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 Girls party [Maddy]

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MessageSujet: Girls party [Maddy]   Lun 5 Mai - 21:04

Amy pouvait compter ses amis sur les doigts d’une seule main et pour la plupart ils étaient tous du sexe opposé. Ce n’était pas nouveau, elle avait toujours eu beaucoup de mal avec les autres filles, trop bizarre et réservée sans doute ou bien tout simplement parce que contrairement à la plupart d’entre elles, elle ne pensait pas qu’à se trouver un petit ami et à la prochaine fête de Kelly Weeckles. Alors qu’elle se passionnait pour la littérature les autres préféraient le shopping et les « trucs de filles » et puis il y avait cette petite rumeur. On murmurait souvent sur son passage et selon la rumeur, il valait mieux éviter de laisser son petit ami près d’elle, sinon ils risquaient de finir dans les toilettes avec la blondinette à genoux devant lui. Que pouvait-elle répliquer face à la vérité ? Combien de fois avait-elle vécu ces brusques retours de conscience à des moments plus qu’embarrassants ?

Dans une aussi petite ville, tout finit toujours par se savoir et la jeune femme était cataloguée depuis comme la trainée du coin. Avec le temps, elle apprit à ne plus y prêter attention et à se faire une raison, personne ne comprendrait son problème et il valait mieux passer pour une pute que pour une folle. Pourtant, ce fut parmi ses détracteurs qu’elle trouva une alliée loyale et compréhensive. Darcy avait beau être à l’écoute quand il ne racontait pas ses problèmes de couple, il restait des domaines dans lesquels rien ne valait les conseils d’une autre fille. Maddy fut cette personne même si leur relation ne commença pas sous les meilleurs auspices. En effet, les deux jeunes femmes n’avaient jamais pu se voir en peinture et chacune de leur rencontre se transformait en joute verbale et quelques fois en bagarre. Cependant, malgré ce mépris apparent, Amy ne la détestait pas et ce fut sans arrière pensée qu’elle la consola après l’avoir trouvé en larmes dans les toilettes du lycée, marquant ainsi le début de leurs nouvelles relations.

Très vite il fallut avouer à sa nouvelle amie de quoi elle souffrait juste pour qu’elle ne se fâche pas si jamais elle la croisait sans la voir ou bien se comportait différemment. Amy redoutait particulièrement ce moment tout simplement parce qu’elle ne faisait jamais assez confiance aux autres pour leur parler de cette part d’elle qu’elle tentait de dissimuler depuis si longtemps. Ce fut sans doute la journée la plus longue de sa vie puisqu’elle décida d’avouer tout à Maddy après leur séance habituelle de « qui sort avec qui ». La gorge nouée, elle parvint pourtant à lui dire et fut surprise de sa réaction. Pas un mouvement de recul, une grimace de dégoût ou une once de peur, seulement un grand sourire et des bras qui se refermèrent sur elle. Elle avait bel et bien une amie.


« Je passe te chercher ce soir après avoir fait les courses pour une soirée pyjama, ça fait un bail qu’on s’est pas vues et tu me manques. »

Elle venait tout juste de se décider à revenir au ranch et elle craignait que son père voit ça d’un mauvais œil qu’elle s’éloigne une fois de plus . Pourtant aucune crise ne semblait couver mais elle voulait passer du temps avec Judd, sans doute pour essayer de changer leurs rapports même si les choses étaient particulièrement compliquées.

« Euh je… » commença –t-elle

« Discutes pas, je suis chez toi à 18 heures, sois prête ma poule. »

« Maddy att-… »

Son amie venait de raccrocher. Un sourire radieux orna le visage de la jeune femme et elle secoua la tête, désespérée par l’attitude de son amie, toujours la même et elle l’adorait toujours autant. Elle passa la journée à faire ses corvées, trouvant un petit moment pour faire son sac entre deux câlins avec son meilleur ami et accessoirement petit ami ou du moins quelque chose d’approchant. Tout ceci restait terriblement bizarre même pour elle et il fallait à tout prix qu’elle en discute avec sa meilleure amie. Quand elle entendit le monteur de son amie ronronner, elle dévala les escaliers et sortit de la maison, apercevant Maddy adossée à sa voiture.

« MADDY ! » cria-t-elle avec hystérie avant de lui sauter dans les bras

« Ma folle préférée, comment ça va ? »
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Mer 7 Mai - 13:11

Les amitiés se font et se défont au rythme de la vie. Certaines réussissent à traverser les épreuves sans difficultés, d’autres ne savent résister aux tempêtes engendrées par le vent de l’existence. Il faut que chacun les polisse pour qu’elles demeurent intactes, comme au premier jour, ou s’épanouissent telles des fleurs en plein soleil.

Maddison l’avait bien compris et même si sa liste d’amis – de connaissances – aurait pu faire pâlir d’envie Paris Hilton, elle s’était fait la promesse de toujours être là pour eux, pour leur accorder le temps qu’ils méritaient. Certes, tout gérer n’avait rien d’évident, d’autant plus qu’elle devait aussi se consacrer à la détestation de sa propre famille, mais elle se félicitait de réussir dans ce domaine. A défaut de s’en tirer dans les autres. Le léger problème qui avait fait son apparition très tôt était de savoir qui, parmi ses plus proches amis, remporterait la palme du ou de la « meilleur(e) ». Encore aujourd’hui, il lui était difficile de répondre à cette question si bien qu’elle s’était faite une raison : personne ne pourrait prétendre à ce titre car elle-même n’était la meilleure amie de personne. Par choix, car comme énoncé plus tôt, elle était trop occupée pour se consacrer à un seul être. Toutefois, si quelqu’un devait obtenir une place de choix, Amy Dorrington la méritait de droit. Parce qu’elle savait l’écouter quand elle allait mal – elle avait été l’une des premières à être au courant de l’influence pesante que ses parents avaient sur Maddie – mais aussi, et surtout, parce qu’auprès de la blondinette, Ouimet se sentait responsable et utile. Jamais elle n’avait été confrontée à une maladie comme celle qui s’emparait régulièrement de l’esprit d’Amy, toutefois en l’apprenant, elle n’avait pas pris peur comme on aurait pu s’y attendre. Au contraire, elle avait immédiatement cherché à l’aider – se rendant pourtant très vite compte qu’elle n’en avait pas les capacités – et demeurait auprès d’elle aussi longtemps qu’elle lui autorisait. Oui, Amy Dorrington n’était pas n’importe qui aux yeux de Maddison.

C’était pour cela qu’en se réveillant ce matin là, elle avait aussitôt pensé à elle, au temps qui avait passé depuis leur dernière sortie, et surtout à quel point sa présence énergique lui manquait. Un coup de téléphone accompagné d’un ton péremptoire avait suffi à la convaincre de passer la soirée ensemble, juste entre filles, dans ce que le monde entier enviait aux jeunes américaines : une « pyjama-party ». Certes, elles avaient passé l’âge de ce genre de plaisirs adolescents, mais qui pouvaient les blâmer de vouloir passer du bon temps rien qu’entre elles ? Les potins et les histoires de cœur étaient intemporels, ils se retrouvaient dans chaque tranche d’âge. En discuter autour d’un verre était trop formel. En outre, rien n’interdisait à la nuit de s’éterniser en dehors du ranch, tout était possible.

Adossée à sa voiture, réfléchissant à tout mais surtout à rien, Maddison esquissa un gigantesque sourire lorsqu’Amy se jeta dans ses bras dans un panachage de cheveux blonds.
« Hey ! Laisse-moi respirer quand même, » ria-t-elle en reculant son visage pour détailler de haut en bas son amie. Elle avait plutôt bonne mine, ce qui était un bon présage. Elle espérait juste que ses propres émotions – c’est-à-dire des questions sans réponse ainsi que la peur de ses sentiments – ne se reflétait pas sur son visage. « Ca va beaucoup mieux depuis que je sais que nous avons, » elle jeta un rapide coup d’œil sur sa montre, « à peu près quatorze heures devant nous pour nous raconter mutuellement nos vies. » Elle haussa les sourcils dans une mimique amusée avant de serrer une nouvelle fois Amy contre elle.

« Prête ? » demanda-t-elle tout en désignant d’un mouvement de tête le siège passager dans sa voiture. Elle avait envie de rentrer au plus vite, s’emmitoufler dans un pyjama douillet et discuter pendant des heures de ce qui la torturait depuis quelques semaines. Surtout, elle voulait tout savoir des histoires de cœur d’Amy qui s’avéraient être toujours très passionnantes – tout du moins plus que les siennes. Une fois les deux blondes en voiture, Maddie prit la direction du Red Horse Ranch.

« Et toi, comment ça va au fait ? » Obnubilée par l’apparition de son amie à tête blonde, elle avait complètement oublié de lui rendre la formalité d’usage. Déjà, les hauts contours du gigantesque bâtiment se dessinaient au bout de la route.
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Ven 9 Mai - 0:34

Amy était reconnaissante à son amie de ne pas couper les ponts avec elle car elle se doutait que gérer autant de personnes relevait de l’exploit. Contrairement à elle, Maddison avait toujours eu un don pour lier connaissance avec n’importe qui et son carnet d’adresse ne cessait de se remplir aux rythmes de ses rencontres. Voyager et pouvoir quitter la ville de temps à autres n’avait que du bon et elle aussi aurait aimé goûter aux joies de la découverte d’autres cultures ou bien tout simplement pouvoir visiter quelques monuments et voir du pays, malheureusement elle doutait qu’on lui permette un jour, la folle de Mount Pleasant y resterait cloitrée à jamais. Triste perspective que de s’attendre à voir partir tous ceux qu’on chérit sans pouvoir les retenir par notre simple présence. La vie était ainsi faite, les êtres humains normaux aimaient le changement, elle, avait juste le droit d’en rêver.

