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 Need a ride home ? [R.]

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Sidney Locksmith
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MessageSujet: Need a ride home ? [R.]   Mer 7 Mai - 19:43

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Cela faisait maintenant presque deux semaines qu’il occupait un post au ranch des sœurs Foster, et il avait été occupé durant chacun des instants qu’il passait éveillé, changeant sans cesse d’activité, allant d’un bout à l’autre du ranch sans même se rendre compte de la distance qu’il parcourait. Ni l’énergie qu’il déployait, ni le temps passé à faire maintes et maintes choses. Au contraire, ne pas s’accorder un instant de répit en se rendant utile lui permettait ne pas penser à autre chose que la raison pour laquelle il se trouvait ici, à savoir donner un coup de main, qui s’apparentait, il est vrai, plus à un dur labeur qu’un simple service, mais n’était-ce pas le propre du cow boy ? Travailler dur, parce que c’était la vie qu’il s’était choisie ? Pour lui en tout cas, ça l’était, et il ne rechignait pas à la tâche, usant de sa facilité déconcertante à monter à cheval pour l’encadrement des bêtes: c’était la fonction qu’il occupait le plus souvent, puisque c’était son domaine d’excellence et qu’il aimait ça beaucoup plus que toutes les autres tâches qu’on pouvait lui proposer. Pourtant, malgré la monotonie que cette fonction pouvait laisser entendre, il n’en était rien. Au contraire, le risque que cela impliquait, être dehors et en solitaire lui convenait parfaitement, et il pouvait sans mentir affirmer que c’était l’un des jobs qui lui convenait le mieux, et depuis longtemps. Il n’aurait su dire si c’était l’atmosphère qui régnait dans les lieux qui était différente de ce qu’il avait connu, ou si le fait d’être revenu dans les lieux de son enfance avait un rôle à jouer dans l’impression qu’il avait de son mode de vie. Il n’en savait rien. Redevenir un inconnu pour repartir de zéro pouvait aussi influencer sur son humeur, probablement parce qu’il n’avait plus le regard pesant des autres a affronter: finalement, le temps avait fait son œuvre. Ce qu’il avait fait et qui il avait été, tout cela avait été oublié. Il n’était plus que Clayton Harper, le nouveau cow boy de la Escalera Ranch.

Se dire que c’était pour toutes ces raisons revenait à se voiler la face, et c’était précisément ce qu’il faisait. Il se persuadait que c’était l’abondance de travail et la possibilité de remporter un joli pactole qui constituaient une raison suffisante pour revenir et rester à Mt. Pleasant, et tentait pas à changer de position. La présence de Joan n’aidant pas, ils ne s’étaient quasiment pas parlé durant ce laps de temps, se contentant d’échanges par monosyllabes et de regards furtifs, Clayton ne pouvant délibérément pas éviter la jeune femme: l’attraction qu’elle avait exercé sur lui lors ne leur première rencontre ne s’était pas estompée, loin de là, et le simple fait de se trouver en sa présence l’empêchait de se concentrer sur autre chose. Ce qui était légèrement gênant quand on travaillait dans un ranch. Cela dit, c’était quelque chose qu’il ne s’avouait pas, se contentant d’exacerber au mieux le côté réservé et discret de sa personnalité quand il se trouvait dans les dépendances, ou tout autre endroit où il était susceptible de la croiser. C’était la conduite la plus raisonnable à adopter.

Ce jour était d’ailleurs comme tous les autres, et l’après-midi touchait à sa fin lorsque la vieille Impala de Clay prit la direction du ranch avec un bruit qui aurait réveillé un régiment, un nuage de poussière ocre l’entourant. Il avait du se rendre en ville chercher quelques accessoires qui manquaient à l’équipement de son cheval, et devait rentrer rapidement pour finir ce qu’il avait commencer, à savoir une partie de poker qu’il dominait. N’empêche, il devait la revanche à son adversaire, et n’avait pas l’intention d’y passer sa soirée, alors autant ne pas perdre plus de temps. Il appuya légèrement sur l’accélérateur, et la voiture réagit immédiatement: il roulait à toute allure sur la petite route déserte, les fenêtre ouvertes pour combattre la chaleur qui devenait pesant, et la musique poussée à son volume maximum: il n’entendait rien d’autre que la voix du chanteur à laquelle il répondait en donnant des petits coups sur le volant. Comme toujours.

Alors que la route se faisait plus sinueuse, et toujours sans la moindre trace d’autre véhicule, quand il aperçut une vieille camionnette stationnée sur le bas côté. Il plissa les yeux, et resta bouche bée quand il se rapprocha: c’était la camionnette des Foster; qui fumait dangereusement. Et c’était Joan qui était debout à côté, désemparée mais aussi belle que dans son souvenir. Clayton s’arrêta à son niveau, puis se pencha et lui hurla:
« On dirait qu’il y a un souci non ? » Pas de réponse. Il se souvint alors de la musique dont le volume était tourné au maximum, et couvrait complètement le son de sa propre voix. Crétin. D’un geste rageur, il coupa la radio, puis se pencha de nouveau avec un sourire: « Besoin d’un chauffeur pour rentrer ? » » Sa voix était légèrement teintée d’ironie, mais voir le moteur fumer de cette façon était quelque chose d’assez amusant, et ce ton légèrement ironique était caractéristique de Clay: quand bien même il le voudrait, il ne pourrait pas s’en débarrassait pour plus de trois minutes. Quatre grand maximum.

Sans attendre de réponse, parce qu’il se doutait que parcourir les 10 kilomètres restant à pieds n’était pas vraiment quelque chose qu’une personne normalement constituée aurait envie de faire, il actionna la poignet de portière en forçant un tantinet, parce qu’elle était, encore, bloquée, et redressa la tête avec un large sourire, qui dissimulait l’étrange sensation qu’il ressentait lorsqu’il était en sa présence et plongea ses yeux dans les siens _qui semblaient vraiment contrariés à l’instant présent:


« Vous montez ? A moins que vous n’ayez envie de rejoindre le ranch à pied ou passer la nuit au bord de la route ! »

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Jeu 8 Mai - 15:50

Il faisait nuit noire, comme d'habitude dans ce coin du Texas, une nuit sans nuages et malgré la pléiade d'étoiles qui inondaient le ciel de lumière, celle-ci n'arrivait pas à percer l'épais voile d'obscurité. Il faisait très chaud aussi, et en cette période de l'année, la nuit n'arrivait plus à rafraîchir les chaudes journées passées à travailler dans les champs. Le travail ne manquait plus au ranch, et les soeurs Foster avaient dû embaucher de nombreux nouveaux cow boys, et elles avaient encore du mal à mémoriser tous les prénoms, ce qui donnait nombres de conversations cocasses entre elles. C'était assez étonnant dans les environs de voir ces deux petits bouts de femmes gérer une installation aussi vaste que le ranch Foster : elles avaient du bétail, des chevaux, une petite ferme avec quelques volailles et devaient composer avec une tribu d'hommes dans un environnement encore très machiste. Mais elles y arrivaient, et plutôt bien, certainement parce qu'elles ne rechignaient pas non plus à la tâche, effectuant elle-même des travaux masculins. Comme, par exemple, aller livrer des caisses de lait en ville chaque jour, chose que faisait Joan avec le sourire et son mini-short, ainsi que la vieille camionnette du ranch que personne n'avait voulu changer et qui marchait encore grâce, on le croyait, à la force du Saint esprit.

Mais le Saint esprit semblait avoir été tout chamboulé par toutes ces formes maléfiques régnant dans la région à cause du vieux Caine et de son spectre farceur. Mais il avait tout de même attendu qu'elle soit bien engagée sur la route du ranch pour la laisser tomber dans une série de crachats et de petites explosions si bien qu'elle n'eut juste que le temps de se ranger sur le bas-côté avant que le moteur ne rende l'âme dans un nuage de fumée. Elle se mit en plein phare en priant le ciel pour que la batterie électrique ne la lâche pas, puis elle sortit du véhicule et souleva le capot. Elle avait beau être pas mal masculine sur certains points, elle ne connaissait rien à la mécanique. En plus, elle n'y voyait rien, du moins rien de plus qu'un enchevêtrement sans sens de tuyaux et de ferrailles. Elle poussa un long soupir. C'était bien sa veine.

La lumière jaune de deux phares perça l'obscurité au loin et Joan s'avança sur la route pour qu'on la voit. Elle reconnut assez rapidement la voiture de Clayton, plus au son de la musique qui s'en échappait qu'au modèle qu'elle n'arrivait pas à voir. Il s'arrêta à son niveau et elle se pencha vers lui pour mieux lui parler. Dieu qu'il pouvait lui plaire et alors qu'il lui posait une question des plus simples, elle devait faire un effort considérable pour formuler sa réponse, juste à cause de la pression de son regard vert sur elle. Elle se mordit la lèvre, fronça les sourcils et regarda la route. Personne.


« Bon d'accord j'arrive. »

Elle fit demi-tour pour aller chercher ses affaires dans la camionnette, se pencha par dessus la vitre plutôt que d'ouvrir la portière et récupéra ses clés, ses papiers et son portefeuille. Elle revint en courant presque à la voiture de Clayton pour ne pas le faire attendre plus et s'assit dans un soupir.

« Pfiou. »

Elle referma la voiture et jeta un regard plein de regrets sur sa pauvre camionnette et se retourna vers Clayton. Ils ne s'étaient jamais vraiment reparlé depuis la soirée au Saloon, et alors même qu'elle gardait de cette soirée un très bon souvenir, elle n'avait pas réussi à avoir une conversation normale avec lui depuis. Mais elle n'y pouvait rien, elle avait préféré l'éviter et le regarder de loin plutôt que d'aller le voir et devoir s'avouer qu'il y avait quelque chose à propos de lui qu'elle ne contrôlait pas et qui faisait appel à quelque chose en elle de nouveau. Elle se plaisait à dire qu'elle était libre et qu'elle menait la vie qu'elle voulait, mais il lui suffisait de regarder Clayton dans les yeux et toutes ses belles certitudes s'effondraient.

« Tu tombes à pic, je sais pas ce que j'aurais fait sans toi ! » Elle lui décocha un large sourire et le fit ensuite disparaître en se mordant la lèvre inférieure. « J'espère que personne ne viendra la voler. » Elle fit une pause et finalement éclata de rire. « Oui, bon, j'admets que c'est très peu probable que quelqu'un veuille de cette épave ! »

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Jeu 8 Mai - 17:38

Finalement, proposer à Joan de lui rendre service n’était peut être pas la meilleure idée qui soit. Pas dans le sens où cela lui demandait un effort désagréable, au contraire. C’était plutôt le fait de rester de marbre et faire comme si de rien n’était alors que la jeune se trouvait à quoi, à peine un mètre de lui. Si rien ne se passait dans les minutes, ou même les secondes qui suivait, il se verrait contraint de renoncer à l’usage de la parole et son cerveaux ne répondrait plus à autre chose. C’était magnétique, inné, étrange ou n’importe quelle autre adjectif possible qui exprimerait l’absence totale de contrôle et de réaction, mais il n’en avait cure. Non, il n’avait pas conscience que ce que les émotions qu’elle déclenchait chez lui, seulement de son incapacité chronique à aligner plus de trois mots s’il croisait son regard plus longtemps que la normal. D’où leur absence presque totale d’échanges depuis qu’il avait été engagé: mieux valait prévenir que guérir, et il n’avait pas la moindre intention de passer pour un crétin finit en essayant de faire des phrases correctes en sachant pertinemment que le résultat ne suivrait pas. C’était plus fort que lui voilà tout.

Sauf que la politesse la plus élémentaire était de rendre service à une demoiselle en détresse (encore que Joan était tout sauf cela ) dont la voiture avait rendu l’âme alors que, justement, la date ou celle-ci refuserait de redémarrer en laissant sa propriétaire dans l’embarra. Et ce, même cela lui demandait un effort de concentration plus important que la moyenne, et que le simple fait de s’obliger la fixer la route devenait plus difficile que supporter les plaisanteries stupides de Declan pendant une journée entière. Juste parce qu’elle était à côté de lui.

Quand elle repartit vers la camionnette chercher ses affaires, Clayton resta comme pétrifié sur ses places, les terminaisons nerveuses reliant ses yeux à son cerveaux ayant cessées de fonctionner. Il avait cependant droit à des circonstances atténuantes: il était un homme, et elle la femme la plus fascinante qu’il avait jamais rencontré. Qui plus est, même sans le charme étrange qu’elle exerçait sur lui, la vision de la jeune femme pencha sur sa voiture sous les constellations d’étoiles, vêtue d’un short dont la taille ne devait surement pas être homologuée et la cascade de cheveux blonds qui tombait sur ses épaules auraient rendus muet l’homme le plus ermite de la terre. Or, c’était loin d’être son cas, et dire qu’il était troublé était un euphémisme: d’autres auraient dit qu’il avait l’air d’un gamin en face du cadeau de Noël qu’il n’avait jamais osé demander, parce que c’était bien trop beau pour lui.

Il fit de son mieux pour se recomposer une mine qui ne lui donnait pas l’air d’un idiot bon pour l’asile quand elle s’installa sur le siège passager, priant pour qu’elle n’ait pas vu le regard qu’il lui avait lancé un instant auparavant, puis répondit à son sourire avec une mimique mêlant un sourire amusé et une attitude digne des grands sages tentant d‘effrayer les enfants:
« Vous seriez resté dormir à la belle étoile en compagnie des coyotes et du bétail »

Clayton ne put retenir un éclat de rire quand elle supposa qu’on puisse lui voler sa voiture: elle était si vieille qu’il faudrait vraiment avoir un problème de jugement pour choisir celle-ci plutôt qu’une autre en meilleur état, et la route était déserte: si un autre véhicule passait durant la nuit, ce serait bien le maximum. Il haussa un sourcil en se tournant dans sa direction, son sourire amusé ne disparaissant jamais complétment:  « Les réparations vaudraient plus cher qu’une voiture neuve, alors à moins d’un collectionneur légèrement dérangé, elle sera encore là demain matin ! »

Un peu plus et il aurait affiché un sourire triomphant, mais préféra retourner les yeux vers la route et démarrer: il ne savait pas jusqu’à quel point il pouvait faire de l’humour avec Joan, et préférait ne pas prendre de risque: qui sait, cette voiture avait peut être appartenu à son arrière grand père et avait une immense valeur sentimentale ? Ou alors était t-elle le symbole du refus de modernité de l’ainée de Foster ? Il préférait éviter de parler, et il avait d’ailleurs atteint son quota pour les cinq minutes qui suivait ! En tout cas, pour plus que les phrases à monosyllabes !

«  On y va alors » Sans attendre de répondre, il appuya sur l’accélérateur et la vieille Chevrolet décolla comme jamais, et ils atteignirent rapidement une vitesse dont il n’avait pas à rougir, les phares éclairant l’étroite route sinueuse où il avait les yeux fixés: s’il ne relevait pas la tête, c’était parce qu’il savait qu’elle allait lui adresser cet incroyable sourire dont elle avait le secret, et que le risque de sortir de la route en faisant un tonneau se trouverait multiplier par quinze. Autant éviter. Cela dit, laisser le silence s’installer n’était pas non plus une idée de géni, et il n’allait pas non plus mettre la radio: cela serait complètement inutile, puisqu’il n’entendrait même pas tant il était plongé dans ses pensées.

Soudain pris d’un courage s’apparentant plus à de la folie compte tenu de l’incohérence que ses propos prenaient lorsqu’il la fixait, il décida de lancer la conversation sans croiser son regard plus d’une seconde. Ce qui lui paraissait un excellent plan!


« Mais vous n’avez pas peur de vous aventurer sur une route déserte comme ça la nuit ? Avec la légende du vieux Caine, d’autant que sa maison n’est pas si loin ? » Bravo Clay, voilà qui allait instaurer une bonne ambiance, tu peux être fier de toi!

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Ven 9 Mai - 0:37

Elle baissa les yeux et se mordit la lèvre. Il avait raison sur cette vieille carcasse mais personne ne songeait à en changer. Les nouvelles voitures étaient bourrées de nouvelles technologies et Quinn ne saurait probablement pas conduire autre chose que cette camionnette sur laquelle elle avait appris à conduire. Le levier de vitesse demandait un coup de main particulier et les voitures à vitesse automatique perturberaient beaucoup trop Quinn et elle risquait plus un accident avec un 4x4 qu'avec la camionnette. Son habitacle était couvert de rubans adhésifs qui tenait tant bien que mal les poignées, les rétroviseurs et des bouts de la carrosserie en place. Mais ça n'était pas pour ça qu'elle baissait les yeux et se pinçait la lèvre, non, elle le faisait parce qu'elle était à côté de Clayton et qu'une nouvelle réserve s'emparait d'elle. Mais elle ne se sentait pas le besoin de parler en sa compagnie, de meubler le temps et l'espace. Être elle-même semblait être suffisant.

Cependant Clayton lui adressa la parole et le son seul de sa voix grave la perturba, tant et si bien qu'elle ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait. Elle tourna la tête vers lui mais ce fut une erreur puisqu'elle croisa son regard moins d'une seconde, mais un laps de temps suffisant pour la mettre face à elle-même. Pourquoi fallait-il toujours qu'à chaque fois qu'elle croisait son regard elle se sente vaciller ? Tout ce qu'elle vivait lui semblait soudain futile et insignifiant. Et puis elle ne pouvait empêcher son coeur de battre plus fort lorsqu'elle était avec lui, comme si elle angoissait de peur de le décevoir, de se décevoir elle-même.


« Oh pour l'instant le vieux Caine s'en est pas pris à moi... »

Elle lui sourit, même s'il ne la regardait pas, les yeux fixés sur la route. Elle en profita pour laisser son regard suivre les traits de son visage, ne résistant pas plus à l'envie qu'elle avait de le détailler alors qu'elle ne s'était autorisé jusqu'à maintenant que des regards évasifs dans lesquels elle n'arrivait qu'à obtenir une impression générale de sa personne et même si ses yeux l'avaient plus particulièrement marquée, ce qu'il restait dans son esprit de Clayton, c'était avant tout une impression plutôt qu'un physique. Chose étrange, n'est-ce pas, alors qu'elle éprouvait pour lui une véritable attraction.


« Et puis qu'est-ce que tu veux qu'il m'arrive par ici, c'est... désert. »

Voilà, c'était l'adjectif adéquat pour qualifier Mount Pleasant et ses environs. Dès que l'on sortait de la minuscule ville, il fallait composer avec les longues routes désertes sur lesquelles le trafic se limitait à quelques camions et quelques tracteurs qui effectuaient des livraisons entre les ranchs. Les habitants du coin préféraient amplement se promener à cheval et couper à travers champs et forêts plutôt que de passer sur ces langues de bitume mornes et brûlantes en plein soleil. Elle reporta son regard sur la route qui semblait ne jamais se terminer un jour et elle se dit qu'aussi étrange que pouvait être l'atmosphère entre eux, elle n'était pas si désagréable que ça. A part cette conversation anodine qu'ils tenaient, alors qu'elle aurait préféré... quoi ? Elle n'en savait rien au juste, la présence de Clayton, autant qu'elle pouvait l'inquiéter de l'effet qu'il avait sur elle, la rassurait aussi. Mais n'a-t-on pas déjà dit que ce qu'elle ressentait en sa présence était étrange et inexplicable ?

« Enfin entre nous, je pense que l'histoire de Caine c'est du vent pour attirer les touristes dans la région ! »


A peine eut-elle prononcé ces mots qu'une ombre apparut sur la route devant la voiture.
« ATTENTION ! » Elle avait tendu le bras et avait posé sa main sur le bras de Clayton qui avait vu la même chose et avait freiné violemment, ce qui n'avait cependant pas été suffisant pour empêcher la collision. Un bruit de choc se fit entendre alors qu'ils étaient secoué par le choc, ainsi qu'un grognement animal. On aurait dit un sanglier ou quelque chose de ce genre, et Dieu seul savait que ces bestioles étaient plutôt rares dans le coin, d'autant plus que la route traversait une zone entièrement dégagée et donc déserte d'abri pour un animal sauvage. « Qu'est-ce que c'était ? » demanda-t-elle, inquiète, n'osant pas faire le lien entre le fait qu'ils parlaient de la légende et cet accident.

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Ven 9 Mai - 19:46

La nouvelle méthode qu’il avait choisit d’adopter n’était certes pas la plus agréable, ni la plus facile, mais elle avait l’avantage de l’empêcher de commettre la moindre bêtise. Du moins, la moindre bêtises physique, comme rester bouche bée à la contempler sans pour autant voir autre chose que ses yeux clairs et avoir une attitude ressemblant vaguement à celle d’un poisson malencontreusement tiré de son milieu naturel. Au contraire, il restait concentré sur la route qu’il connaissait par cœur, dont le moindre virage n’avait plus le moindre secret pour lui et jamais détourné les yeux, enfin presque. Soit disant pour s’assurer que tout allait bien et se donner un air un minimum poli, il tournait de temps en temps la tête vers elle, de quelques millimètres, et rétablissait à chaque fois l’écart que cela occasionnait dans sa conduite d’un grand coup de volant. Ridicule, mais après tout, les grands pilotes sont toujours seuls quand ils accomplissent leurs exploits, et ils n’ont pas à leur côté une jeune femme du calibre de Joan! Dans un de ces coups d’œil furtifs qu’elle _il l’espérait_ ne remarquait pas, Clayton put apercevoir le sourire qui illuminait son visage en parlant du vieux chercheur d’or, et soudain la légende n’exista plus, tout comme la route ou la voiture. Cela ne dura qu’une fraction de seconde avant qu’il n’avale péniblement sa salive en secouant légèrement la tête, mais c’était fait: il ne pouvait se débarrasser de l’étrange connivence qu’il sentait entre eux, et cela semblait s’accentuer au fil des minutes qu’il passait en sa compagnie: il l’avait, la raison pour laquelle il avait tenté de son mieux de l’éviter ces dernières semaines ! Le sentiment tellement étrange, et tellement nouveau qu’elle lui inspirait semblait prendre l’ampleur à chaque fois qu’elle lui souriait, que leurs regards se croisaient et, il est vrai, cela l’effrayait. C’était trop nouveau, trop intense surtout. Il ne savait comment réagir …

Peut être à t-il trouvé d’autres cibles à ennuyer ce soir ? » Il lui avait fallu un moment pour reprendre ses esprits, lui d’ordinaire si sûr de lui et que rien n’ébranlais. Encore quelque chose à ajouter à la liste des phénomènes inexpliqués que la présence de Joan Foster provoquait chez Clayton Harper. Liste déjà conséquente, mais il n’y pouvait rien. Lorsqu’elle mentionnant le côté désert de l’endroit, il ne put retenir un sourire amusé, flirtant avec l’ironie, et son sourcil droit se releva légèrement tandis qu’il négociait le virage avec qui aisance qui dissimulait le trouble que ses pensées pouvaient causer dans son esprit. « Il y a des vaches, parfois des moutons ! » Jouer la carte de l’humour était peut être puérile et digne d’un collégien faisant le gros dur pour impressionner sa petite voisine, mais qu’importe, il faisait de qu’il avait envie. En l’occurrence ici, ce qu’il pouvait sans risque de laisser paraitre ses émotions.

Tout sembla alors se passer en accéléré, comme si quelqu’un avait poussé le bouton avance rapide d’une télévision, et eux n’étant plus que de simples acteurs condamnés à subir la scène sans avoir le pouvoir d’en changer le cours. Elle mentionna une fois de plus Caine, et le piège à touriste qu’il représentait pour les habitants quand une forme sombre apparut sur la route. Une forme indéterminée, mais dont la taille suffisait à dissuader n’importe quel conducteur d’entrer en collision avec elle. Mais trop obnubilé par ses pensées à l’égard de Joan, Clayton ne put réagir assez vite et malgré le brusque coup de frein ils percutèrent la bête de plein fouet. Le choc fut assez violent, et très vite une odeur de roussit s’échappa du capot, tandis qu’ils tentaient, sans grand résultat, de comprendre ce qui venait de se passer. Le pourquoi du comment était tout bêtement inexplicable: il n’y avait pas d’animaux pas ici, pas de la trempe pouvant figer une voiture lancée à une vitesse toute à fait honorable.

Clayton se massa la tête à l’endroit où il avait par mégarde heurter le parbrise, et grimaça en voyant une goutte de sang: c’était l »inconvénient d’être grand et de freiner brusquement, on s’éraflait en un rien de temps! Cette égratignure lui sortit bien vite de l’esprit, et il se tourna vers Joan: Dieu merci, elle n’avait rien.
« Je n’en ai pas la moindre idée … Mais tout vas bien ? Pas de blessure ? » Il laissa son regard se plonger dans le sien une seconde de trop, puis, assuré qu’elle était indemne, se retourna brusquement et se mit à farfouiller dans la banquette arrière, l’esprit encore occupé à chercher la raison de cet accident, si raison il y avait. C’était iréel, il n’y avait pas d’animaux sauvage ici, et encore moins d’animaux qui se jetaient devant les voiture. Et il se refusait de faire le lien entre leur conversation et la collision. Enfin, il trouva ce qu’il cherchait, à savoir son Colt à long canon, de gros calibre, qu’il n’utilisait qu’en cas d’urgence: et cette fois, c’en était un! Il l’attrapa, vérifia son fonctionnement en le démontant puis le remontant, avant de se retourner de nouveau vers la jeune femme qui semblait inquiète. La voir ainsi accéléra la vitesse des battements de son cœur, mais la raison lui dictait de les faire taire: une petite voix intérieure lui disait d’ailleurs que la situation était en train de tourner au vinaigre.

« La voiture à l’air d’être endommagée, je vais aller voir si je peux réparer cela. Et ensuite j’essayrai de trouver la bête qui est responsable de cela. » Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, puis posa la main sur la poignet de la portière, avant de se retourner brusquement, comme pris d’une illumination subite: « Vous devriez rester ici, vous y serez plus en sécurité que dehors. Après tout, on ne sait pas encore ce qui s'y trame. » Il hésita, baissa les yeux, puis murmura à mi-voix, si bas que c’était plus pour lui-même que véritablement à son intention: « Je ne voudrais surtout pas qu’il vous arrive quelque chose » Une nouvelle fois, il tenta de lui adresser ce qui se voulait être un sourire, mais c’était sûrement raté: il s’inquiétait. Pas pour lui, il en avait vu d’autres, mais pour elle: il ne supporterait pas qu’il lui arrive quelque chose, c’était la vérité. Sans savoir pourquoi, il se sentait le devoir de la protéger contre cette bête étrange qui venait de heurter leur voiture avec un grognement sinistre. Clayton la regarda une dernière fois, puis sortit de la voiture en claquant la portière derrière lui.

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Sam 10 Mai - 1:34

« Non, c'est bon, tout va bien ! » Mais son regard resta figé dans celui de Clayton une seconde de plus et alors qu'elle venait de remarquer qu'il avait un peu de sang sur le front, son regard perçant la paralysa. Un sursaut l'agita lorsqu'il se détourna pour fouiller à l'arrière de la voiture et elle se pencha sur le siège vers lui pour mieux pouvoir lui parler. « Mais tu – » Elle s'interrompit en voyant qu'il sortait une arme de sous la banquette arrière et elle fixa le canon de l'arme avec un mélange de peur et de surprise dans les yeux. Même si l'usage des armes était courant dans la région, elle n'avait pas pensé que Clayton puisse en posséder une et la théorie du psychopathe assassin refit surface dans son esprit. Et même si Quinn aurait adoré la situation, pour Joan, ça n'était pas le cas du tout. Parce que voir Clayton ainsi armé lui rappelait douloureusement qu'elle ne connaissait rien de lui, de son passé et qu'il pouvait être n'importe quoi. Il n'était qu'un inconnu au visage sympathique, rien de plus. Ce qui était certainement le plus étrange dans tout cela, c'était cette douleur qu'elle avait à l'intérieur de voir qu'il était peut-être ce qu'elle n'imaginait pas. D'habitude elle n'avait rien à faire des gens et de ce qu'ils pouvaient être, mais pour Clayton, c'était différent. Même si elle n'avait aucune attente le concernant et qu'elle n'avait imaginé aucune vie pour lui, elle se sentait presque vexée de ne rien savoir sur lui. Elle secoua la tête pour s'ôter l'expression apeurée de son regard, il en fallait plus pour impressionner une Foster, et elle se redressa alors que Clayton s'apprêtait à sortir.

« Pas question je viens avec toi. »

Elle dut appliquer une force supérieure à la normale sur la poignée de la portière pour l'ouvrir, et lorsqu'elle sortit sur la route, quelque chose lui parut immédiatement anormal. Il y avait du vent, alors qu'ils étaient en plaine dans une région qui ne connaissait jamais un souffle d'air. Et impossible de déterminer la provenance de ce vent qui semblait tourner tout le temps. Elle rejoignit Clayton devant la voiture et elle fut aussi surprise que lui de voir qu'il n'y avait rien et que la voiture n'avait pas une éraflure. Elle lui décocha un sourire narquois pour effacer son expression de surprise alors qu'il devait certainement regretter qu'elle soit sortie, « Tu rêves si tu croyais que tu allais me laisser à l'intérieur. »

Elle posa ses mains sur ses hanches et vint se positionner à l'endroit où aurait dû être l'animal si animal percuté il y avait eu. Mais la chose était qu'il n'y en avait pas, et l'hématome sur le front de Clayton était là pour témoigner d'une collision et d'un choc. De plus, elle était certaine d'avoir vu une ombre se jeter sur la route, et elle n'avait rien eu d'humain. Enfin, à bien y réfléchir, elle ne ressemblait à aucun animal qui traînait dans les environs, mais c'était une ombre et elle aurait très pu se tromper. Elle leva la tête et regarda autour d'eux, mais la zone était aussi déserte qu'il y avait quelques minutes. D'ailleurs, le ronronnement du moteur était le seul bruit que l'on pouvait entendre dans l'air lourd et chaud. Pas un bruissement de feuille malgré le vent. Juste... le bruit du vent qui venait comme chuchoter à leurs oreilles. Elle se mordit les lèvres et même si elle ne voulait pas le laisser paraître, la situation était plutôt effrayante. Elle n'avait jamais assisté à un phénomène que l'on disait paranormal et s'était contentée d'écouter les récits des gens qui en avaient été témoins après avoir parlé de la légende. Et maintenant que ça lui tombait dessus, elle se sentait un peu moins l'humeur goguenarde.

« Il a dû partir, » souffla-t-elle pour donner une vraie-fausse explication, désignant par « il » un animal quelconque dont la détermination de la race semblait un problème secondaire en ce moment-là. Mais elle ne pouvait pas admettre que tout cela était bizarre, cela aurait été reconnaître la véracité de la légende, et même si elle n'expliquait pas ce qu'il venait de se passer, cela ne voulait pas nécessairement dire que c'était vrai. Quand elle était petite avec Quinn, elle allait aplatir les blés dans les champs pour faire croire à des soucoupes volantes. Il y avait plein de choses qui semblaient surnaturelles et qui en fait n'étaient que des successions bien agencés d'évènement hasardeux qui donnaient l'allure de l'inexpliqué. Mais ce n'était pas le cas.

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Sam 10 Mai - 18:21

S’il avait pu s’attendre à une coopération totale de Joan, il désenchante vite: elle n’était du genre à attendre que le danger, ou du moins d’élément perturbateur qui avait provoqué l’accident en restant tranquillement assise dans une voiture. Il s’en serait douté, et même s’il aurait préféré qu’elle reste en sécurité à l’intérieur de l’habitacle. Lui adressant un drôle regard, à la limite de la déception, il sortit et inspecta les alentours sans plus s’occuper d’elle, un problème plus grand venant de s’exposer à eux. C’était maintenant leur sécurité qui était en jeu, et même ce n’était probablement rien, autant ne pas prendre de risques. Or, c’était justement ce qu’elle était en train de faire et ne se rendait sûrement pas bien compte de ce qui s’était passé. Même si, et c’était un élément de plus qui flirtait avec l’étrange, sa voiture n’avait pas la moindre éraflure, la moindre trace d’impact ou de choc, tout deux savait que l’accident avait réellement eut lieu. Et vu le vacarme que cela avait eu, ce n’était pas un pauvre renard ou un lapin de garenne ayant perdu son terrier. Plutôt un sanglier, du moins en se basant sur les grognement qu’ils avaient entendus. Et pour ce qu’il savait, ce n’était pas des animaux très amicaux, et ils pouvaient occasionner des blessures parfois sérieux si l’envie leur prenait d’attaquer. D’autant plus si l’on ne disposait de rien pour se défendre: cette plaine était peut être sensée être déserte, mais les minutes précédentes lui avait prouvé le contraire. C’était un paramètre à prendre en compte, parce que maintenant l’atmosphère s’était muée en une ambiance ou l’odeur du danger et de l’incompréhension planait, venant d’on ne sait où.

Appuyé sur le moteur, il releva la tête vers Joan qui lui adressa son sourire suffisant, mais lui ne souriait. Encore plus maintenant, il regrettait qu’elle ne soit pas restée à l’intérieur, parce que c’était justement ce sourire qui risquait de lui faire perdre ses moyens, et l’empêcher de penser à autre chose que la sécurité de la jeune femme. Se serait-t-il écouté qu’il lui aurait ordonnée de remonter dans la voiture et l’aurait ramenée au ranch. Rien que pour être sûr qu’il ne lui arriverait de mal. Mais évidement, cette possibilité n’était pas envisageable: même s‘ils ne s‘étaient pas beaucoup parlé, il avait sa petite idée sur le caractère de Joan. Pas du genre à attendre que le danger soit passé sans rien faire d‘autre qu‘attendre.

Malgré lui, il redressa la tête, et haussa les épaules tandis que ses lèvres s’étirent en un sourire qu’il aurait du réprimer. Sauf que c’était plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher de sourire quand il la voyait. Comme si sa joie de vivre était communicative.
« Je n’ai pas le choix de toutes manières non ? » Même maintenant, il ironisait presque. Décidément, il fallait qu’il se retienne, sinon il n’arriverait jamais à retrouver un semblant de sérieux, même si la situation commençait à devenir vraiment inquiétante. « Mais dans ce cas, vous ne vous éloignez pas. On ne sait pas ce qui traine par ici … »

Parce que brusquement, la plaine avait changé de visage. Alors que tous la connaissaient déserte et agités de bruit du bétail ou toutes sortes de bruit dû à la végétation, elle semblait vivante. Enfin, façon de parler, on aurait dit que quelque chose qui était jusque là resté en retrait se manifestait à travers la bête qui les avait percuté. Et le murmure du vent. Mais au lieu du vent qui faisait ployer les arbres et les buisson, voler les cheveux et mugissait avec des cris déchirant, celui-ci semblait … Un murmure. Des voix chuchotant des mots inaudibles à leurs oreilles, sans que le moindre autre bruit vienne troubler le silence pesant qui s’était instauré tandis qu’ils écoutaient, anxieux et en attente de pire, le bruit, ou plutôt l’absence de bruit. Clayton serra la main qui tenait son Colt le long de son corps, en position tout à intensive: il en avait vu d’autres, mais il y avait toujours une explication. Ici, rien … Juste la désagréable sensation d’être observés dans un endroit désert.

Il fut tiré de sa léthargie par le souffle de Joan, qui semblait au moins aussi décontenancée de qui. Fixant le point d’impact étrangement intact, il haussa les épaules, soucieux.
« C’est possible, mais le choc était si violent qu’il aurait dû être ici .. » Il désigna un point sur le sol, juste à côté de la roue « Et sacrément abimé, si ce n’est plus … » Malgré lui, il laissa sa phrase en suspens: les conclusions s’imposaient d’elles-mêmes: au mieux, le « sanglier » était blessé et avait fuit en ruisselant de sang, pourtant aucune trace n’était visible. Soit il était mort sous l’impact, mais pas plus que de piste, il n’y avait de signe indiquant qu’un animal venait de se faire tuer. C’était inexplicable, et c’était justement le plus dérangeant dans la situation dans laquelle ils venaient de tomber bien malgré eux. Il ne croyait pas aux fantômes, ni aux esprits ou quoi que ce soit ne pouvant être expliqué de manière logique. Et le fait qu’ils aient parlé de la légende n’avait aucune lien. Strictement aucun …

