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 Fire with Fire [Judd]

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MessageSujet: Fire with Fire [Judd]   Dim 4 Mai - 23:06

free music




Mettre de la distance entre eux ne semblait pas être la meilleure solution puisque dès les premières heures de solitude, elle se prenait à penser à lui et l’envie de le rejoindre la tiraillait mais elle s’y refusa catégoriquement, il suffisait qu’elle s’imagine ce qu’elle avait pu lui faire pour que ce besoin de lui, de ses bras et de son odeur rassurante s’estompe. S’occuper du bétail était un boulot à plein temps et pas des plus faciles mais être coupée du reste du monde lui permit de faire le point et de revenir aux sources. C’était exactement ce dont Amy avait besoin, se ressourcer et revoir l’ordre de ses priorités. Le calme et l’isolement lui permettait toujours de prendre des décisions et la première fut de ne pas appeler l’hôpital pour y demander une place, Judd avait raison, fixer ses murs blancs ne lui conviendrait pas même si de cette manière, elle protégerait les siens, il existait forcément une autre alternative.

Mais ce qui occupait exclusivement son esprit n’avait aucun rapport avec sa santé mentale et ses problèmes de trouble de la personnalité. Elle ne cessait de penser à la « révélation » que leur sortie avait provoquée. Judd n’était pas gay et ne l’avait jamais été, voilà qui mettait un fouillis pas possible dans ses idées et sa vision des choses. Au fond, elle n’était pas étonnée puisqu’elle le soupçonnait depuis le début mais le croire lui avait permis de lui faire plus facilement confiance, comme si le fait qu’il soit un homme comme les autres le rendait moins humain et plus comme Darcy, susceptible de l’abandonner à son tour. L’idée qu’il l’aime uniquement comme amie lui permettait inconsciemment de laisser une place pour le retour fantasmé de son ancien meilleur ami.


Pourtant, aujourd’hui, elle voyait tout ça d’un autre œil. Darcy était de retour, certes, mais pendant son absence, Judd avait su prendre soin d’elle, la mettre en confiance et la faire se sentir normale, il avait rendu son quotidien plus lumineux et colorés et chaque fois qu’elle pensait à lui, un sourire s’affichait sur ses traits de petite fille. Peut-être qu’au fond son conte de fées devait être revu, le prince charmant n’était pas celui qu’elle croyait.

Ses rapports avec le jeune cow-boy furent toujours plus ou moins ambigus, elle n’avait jamais cessé de le tester de différentes manières et lui semblait de plus en plus réceptif à ses sollicitations, si bien que la blondinette se demandait si ce n’était pas le bon moment pour tenter quelque chose, cesser de vivre dans le passé pour construire le présent avec la personne qui le méritait et qu’elle méritait.

Ce ne fut que lorsqu’elle parvint à cette conclusion qu’elle jugea bon de revenir au ranch, des jours s’étaient écoulés sans qu’elle ne donne signe de vie et elle savait qu’il lui en voudrait au moins cinq bonnes minutes mais peu importait, sa décision était prise. Sur le chemin pourtant, elle croisa Draz ce qui remit un peu en question sa décision, son comportement étrange, sa façon de la regarder, mais il arrivait trop tard. Oui trop tard.

Le corps poisseux, elle préféra passer par l’étape douche avant d’aller le voir dans la grange, là où il passait le plus clair de son temps en journée. La rivière était utile quand on ne pouvait se débrouiller autrement mais une bonne douche, elle ne connaissait que ça de vraiment efficace. Enfilant un jean et un débardeur, elle dévala les escaliers, ignorant son père et ses questions et fonça à la grange.

Les portes ouvertes laissaient échapper des bruits réguliers, ceux de quelqu’un qui nettoie les box des chevaux avec applications. Elle avança et se posta à l’entrée, s’appuyant contre le montant de a porte, l’observant un moment en silence. Ses muscles saillants et brillants à cause de la sueur, s’activaient et son débardeur collait à sa peau moite. Le regard d’Amy glissa jusqu’à son postérieur et elle se fit la réflexion suivante, elle avait été bigrement stupide de ne pas s’être rendue compte plus tôt de ce qu’elle avait parce que dans cet état, il aurait donné chaud à un glaçon.

Reprenant difficilement ses esprits, elle se décida à entrer et signifia sa présence avec un raclement de gorge prononcé. Il ne cilla même pas, il devait l’avoir vu depuis un moment et il semblait bouder. Mal à l’aise, elle frotta ses mains sur ses cuisses et chercha des mots appropriés.



It ain't the end of the world girl
You'll find your place in the world girl
All you gotta do is stand up and fight fire with fire


« Tu m’en veux hein ? Je suis désolée d’être partie comme ça mais j’avais besoin de solitude pour faire le point. Enfin…euh… voilà. »
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 5 Mai - 1:57


Il avait vaguement entendu dire qu’elle était de retour au ranch seulement voilà il n’avait aucune envie de venir ramper à ses pieds pour avoir un peu de son attention. S’il s’était habitué à sa maladie et aux différentes conséquences qui en découlaient il n’était cependant pas prêt à faire avec ses caprices et c’est exactement ce qu’était cette fuite pour lui, un caprice. Elle suivait ses propres désirs au mépris de ceux des autres, prenait tant qu’elle pouvait mais ne donnait jamais rien en retour et lui pauvre abruti qu’il était il venait quand même toujours réclamer son petit sucre et sa tape sur la tête. Et merde pas cette fois !

Il avait donc enfoncé son stetson jusqu’à son nez et était parti d’un air décidé vers la grange où il avait attrapé la première fourche qui lui était tombé sous la main pour déplacer des balles de foin d’un coin du bâtiment à un autre bien que ce soit totalement inutile. La colère qu’il ressentait avait raidit ses muscles que l’effort commençait à délier et il avait du retirer sa chemise et son chapeau pour ne pas fondre. Sans faiblir il donnait de grands coups dans la paille et l’envoyer valser un peu plus loin. Bien sûr il avait entendu les bruits de ses pas sur la terre battue de la grange. Bien sûr il savait qu’elle le regardait et qu’elle attendait un geste, un mot, un signe de sa part. Et merde !


« Si je suis en colère ? »
demanda-t-il en relevant enfin le nez vers elle.

La sueur l’obligeait à plisser les yeux et il essuya les gouttes qui perlaient sur son front d’un revers du bras. Comme il avait chaud – voir plus même maintenant qu’elle était venue le titiller et le narguer dans ses vêtements légers – il prit un bol qu’il trempa dans un seau rempli d’eau avant de se le verser sur la tête. S’il était en colère ? L’eau se serait évaporée au contact de sa peau si la chaleur de son corps avait été proportionnelle à ce qu’il ressentait. Au lieu de ça elle coulait désagréablement du sommet de son crâne, à sa nuque, puis son dos et son torse pour aller enfin se perdre sous son jean.

« Bordel que tu m’évites encore passe mais que tu partes là-haut… » Il pointa un doigt vers le ciel. « … sans moi. » doigt pointé vers lui. « … avec ces espèces de stupides bestiaux… » Il piquait de nouveau sa fourche avec fureur dans la paille. « … et sans personne pour t’aider au cas où il y a un pépin… » Il secoua la tête, projetant des gouttes d’eau un peu partout autour de lui. « … c’est juste… »

« Mais merde ! Est-ce que tu as seulement une idée de combien j’ai pu m’inquiéter pour toi ? Avec ce qui s’est passé la dernière fois je… je t’aurais ramenée par le fond de la culotte si seulement… JE T’AURAIS BOTTE LE CUL… »
Il le voulait, il voulait vraiment avoir l’air d’être en colère mais c’était plus fort que lui. Elle était là, elle avait l’air de s’en vouloir, elle allait bien et c’était tout ce qu’il avait besoin de savoir.

« TU… »

« Tu m’as manqué ma crotte… »
avoua-t-il enfin dans un souffle, baissant le nez vers le sol.

C’était même plus qu’un simple manque. Il se laissa tomber sur une balle de foin, le visage toujours obstinément baissé. Il avait eut peur qu’elle ne s’éloigne de lui parce qu’elle ne supportait pas la vérité à son propos. Comme si elle était incapable d’aimer le Judd hétéro et de l’accepter comme son ami. Elle était le lien le plus fort qu’il avait dans cette ville et il ne souhaitait pas le voir se briser. Surtout pas d’un façon aussi stupide.
« Tu devrais pouvoir tout me dire pourtant… »

Il releva enfin le regard vers elle et nota pour la seconde fois que ses vêtements étaient « légers ». Elle était aussi terriblement attirante avec son petit air gêné et cette hésitation inhabituelle. Elle n’était pas du genre à tourner autour du pot en temps normal et il aimait ça. Il aimait tout d’elle, même ses faiblesses. « Tu m’en veux c’est ça ? »
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 5 Mai - 2:53

S’il y avait bien une chose qu’elle n’aimait pas, c’était quand il reprenait ce qu’elle venait tout juste de dire, ça ne présageait jamais rien de bon et même si Judd restait plutôt patient avec Amy, il avait ses limites et elles semblaient être dépassées. Pourtant, son regard n’exprimait que soulagement. Elle comprit qu’une fois encore, elle s’en tirerait bien mais elle se promit qu’il s’agissait là de la dernière fois où il aurait besoin de lui pardonner ou d’excuser un de ses comportements bizarres ou égoïstes. Très vite, son esprit se mit sur pause et son regard s’attarda sur ces milliers de gouttelettes qui venaient lécher le corps du jeune homme, cascadant sur son visage aux traits si joliment dessinés jusqu’à son torse pour enfin mouiller son jean. Elle avala difficilement sa salive et tenta de détourner les yeux mais en fut incapable, il fallut qu’il reprenne la parole pour que ses yeux quittent son jean. Il éveillait une sensation familière chez elle mais aucun signe de crise à l’horizon, seulement un désir presque aussi étouffant que la chaleur sèche qui sévissait à cette heure de la journée.

« Djou… Je ne t’évitais pas, j’avais besoin de me retrouver avec moi-même. » se justifia-t-elle

En réalité, il ne lui en voulait pas vraiment d’être partie, juste de l’avoir tenu à l’écart et d’avoir mis sa vie en danger en restant seule. Son problème était qu’il s’inquiétait trop, elle ne pensait pas mériter tant d’attentions même si elle adorait l’idée de lui manquer autant, ça réfutait pas mal de ses spéculations à propos de ce qu’il ressentait pour elle depuis sa dernière crise. Elle s’imaginait qu’il voudrait l’éviter mais au contraire, il semblait qu’il avait d’avantage besoin de la sentir près de lui pour la veiller et la protéger d’elle-même. Mais lui, qui le protégerait d’elle ?


« Je suis désolée, vraiment. Je ne voulais pas que tu t’inquiètes, je pensais juste que tu m’avais assez vu, qu’il valait mieux que je m’éloigne après ce que je t’avais fait. Je veux dire, tu ne peux pas toujours tout encaisser et il est normal que tu satures, je ne veux pas devenir ton fardeau. » avoua-t-elle en affichant une mine triste à laquelle il ne put visiblement pas résister

Quand il exprima son réel sentiment sur le sujet, elle se sentit soulagée et respira plus facilement. Après réflexion, elle prit le parti de s’appuyer contre un des box car être trop près de l’empêcherait très certainement d’en venir là où elle voulait en venir.

« Tu m’as manqué aussi, j’avais personne à qui raconter mes blagues débiles et puis je me sentais jamais rassurée, tu sais qu’il n’y a qu’avec toi que c’est le cas. »

Elle doutait qu’il s’agisse là d’une bonne nouvelle pour lui, même si elle refusait d’être un poids pour lui, elle l’était et elle aurait beau tout faire pour que la tendance s’inverse, sa maladie ne leur laisserait pas de répit et compter trop sur lui finirait par briser tout ce qu’il pouvait y avoir entre eux et alors elle se retrouverait seule, encore.

« Bordel non ! Pourquoi je t’en voudrais ? » s’exclama-t-elle avec exaspération

« C’est toi qui devrais m’en vouloir, je te pourrie la vie, je t’empêche d’avoir d’autres amis et te violente à chaque crise, crois moi, c’est toi qui devrais m’en vouloir ! »

Les yeux baissés, elle essayait d’effacer de son esprit, ces suppositions qu’elle avait imaginées, c’était bien trop douloureux.

« Je… » commença-t-elle en le fixant à nouveau

Comment tourner sa nouvelle décision ? Elle craignait de précipiter les choses et de tout perdre, son amitié et peut-être son amour. Indécise et maladroite, elle préféra venir s’asseoir près de lui et poser sa tête sur son épaule.


« J’ai beaucoup réfléchi tu sais et j’ai les idées plus claires maintenant mais j’ai peur de te dire ce à quoi j’en suis venue. »

Son odeur si particulière vint chatouiller ses narines et elle eut un mal fou à se concentrer, elle préféra se détacher de lui et de sa peau chaude avant de déraper.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 5 Mai - 19:55

« Alors tu aurais du rentrer ! » répondit le jeune homme comme si c’était là une évidence en levant ses mains en l’air.

Le reste n’était que conneries et il ne voulait pas l’entendre. Il n’avait pas demandé à avoir une amie parfaite mais quelqu’un avec qui il se sente bien et il puisse parler. Et cette personne c’était Amy. Bien sûr les choses n’étaient pas toujours évidentes, c’était même souvent difficile mais au diable les épreuves si elles leur permettait de mieux se comprendre encore et d’être plus proches. Ce qu’ils n’avaient cessés d’être au fil du temps. Ce n’était peut-être pas évident là tout de suite quand on savait qu’elle avait renié sa sexualité et qu’il l’avait laissée ignorer ne part aussi importante de son être mais c’était vrai. Il n’y avait personne pour comprendre Judd comme Amy le savait et le jeune homme pouvait savoir à la seconde ce qui traversait l’esprit de la blondinette rien qu’en plongeant son regard dans le sien. Il n’avait pas beaucoup d’amis au sens strict du terme, mais il n’avait pas besoin un paquet de gens qui gravitent autour de lui quand quelques uns seulement savaient combler sa solitude et effacer ses doutes
.

« Combien de fois je vais devoir te le répéter pour que ça rentre dans ton crâne de petite blonde têtue ? » l’apostropha-t-il.

« C’est à moi de décider ce que je peux supporter et si je suis là c’est que je le peux. Tu crois vraiment que je peux t’en vouloir pour ce que tu fais alors que tu n’as aucun contrôle dessus ? Si tu cherchais réellement à me blesser je dis pas mais… mais ce n’est jamais toi. En plus tu as été là pour moi quand je suis arrivé. J’aurais jamais pu arrêter la drogue et toutes ces saloperies si tu m’avais pas soutenu. Tu as vu ce qu’il y avait de plus sombre en moi, c’est à toi de me laisser voir ta part d’ombre maintenant. Et tu n’as pas à avoir peur de me perdre. Parce qu’il n’y a rien qui puisse me faire peur à moi. »

Il avait dit tout ça alors qu’elle était venue poser sa joue sur son épaule, n’ignorant pas ce qu’elle disait mais n’en prenant pas compte non plus pour le moment. Il avait fallut d’abord qu’il se délivre de tout ce poids qu’il portait depuis son départ. Il s’était tellement senti coupable quand elle s’était éloignée de ne pas avoir réussit à mettre ses sentiments de côté et de faire fi de ce qu’elle avait dit pendant sa crise. Il l’avait laissée seule avec sa part d’ombre et c’était quelque chose qu’il n’arrivait pas à se pardonner.

« Je t’ai dis déjà qu’il n’était pas question que tu te fasses enfermer… » souffla-t-il en plantant son regard dans le sien, n’ayant visiblement pas compris où elle voulait en venir.

Il essaya de tirer sur son jean qui maintenant qu’il était humide collait à ses cuisses de façon désagréable. Ca avait été une brève et infructueuse tentative pour essayer d’échapper au feu du regard d’Amy. C’était la première fois qu’elle le regardait comme ça avec autant d’intensité. Du désir ? Probablement. A moins qu’il ne préfère attribuer ses propres sentiments à la jeune femme pour mieux pouvoir les rejeter. Une langue de feu était venue réveiller son bas-ventre, rendant chacun de ses gestes plus lents et lascifs. Il avait également la fâcheuse tendance à fixer ses lèvres avec insistance, comme s’il avait voulu venir lui mordiller.


« Non je sais pas… » articula-t-il péniblement alors que son buste se soulevait d’un souffle pénible et chaud.

Les saveurs sucrées de son gel douche venaient se mêler à l’odeur de paille chauffée par le soleil et elle contrastait avec force à l’odeur de vieux cuir et de cheval qu’il dégageait. Pourtant le mariage des deux senteurs aussi insolites soient-elles le rendait fou. Elles lui donnait envie de retirer tous ses vêtements, devenus une coquille humide et trop lourde à porter. Il se mordilla la lèvre, alors que l’envie de l’embrasser se faisait plus forte et qu’il venait poser à son tour sa joue sur son épaule.


« Amy… »
susurra-t-il d’une voix rauque à son oreille.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 5 Mai - 23:53

free music



« Je suis là maintenant et c’est le plus important. »

Il était inutile de tergiverser sur son absence pendant des heures, surtout parce qu’elle ne voulait pas avouer la triste conclusion de tout ça : il ne suffisait pas que quelqu’un vous manque pour vous décider à revenir, il fallait que vous en ayez besoin, terriblement besoin au point que ça devienne une véritable obsession. Tout à fait, Judd était devenu son obsession durant ces derniers jours et ce n’était pas tant le manque de lui que le besoin de sentir sa présence qui la poussèrent à revenir. Elle se trouvait bigrement égoïste et se détester pour le simple fait de trop compter sur lui mais quelque part, elle avait l’intime conviction qu’il en allait de même pour son meilleur ami. Ils se nourrissaient de la présence de l’autre et jusqu’à maintenant, ça ne posait aucun problème, pourquoi en serait-il autrement maintenant qu’elle réalisait qu’il pouvait y avoir plus qu’une simple amitié.

Sa capacité à choisir le meilleur pour lui était largement remise en cause ne serait-ce que par son passé. Il avait beau regretter ce qu’il put être et presque le renier mais ça n’empêchait pas à cette petite partie de lui d’exister et de rester en sourdine, comme les autres personnalités d’Amy les trois quart du temps. Elle ne lui tenait pas rigueur de ce qu’il avait pu être tout simplement parce qu’elle détestait juger et qu’elle était mal placée pour se permettre de réprimander son ami mais elle ne supportait pas qu’il prenne la situation à la légère et il le savait parfaitement. Elle doutait qu’il puisse encore tenir le rythme pendant des années et le protéger d’elle-même restait sa plus grande mission, derrière son visage d’ange se cachait une horrible personne, elle craignait qu’au fil des crises, il n’aperçoive même plus l’ange, se focalisant sur le monstre qu’elle pouvait être.


« Je doute que ta part d’ombre arrive au niveau de débauche de la mienne un jour. Tu sais combien je tiens à toi Judd mais tu… Tu ne pourras pas toujours supporter ça et… C’est trop mignon ce que tu viens de dire que je sais même plus comment te montrer que tu as tort. » dit-elle en souriant

Ajoutez à cela son regard azur posé sur elle et sa bouille de gosse et elle ne put que céder. Si lui semblait incapable de lui en vouloir quoi qu’elle fasse, elle ne résistait jamais à sa mine triste et à ses beaux yeux bleus et il lui faisait souvent oublier ce qu’elle voulait dire, quelques fois même il poussait le vice jusqu’à la câliner pour se faire pardonner une remarque vexante pendant une dispute et elle fondait littéralement, débordée par toute cette amitié et cet amour qui jaillissaient de son cœur. Pour ne pas faillir à ses habitudes, elle vint se poser près de lui et laissa tomber sa tête sur son épaule. La dimension tactile de leur relation pouvait poser question, en effet, il était plutôt rare de voir un homme et une femme se coller autant sans qu’il se passe quoi que ce soit mais il prouvait à tous que c’était possible ou du moins tant qu’un des deux maintenait certaines barrières.

« Il ne s’agit pas de ça. » se justifia-t-elle en soutenant son regard sans ciller jusqu’à ce que celui-ci s’égare sur sa main et son jean.

Une véritable tension planait dans la grange et elle avait bien une idée sur la manière de l’apaiser mais elle luttait contre depuis son arrivée, pourtant, il ne lui rendait pas les choses faciles. Après le marcel moulant et trempé de sueur, il avait fallu qu’il fasse dégouliner de l’eau sur chaque parcelle de son corps, histoire sans doute de la rendre d’avantage folle. Et maintenant, ses yeux ne quittaient plus les gouttes d’eau qui perlaient sur son torse, ni même son jean terriblement trempé et foutrement bien rempli, tant et si bien qu’elle oubliait presque de respirer et frôla la syncope avant de se souvenir de la manière dont il fallait s’y prendre pour respirer. Sa langue devait passer sur ses lèvres pour les humecter et la chaleur étouffante l’indisposa bien plus quand il vint poser sa tête sur son épaule. Résister devait être son mot d’ordre. Difficile, surtout quand son souffle chaud balaya sa nuque et qu’il soufflait son prénom, elle ferma les yeux et réunit tout le self control dont elle était capable pour ne pas lui sauter dessus alors qu’elle l’imaginait en train de gémir son prénom, terrible image mentale.


« En fait je pensais à tout autre chose, tu… tu as de l’eau partout. » dit-elle

Son doigt s’égara sur le tracer de l’une d’entre elles partant de sa nuque et descendant Dieu sait où, peut-être même que son doigt allait plus bas que là où l’eau était allée, normal, le semblant de vêtement qu’il portait toujours avait tout absorbé, s’arrêtant tout de même à sa ceinture. Il frissonnait alors qu’elle l’effleurait ce qui l’encouragea à suivre une autre goutte.

« Je pensais à nous. Toi, moi, l’éventualité qu’on n’ avait pas creusée à cause de… » elle soupira alors qu’elle sentait son cœur battre plus fort et qu’une douce chaleur engourdissait ses membres mais elle laissait ses doigts courir sur lui « A cause de ta supposée homosexualité et je me suis dit que si il y avait deux personnes pour être ensemble, c’était nous. Je sais que c’est complètement fou… »
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Mar 6 Mai - 18:25

Le jeune homme sourit en retour et resta silencieux. Il n’y avait rien de plus à ajouter il avait gagné. Il n’y avait rien de plus difficile que de clouer le bec à Amy. Elle trouvait toujours quelque chose à répliquer, en particulier quand il s’agissait de s’attribuer les mérites de quelque chose sur lequel elle n’avait finalement aucun pouvoir. De plus il était certain qu’elle se trompait cette fois. La part d’ombre de la blondinette semblait plus menaçante parce qu’elle ne maîtrisait pas ce qui se passait lorsqu’elle était en pleine crise. Lui au contraire avait pu maîtriser chaque étape de sa déchéance. Il avait été une victime consentante jusqu’à un certain point. Et c’était en ça qu’il se sentait plus menaçant qu’elle. Il avait fait des choses sans qu’aucun soucis de moralité ne vienne le troubler. Peut-être n’avait-il même pas été une victime.

« C’est normal je crois… » répondit-il dans un souffle. « Je… »

Il ne parvint pas à terminer sa phrase puisqu’il ressentait la tension invisible qui s’était installée au moment où elle avait décidé de poser ses doigts sur lui. Il baissa le regard sur sa main qui poussée par une puissance plus forte que la gravité s’était mise à cascader sur sa peau en suivant le tracé de l’eau. Il pinça ses lèvres et retint son souffle, frémissant alors que la chaleur de sa cuisse contre la sienne venait l’irradier et transformer un jeu innocent en véritable torture. C’était une facette de la personnalité d’Amy à laquelle il n’avait encore jamais été réellement confronté puisqu’elle s’était toujours arrangée pour garder une certaine distance de réserve entre-eux. Depuis sa dernière crise elle semblait avoir abolit toutes ses barrières. Se pouvait-il qu’elle se souvienne de ce qu’il avait dit ?

« Toi et moi… » répéta-t-il d’une voix rauque.

« C’est pas si fou que ça… » Ses lèvres s’étirèrent en un sourire de félin. « Je sais tout de toi. » commença-t-il en venant dégager son épaule d’une mèche couleur des blés. « Et tu sais tout de moi. » On faisait difficilement plus proche que ces deux là. Ils connaissaient chaque doute, nourrissaient chaque espoir de l’autre. Il se rapprocha d’elle, son épaule venant effleurer la sienne. « Je croyais seulement que tu ne voulais pas. Tu m’as toujours traité comme une de tes peluches. » Il ne lui jetait pas la pierre loin de là. Il avait été le premier à profiter de la confiance qu’elle plaçait en lui et ils n’auraient jamais pu être aussi liés si elle l’avait traité comme les autres hommes qui travaillaient au ranch.

« J’ai essayé de te le dire un milliers de fois… » vint-il soupirer tout près de ses lèvres, les yeux mi-clos. « Mais tu ne voulais jamais m’écouter. Il y avait toujours quelque chose qui te retenait à Darcy. J’ai cru que je n’aurais jamais de chance de t’avoir. Si j’avais su… » Il souffla la dernière phrase tout contre sa bouche. C’était à peine un murmure et pourtant il résonnait en lui avec force. « … si j’avais su… » répéta-t-il en prenant enfin possession de ses lèvres dans un baiser furtif et tendre. Il se redressa ensuite et chercha dans le regard d’Amy son approbation. Pour toute réponse elle lui sourit et l’attira à elle en agrippant son vêtement détrempé. Il chercha ses lèvres avec frénésie cette fois tandis qu’elle se cambrait contre lui et mouillait ainsi le tissu de sa robe légère.

Il avait l’impression que sa poitrine allait éclater à cause du manque d’air dans ses poumons pourtant il ne pouvait détacher ses lèvres de ses siennes autrement que pour les laisser courir sur sa peau. Etroitement enlacés sur la botte de paille ils cherchaient à rattraper le temps qu’ils avaient perdu à s’éviter en s’embrassant comme deux adolescents lors d’un premier flirt. Leur souffle se mêlait tandis que doigts et langues étaient lancés dans un ballet sensuel. Il maintenait sa hanche contre la sienne et venait soupirer dans sa nuque et elle s’agrippait à ses larges épaules pour le presser avec force contre elle lui faisant goûter ainsi la rondeur de formes qu’il n’avait fait qu’apercevoir jusqu’alors.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Mer 7 Mai - 16:09

Sa franchise l’étonnait souvent, elle ne comprenait jamais après coup comment elle avait pu faire preuve de tant de culot et cette fois encore, ce qui lui avait semblé être un obstacle infranchissable fut transformé en broutille presque insignifiante. Pourtant, c’était loin d’être le cas et cette décontraction soudaine n’était due qu’à la proximité de Judd et au fait qu’elle le sentait réactif à ses caresses. Amy jouait gros en demandant plus, elle mettait en péril une amitié de plus de deux ans pour vérifier quelque chose avec lequel elle n’aurait pas pu vivre. Tout tournait autour d’elle et de ses choix et quelque part, elle craignait d’entraîner son ami à sa suite par simple égoïsme et que ça se termine mal. Elle ne serait pas en mesure de supporter son mépris si jamais rien ne se passait comme prévu.

Il l’observa un temps, intensément lui faisant oublier jusqu’à son prénom. A cet instant, elle aurait été incapable de se souvenir du visage ou bien du prénom de ce garçon qu’elle était censée aimer depuis des années et qu’elle avait croisé un peu plus tôt. Il s’agissait sans doute d’un signe, l’indicateur pour passer à autre chose et enfin être heureuse. S’enfermer dans cet amour à sens unique lui avait permis de se faire une raison, de justifier le fait qu’elle se coupait de tous et qu’elle n’avait pas le droit d’être heureuse . Elle venait de décider que tout ça était derrière elle.

Un soupir de soulagement lui échappa alors qu’il semblait séduit par l’idée, plus détendue, elle se laissa faire tandis qu’il dégageait son épaule d’une mèche de cheveux mais elle ne le quittait pas des yeux, s’accrochant à la chaleur de sa cuisse contre la sienne et à son épaule qu’il venait de coller contre la sienne. Bizarrement, elle se sentait un peu nerveuse quand à la suite, peut-être parce qu’elle se souvenait difficilement de la dernière fois où elle avait fait l’amour avec un homme sans y être contrainte par sa maladie, et si elle ne se souvenait plus de la manière dont on embrassait ? Détail qui semblait bien plus important à ses yeux que ce qu’ils pouvaient ressentir l’un pour l’autre. Néanmoins, elle refusa de se laisser paralyser par ça et tenta de le mettre dans un coin de sa tête.


« Me dire que tu étais gay était plus facile que d’admettre que je pouvais éprouver quelque chose pour toi. » avoua-t-elle

Elle était rarement si sincère, elle n’affectionnait pas les discussions sur ses sentiments et les évitait de manière générale, préférant les gestes aux mots, elle disait rarement « je t’aime » préférant le serrer dans ses bras pour lui montrer combien il comptait. Aujourd’hui, elle comprenait mieux le pourquoi de certaines disputes qui semblaient sans fondements auparavant, elle refusait de l’écouter dès qu’il abordait le sujet brûlant et maintenant elle s’en voulait, ils avaient perdu trop de temps en stupidités.

Ses yeux se fermèrent alors qu’elle sentait son souffle balayait son visage. Darcy ? Il n’existait plus désormais. Soudain l’odeur de cuir mélangé à celle plus âcre de la sueur sembla plus proche et elle sentit ses lèvres emprisonner les siennes, ce fut bref mais d’une intensité telle qu’elle eut du mal à rouvrir les paupières. Cette démonstration lui donna clairement envie de plus et elle l’agrippa par le t-shirt pour l’attirer à elle et se coller tout contre son torse trempé, l’embrassant à se faire mal. Leurs mains exploraient le corps de l’autre, tentant d’apprendre un chemin qu’elles ne connaissaient pas encore et leurs lèvres semblaient être dans un perpétuel besoin de celles de l’autre. Le souffle lui manquait et la douce chaleur du début avait clairement disparue pour laisser place à une chaleur moite et presque désagréable qu’elle voulait à tout prix apaiser. Ses bras s’enroulèrent autour de lui tandis qu’il visitait son corsage avec beaucoup d’intérêt. Elle passait ses mains sous son marcel, redessinant ses muscles du bout des doigts et avide d’en voir plus, elle tenta de lui retirer quand une voix l’en dissuada.


« AMY ! » appela le vieux Dorrington

Son amant se raidit soudain, visiblement inquiet mais elle semblait amusée par la situation, ses mains cessèrent leur course folle sur le torse de Judd et elle posa son index droit sur sa bouche , lui intimant l’ordre de ne faire aucun bruit. Elle attrapa une de ses mains et l’entraîna à sa suite près de l’échelle qui menait à la réserve de foin pour l’hiver située dans la partie supérieure de la grange. Constatant qu’il hésitait, elle prit les devants et après un fiévreux baiser, grimpa sur l’échelle, sa robe voletant derrière elle. Une fois en haut, elle eut tout juste le temps de se retourner qu’il se trouvait là, souriant avec malice mais cette fois, la blondinette ne lui laissa pas le temps de tenter quoi que ce soit puisqu’elle vint se coller à lui, mordillant son oreille avec envie et saisissant ses mains pour les garder prisonnières des siennes. Elle n’eut aucun mal à le faire venir dans un coin plus sombre, semant leurs vêtements sur leur passage, ils s’enlacèrent contre un pilier de bois, bouche contre bouche, seins contre torse mais quelque chose clochait. Amy reculait l’échéance avec une peur infondée, celle qu’il la laisserait après ça. Sa respiration difficile était autant due au désir qu’à l’angoisse de le perdre.


« Attends. » dit-elle

« Est-ce que tu peux me promettre qu’après ça tu ne partiras pas ? » demanda-t-elle

Elle ne demandait ni plus ni moins qu’une promesse.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Ven 9 Mai - 0:11


Elle pouvait éprouver quelque chose pour lui. C’était étonnant à quel point ces mots sonnaient de façon étrange dans la bouche d’Amy. Comme si ce qu’elle ressentait n’aurait jamais du être là et qu’il s’agissait d’une erreur. Une douce erreur puisqu’elle venait combler les attentes que Judd nourrissait depuis deux ans. On ne pouvait décemment pas rester indifférent à la jeune Dorrington, il y avait toujours quelque chose chez elle qui captait l’attention et forçait l’admiration. Ne serais-ce que la façon dont elle essayait de se battre contre sa maladie. Même si elle échouait pour le moment elle faisait toujours front et assumait ses fautes avec une force et une détermination qui ne pouvait qu’amener Judd à se poser des questions sur la vie qu’il avait pu mener. Parce que ce à quoi elle était contrainte lui l’avait fait par choix. Il n’y avait pas une seule de ses erreurs qui n’aient été commises en connaissance de cause. Mais à l’époque il s’était cru invincible, intouchable. Il avait cru incarné ce mythe que l’on dépeignait dans les reportages et les interviews. Mais ce n’était que du papier, du vent, et lui était tout ce qu’il y a de plus banal. La chute avait été dure mais il s’en était remis. Encore une fois grâce à la détermination d’Amy.

Préférant laisser ses mains et ses lèvres pour lui il ne répondit rien. De toute façon tout semblait dis dés leur premier baiser. Les gestes s’étaient enchaînés avec une certaine hésitation car ils naviguaient sur un terrain inconnu mais la vague de désir qui les submergeait suffisait à éteindre leurs doutes tant que leurs lèvres étaient scellées en de brûlants baisers. La chaleur de la peau d’Amy avait gommé la grange, le ranch et toutes les personnes qui se trouvaient là, elle en était même venue à rendre toute forme de vie ou autre chose qui n’était pas directement liée à la jeune femme comme impossible. Il n’y avait pas de travail qui l’attendait, pas de paille qui le grattait, pas d’hier, pas de lendemain juste le présent de ses lèvres contre les siennes. Il fallut que le père Dorrington appelle une deuxième fois Amy pour qu’il se rende compte de l’imminence du « danger » et cesse aussitôt de l’embrasser. Pour la famille il était aussi innocent qu’un taureau à qui on aurait coupé les couilles et c’était pour cette raison qu’il avait autant de libertés ici. Il ne donnait pas cher de sa peau si le vieux Dorrington le chopait en train de fricoter avec sa fille dans la paille. Il posa une regard inquiet sur Amy et celle-ci l’empêcha de faire le moindre commentaire et l’entraîna vers le fond de la grange où se trouvait une échelle. Une fois en haut il jeta un regard en bas et vit la silhouette du vieil homme se dessiner dans l’encadrement de la porte puis s’éloigner. Il souffla. Ca avait été juste.

Il retrouva la douceur de ses lèvres et aussitôt le monde s’évanouit de nouveau. Leurs vêtements étaient au sol, destinés à leur permettre de s’allonger sans se piquer les fesses dans la paille, et pourtant ils jouaient toujours à s’embrasser et à se découvrir. Amy avait peur de franchir le cap et lui aussi car il avait l’impression qu’il y avait plus en jeu qu’un après-midi de galipettes dans le foin. Elle était Amy, Il était Judd. Il n’y avait rien de plus spécial que ça.


« Amy… » Il secoua la tête tandis qu’un lent sourire se dessinait sur son visage.

« Et tu voudrais que j’aille où ? Enfin non c’est pas vraiment la bonne chose à dire… » soupira-t-il.

« Ca va sûrement changer pas mal de choses entre-nous. C’est pas comme si c’était… rien. Mais il y a une chose qui ne changera pas. C’est que je serais toujours là si tu as besoin de moi. » Il sourit devant le côté pathétique de ce qu’il venait dire.

« On pourrait faire une chanson de ce que je viens de dire. Je devrais peut-être me reconvertir dans la country. » plaisanta-t-il en commençant à fredonner un refrain où il était question d’une pouliche sauvage qui était venue manger dans sa main. Amy le fit taire d’un baiser.

Il passa ses bras autour de ses hanches et l’entraîna avec lui dans le coin qu’ils s’étaient construits. Seul un rayon de lumière fatigué venait caresser leur corps dénudé et leur permettre de lire dans les yeux de l’autre ce qu’ils ne pouvaient deviner dans ses soupirs. Et lorsqu’ils eurent épuisé ce que leurs corps pouvaient se dire, il restaient toujours ce que leur regard avait à raconter et le rayon de lumière doré n’éclairait plus que deux silhouettes fondues en une.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Ven 9 Mai - 16:22

L’idée qu’ils faisaient une énorme connerie ne la quittait pas et elle y pensait depuis qu’elle avait arrêtée sa décision sur le fait d’essayer de construire quelque chose avec lui. Tout cela remettait tellement de chose en question et les pousserait sans doute à revoir leur notion d’amitié et le pire serait sans doute si leur semblant de couple ne tenait pas. Darcy avait été son ami depuis toujours et rien ne l’avait empêché de partir et de l’abandonner sans raison apparente , Judd quant à lui n’était là que depuis deux ans et elle venait de lui offrir une raison de la quitter, rien ne le retiendrait si tout se passait mal et elle doutait qu’une simple promesse y change quelque chose. Draz avait dévasté sa vie, ruinant toute la confiance qu’elle pouvait avoir en la race humaine et particulièrement les hommes, il avait gâché toutes ses chances de refaire sa vie mais ça, elle n’en prendrait conscience que bien plus tard, pour le moment, elle pataugeait avec ce melting pot de sentiments qu’elle n’imaginait pas si forts.

« J’en sais rien, loin de moi, tu ne serais pas le premier. » dit-elle avec amertume

Elle ne pouvait s’empêcher de le comparer à celui qui l’avait abandonné, comme si ils pouvaient avoir quelque chose en commun alors que ce n’était pas le cas. Son meilleur ami n’avait jamais failli à sa tâche et alors que n’importe qui serait parti en courant, il restait fidèle à son poste, fidèle à Amy et à leur amitié, la soutenant à bout de bras juste pour qu’elle se sente normale et comme tout le monde. Darcy ne pourrait jamais en dire autant.

Toujours là pour elle ? Toujours. Elle prenait note et ne manquerait pas de lui rappeler en temps et en heure. Toujours c’était l’infini, l’éternité. Elle se voyait bien dans la même maison de retraite que lui à le charrier et à lui foutre des coups de canne bien qu’elle ignorait si elle serait capable de survivre si longtemps avec sa maladie qui devenait de plus en plus encombrante et ingérable. L’idée de mourir lui traversait souvent l’esprit et si lui, Maddy et sa sœur n’existaient pas, elle serait sans doute déjà partie, fichant la paix à son père comme il semblait secrètement le souhaiter.

Judd commençait à chantonner faisant éclater de rire la blondinette qui désespérée emprisonna ses lèvres une fois encore et se laissa entraîner dans leur petit coin douillet. Les mains de son nouvel amant courraient sur son corps nu et elle frissonnait à chaque fois ce qui ne faisait que rendre l’attente de plus en plus difficile. Il mit fin à tout ça d’une jolie façon et avec douceur, faisant d’elle la femme la plus importante de son existence pour le moment et la rendant complètement folle. Ses soupirs et gémissements s’étouffaient contre ses lèvres et ses ongles marquaient les épaules musclées du cowboy alors que la température de son corps augmenta sensiblement. Ca faisait un moment qu’elle n’avait pas ressenti ça, être comblée était particulier comme sensation et encore plus quand c’était bien fait.

Amy exhala un dernier gémissement alors que l’extase se saisissait de son corps et que des spasmes de plaisir la secouaient. Sa tête retomba contre le sol et elle laissa courir ses doigts le long de la colonne vertébrale de Judd, caressant dans un mouvement continu tout en tentant de retrouver l’usage de la parole. Il lui fallut quelques minutes pour que sa respiration se fasse plus régulière et que les battements de son cœur se calment. Le sentir contre elle l’apaisait, finalement cette nouvelle relation n’était qu’un plus dans leur amitié, il avait toujours été là.


« Si j’avais su que tu étais si doué je me serais réveillée avant. » finit-elle par dire avant de ricaner

« Désolée si j’ai mal fait quelque chose, ça faisait longtemps que… Enfin, je ne le fais jamais volontairement d’habitude. » admit-elle gênée

A quel autre homme pouvait-elle parler si librement ? Sa maladie ne paraissait jamais si grave chaque fois qu’ils en discutaient, il se débrouillait toujours pour tout dédramatiser et lui faire comprendre qu’elle était normale. Même si il n’y avait rien de plus faux, elle adorait cette illusion qu’il arrivait à faire naître.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 12 Mai - 18:46


Sa paume vint flirter avec sa cuisse humide alors qu’elle laissait courir ses doigts dans son dos et lui arrachait des frissons supplémentaires. Vaincu par le poids du désir qui l’avait assaillit il se laissa aller à peser de tout son poids sur elle. Le soleil tapait toujours sur leur peau nue et couverte de sueur et augmentait encore la chaleur étouffante dans laquelle ils s’étaient installés. Avec douceur il vint poser sa joue contre la sienne alors que le bout de son nez jouait avec la ligne de son épaule. Il sentait le cœur d’Amy battre contre son torse et communiquer ses palpitations folles à son propre pouls et il semblait que tant qu’ils resteraient enlacés l’un dans l’autre jamais les choses ne reprendraient un cours normal. Judd se contenta d’un éclat de rire grave quand la jeune femme le complimenta sur ses prouesses. C’était la deuxième fois qu’on le taquinait sur ce point en peu de temps mais cette fois il ne se contenterait pas de ça.

Fronçant les sourcils à sa seconde remarque il se redressa en prenant appui sur ses paumes. Son visage était partiellement occulté par l’ombre que faisait une botte de paille et pourtant il avait clairement vu ses joues se colorer d’embarras. Il sourit amusé et troublé par le contraste entre cette soudaine candeur et la façon dont elle lui avait fait l’amour quelques minutes auparavant. Elle avait un pouvoir fou sur lui et pourtant elle ne semblait pas s’en rendre compte et ça la rendait carrément irrésistible. Il glissa ses doigts dans ses cheveux, là où le soleil les transformaient en mer d’or liquide, et en retira quelques brins de paille qui s’y étaient mêlés avant de secouer la tête.


« J’ai aimé faire l’amour avec toi. » fit-il presque avec sérieux. « Tu n’as pas à en rougir… » ricana-t-il alors qu’elle cachait son visage derrière ses mains. Doucement il les écarta pour pouvoir soutenir son regard. « Enfin si tu pourrais rougir de certaines choses mais certainement pas par honte. » plaisanta-t-il, recevant un coup de poing sur l’épaule en guise de vengeance.

Il se saisit de sa main pour arrêter une pluie de coups qui pleuvaient sur lui et ils luttèrent un temps dans la paille comme ça pouvait leur arriver souvent. Terrassé par un éclat de rire Judd laissa Amy prendre l’avantage comme souvent et elle se retrouva allongée sur lui à jouer à le mordiller et l’embrasser remplaçant rapidement son rire par des soupirs. Il se redressa vivement pour trouver ses lèvres et plaquer sa main dans le bas de ses reins alors qu’elle venait enserrer sa taille de ses jambes. Ses mains glissèrent dans son dos pour finir leur courses accrochées à ses épaules et elle se cambrait contre lui avec la grâce et l’agilité d’une danseuse. Ils s’agrippaient avec force tandis que le mouvement de leurs hanches prenait plus de profondeur et leur arrachait des soupirs saturés de désir. La main de Judd se crispa sur la cuisse d’Amy alors que les soupirs se faisaient plus intenses et ils tombèrent ensemble dans la paille le corps ruisselant de sueur et le souffle coupé par la violence du plaisir.

Le corps moite et brûlant ils cherchèrent néanmoins le contact l’un de l’autre comme un drogué s’accroche à sa dose. Leurs mains ne s’offraient qu’un apaisement éphémère puisqu’ils continuaient à s’embrasser et à se caresser, réussissant ainsi à donner au plaisir une consistance physique bien qu’humide. Ils s’étaient tellement ignoré que maintenant ils avaient besoin de se prouver que tout ça n’était pas un rêve et ils le faisaient en se touchant, rendant le monde extérieur invisible pour ne laisser exister que leur odeur, leur souffle, leur peau, le poids de leur baisers et la chaleur de leur corps. Elle était encore penchée sur lui alors que ses doigts suivait l’ondulation de sa colonne vertébrale. Ses cheveux blonds venaient balayé le visage du cow-boy et le rendre aveugle à tout ce qui n’était pas elle si bien qu’il ne pouvait arrêter de l’embrasser.

Il ne voulait pas parler, ni réfléchir ou même essayer de comprendre ce qui se passait parce qu’il l’avait trop fait avant et que cela n’avait fait que l’éloigner de lui alors qu’il avait suffit qu’ils se livrent pour être lié l’un à l’autre et rendre la notion de liberté caduque et fantasque. Il voulait être son esclave, il voulait lui être enchaîné et se mettre à genoux devant elle si ça signifiait seulement l’aimer. Seulement lui appartenir.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Mar 13 Mai - 1:04

Son regard la mit d’avantage mal à l’aise et elle préféra se cacher à sa vue ne posant ses mains sur son visage. En aucun cas elle n’était cette fille sûre d’elle que la plupart des personnes de la ville dépeignaient, on ne faisait pas plus réservée et timide, celle qu’ils connaissaient n’était qu’une vulgaire caricature ou une caricature vulgaire, rien de comparable avec la blondinette, rien de comparable avec celle qui aimait Judd et qui paniquait à l’idée d’avoir mal fait quelque chose. Ce moment, elle l’imagina dès le moment où elle comprit ses sentiments et ça ne pouvait être que parfait et bizarrement, dès que le facteur Amy entrait en jeu, toute notion de perfection semblait effacée par son éternelle maladresse. Avec douceur il écarta ses mains de son visage pour la regarder dans les yeux.

« J’ai aimé aussi mais ce n’est pas le problème, j’aurais voulu que ce soit parfait. Au moins faire quelque chose de bien, tu comprends c’est la seule chose que je sache faire d’après tout le monde et pourtant je suis… Hey ! Tu es dégoûtant ! » dit-elle en lui assénant un coup de poing

Changer de sujet était certainement le plus judicieux, elle doutait que parler de ses troubles du comportement soit une bonne idée dans un moment pareil. L’idée qu’elle pouvait à tout instant, sauter sur n’importe qui ne donnait pas envie de lui accorder sa confiance, quand ils n’étaient encore que des amis, le problème ne se posait pas mais désormais, ils ne jouaient plus avec les mêmes règles.

Alors qu’elle se vengeait de lui à coups de poings et de claques, il se saisit de sa main pour la faire cesser mais c’était bien insuffisant pour arrêter la blondinette qui le renversa dans la paille et lui bondit dessus pour une séance de torture essentiellement basée sur les baisers et autres mordillements. Une chose ne changerait sans doute jamais, il la laisserait toujours gagner quoi qu’il se passe entre eux et elle adorait cette sensation de toute puissance, avoir le contrôle était chose rare et quand elle le pouvait, elle ne s’en privait donc pas. Pourtant, lorsqu’il se redressa et vint chercher ses lèvres, elle ne résista pas et enroula ses jambes autour de lui pour enfin laisser courir ses mains sur son corps musclés couvert de sueur et de poussière. L’air devenait presque irrespirable à mesure que leur désir augmentait, contraignant Amy à l’apaiser en se collant d’avantage contre lui pour approfondir leur étreinte.

Leurs mouvements s’accordaient avec grâce tandis que leurs soupirs se mêlaient dans un ballet de sons et de sensations, le monde autour d’elle vacillait et elle ne voyait que lui et ses magnifiques yeux bleus, son visage déformé par le plaisir qu’elle lui procurait ce qui ne faisait qu’accentuer le sien. Puis une impression familière l’envahit l’obligeant à s’agripper à lui avec force et la rendant presque incapable de se mouvoir, sa joue reposa contre la sienne et elle gémit à son oreille tandis qu’un éclair aveuglant lui passait devant les yeux, la laissant dans un état second. Ce fut sans mal qu’elle se laissa retomber avec lui dans la paille, profitant de ce moment de répit pour reprendre des forces. La chaleur étouffante de la grange lui coupait le souffle mais sentir la peau brûlante du cowboy contre elle lui procurait un sentiment qu’elle ne pouvait expliquer.

Même après avoir repoussées les limites du plaisir, il leur semblait vital de continuer à se toucher, se sentir pour profiter de ce moment qu’ils s’accordaient, ce moment où aucune question ne venait obscurcir leur jugement. Allongée sur lui, elle s’amusait à effleurer sa peau du bout du doigt constatant qu’elle le faisait frissonner à chaque passage tandis qu’il longeait sa colonne, provoquant les mêmes réactions. Jamais elle n’aurait cru que leur complicité dans la vie se serait retrouvée dans ce domaine, elle ne croyait de toute façon plus en l’amour depuis un bon moment, sa maladie y étant pour beaucoup. Comment peut-on être aimé de quelqu’un quand on est un monstre de foire et qu’on risque à tout moment de briser tout ce que vous vous êtes évertués à construire, juste dans un élan de folie, juste parce que une part de vous est purement et simplement incontrôlable ?


« Si tu n’as rien de prévu ce soir, je voudrais t’emmener quelque part pour y passer la nuit. » commença-t-elle en entrecoupant son discours de petits baisers sur l’arrête de sa mâchoire

« Seulement si tu n’as rien de prévu… »

Cette fois, ce fut ses mains qui coururent sur son corps pour le faire céder et après quelques habiles caresses, il accepta sans même savoir dans quoi il s’engageait. Même si l’idée de quitter ses bras chauds lui déplaisait, elle se détacha de lui et chercha ses vêtements pour les enfiler avec lenteur. Son père ne tarderait pas à fouiller tout le ranch de fond en comble pour les trouver et elle doutait que Judd ait envie de se confronter au vieux Dorrington. Constatant qu’il rechignait à se lever, elle prit l’initiative de lui rassembler ses vêtements et les lui apporta.

« Il faut que je t’habille en plus ? » dit-elle hilare

A peine furent-ils en bas que son père apparut à l’entrée de la grange et pesta après eux, elle parce qu’elle avait mieux à faire que de se jeter dans la paille comme une enfant et lui parce qu’il avait du travail à finir, Amy ne répliqua pas pour une fois, un sourire niais sur les lèvres. Elle jeta un dernier coup d’œil à son amant et lui murmura : « Ce soir à 20 heures derrière la grange. »

La soirée lui sembla particulièrement longue et elle eut un mal fou à se concentrer sur son assiette lorsqu’il vint s’asseoir à ses côtés pour partager leur repas, les souvenirs de leur après midi l’empêchait de revenir à la réalité et sa proximité ne l’aidait pas plus à rester elle-même. Pensant qu’elle couvait une crise, son père lui conseilla d’aller se reposer et elle ne se fit pas prier pour quitter la table. A 20 heures, elle était adossée à la grange, jouant avec les clés de sa voiture.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Jeu 15 Mai - 1:02

« Pour quoi ? » souffla-t-il d’une voix ensommeillée alors que la tension dans ses muscles se faisait moins forte et qu’il se sentait happé par une vague de fatigue.

Il aurait aimé pouvoir rester avec elle à batifoler comme ça dans le foin sans avoir à se poser de questions mais alors que tout semblait enfin clair entre-eux ils éprouvaient toujours le besoin de se cacher aux yeux du monde comme si ce qu’ils faisaient avait quelque chose de répréhensible. Il n’était pas question qu’ils soient des amants en dehors du nid douillet que leur avait offert les bottes de foin et cela ils l’avaient compris sans même avoir besoin de se concerter. Ce n’était pas tant de la honte qu’ils ressentaient. C’était quelque chose d’autre, de beaucoup plus insidieux et désagréable.


« D’accord d’accord d’accord… Tout ce que tu veux… » souffla-t-il alors qu’elle le torturait de la plus douce des manières qui soit.

Satisfaite d’avoir obtenu la réponse qu’elle attendait elle s’écarta de lui, laissant un air frais venir le caresser et le faire frissonner de froid et rompant ainsi la bulle qu’ils avaient formé le temps de leurs étreintes. Soudain les bruits à l’extérieur semblaient plus fort et il craignit un temps qu’on ait pu les entendre aussi. Pourtant ça ne l’inquiéta pas suffisamment pour qu’il se presse pour se rhabiller et il fallut qu’elle lui jette ses affaires pour qu’il daigne les enfiler.


« Je préfère quand tu me les enlèvent… » répondit-il à son rire ce qui lui valut un énième coup sur l’épaule. Il allait finir par avoir des bleus.

Il fit face au vieux Dorrington sans ciller et celui-ci posa un regard presque indifférent la paire qu’ils formaient. La robe d’Amy était froissée, lui avait à peine eut le temps de reboutonner correctement son pantalon et ils avaient de la paille dans les cheveux ainsi que les joues roses mais rien de tout ça n’éveilla l’intérêt du vieil homme. On était trop habitué à les voir ensemble pour s’étonner du couple qu’ils formaient et les quelques minces indices qui montrait que la situation avait évoluée entre-eux n’étaient pas suffisants pour éveiller l’intérêt de ceux qui les côtoyaient tous les jours. L’illusion qu’ils formaient fonctionnait plutôt bien. On ne voyait rien de plus que ce que l’on voulait voir.

Avoir du boulot permit à Judd de passer le reste de l’après-midi sans avoir à se triturer les méninges sur ce qui venait de se passer. Le boulot était tel au ranch qu’il avait à peine le temps de respirer et c’est en retard qu’il arriva au repas. La place qu’il avait à côté d’Amy était libre comme d’habitude et il s’y assit en feignant l’indifférence et en se concentrant sur son assiette alors que sa cuisse venait flirter avec celle de la jeune femme. Jamais très longtemps car la gêne finissait toujours par l’emporter et il s’écartait.

Lorsqu’il la retrouva derrière la grange il fourra ses mains dans ses poches et resta à une distance raisonnable d’elle bien que son sourire vienne fondre cet écart qu’il y avait entre leurs deux corps. Il comprenait maintenant ce besoin qu’elle avait de s’éloigner du ranch. Ici ils ne pourraient jamais se retrouver et pourtant ils en avaient besoin. Ils avaient besoin de mettre des mots sur tout ça et lui donner une réelle signification.


« C’est toi le guide ce soir… » souffla-t-il alors qu’ils se dirigeaient vers la voiture.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Jeu 15 Mai - 20:24

Quand enfin il daigna montrer le bout de son nez, elle tourna la tête vers lui et lui offrit son plus beau sourire. Le peu de temps qu’elle passa dans sa chambre pour organiser leur escapade lui permit de réfléchir un peu à la situation et quelque chose semblait clocher sans qu’elle soit en mesure de dire de quoi il s’agissait. Préférant mettre de côté toutes les choses négatives pour le moment, elle chargea sa voiture de quelques affaires importantes avant de l’attendre patiemment. Il semblait que jamais il ne lui avait autant manqué et quand il approcha, ce fut l’explosion dans son estomac, elle tenta tant bien que mal de se contrôler et ce fut par un signe nerveux qu’elle lui indiqua de la suivre.


« On dirait bien. » répondit-elle en grimpant dans la voiture sans se défaire de ce sourire qui ne la quittait plus depuis qu’elle avait quitté la grange


Le trajet fut particulièrement long, sûrement à cause de cette conversation gênée qu’ils entretenaient, restant toujours en surface pour ne jamais aborder le sujet brûlant, comme si Judd avait autant conscience que sa meilleure amie que quelque chose clochait. Ou bien tout simplement qu’en parler pour le moment restait trop difficile, il fallait du recul pour analyser tout ça et être certains de ne pas faire fausse route. Mais dans l’esprit d’Amy, tout était clair pour le moment et depuis qu’il s’était glissé près d’elle dans le vieux pick-up, elle n’avait qu’une envie, l’embrasser à pleine bouche même si l’impression que c’était interdit la retenait à chaque fois. Comment l’en blâmer ? Ils étaient amis depuis plusieurs années et l’évolution de cette relation fut soudaine, elle devait se laisser un peu de temps avant de se permettre ce genre de chose, pour qu’elle cesse de craindre qu’en tentant quelque chose, non seulement il la repousserait mais elle le perdrait.


Elle arrêta la voiture au nord des terres de son père, des bois dans lesquels elle aimait se promener depuis qu’elle était enfant et qu’elle désigna comme son jardin secret. Quand elle avait besoin de solitude et d’isolement, elle emmenait les bêtes ici et s’enfonçait à travers les arbres, traçant un nouveau chemin mais sachant pertinemment qu’elle était incapable de se perdre. Le bruit régulier de la rivière l’apaisait et lui donnait l’illusion d’être seule au monde, loin de ces commérages, de la méchanceté des gens et de toute personne susceptible de la juger. Elle avait d’ailleurs passés les jours précédents ici. Depuis le temps qu’elle y venait, elle s’était construit un petit abri assez confortable et comptait bien en faire profiter son ami. Personne n’avait jamais eu accès à cette partie de sa vie mais elle sentait que c’était le moment de dévoiler cette part d’elle à l’unique personne en qui elle pouvait avoir une confiance aveugle, la seule personne qui avait toujours été là sans lui faire une seule reproche ou lui demander la pareille. Elle ignorait encore si il était le bon, celui qu’on attend toute sa vie, mais en tout cas, il était une partie d’elle et pour le moment c’était bien suffisant.


Le moteur cessa soudain de gronder et la blondinette retira les clés du contact mais plutôt que de sortir de la voiture, elle tourna la tête vers lui et sa main s’égara sur sa joue qu’elle caressa doucement. Cette situation était tellement étrange, elle ne savait pas ce qu’il fallait faire, complètement dépassée par la tournure que les choses prenaient.



« Je suis contente que tu sois là. Ce que j’ai à te montrer c’est mon jardin secret, l’endroit où j’étais la semaine passée, personne ne le connaît, j’espère que ça restera entre nous sinon je devrais te tuer et c’est pas que ça m’ennuie mais presque. » lâcha-t-elle avec humour alors qu’il la chatouilla pour lui faire payer cet affront


« Arrêtes ! » articula-t-elle à bout de souffle tellement elle riait


Hilare, il la laissa enfin respirer et elle en profita pour sortir de la voiture et fouiller le coffre pour en sortir deux duvets et un sac plein de vivres ou de friandises. Constatant qu’il restait les bras ballants près d’elle, elle lui mit les sacs de couchage dans les bras.



« Maintenant suis moi et surtout ne te perds pas en chemin si tu veux pas servir de nourriture aux coyotes. »

Elle s’enfonçait déjà dans la forêt, sachant exactement où elle mettait les pieds et indiquant les branches et autres ronces à Judd pour ne pas qu’il se laisse surprendre.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Sam 17 Mai - 19:46


Durant le cours laps de temps qui les emmenaient de la grange à la voiture il avait quand même glissé une main hors de sa poche pour venir la poser sur la hanche d’Amy. Mais ce n’était qu’un effleurement, à peine une caresse et jamais il n’osa esquisser le mouvement en entier comme si son geste violerait une quelconque règle qui avait été établie entre eux. Dans la voiture ce fut pareil. Il la regardait sans oser la toucher et ce parce qu’il ne s’en sentait pas le droit. Elle restait toujours la même Amy, celle qui n’hésitait pas à éclater de rire quand il disait une connerie et partageait chaque minute de sa vie si bien que ce que l’un savait l’autre ne pouvait l’ignorer. Parler comme ils le faisaient d’habitude c’était l’assurance qu’ils étaient toujours l’un pour l’autre ce qu’ils avaient toujours représenté et que cet après-midi dans la grange changeait la nature de leur relation mais pas la force des liens qui les unissaient.

Au bout d’un moment le silence s’installa et Judd se concentra sur le paysage qui défilait lentement autour d’eux. Ce n’était pas un coin où il avait l’habitude de se promener et il ignorait qu’Amy elle en avait fait son refuge. Le ranch était assez étendu mais l’activité était concentrée sur certains pâturages seulement si bien que la nature était sauvage dans les parties les plus reculées de la propriété et que personne n’avait jamais envie de s’y aventurer. Il aurait du y penser quand il l’avait cherchée quelques jours auparavant, c’était tout à fait le genre d’endroit susceptible de plaire à la blondinette. Elle avait un esprit de garçon manqué et il l’avait vu travaillé dur, grimper aux arbres et tirer au fusil. Elle n’aurait pu être ailleurs qu’ici.

Il tourna la tête vers elle quand il sentit la pression de ses doigts sur sa joue et parce que l’atmosphère dans l’habitacle était tendu il sourit. Son regard resta grave néanmoins alors qu’elle s’apprêtait à lui ouvrir une porte de son intimité qu’elle ne lui avait jamais dévoilé auparavant. Les quelques petites choses qu’ils ignoraient l’un sur l’autre leur permettait de garder une distance suffisante qui séparait leur amitié d’une éventuelle amourette. C’était un sacré plongeon en avant et pour ne pas à avoir à s’appesantir sur ce que ça signifiait il choisit d’utiliser les armes d’un ami et pas d’un amant en l’assaillant de chatouilles.

Il la lâcha enfin quand toute trace de sérieux l’eut désertée et la suivit à l’extérieur du véhicule. Toujours silencieux il dévorait le paysage du regard pour s’en imprégner et comprendre ce qu’elle venait y chercher. Il hésita pendant quelques secondes à la suivre dans les bois, répondant à sa plaisanterie par un bref éclat de rire qui fut bouffé par la nuit qui les enveloppaient. Le chemin jusqu’à cette fameuse cachette n’était pas aisé et il leur permettait de garder le silence encore une fois. Judd en venait à redoutait au moment où ils se feraient face sans plus avoir de filet pour couvrir leur chute. Parce qu’il s’agissait bien de se lancer dans des acrobaties nouvelles. Il leur faudrait tout apprendre à nouveau, chaque geste, chaque parole pour qu’ils s’adaptent à ce nouveau nous.


« Alors c’est ça ton château ? »
fit-il en embrassant du regard la petite cabane une fois arrivé à destination.

« C’est pas mal. » ajouta-t-il en hochant la tête d’un air appréciateur. Il laissa tomber les sacs de couchage sur la terre battue, près d’un coin pour faire du feu.

« Je vais aller chercher du bois pour le feu je te laisse tout installer. C’est un boulot de femmes après tout ! » lâcha-t-il en s’éloignant rapidement pour éviter ses coups ainsi que le silence qui ne tarderait pas.

« Je ferais attention aux coyotes ! » dit-il avant de disparaître dans un fourré.

Une fois à l’abri du regard de la blondinette il inspira un grand coup et s’adossa à un arbre, passant sa main dans ses cheveux comme si par ce geste il chasserait tous les doutes qui l’emplissait. Quand enfin il trouva le courage de se bouger il se pencha pour ramasser quelques rondins secs et retourner près de la cabane. Elle était là. Et il ne savait toujours pas quoi dire.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Dim 18 Mai - 1:53

Quand on connaissait Amy, on comprenait plus ou moins pourquoi elle venait s’enterrer dans ce trou perdu silencieux et étrange. Son côté aventurière n’était pas un secret et depuis sa plus tendre enfance, elle n’hésitait pas à foncer tête la première dans des choses qui s’avéraient souvent dangereuses. Comme cette fois où Billy Halloway la défia de pénétrer dans l’enclos à taureaux et sans réfléchir, elle le fit pour prouver qu’elle pouvait être aussi téméraire et stupide qu’un garçon, la suite fut moins drôle mais il n’y eut rien de bien grave, seulement quelques égratignures. Pourtant, ce n’était pas ce qu’elle recherchait ici, bien au contraire. Même si elle préférait de loin le bruit et l’ambiance étouffante du saloon pour faire taire ses pensées, elle devait reconnaître que le recueillement était ce qu’on faisait de mieux pour apprendre à se connaître et découvrir ses propres limites. Ces périodes d’autarcie n’excédaient jamais plus de quelques semaines et elle revenait comme revigorée, les crises étant quasi inexistante pendant plusieurs mois quand tout se passaient bien.


Devenu son refuge préféré, elle y bâtit une sorte de petite cabane à l’aide de planches de récupération et l’aménagea pour avoir un minimum de confort, la chaleur l’hiver et se préserver des insectes l’été. Sa famille ignorait jusqu’à l’existence de cet endroit et ses périodes d’absence était pour eux qu’une frasque supplémentaire de la fêlée de la famille. Ils l’imaginaient à l’autre bout de l’état, batifolant avec n’importe quel homme se présentant à elle tout simplement parce que selon eux, elle n’était bonne qu’à ça. Ils n’avaient pas besoin de le dire, elle le lisait dans leurs yeux, elle le voyait dans leurs gestes et à leur comportement vis-à-vis d’elle. S’éloigner du ranch lui faisait toujours du bien parce qu’au moins dans ce bout de paradis, elle n’avait de compte à rendre à personne, elle ne dépendait que d’elle-même et pouvait être la personne qu’elle était vraiment, juste Amy.

Cette « juste Amy », Judd la connaissait bien. Sans doute était-ce la raison pour laquelle la blondinette décida de l’amener ici. Avec lui et ce depuis le début, elle avait pu être elle-même et s’exprimer librement, il ne la jugeait pas, se contentant de l’aimer pour ce qu’elle était, conscient qu’on ne pouvait modeler les gens à sa convenance, conscient que personne ne pouvait être parfait et surtout pas une jeune schizophrène dans une famille bien plus cinglée qu’elle ne pourrait jamais l’être.

Le silence pesant qui sévissait depuis le début du trajet fut évité par l’escapade dans les bois et comme pour esquiver toute conversation gênante, le jeune cowboy s’éclipsa. Amy le connaissait bien et savait que cette situation le mettait mal à l’aise tout simplement parce que tous les deux ignoraient où ils en étaient, ce qu’ils devaient faire ou pas, ce qui convenait de dire et même ce qu’ils partageaient véritablement. Ca ne fut pas que du sexe puisqu’ils s’aimaient mais est-ce que cela pouvait aller au-delà de ce qu’ils partageaient jusqu’alors ?

Elle resta quelques secondes les bras ballants, fixant l’endroit où il avait disparu avant de se décider à ouvrir la porte de son logement de fortune et de sortir de quoi faire un feu. Elle installa un plaid sur le sol avant de balancer les duvets sur le matelas posé à même le sol de bois du petit cabanon mais en ressortant, elle manqua de s’étaler en trébuchant sur son sac à dos et ronchonna, jurant comme une damnée et espérant ne pas avoir casser une des nombreuses bières que contenait ce sac. Ce qu’elle comptait proposer ce soir à son meilleur ami, c’était une petite beuverie comme ils n’en avaient pas faite depuis un bout de temps.


« Te voilà enfin ! J’ai vraiment cru que tu coupais les arbres toi-même pour me ramener le tronc, hissé sur ton épaule. » lâcha-t-elle avec un sourire et une bière à la main tandis qu’il ramenait du bois

N’y tenant plus, elle avait ramassées quelques branches non loin de là et alluma le feu sans son aide persuadée que si elle l’attendait, il ferait nuit avant que le feu ne soit prêt . Il déposa le petit tas de bois près du feu et elle lui envoya une bière avec habileté qu’il réceptionna avec adresse.


« Je vois que tu as pas perdu tous tes réflexes mon cher ami, si tu voulais poser ton petit popotin sur cette magnifique couverture faite par ma mère, je t’en serais reconnaissante. »

Sans broncher et tout sourire, il s’exécuta avant qu’elle ne vienne se blottir contre lui.

« Ca faisait un bon moment qu’on n’avait pas fait de soirées de ce genre, ça me manquait mais comme toute soirée débile qui se respecte, il nous faut des jeux débiles. »

Son sourire aurait pu éclairer toute la forêt, elle était rayonnante, il lui arrivait rarement de se sentir si bien, c’était sans doute l’effet Judd qui agissait encore, sa seule présence la transformait chaque fois en une autre personne. En soirée surtout, elle devenait une véritable folle et c’était peu dire. Son côté garçon manqué la poussait à relever tous les défis débiles qu’on pouvait lui lancer et généralement ça se terminait plusieurs verres plus tard, chacun soutenant l’autre du mieux qu’il pouvait alors qu’il semblait déjà difficile de supporter son propre poids.


« Des idées cette fois ? » s’enquit-elle avec un sourire plein de malice

Il semblait inutile de faire allusion à ce qui s’était produit cet après midi, les questions seraient pour plus tard.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Lun 26 Mai - 20:42


Le seul refuge qu’avait jamais connu Judd était sa musique. Depuis tout petit il n’était jamais resté assez longtemps dans un endroit pour y avoir ses habitudes et cela ne l’avait pas dérangé au départ. Pourtant maintenant il avait l’impression que quelque chose d’essentiel lui manquait. Il avait des tas d’anecdotes de concert à partager mais au fond l’histoire qu’il racontait était toujours un peu la même alors qu’il y avait des personnes comme Amy pour lesquelles chaque endroit avait une signification propre. Dans cette ville elle avait ses habitudes, elle pouvait retrouver ses amis d’enfance, elle faisait partie du décor en quelque sorte, dans le sens positif du terme alors que lui n’était qu’une pièce rapportée encore une fois. La fréquenter lui donner l’occasion de posséder une partie de son histoire même si la sensation était factice, incomplète.

Ce manque qu’il ressentait dans sa vie il le ressentait également dans cette nouvelle relation avec Amy. Bien sûr il ne remettait pas ses sentiments en cause, il était persuadé de l’aimer. Non c’était quelque chose d’autre, de plus profond peut-être et contre lequel ils ne pouvaient as lutter. Comme un combat perdu d’avance parce que truqué. Le boxer a beau vouloir reprendre le dessus, dans un brusque regain de son estime, il n’y parvient pas. Parce qu’il se savait perdant avant même de commencer à frapper et tandis qu’il encaissait les premiers coups l’idée avait finie par s’imprimer dans son esprit et confondre pari et réalité. Judd était le boxeur perdant. Il était entré dans la combine en croyant pouvoir gagner plus alors qu’il perdait tout.

Il laissa tomber le bois près du feu déjà allumé et fourra les mains dans ses poches. Deux secondes seulement qu’il n’avait plus rien à faire et que son cerveau n’était plus concentré sur la dynamique de ses gestes et le doute l’assaillait de nouveau comme un vieil hématome se rappelle de temps à votre mémoire. Il retira ses mains de ses poches pour les poser sur ses cuisses, puis il croisa les bras avant de les laisser mollement retomber le long de son corps ce qui lui fit gagner deux secondes de tranquillité tout au plus. Maintenant elle le fixait, sourire étincelant sur ses lèvres rosées. Il se demandait comment elle faisait pour ne pas douter, pour ne pas avoir peur. Il la trouvait bien plus courageuse qu’il ne pouvait l’être.

Il rattrapa la bière qu’elle lui tendait et sans attendre la décapsula pour la porter à ses lèvres. Elle était chaude mais c’était comme ça qu’il aimait les boire quand il partait en expédition dans les terres. Sourire aux lèvres il se laissa tomber sur les couvertures et laissa Amy venir se blottir contre lui. Ils avaient toujours été proches, même physiquement, raison pour laquelle il ne trouvait pas si étrange que ça de glisser un bras sur ses hanches alors qu’elle s’appuyait contre son torse. Ce n’est que plus tard qu’il pensa que peut-être ce geste avait plus de signification qu’autrefois. Même s’ils voulaient y croire ils ne pourraient plus jamais être ceux qu’ils étaient avant cet après-midi dans la grange. Quelque chose avait été brisé, autre chose avait été construit et il serait impossible de revenir en arrière. Ca ne voulait pas dire que c’était quelque chose de mauvais pour autant et que ça briserait les sentiments qu’ils prouvaient l’un pour l’autre, seulement qu’ils devraient considérer les choses différemment. Comme des adultes peut-être.

Il baissa le regard vers elle et les commissures de ses lèvres s’étirèrent en un sourire charmé. Il la voyait rarement aussi heureuse et en être la cause gonflait sa poitrine de fierté et de bonheur. La tristesse qu’il avait lu dans le regard de la jeune femme à la seconde où il l’avait rencontrée n’était pas la même que celle qu’il portait mais au final leur douleur s’était complétée et ils avaient réussit à trouver un équilibre, un semblant de bonheur qu’ils s’étaient appliqués à cultiver. Rien n’était parfait puisqu’il y avait toujours les crises d’Amy pour démolir en quelques secondes ce qu’ils avaient mis des semaines à construire mais ils s’y retrouvaient et c’était le principal. Judd ne désespérait pas du jour où ils pourraient dire que tous leurs problèmes étaient derrière eux et pour de bon.


« Des tas mais aucune qui ne me plaise vraiment. »

Son sourire s’agrandit et il laissa courir ses doigts sur l’arrête de sa mâchoire avant de glisser sa main derrière sa nuque pour chercher ses lèvres dans un baiser où il manquait la passion mais pas l’envie. Ils restèrent ainsi un temps à juste picorer leurs lèvres de baisers qui avaient un goût de bière et de liberté.

« Je crois qu’on devrait surtout parler. » dit-il en gardant sa min posée sur elle et son front collé au sien.

« Non ? »
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Dim 1 Juin - 18:26

Elle connaissait Judd par cœur et savait qu’il ne tiendrait pas longtemps dans le flou de leur relation, le fait qu’il n’y ait eu encore aucun mot sur ce qu’ils avaient pu devenir en l’espace d’un après midi semblait le laisser perplexe et occupait ses pensées. Malheureusement, on obligeait rarement la blondinette à faire quelque chose qu’elle ne voulait pas et parler de cette évolution de leur relation lui semblait être à des milliers de kilomètres de ses préoccupations actuelles. Elle ne voulait rien théoriser pour le moment, juste en profiter sans doute consciente que les mots feraient mal et dévoileraient une réalité toute autre que celle dont elle tentait désespérément de se convaincre. Ses sentiments pour lui n’étaient pas en cause, elle l’aimait, ça ne faisait aucun doute, seulement il y avait Darcy et il restait son plus gros obstacle jusqu’à maintenant. Elle pensait pouvoir l’oublier avec quelques bières, un coin isolé et juste Judd lais elle se voilait la face. La force de son amour pour Roth dépassait largement tout ce qu’elle pourrait jamais ressentir pour son meilleur ami et elle en était désolée, elle voulait essayer à tout prix, refusant de penser au mal qu’elle lui ferait, agissant comme une parfaite égoïste.

Alors qu’elle s’apprêtait à répliquer une petite remarque pleine de provocation, elle fut coupée par son baiser soudain auquel elle répondit avec envie, se collant à lui tout en s’assurant que le contenu de sa bière ne viendrait pas nourrir la terre plutôt qu’elle. Elle ne pouvait nier que de ce côté-là, il était plus que doué, ses baisers la laissait toujours le souffle haletant et en manque, elle en voulait toujours plus et cette manière dont il pouvait la rendre dingue l’émoustillait, elle ne se souvenait pas avoir ressenti quelque chose de semblable pour un autre homme. Peut-être était-ce la conséquence de l’interdit qui pimentait leurs rapports ou tout simplement l’abstinence et le dénie des dernières années qui s’exprimaient.


« Je ne crois pas, on a tout le temps pour le faire. » répondit- elle en souriant, laissant glisser ses doigts sur son dos avec douceur

« Bien sûr si ça te tient vraiment à cœur on peut discuter même si je suis persuadée qu’on peut trouver une meilleure manière d’occuper ce moment rien que tout les deux. »

Sa main prenait un chemin bien moins innocent mais se stoppa en cours de route, elle attendait une réponse claire et précise, après tout elle ne voulait le forcer à rien juste profiter du moment présent comme elle le faisait depuis qu’elle avait compris ce de quoi sa maladie la privait. La réponse fut sans appel, il vint mordiller ses lèvres avant de l’embrasser avec beaucoup moins d’innocence que précédemment ce qui la fit sourire.

« Si je comprends bien on remet la conversation à plus tard ! »

Il leva les yeux au ciel et elle lui pinça les fesses pour le taquiner ce qui se termina bien entendu par une bataille de pinçages, de chatouilles puis bientôt de bière. Il y’en avait autant dans leurs organismes que sur eux et courir devenait un peu plus laborieux qu’au début si bien qu’il trébucha sur une racine et s’étala. Même si Amy éclata de rire au début, elle paniqua légèrement en constatant qu’il ne se relevait plus. Balançant sa bouteille, elle accourut et s’accroupit près de lui pour le retourner et constater qu’il était mort de rire. Il eut le droit à un énorme coup sur l’épaule pour lui avoir fait aussi peur.

« T’es vraiment con Djou, j’ai cru que tu t’étais ouvert ou je sais pas ! Arrêtes de te marrer c’est pas drôle ! »

« T’aurais dû voir ta tête ! » parvint-il à articuler entre deux éclats de rire

« C’est ça bah rigoles bien tout seul ! »

Vexée, elle l’abandonna alors qu’il l’appelait pour qu’elle revienne.

« C’est pas possible, quel crétin parfois, il m’a vraiment fait peur et ça fait rire monsieur ! »

Elle récupéra son sac au passage et entra dans la cabane pour retirer ses vêtements pleins de bière et en passer d’autre toujours en colère contre lui bien que l’alcool l’aidait à être plus conciliante que d’ordinaire.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Mer 4 Juin - 17:12


Il attendait qu’elle le pousse sur la voix de la raison mais au lieu de ça elle s’amusa à le taquiner avec ses remarques. Il reconnut très bien la lueur qui brillait dans ses prunelles, c’était la même qu’il avait pu voir cet après-midi dans la grange et il avait du mal à accepter que ce regard lui était directement destiné. Il avait pris l’habitude de jouer le rôle du bon copain si bien qu’il avait finit par anesthésié ses sentiments et que le réveil était maintenant douloureux. Ses membres étaient ankylosés et il retrouvait doucement leur usage seulement il n’était pas tout à fait sûr de faire ce qu’il fallait. Le sourire qu’il esquissait s’étira d’avantage alors qu’elle laissait courir ses mains sur lui, réchauffant ses sentiments et sa peau. Il sentit sa main glisser d’avantage et retint avec peine la flambée qui le rongea tout entier en venant mordiller ses lèvres. Il pensait que ses baisers étaient suffisants comme réponse et il leva donc les yeux au ciel quand elle l’interrompit pour reprendre la parole.

Piqué au vif par son pincement il répliqua sans tarder, oubliant ce qu’il ressentait quelques secondes auparavant pour redevenir le Djou qu’elle avait toujours connu. Ils se chamaillèrent un temps avant de se courir après en se balançant de la bière et en ricanant comme deux adolescents retardés. Judd essayait de riposter du mieux qu’il pouvait mais il riait tellement qu’il était obligé de se tenir les côtes tant il avait mal et que son agilité était ainsi réduite. Sa bouteille vide il tenta d’échapper à Amy en se sauvant des les fourrés mais il s’étala de tout son long en se prenant les pieds dans les branches. Allongé face contre terre sur le sol il était toujours secoué d’un incroyable fou rire et incapable de faire le moindre mouvement. Il vit le visage inquiet de son amie penché au dessus de lui ce qui ne fit qu’augmenter son hilarité. Elle ne semblait pas partager sa joie et elle le martela de coups de poings sur l’épaule avant de disparaître, sourde à ses appels.

Il lui fallut quelques secondes pour se calmer et courir à sa suite. Elle ronchonnait, ce qu’il trouvait mignon et amusant. Qu’elle s’inquiète ainsi pour lui lui procurait de drôles de sensations et c’était plutôt agréable de savoir qu’il avait de l’importance pour elle. Il savait en avoir toujours eu mais cette fois c’était différent et il aimait être passé du statut de l’ami à celui de l’indispensable. Il lui semblait avoir gagné une bataille contre Darcy l’abruti et il s’en félicitait. Il ne perdait pas espoir qu’avec le temps elle finirait par oublier cet homme pour lui laisser un peu plus de place dans son cœur. Ce serait sûrement long et difficile mais il pouvait attendre encore un peu.


« Je vais bien… » fit-il en apparaissant sur le pas de la porte de la petite cabane.

« J’ai plus d’épaule mais je respire encore donc tout va bien… » lança-t-il avec humour mais elle ne daigna même pas lui répondre ou se tourner vers lui.

« D’accord j’aurais pas du… » fit-il en levant les mains en signe d’excuse. « Mais j’avais plus de munitions fallait bien que je trouve quelque chose… J’avais pas prévu de m’étaler comme une grosse merde mais… c’était plutôt efficace. » Là encore elle ne réagit pas alors qu’elle aurait trouvé quelque chose à répliquer. Il se rapprocha donc d’elle, venant se coller contre son dos et entoura ses hanches de ses bras, laissant ses mains s’infiltrer sous son t-shirt trempé et caresser son ventre et ses hanches tandis qu’il picorait sa nuque de baisers.

« On va pas se faire la gueule hein ? Pas aujourd’hui… » souffla-t-il alors qu’il sentait une douce chaleur l’envahir à nouveau.

Elle tourna la tête juste assez pour qu’il vienne chercher ses lèvres pour un baiser fiévreux. Une de ses mains glissa sur sa hanche pour la plaquer d’avantage contre lui alors que l’autre partait dans une exploration bien moins innocente. Il attendit de lui arracher un soupir pour la soulever dans ses bras et la ramener à l’extérieur pour la déposer sur les couvertures près du feu. Il n’y avait que lorsqu’il venait l’embrasser qu’il oubliait ses doutes et ses peurs concernant leur relation et ça lui faisait un bien fou de savoir que l’espace de quelques longues minutes elle n’avait plus que lui en tête et son prénom au bord des lèvres. Désireux de profiter de cette chance qu’il avait de se retrouver seuls il refusa de précipiter les choses et il imprima un rythme plus lent à ses baisers et à ses mains tandis qu’ils se pressaient l’un contre l’autre pour combiner la chaleur du feu et celle de leur corps.
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MessageSujet: Re: Fire with Fire [Judd]   Ven 6 Juin - 3:41

Sa vie ne tenait qu’à un fil, d’une seconde à l’autre, tout pouvait basculer ce qui la rendait parfois excessive dans ses réactions. Judd le savait parfaitement parce qu’à chaque fois qu’il se blessait, elle paniquait littéralement, le tirant de force dans la salle de bain pour désinfecter une petite plaie ou appliquer une pommade sur un bleu. Il devait éviter de se plaindre d’une quelconque douleur sinon elle accourait dans la seconde avec sa trousse à pharmacie et il finissait avec un bandage pour une piqûre de moustique . Les seules fois où il ne se plaignait pas c’était lorsque sa douleur lui donnait le droit à un ticket pour un massage gratuit. Adorant s’occuper de lui, elle le massait pendant des heures, installée sur ses fesses et laissant courir ses fines mains sur sa peau jusqu’à ce qu’il s’endorme, bercé par ses bavardages et son talent sûrement aussi. Il avait toujours été plus qu’un ami, leur proximité n’échappait à personne et surtout pas à eux, les mettant quelques fois dans des situations particulièrement gênantes mais Amy n’y voyait là qu’une manière de lui faire aimer la vie, de lui faire oublier son passé en l’étouffant tellement qu’il ne penserait plus à ce qu’il avait pu être mais à ce qu’il était.

Cette fois, il avait littéralement dépassé les bornes, parvenant même à irriter la patience incarnée, du moins avec lui. Elle détestait qu’on se moque de sa légère paranoïa parce qu’à ses yeux il ne s’agissait que d’une preuve d’amour bien que pour le coup, elle avait la vague impression d’être un boulet. Excédée, elle préféra se réfugier dans la cabane en ronchonnant pour ne pas finir par le tuer à coup de poings. Il n’y avait pas à dire, homme et femme avaient un humour diamétralement opposé et même si ses blagues salaces la faisaient toujours rire aux éclats, elle détestait quand il faisait le mariole pour impressionner elle ne savait qui. Ce truc typiquement masculin la mettait hors d’elle. Il n’avait pas besoin de faire le beau pour qu’elle s’offre à lui, elle lui appartenait depuis longtemps, seulement d’une manière aussi particulière qu’elle pouvait l’être.

Elle sentit sa présence dans son dos mais ne prit pas la peine de se retourner, bien décidée à ce qu’il s’en veuille au moins autant qu’il lui avait fait peur, si elle le laissait toujours s’en sortir si facilement, il finirait par la tuer. Bien entendu, elle oubliait qu’on faisait difficilement plus tête brûlée qu’elle, sur un coup de tête, elle pouvait décider de partir pour les terres au nord de la propriété dans prévenir personne avec juste son cheval, une gourde et quelques provisions. Mais quand il s’agissait de Judd, c’était une autre histoire, elle ne parvenait pas à rester détendue quand elle ne pouvait pas veiller sur lui, ayant l’impression qu’il avait besoin d’elle au moins autant qu’elle avait besoin de lui. Il se confondit en excuses ce qui fit un peu faiblir la blondinette mais elle parvint à garder contenance, au moins jusqu’à ce qu’il pose ses mains sur elle et lui caresse doucement le ventre après s’être préalablement collée à elle. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale et elle ne put que céder à ses avances, venant chercher ses lèvres. Sa main continuait à explorer son corps sans retenue et lui soutira un soupir.

Ce fut sans doute ce qui provoqua un déclic chez lui puisqu’il la porta dans ses bras pour la déposer sur les couvertures près du feu, venant immédiatement s’allonger sur elle pour ne pas rompre le contact entre leurs deux corps. Les choses ralentirent pourtant et elle y voyait là une manière de se rattraper, ces étreintes furtives dans la grange, si elles leur ressemblaient de par leur spontanéité, ne purent rendre véritablement compte de ce qui les liait véritablement. Jouant le jeu, se sentant pour la première fois sa maîtresse et non son amie, elle laissa courir ses lèvres sur les siennes puis sur l’arrête de sa mâchoire jusqu’à atteindre sa nuque pour enfin venir rechercher ses lèvres. Ses mains caressaient son dos sans pour autant dépasser certaines limites mais ce jeu innocent ne dura qu’un temps. Les mains de son amant se faisaient de plus en plus taquines, venant visiter des endroits qui la faisaient se tendre à chaque passage.

Le coup de grâce fut porté lorsqu’il quitta ses lèvres pour plonger le nez dans son corsage, mordillant sa poitrine, attisant le feu du désir qui brûlait en elle depuis qu’il s’était collé à elle dans le cabanon. Un énième soupir lui échappa alors qu’il s’amusait avec ses nerfs en glissant sa main sous son haut pour ne faire qu’effleurer avant de la retirer, ce sourire ravageur aux lèvres. Elle tint peu de temps avant de le pousser pour lui grimper dessus, renversant ainsi la situation et prenant les choses en mains pour laisser libre court à ses envies. Apportant son petit côté rock’n’roll à cet échange qui s’éternisait, elle restait trop impatiente pour profiter encore du moment présent, elle savait qu’elle le voulait lui et ça lui semblait suffisant. Juchée sur lui, elle se cambra juste assez pour retirer son haut trempé tandis qu’il posait ses mains sur ses hanches.

Elle excellait visiblement dans l’art de le torturer car il ne résistait jamais longtemps à ses sollicitations mais finit par lui faire payer chèrement et ne sembla satisfait que lorsqu’elle gémit son prénom, encore secouée de spasmes. Ses lèvres vinrent emprisonner celles de la jeune femme et elle entoura son cou de ses bras frêles, avant qu’il ne décide de mettre fin à ce qu’ils avaient entrepris avec douceur. Epousant les courbes de son corps, elle calquait son mouvement sur celui du cowboy, suivant la cadence qu’il lui imposait, haletante, elle n’avait plus conscience de rien hormis de sa peau contre la sienne, de cette chaleur qu’il lui communiquait jusqu’à ce qu’enfin elle agrippe ses épaules avec force, tendue, les yeux fermés et les lèvres entrouvertes alors que le plaisir la submergeait.

La pression retomba mais elle n’ouvrit pas les yeux, pas même lorsqu’il pesa de tout son poids sur elle, se contentant de lui caresser la nuque avec douceur. Les questions n’avaient plus lieu d’être maintenant.
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