Le coup de fil de Maddy la surprit autant qu’il la réjouit. Ces soirées pyjama n’étaient qu’un prétexte pour se retrouver et permettre à la blondinette de s’éloigner un temps du ranch, la plupart du temps elles ne restaient même pas chez les Ouimet et vagabondaient dans les environs ou couraient les bars et buvaient jusqu’à rentrer en titubant et hilares. C’était de bons souvenirs même si ça pouvait avoir de dramatiques conséquences, déclenchement de crises incontrôlables et dans ce genre de moment, elle mettait souvent les gens dans des situations inextricables. Elle regrettait presque que son amie ne la déteste pas, ce qui aurait facilité ainsi son travail qui consistait à se rendre responsable de tous les problèmes qu’avaient les gens qui tenaient à elle.

Desserrant sa prise en souriant, elle se recula de quelques pas pour laisser de l’air à la jeune texane et fourra les mains dans ses poches alors que son amie la sondait et qu’elle sentait ses joues s’empourprer. Cette impression qu’elle savait tout juste en la dévisageant la fit paniquer et elle tenta de détourner l’attention avec quelques blagues vaseuses
.

« Je pense écrire un livre avec toutes tes histoires, on se croirait presque dans les feux de l’amour. Si ça marche je te verse 10 %. » dit-elle avec humour en grimpant dans le pick-up.

« Je suis prête pour ces 14 heures entièrement consacrées à tout ce qui tourne autour de l’univers féminin, je me sens étouffée par la virilité exacerbée des mâles de ce ranch, peut-être qu’une soirée pyjama leur ferait du bien aussi. »

Rien qu’à l’idée d’imaginer son père dans un peignoir rose à fleur avec un masque verdâtre et les ongles vernis, elle partit dans un fou rire et dut prendre sur elle pour se calmer. Recouvrant un peu son sérieux, elle se tourna vers la conductrice et mit un moment avant de répondre. Déballer tout maintenant était inutile, elles avaient du temps pour ça et puis elle ignorait encore si elle tenait à en parler ou bien si garder ça secret serait plus sage.

« Eh bien je crois que ça va, ma dernière crise remonte à quelques semaines et mon père me laisse un peu plus de liberté. Et toi, ça fait un moment que j’avais plus de nouvelles. »

Elle ne lui reprochait pas mais s’inquiétait toujours plus qu’il ne le fallait si bien que si il se passait une semaine sans que Maddison ne donne signe de vie, elle passait un coup de fil au ranch pour s’assurer que tout allait bien, elle avait vu ce que pouvait provoquer une crise familiale dans la vie de celle-ci et elle voulait être là pour l’aider en cas de besoin.

Nerveusement, elle tapotait la portière, ne sachant pas combien de temps elle serait susceptible de garder pour elle une nouvelle pareille. En tout, une demi heure, elles étaient en pyjama sur le lit de Maddy, regardant un film à l’eau de rose en se goinfrant de sucreries.


« J’ai couché avec Judd. » lâcha-t-elle

Sentant le poids de son regard sur elle, Amy ne se tourna pas vers elle et garda les yeux fixés sur l’écran, se mordillant la lèvre à l’idée qu’on puisse la juger pour ça. Devançant toute interrogation, elle reprit :


« Consciemment. Il était plein de sueur dans la grange et enfin je te fais pas un dessin seulement maintenant c’est terriblement… Terriblement… j’en sais rien, terriblement bizarre. Je sais que tu te dis que c’est pas bien et que j’aurais dû me tenir tranquille mais c’était plus fort que moi, c’était comme si je m’étais rendue compte qu’il était là quand j’ai appris qu’il était tout ce qu’il y a de plus hétéro. »
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Sam 10 Mai - 17:36

« Seulement dix pourcents alors que tu écris sur moi ? C’est pas un peu mal payé, ça ? » Maddison suivit le rire de son amie en secouant la tête. A bien y penser, ça n’était pas une si mauvaise idée. Il était vrai que ses histoires sentimentales étaient toujours si « particulières » que bon nombre de scénaristes hollywoodiens paieraient des sommes astronomiques pour en obtenir le concept. Toutefois cela n’avait rien de flatteur à ses yeux puisque le résultat était toujours le même : des courts moments agréables qui se terminaient en bain de larmes ou en ruptures à moitié consenties. Le célibat avait quelque chose d’appréciable, au fond. « Je suis entièrement d’accord, ils devraient renouer avec leur côté féminin des fois, ça ne serait pas du luxe, » acquiesça-t-elle en levant les yeux au ciel. Ah, les hommes…

Le ranch était désormais à portée de vue et Maddie appuya sur le champignon pour y arriver le plus vite possible, il lui tardait de sauter dans son vieux pyjama en coton bleu ciel et de babiller sans interruption pour les heures à venir. Toutefois, il fallait prendre garde de ne pas effrayer les chevaux qui paissaient tranquillement dans les pâtures environnantes.
« Ca fait plaisir à entendre. » Elle tourna entièrement son visage vers Amy alors qu’elle se garait sur l’étendue de graviers qui servait de parking. Intimement, elle pria pour qu’une crise ne fasse pas son apparition durant leur soirée, elle tenait à ce que les deux en profitent pleinement sans aucun drame. Juste des rires et des confessions. « Moi, tu sais, la routine. Je me lève, je rends visite à Mojo, je m’occupe comme je peux… » Elle évita d’ajouter « je bave sur l’un des cowboys au service de mon cousin », ça n’aurait pas été très approprié.

Lorsque la soirée débuta réellement – c’est-à-dire à partir du moment où toutes deux furent pelotonnées l’une contre l’autre sur le canapé installé au pied de son lit face à la télévision – la jeune Ouimet se rendit compte que quelque chose semblait tracassait Amy, elle n’était pas dans son état normal – tout du moins, dans les états qu’elle lui connaissait – et Maddison se mit à développer tout un tas de conclusions qui pouvaient expliquer le trouble flagrant qui la préoccupait. Toutefois, la sentence tomba si brutalement que la blondinette en laissa échapper la poignée de pop corn salé qu’elle s’était servie. La déclaration d’amour du héros à l’héroïne sembla lointaine, les gazouillements des oiseaux qui retournaient à leurs nids étaient de moins en moins forts. C’était comme si une bombe venait d’exploser juste à côté de ses oreilles. La jeune femme avala bruyamment sa salive comme si cela l’aidait à digérer la nouvelle. Amy avec Judd. Judd avec Amy. Ce n’était pas autant le fait que Judd Lowndes fût une star mondialement – ou presque – reconnue qui la laissait pantoise que l’idée qu’ils étaient tous deux censés être comme les meilleurs amis du monde. Et il est bien connu qu’on ne couche jamais avec son meilleur ami, l’éthique l’interdit.


« Toi et Judd…, » murmura-t-elle comme si le répéter avait la faculté d’ancrer cette vérité dans sa tête. Elle plissa les yeux et détourna son regard du visage gêné de son amie, scrutant désormais le vide. Enfin, après de longues secondes de silence, elle retrouva l’usage de la parole : « Mais il était pas gay ? » Elle secoua la tête dans une cascade de boucles blondes, les mots d’Amy atteignant peu à peu son esprit conscient. « Enfin, je veux dire… c’est bien. » Elle releva les yeux vers son amie pour savoir s’il s’agissait bien de la réponse qu’elle attendait de sa part. Après tout, si elle s’était confiée à elle, c’était bien pour avoir son opinion. Sauf qu’elle ignorait encore quoi penser de cette histoire. « D’un côté, c’est compréhensible, il est loin d’être repoussant. » Elle se mordilla la lèvre de nervosité. Tout ceci était trop bizarre, trop inattendu. Tout à coup, sa relation non-existante avec Jimmy perdit en importance. Elle ne s’était pas tapé une star, elle.

« Ca veut dire que vous êtes en couple, maintenant ? Ou alors c’était un coup, juste comme ça. Parce qu’il faisait chaud, qu’il était en sueur et que toi… » Elle s’interrompit, ferma les yeux un court instant pour éviter que la vision des événements ne se formât dans son esprit. Elle posa ensuite un regard lourd de sous-entendus sur Amy. « Tu es amoureuse de lui ? » Pour quelqu’un comme Maddison, poser une telle question relevait de la plaisanterie car, selon elle, l’amour était nécessaire pour que l’acte ait une quelconque valeur. Jamais il ne lui serait venu à l’idée de coucher avec le premier venu sous prétexte d’être en manque – c’était donc pour cela qu’elle n’avait pas fini au lit avec un homme depuis de longs mois – toutefois elle savait que ça n’était pas le cas de tous. Et la réputation de Dorrington n’était pas pour jouer en sa faveur sur ce point précis.
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Mer 14 Mai - 2:00

On parlait souvent de la vie sexuelle d’Amy qui n’était secrète pour personne mais la vie sentimentale de la jeune Ouimet ressemblait à un véritable chantier et il était souvent difficile de savoir et de comprendre tout ce qui s’y passait car tout changeait à une vitesse folle et la blondinette ne doutait pas que depuis leur dernière après midi ensemble, il avait du se passer un nombre incalculable de choses dans ce domaine. Quelques fois, elle enviait Maddison d’être normale, elle aurait tout donné pour avoir le quart de ce qu’elle possédait, bien entendu, il ne s’agissait pas d’une affaire de jalousie, du moins plus maintenant. Pourtant, quand elle se souvenait de Judd et qu’elle revoyait son visage, elle ne pouvait s’empêcher de croire que ça valait toute la pseudo normalité du monde.

Sur le chemin les menant au ranch de son amie, elle meubla et dissimula son malaise par quelques petites boutades et autres remarques pleines d’ironie sur sa famille. Dire qu’elle ne les aimait serait sans doute excessif mais disons qu’elle ne les supportait plus. Leur vision désuète des choses la mettait hors d’elle et sa façon de se comporter les insupportait. Elle ne comptait plus les fois où l’envie de faire son sac et de mettre les voiles l’avait saisie, seulement le même sempiternel problème se posait. Une fois seule, que deviendrait-elle ? Qui serait en mesure de protéger les autres de sa folie et de sa violence ? Elle se sacrifiait, elle et sa liberté, uniquement dans l’espoir qu’ici, elle ne ferait de mal à personne.

Il lui fallut une tonne de chocolats et de sucreries pour se décider enfin à lâcher se qui la préoccupait depuis des jours. Le recul était quasiment impossible à avoir vu la situation, il vivait presque sous le même toit qu’elle et il n’y avait pas un jour sans qu’ils se croisent. Pourtant, chaque fois qu’elle ne se trouvait pas près de lui, une foule de question la tourmentait et la faisait douter du bien fondée de cette toute nouvelle relation. Elle se demandait surtout s’ils n’empruntaient pas la mauvaise voie et l’unique personne digne de confiance et susceptible de la mettre sur la bonne voie était Maddy. Malheureusement , ce qu’elle vit dans ses yeux à l’annonce de la nouvelle exacerba son malaise et elle manqua de fondre en larmes.

Avalant difficilement sa valise, elle se leva du lit et se posta devant la fenêtre pour regarder l’enclos où se trouvaient les chevaux. Ce regard, elle le connaissait bien, combien de fois lui avait-on lancé ? Ces mots, ceux là même que sa meilleure amie employait, combien de personne lui balancèrent au visage la même chose ? Blessée, elle refusait de tourner la tête vers elle. Peu importait les efforts qu’elle ferait et la maladie contre laquelle elle luttait, pour tout le monde elle restait et resterait une fille facile. Comme si sa personne ne se résumait qu’à ces actes qu’elle ne contrôlait pas. Le plus vexant restait sans doute que celle qu’elle prenait pour sa meilleure amie la voit comme ceux qui ignoraient tout d’elle. Ca lui donnait des envies de meurtre et elle prit sur elle pour ne pas s’emporter, faire son sac et rentrer chez elle à pied. A ce moment précis, elle eut une envie irrésistible de serrer Judd dans ses bras, parce que lui restait indéniablement le seul à la connaitre, le seul à tenter de comprendre, qui pouvait prétendre le contraire désormais ? Certainement pas Maddison.


« Merci Maddy, je suis contente que tu ne t’abaisses pas à penser comme les autres, tu sais, que je suis une salope . » lâcha-t-elle avec ironie

Elle se tourna vers la jeune femme qui s’était redressée sur son lit qui la fixait éberluée tandis qu’Amy lui lançait un regard noir et lourd de reproche. Le choc devait être immense, surtout que pour Maddison il ne s’agissait pas de « juste Judd » mais de l’immense rock star qu’il avait pu être alors que pour Amy, qui s’était bornée à préférer Metallica et Motorhead aux nouveaux groupes, il ne s’agissait que de son ami et du cowboy bien que la dimension « rock star » faisait partie de la personne qu’il était.


« Bien sûr que je suis amoureuse de lui, j’ai fait l’amour avec lui. Je… C’est une des rares fois où j’ai pu contrôler et toi tu insinues que c’était juste parce que j’avais envie de me taper un type célèbre ! Tu sais quoi, oublies ce que j’ai pu te dire, on va regarder ce film et ça ira bien comme ça ! »

Enervée, elle vint se placer aux côtés de son amie et posa son regard sur le poste de télévision, les larmes lui montant aux yeux à une vitesse folle.
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Dim 15 Juin - 20:36

Depuis toute petite, Maddison avait eu des ennuis avec sa façon bien à elle de regarder fixement les gens, elle ne s’en rendait pas compte mais elle insistait toujours, les sourcils légèrement froncés et les prunelles brillant de curiosité. Mal à l’aise, intrigué, les réactions face à elle étaient toujours diverses et variées, mais au final, les reproches primaient toujours. Combien de fois n’avait-elle pas été victime d’un « arrête » ou encore d’un « baisse les yeux », de la part même de ses propres parents. Tout ça parce qu’elle avait une soif de savoir qui se répercutait dans sa manière d’écouter, en établissant un contact visuel intense. Une fois ou deux, elle avait bien tenté de modifier cette mauvaise coutume, en se forçant à regarder ailleurs lors d’une discussion un peu trop passionnée, toutefois elle n’avait pas apprécié car elle-même ne supportait que difficilement qu’on ne la regarde pas quand on lui parlait. Un tantinet compliquée et bizarre ? C’était ainsi que bon nombre de personnes voyaient la jeune Ouimet, sans pour autant qu’elle ne se trouve quelque chose à se reprocher. Elle était ce qu’elle était. Si ce défaut était gênant, il n’était pas moins une partie intégrante de sa personnalité et le renier serait comme se renier elle-même. Ce qu’elle n’était aucunement disposée à faire.

Cette fois pourtant, elle aurait préféré avoir appris à détourner le regard pour qu’Amy ne perçoive pas le scepticisme qu’elle ressentait face à la déclaration de cette dernière. Elle n’en voulait pas à son amie d’avoir couché avec Judd – le chanteur, le musicien, la star – Lowndes, à dire vrai, cela faisait un certain moment qu’elle préméditait qu’un tel acte arriverait, cependant elle souhaitait avant tout le bonheur de la jeune Dorrington, et elle doutait franchement qu’elle le trouverait dans les bras du beau blond à la voix d’ange. Mais comment lui exprimer ce qu’elle pensait sans qu’Amy ne prenne la mouche ? Sans qu’elle ne lui jette une nouvelle fois des reproches en plein visage, prétextant une jalousie évidente de la part de Ouimet – ce qui aurait été totalement déplacé étant donné que la jeune femme ne ressentait pour Judd qu’un profond respect de fan - ? La situation était aussi tendue que difficile à gérer. La bonne humeur qui avait accompagné le début de soirée semblait tout à coup très lointaine. Maddison suivit son amie des yeux, les lèvres pincées, ne sachant quoi répondre à la pique remplie d’ironie qu’elle venait de recevoir. Elle détestait avoir le mauvais rôle, d’être celle contrainte de donner son avis qui, de toutes manières, serait mal perçu. Elle était censée être gentille, pourquoi lui retirait-on encore cela ?


« Amy…, » commença-t-elle dans une vaine tentative d’excuse. Mais la jeune Dorrington ne lui laissa pas le temps d’en placer davantage que, déjà, elle reprenait place sur le lit à ses côtés. Au moins, elle ne lui tenait pas suffisamment rigueur pour ne plus supporter sa présence, infime réconfort qu’elle recevait en retour. Maddy n’osa pas la regarder, de peur que la jolie blonde ne changeât finalement d’avis et prît ses jambes à son cou pour la laisser seule avec trois paquets de marshmallows à peine entamés. Un silence gêné s’installa dans la chambre seulement rompu par les tirades passionnées mais peu passionnantes des protagonistes du film qui se déclaraient finalement leurs flammes respectives après environ une heure passée à jouer au chat et à la souris. Aussi pathétique que peu attrayant au vu des circonstances. Alors qu’à l’ordinaire, les commentaires amusés auraient fusé de la part des deux demoiselles, toutes deux demeuraient muettes, chacune ruminant sans aucun doute la scène qui venait de se dérouler.

Finalement, Maddison ne tint plus et se tourna vers Amy, elle ne remarqua qu’à cet instant les larmes qui ne demandaient qu’à ruisseler le long de ses joues rosées. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et l’envie de la serrer dans ses bras fut pressante, toutefois elle n’osa pas, préférant des explications verbales qui auraient sans doute plus d’impact – et qui auraient pour elles de lui éviter de se prendre une gifle rancunière -.
« Tu sais, ça me vexe que tu penses que je te considère comme une salope. » Elle marqua une pause, le rouge lui montant aux pommettes. « C’est juste que je suis inquiète. Inquiète pour toi. Je sais que ta vie est loin d’être parfaite, alors que tu le mériterais, mais est-ce que tu es certaine que c’est Judd qui est fait pour t’accompagner ? Tu penses qu’il arrivera à te procurer le bonheur que tu mérites ? » La bombe était lancée, toutefois Maddie n’était pas décidée à se laisser interrompre. « Le fait qu’il soit une star que j’adore n’a rien à voir dans ma vision des choses. Je sais qu’il est gentil, affectueux et qu’il veille sur toi à la perfection, mais en tant qu’ami seulement. Je sais que ça paraît stupide mais je ne pense pas que vous soyez faits l’un pour l’autre. »

Et de quoi se mêlait-elle, la fille à la vie sentimentale au point mort depuis plusieurs années ?

[Désolée pour le retard considérable Embarassed ]
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Sam 21 Juin - 4:35

Malgré la surveillance constante dont elle faisait l’objet, la présence de ses amis en cas de besoin et même quand ce besoin n’existait pas, elle se sentait terriblement seule. Au fond on l’était tous un peu mais elle d’avantage sans doute de part sa différence, de part son caractère et ses actes. Elle avait la vague impression que sa vie était une histoire sans début ni fin, sans aucun semblant de sens et elle-même s’y perdait, ne sachant plus comment affronter toutes les choses qui lui arrivaient dessus à une vitesse phénoménale. Elle se faisait l’effet d’être une sorte d’aimants à ennuis et cette poisse continuelle la fatiguait, il ne se passait pas une journée sans qu’elle ne joue de malchance et ça devenait lassant. C’était un cercle vicieux car plus elle se mettait dans des situations difficiles, plus on la surveillait et plus on la surveillait plus elle se sentait seule et incomprise. En parler à Judd n’y changea rien puisqu’il comprit tout à sa façon, y voyant une tentative d’Amy pour l’évincer alors qu’elle lui demandait juste de cesser de l’infantiliser.

Maddy restait donc son dernier espoir dans ce monde de fous, espoir qui s’éteignit quand elle dut faire face à son regard indéchiffrable. Sa seule défense depuis toujours était l’attaque et elle monta au créneau, déversant sur son amie des paroles désagréables et presque blessantes qu’elle regretta quasi aussitôt. C’est sans doute pour cette raison qu’elle retourna s’installer près d’elle plutôt que de prendre la fuite, parce qu’au fond, elle savait que ses doutes étaient fondés, cette colère n’était que le reflet de sa propre hésitation. Depuis le début de ce quelque chose entre elle et le cowboy, les mêmes questions ne cessaient de la tourmenter et que quelqu’un d’autre les énonce à haute voix l’avait secoué, peut-être trop. Seulement la jeune Ouimet avait toujours eut cette effet sur elle, par son franc parler et ses réactions, elle menait Amy sur le bon chemin même si c’était de manière totalement involontaire.

La culpabilité restait plus forte que la colère et lui fit monter les larmes aux yeux. Elle se sentait perdue, devant un dilemme sur lequel elle ne parvenait pas encore à mettre le doigt mais qui pourtant l’obsédait déjà. Elle avait peur, peur de faire les mauvais choix comme toujours, peur d’en faire tout simplement. En tant qu’assistée, on ne lui permettait jamais de décider si bien que dès qu’on la laissait agir comme un électron libre, elle fonçait droit dans le mur, confirmant ainsi ce que tout le monde pensait, qu’elle était incapable de mener une existence normale. Ses yeux ne quittèrent plus l’écran de télévision, que ce soit alors que son amie la fixait ou bien quand elle tenta des réconciliations qui n’avaient pas lieu d’être. Il lui fallut quelques minutes pour cogiter ce qui venait d’être dit avant de réagir.


« Je sais plus quoi penser Maddy, je suis en train de perdre tous mes repères. Judd qui passe de meilleur ami gay à petit ami, Darcy qui revient et me fait les yeux doux et puis cet institut que je pense intégrer depuis des mois. »

Depuis toujours elle pensait tout partager avec Judd, ses craintes, ses envies, ses fou rires aussi mais finalement, il avait bien plus offert qu’elle ne le ferait jamais. Il y avait cette partie d’elle qui s’évertuait à tout garder et à ne rien montrer pour son bien à lui, peut-être était-ce la cause des crises violentes qui continuaient de la secouer.

« Le problème c’est pas lui mais moi. Je l’aime mais il y a toujours Draz, je suis incapable de l’enlever de ma tête et Dieu sait que j’aimerais qu’il n’y soit plus. Je voudrais avoir toujours connu que Judd parce que des gars comme lui y’en a pas des milliers, il prend le temps de m’écouter, il voit quand ça va pas et il m’aime et j’ai envie de l’aimer autant mais je ne sais pas si j’en suis capable, si je le veux. Je… suis horrible. Je pensais être sûre de moi et je m’aperçois que j’ai tout basé sur de stupides suppositions. »

Amy ou comment transformer une soirée parfaite entre filles en véritable bureau des pleurs. Soudain mal à l’aise de tant de franchise et frappée par la violence de ces révélations, elle tourna la tête vers Maddison et chercha dans ses yeux la preuve qu’elle se trompait mais ce fut peine perdue et elle soupira.

« Je veux plus en parler… j’aurais sans doute mieux fait de me taire. Je suis désolée. »
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MessageSujet: Re: Girls party [Maddy]   Dim 20 Juil - 1:57

La tension était palpable dans la chambre. Ce qui aurait dû être une pacifique soirée pyjama entre amies s’était transformée en véritable guerre froide dont les protagonistes n’avaient ni l’une ni l’autre envie. Maddison avait fait tout son possible pour calmer le jeu, s’excusant pour des paroles qu’elle n’avait pas dites, tâchant de se réconcilier avec la personne qui avait le plus besoin d’elle. Car Amy pouvait bien aller voir ailleurs, jurer ses grands dieux que tout allait bien dans sa vie, jamais elle ne parviendrait à se débarrasser de la jeune Ouimet. Maddie était une sangsue d’affection qui ne laissait jamais tomber ses amis, même quand ceux-ci s’éloignaient au triple galop d’elle. Dans d’autres circonstances, cela lui aurait valu une tonne de problèmes, elle aurait été traitée de cinglée. Sauf que dans le cas présent, c’était justement sa meilleure amie qui était sujette à des problèmes d’ordre psychologique. Ce qui faisait de Maddison la fille idéale pour aider, elle avait beau ne rien connaître sur le mal qui rongeait Amy, elle faisait son maximum pour l’aider, étant une oreille attentive lorsqu’elle en avait besoin ou alors une terrible dévergondée lorsque l’amusement et la fête étaient de mise. Par tous ces aspects, elle pouvait se vanter d’être une bonne amie, parce qu’elle était présente, parce qu’elle savait agir en conséquence quelle que soit la difficulté à laquelle se retrouvait confronté ses amis. Certes, pour ce qui était de sa vie, elle s’en sortait comme une débutante, mais ses proches n’avaient aucunement l’opportunité de se plaindre. A l’ordinaire. Car il semblait que cette fois là, elle avait tout faux. Dorrington était perdue dans des relations sentimentales qui la dépassaient et plutôt que de la comprendre, de trouver les mots adéquats pour la soulager, Maddie n’avait fait que la renfermer davantage sur elle-même. Amy l’huître avait refait son apparition, comme au tout début de leur amitié. Et ça, elle ne pouvait le tolérer, c’était trop dur à accepter.

Enfin, après d’interminables minutes de silence, Amy rompit la lourde atmosphère à coup de mots qui firent se sentir Maddison encore plus coupable pour sa précédente inaction. Ouimet se rapprocha de sa meilleure amie et passa ses bras autour de ses épaules pour la serrer contre elle, lui offrant par la même occasion tout le réconfort dont elle était capable. De sa main libre, elle baissa le son du téléviseur au maximum pour faire taire les stupides dialogues qui s’y échangeaient encore puis avala lentement sa salive, cherchant encore une fois ses mots, ceux qui ne peineraient pas Amy.
« C’est normal de se sentir perdue, c’est pour ça que ça s’appelle l’amour, si c’était aussi facile qu’on le prétend, on appellerait ça ‘amitié avec sexe’, tout simplement. » Elle resserra son étreinte et posa sa joue sur le haut du crâne de son amie, un pâle sourire s’étalant sur ses lèvres. « Regarde-moi, j’aimerais beaucoup avoir une telle relation avec un garçon qui travaille pour mon cousin mais je ne sais pas comment faire, alors du coup, je ne fais rien. C’est pathétique. Tu me verrais dès que je le croise, je ressemble à une gamine de quatorze ans… » Elle ne put réprimer un éclat de rire nerveux qu’elle transforma aussitôt en véritable amusement. En mettant ainsi son côté stupide et sa malchance sentimentale, elle espérait détourner l’attention d’Amy sur autre chose que ses propres problèmes. Elle ne souhaitait plus en parler ? Très bien, elle devrait subir l’humour vaseux de ce qui lui servait de meilleure amie.

« Et sache qu’avec moi, je t’interdis de taire quoi que ce soit, » la réprimanda-t-elle gentiment en se redressant. « Je suis censée être ta meilleure amie, j’aurais l’air de quoi si tu me cachais tes tracas, hein ? » Elle haussa les épaules dans une expression exagérée qui démontrait le côté improbable de la chose, là encore, elle espérait avant tout faire sourire Dorrington, pour qu’elle pense à autre chose. La pauvre jeune femme avait déjà bien des problèmes à gérer, dans sa famille et dans sa tête, pour qu’en plus, il faille lui rajouter un cœur en lambeaux. Maddison avait beau connaître avec exactitude la portée des sentiments qu’Amy portait et à Judd et à Dracy, elle restait muette sur le sujet qui était clos pour la soirée. Peut-être qu’à leur prochain rendez-vous entre filles, cette conversation ressortirait mais en attendant, il fallait se concentrer sur autre chose. Justement, la blondinette avait remarqué des paroles étranges de la part de son amie.

« Mais attends, tu as parlé d’un institut… » Elle fronça les sourcils tellement fort qu’ils parurent se rejoindre entre ses deux yeux. « Ca veut dire quoi ? » Maddison jouait à la fille écervelée pour avoir des réponses précises, néanmoins dans son esprit se dessinait déjà les prémices d’une réponse. Amy était malade, et ce depuis longtemps, si elle se décidait enfin à intégrer un établissement spécialisé qui la ferait aller mieux, elle devait s’en réjouir. Pourtant, Ouimet n’arrivait pas à voir le côté positif de la chose, elle ne voyait que l’image d’un hôpital psychiatrique dans lequel les docteurs malmenaient leurs patients à coup de calmants et d’électrochocs – quand on disait qu’elle faisait une overdose de films –, rien qui ne l’enchantait. Elle tenait énormément à Amy et ne permettrait pas qu’on lui fasse du mal, elle qui avait une frousse bleue des établissements de santé voyait cette nouvelle d’un très mauvais œil. Mais pouvait-elle faire part de ses réticences à celle qui avait tant besoin d’aide ? Elle en doutait. Là encore, enfoncer sa tête dans le sable et attendre que les choses se passent semblait être la meilleure solution. Même si elle ne le cautionnait pas vraiment.

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