« Je vais inspecter un peu les environs … S’il est encore dans les parages, on devrait le trouver. » Parce qu’il ne prendrait pas le risque de repartir sans être sûr de pouvoir arriver à bon port sans un nouvel accident. Et n’avait pas l’intention de quitter la jeune femme des yeux plus d’une seconde: on ne sait jamais, et il s’était fait le devoir de veiller sur elle. C’était stupide, elle était parfaitement capable de se protéger toute seule, mais c’était dans sa voiture qu’ils avaient eu l’accident, il était donc responsable. Tout était logique pour lui, et même n’y avait pas toutes ces émotions nouvelles qu’elle provoquait chez lui, il se serait sentit obligé de veiller à sa sécurité. Alors là, dire qu’il empêcherait n’importe quelle bête d’approcher à moins de 10 mètres était un euphémisme.

Il avança de quelques pas, puis se retourna:
« Vous venez ? Il ne faut pas rester seule ici, même pour quelques minutes … » En essayant de la rassurer, il lui adressa un sourire qu’il savait parfaitement inutile, tout simplement parce que murmure du vent ne faisait que s’intensifier, et ils se mirent en marche. Mais il n’y avait rien. Rien du tout. Le vide complet, mis à part quelques buissons secs que le bruit du vent qui lui donnait presque des frissons. A moins que ce soit la présence de Joan à ses côtés …

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Sam 10 Mai - 19:54

Il faisait terriblement chaud et l'air était plus que lourd, et pourtant le vent tiède lui glaçait le sang et lui donnait des frissons. Mais c'était peut-être plus dû au fait qu'elle avait la désagréable impression que quelqu'un était posté juste derrière elle pour venir susurrer des mots à son oreille, mots qu'elle ne comprenait pas et qui n'avaient même pas la forme d'une syllabe. C'était juste une impression, comme si le murmure venait du fin fond des âges, qu'il n'en restait plus que l'air, les formes s'étant perdues en route. Elle déposa son regard à l'endroit que Clayton indiquait, et comme lui, elle vit bien qu'il n'y avait rien. Pas même la moindre trace de sang, une tâche plus sombre sur le goudron poussiéreux de la route. De toutes façons, le fait que la voiture n'ait rien prouvait bien qu'à défaut d'impact, il n'y avait eu qu'une illusion, sacrément réaliste à ce qu'elle pouvait juger. Non, bien sûr que non, elle n'avait pas peur, Joan Rose Foster n'avait jamais eu peur des histoires de fantômes, et encore moins de cette légende complètement débile concernant le vieux Caine, elle était juste... tendue. Elle croisa les bras sur sa poitrine et fronça les sourcils alors que le silence retombait entre eux, lourd et pesant comme l'air de la nuit, et dans l'ombre, elle ne vit pas tout de suite que Clayton s'était détourné pour aller vers le bord de la route, tandis que son esprit réfléchissait à toute allure à la recherche d'une explication. Il la sortit de ses pensées en l'interpellant et elle sortit de son immobilisme pour le suivre, courant sur quelques mètres pour le rattraper. Oh non elle n'avait pas envie d'être seule.

Elle ne voulait pas prononcer à voix haute ce que tous deux pensaient tout bas. Il n'y avait pas de sanglier, pas en cette région et surtout pas sur cette route ; ils venaient juste de parler de la légende et il y avait ce foutu vent qui n'arrêter par de souffler sans pour autant faire voleter des mèches des cheveux de Joan. La lumière des phares de la voiture brillait dans la nuit et pourtant, à quelques mètres de celle-ci il faisait de nouveau nuit noire alors même qu'ils n'avaient pas atteint le bas-côté. Et puis il se trouvait à moins de quelques kilomètres de la maison de Caine. Elle était sûre qu'en plein jour et par un temps dégagé ils auraient certainement été capables de la voir au loin. Mais voilà, plutôt que de faire ce constat inquiétant et de le faire exister en posant des mots dessus, elle préféra rester silencieuse et le suivit sans dire un mot.

Ils finirent par sortir de la route et marcher dans les broussailles, Joan dans le sillage de Clayton qui les écartaient à l'aide de son colt. Le regard posé sur son dos, elle ne pouvait s'ôter cette arme de la tête. Que pouvait-il bien en faire ? Autant qu'il possède un petit revolver ne l'aurait pas étonné, un cow boy avait besoin d'assurer sa protection, mais ça... D'ailleurs, elle ne serait pas étonnée s'il en avait plus. C'était sûrement relié à la part d'ombre dans son regard et à l'aura mystérieux qui l'entourait. Seulement elle essayait de se persuader que ce n'était pas ce qui la fascinait le plus chez lui. A côté de cela, si elle faisait abstraction de la lueur fatiguée par une vie pas toujours facile qui brillait dans ses yeux verts, il y avait autre chose, le vrai Clayton qui se cachait derrière, que personne ne voyait mais dont elle avait deviné l'existence. C'était bien lui, qui l'attirait tant. Pas la façade ironique et joviale qu'il montrait à tous. Ils arrivèrent finalement à un petit talus raide qu'il fallait descendre, et alors qu'en un bond il l'avait fait, Joan se fit plus hésitante tandis qu'il se tournait vers elle pour l'aider à descendre. Avant même qu'elle n'ait pu prendre la main qu'il lui tendait, elle dérapa sur une pierre saillante et tomba en avant dans une exclamation de stupeur. Quand elle ouvrit les yeux, elle était tombée dans ses bras et son visage était bien trop proche du sien.

Jusqu'à maintenant, elle avait réussi à éviter un contact physique avec lui, ne sachant pas ce qu'il en résulterait, voyant déjà la façon que son regard avait de tomber dans le sien, comme aimanté. Et ce qu'il se passait dans leurs yeux semblait se vérifier maintenant qu'il la tenait involontairement serrée contre lui. Le coeur de Joan s'emballa alors que ses yeux restaient rivés dans ceux de Clayton. Ses pieds touchèrent le sol, signe qu'il venait de la déposer mais elle garda son visage levé vers lui, jusqu'à ce qu'une odeur pestilentielle vienne troubler le moment. Elle tourna la tête et profita de sa proximité avec Clayton pour regarder par dessus son épaule.


« Je crois qu'on l'a trouvé, » souffla-t-elle, « le sanglier. » ajouta-t-elle, imaginant que ce qu'elle venait de dire n'avait plus un grand rapport avec la situation. Ce brusque retour à la réalité les fit se séparer et elle avança vers l'endroit d'où provenait l'odeur. « Mais je crois qu'il est là depuis un bail... » Elle grimaça et se couvrit le nez de sa main. Il y avait bel et bien un sanglier mort par ici, mais il l'était certainement depuis une semaine au vu de l'état avancé de sa décomposition. En plus d'être inquiétante, la situation devenait dégoûtante et les évènements se faisaient de plus en plus insolite...

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Sam 10 Mai - 21:56

C’était dans les moments comme celui-ci, où les certitudes si profondément ancrée sont remises en question par un suite d’évènements sortant de l’habituel, que Clayton apparaissait sous un autre jour. Il n’était plus le sympathique cowboy toujours prêt à s’amuser et à mettre en boite son acolyte de toujours, mais bel et bien un autre individu. Plus sombre, plus grave, moins bavard. Plus proche de ce qu’il était réellement en fait, ne ressentant pas le besoin de mettre des mots sur ses émotions ou de combler le silence mais préférant agir, sans éprouver la moindre crainte envers les conséquences qui pourraient en découler, du moins à son égard. C’était ainsi, un fois en dehors des chemins balisés et mille fois foulés de son existence, il n’était plus le même. Et cela n’était que plus vrai en ce moment, puisqu’en plus ne pas se trouver dans un lieu familier et dans l’ambiance rassurante d’un ranch il se sentait le devoir de recréer l’atmosphère protectrice dont-ils avaient tous deux besoin, maintenant. Quitte à devoir pour cela s’aventurer dans la plaine ponctuée de sifflements inquiétants venus de nulle part. Quitte à pourchasser un sanglier invisible qui semblait ne pas exister. Quitte à devoir passer pour un ancien psychopathe avec son Colt. Mais c’était le seul moyen qui existait pour s’assurer de leur sécurité, et mieux valaient avoir de la répartie: après tout, on ne savait pas ce qui pouvait se dissimuler derrière les épines des buissons: ils avaient eu leur lot de surprises, et un pressentiment lui disait qu’ils n’en avaient pas encore vu le bout. On dit que la fin justifie les moyens, et bien cette fois la noirceur de la nuit et les sons étranges qui s’en dégageaient justifiaient une mesure de protection qu’il, d’ordinaire, répugnait à utiliser. Une arme à feu de gros calibre.

Depuis plusieurs minutes, il marchait d’un pas vif et décidé sans piper mot, plongé dans ses pensées qui incluaient, pour la moitié, Joan. L’autre moitié comprenait, dans le désordre, la légende, l’accident, le pseudo-sanglier, son passé, son inquiétude. La route s’étendait, droit devant, sinueuse et sombre mais néanmoins sans la moindre trace d’un quelconque animal. S’il y avait quelque chose à trouver, ce n’était sûrement pas dans cette direction, et il décida de quitter la route, après s’être assuré que la jeune femme le suivait toujours. Les broussailles craquaient sous leur poids dans un bruit sinistre qui rompait le silence, et leur respirations constituaient le seul autre son audible. Ne restait plus qu’à espérer qu’ils trouveraient rapidement ce qu’ils cherchaient, et qu’ils puissent quitter cette endroit plus qu’inhospitalier.

Quelques enjambées dans les herbes folles les menèrent à une descente abrupt, la trace de sentier qu’ils suivaient continuant en contrebat, environ un mètre cinquante en dessous. Il descendit d’un saut, accompagné de quelques pierres qui roulèrent sur son poids, puis tandis la main à Joan pour l’aider à descendre: c’était loin d’être une entreprise facile. Les yeux fixés sur elle, il attendait qu’elle trouve une prise adéquate pour le rejoindre quand elle glissa et tomba. C’était aussi simple que ça, elle avait glissé, et il n’avait pas eu le temps de faire autre chose que la rattraper pour éviter qu’elle ne se blesse. En tout bien tout honneur, mais cela n’empêchait pas son cœur de battre à tout rompre contre sa poitrine quand leur regard se rencontrèrent, plus proche de lui qu’il ne l’avait jamais imaginé. Malgré lui, ses bras encadraient sa taille, et il la déposa sur le sol lorsqu’il le réalisa, mais ses yeux ne quittèrent pas les siens pour autant. L’aimant qui semblait s’en dégager ne faiblissaient pas, et son ampleur commençait à le faire douter, comme tout ce qu’il ne maitrisait pas. Pourtant, il ne parla pas, ne rompit pas le contact: il en était comme incapable, et se contentait de rester là. Beaucoup plus proche que la politesse l’admettait entre un employé et la propriétaire.

Il sursauta quand le son de la voix le reconnecta à la réalité, puis sentit à son tour l’odeur âcre qui devait prendre sa source quelques mètres derrière lui. La magie du moment s’était dissipée, et déjà il avait repris ses esprits. Tournant les talons, il la suivit et grimaça quand le sanglier apparut dans leur champ de vision.
« Plus que ça à première vue, et c’est sûrement pas lui mais un de ses cousins qui nous est rentré dedans. » Il se mordit la lèvre, cette fois franchement décontenancé par la tournure que prenait les évènements: c’était digne d’un remake de mauvais film d’horreur, sauf qu’ils étaient les protagonistes et qu’il n’y avait pas de gentil metteur en scène pour rallumer la lumière et leur accorder une pause. Ils étaient dans le pétrin, et ne pouvaient compter que sur eux-même pour s’en sortir.

Le moment était toutefois mal choisit pour s’apitoyer sur le sort de cette pauvre bestiole, ils n’allaient tout de même pas passer leur nuit ici. C’était beaucoup trop glauque, et ce n’était de toutes façons pas celle qu’ils cherchaient. Autant rebrousser chemin et repartir avant que tout cela ne se gâte, si c’était encore possible.
« On ferait mieux de repartir … » