument amoureux de Sacha McLauren. Sauf qu’elle l’avait - volontairement ou pas, peu importe - traité comme un moins que rien avant d’effectuer un choix hautement symbolique car décisif. Et maintenant qu’elle se retrouvait là, à quelques mètres de lui, il ne se demandait qu’une chose : pourrait-il un jour lui pardonner et revenir sur ses pas ?


« Laisse tomber » lâcha-t-il sur un ton volontairement distant. « Ca n’a plus d’importance de toute manière ».

Les mains toujours soigneusement fourrées dans ses poches, il baissa la tête et son regard se posa sur un tas de feuilles sèches : revêches comme ses sentiments, décrépies comme son cœur. Un mal-être non négligeable se lut sur son visage bien qu’il tente désespérément de le dissimuler. Plus le temps s’écoulait - le sablier s’adonnait à son travail préféré - plus la tension devenait palpable. Inutile de préciser qu’elle ne tarderait pas à atteindre son apogée.

« Mais c’est génial ! » lança-t-il avec ironie, les yeux désormais plantés dans les siens. « Ca veut dire que tu te comportes comme une véritable salope avec tous les mecs ». Plantés dans les siens comme un couteau en plein cœur. « Merci de l’info’, j’me sens vraiment mieux maintenant ». Plantés dans les siens comme ce couteau qu’elle avait planté dans son cœur. La vengeance est un plat qui se mange froid. Elle n’oublierait pas ce proverbe de si tôt.

[Pardonne mes dérives fantasques, je suis à l'ouest depuis que j'ai vu les oeuvres d'un super peintre putain d'où le 'nawakage' des paragraphes Arrow]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Jeu 8 Mai - 19:07

free music


Dans chaque relation il y avait à la fois des avantages et des inconvénients. Cette fois-ci, entre eux et surtout aujourd’hui, leur connaissance profonde sur ce qu’était l’autre et comment réagirait-il était une arme très puissante. Nolhan avait décidé de se servi de tout cela contre Sacha, contre ses raisons qui la poussait à lui avouer toute la vérité sans qu’il le sache.

Il savait se montrer distant, à l’époque déjà cela lui avait prit lorsqu’il était jaloux de la relation qu’elle entretenait toujours avec son fiancé mais aujourd’hui, elle savait qu’il ne suffirait pas d’un sourire pour l’apaiser et surtout que cette fois-ci, il avait véritablement envie qu’elle lui foute la paix. Plus elle serait loin de lui, plus il se sentirait mieux.
Plus l sera éloigné d’elle et plus elle se sentirait mourir.

Certains disent que la douleur, l’absence vient peu à peu, mais Sacha aujourd’hui, en une seule phrase venait de se voir exploser en milles morceaux. Son cœur tout entier venait de se briser, ses espoirs s’envolés et l’envie de tout lui avouer, ne semblait tout à coup plus utile.

Une salope. Une salope. Ce mot la percuta en plein fouet et resta un bon moment dans son esprit tandis qu’une larme coula sur sa joue sans même qu’elle s’y attende. Étais-ce réellement comme ça qu’il l’avait toujours vu ? Un petit sourire nerveux apparut sur son visage alors quelle détourner légèrement la tête. Son Pépito n’avait plus rien avoir avoir avec son Pépito. Il n’avait plus rien avoir avec le Pépito qu’elle avait aimé, celui pour qui ENFIN elle était prête à ouvrir son cœur sans remords. Si lui la voyait telle une salope, alors peut-être qu’au final, elle aussi l’avait vu comme celui auquel elle aurait tant rêver. Celui qu’elle n’aurait jamais.

Elle ne voyait plus Pépito mais le jour où elle avait fuit l’Autel à son mariage simplement car cet homme lui trottait dans la tête, ce jour ou elle avait pleuré toutes les larmes de son cœur en le perdant. Au final, c’était sûrement ce qu’il y avait de mieux à faire. La meilleure chose qui pouvait lui arriver. Elle avait perdue son mari certes mais elle avait également réalisé que cet homme qu’elle aimait tant n’avait aucunement besoin d’elle pour allait bien.

Le pourquoi du comment de sa fuite au mariage ne lui semblait tout à coup plus utile, tout comme ce pull qu’elle avait tant aimé porté et serrer contre elle, comme si il était auprès d’elle, tout comme ce bracelet qui au final aurait eu plus de valeur pour elle que pour lui vu la façon dont il venait de se comporter avec elle. Ce fut la première fois qu’elle se laisse aller face à lui, la première fois qu’une larme perla devant lui, la première fois qu’elle était faible devant lui, la dernière fois qu’elle essayerait de lui parler…


« Ouais… »

Désormais, elle venait de poser son regard sur Monsieur Pejito, le fixant d’un air certain tandis qu’elle venait d’avaler difficilement sa salive. « C’était certainement ça que j’étais venu te dire. » Non, il ne serait rien, a quoi bon. A s’en servir pour l’humilier encore un peu plus ?

D’un revers de manche elle essuya cette larme errante puis s’obstina intérieurement avec elle-même pendant 30 secondes, pendant lesquelles elle fixait le sol. Puis sans prévenir, alors que la température n’était pas vraiment élevée, elle retira ce pull qui ne lui appartenait plus. Elle le haïssait et détestait tout ce qui pouvait lui appartenir. Sa main agrippa cependant encore fortement ce pull alors qu’elle le plaqua contre le torse de Nolhan afin qu’il récupère tout ce qui lui appartenait, l’amour qu’elle avait put avoir put lui par la même occasion. Il en ferait ce qu’il voudrait…après tout n’était-ce pas ce qu’il avait fait avec son soudain retour vers lui.

Dans sa petite robe, la jeune demoiselle tremblante semblait faible, détruite mais à l’intérieur, elle essayait de ne pas craquer afin de ne pas se montrer à nouveau faible face à celui qui désormais n’était plus son amour mais son tortionnaire.

Elle s’en allait ayant le sentiment du non accomplissement sur le cœur mais peut lui importait vu qu’elle ferait en sorte de transformer son cœur en un glacier comme il avait toujours demeurer avant l’arrivé de Monsieur Pejito dans sa vie.


« Ah oui au fait, j’avais oublié de te donner quelque chose il y a des années de cela. Dans la poche du pull. » Fit elle tout en levant son doigt vers l’objet que le jeune homme tenait toujours fermement. Sur ce, elle se retourna à nouveau puis conclut avant de s’en allait pour le laisser seul avec sa nouvelle vie loin d’elle :

« Rien de plus qu’une connerie qu’une salope aurait put offrir. Rien de bien important à tes yeux…»
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   Dim 1 Juin - 1:09

Il est des sentiments que le mal-être cultive comme personne. Il faut dire que c’est un jardinier exceptionnel, le mal-être. Il sème des graines de souffrance, inlassablement, et les arrose avec de l’eau - celle des souvenirs - en prenant toujours soin de viser essentiellement le cœur, plus apte à céder sous le poids des pleurs. C’est un illusionniste, le mal-être, qui féconde même les plus arides déserts. Aucune terre, aussi robuste soit-elle, ne peut lui résister. Tôt ou tard, une plante finit toujours par voir le jour. Aussi vénéneuse que mortelle, on l’appelle plus communément le remords. Elle puise dans les ressources du cœur, ce globe à la forme difforme, elle se nourrit de son désespoir. Mais ce n’est pas du sang que ses racines aspirent, non, c’est de la vie. Des gouttes de vie. Le remord épuise. Et puis épure l’Homme épuisé, non pas en lui retirant son mal mais en le faisant croître jusqu’à ce qu’il finisse par céder, par craquer.

Plus les minutes s’écoulaient plus ils semblaient perdre le contrôle de la situation mais aussi et surtout d'eux-mêmes. Sacha extériorisait clairement sa tristesse - des larmes salées parsemaient ses joues de sirène -, Nolhan quant à lui intériorisait sa peine. Il la dissimulait comme un crime parce qu’il ne pouvait pas supporter l’idée de se montrer vulnérable, une fois encore. Parce que ce temps était révolu. Parce qu’il avait changé et qu’elle n’avait plus la moindre emprise sur lui. Il ne restait plus rien d’eux, de ce « nous » auquel il avait été le premier à croire. Il ne restait plus rien si ce n’est quelques miettes d’amours tout juste bonnes à nourrir les pigeons. S’il souffrait, s’il était littéralement en train de s’asphyxier, c’était parce qu’aussi rancunier soit-il - et Dieu sait qu’elle aurait mérité de subir les pires tortures qui soient - il ne pouvait se faire à l’idée qu’il était responsable d’une peine pareille.

Il ne comprenait plus.


« Hein ? » fit-il en fronçant les sourcils alors qu’elle lui demandait de regarder dans les poches de son pull.

« Mais - »

Il se stoppa immédiatement en sentant ses doigts fébriles emprisonner un objet métallique. Son regard chercha celui de Sacha mais il se perdit en route.

« C’est - »

Nouvelle pause.

« Un bracelet » conclut-il en l’observant méticuleusement. Le texte - une déclaration explicite - ne lui avait pas échappé.

« Tu - »

Cette fois-ci, c’est sa voix qui s’enroua, s’enraya à la manière d’un pistolet que l’on utilise plus depuis des années.

« Attends »

Trop tard. Elle avait déjà disparu. Elle s’était volatilisée. Nolhan soupira un grand coup avant de plaquer sa main gauche contre son front. Il s’adossa contre le tronc d’un arbre comme pris d’un vertige et réalisa subitement que Sacha avait oublié quelque chose. Pas le pull. Il le gardait. Pas le bracelet. Elle lui avait donné. Non, elle avait oublié de cueillir les fleurs de remords jonchant son cœur meurtri.

[TOPIC TERMINE]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]   

Revenir en haut Aller en bas
 
When you're gone [Rés ma Ju' 4 fromages (L)]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Au Dragon Vert
» Les sauces en boite
» Gare aux fromages géants au bord des routes suisses...
» Le fromage
» Les fromages mauvais pour la santé selon l'europe

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Ecstasy of Gold :: FOR A FEW DOLLARS MORE :: Graveyard :: EOG I :: RP-
Sauter vers: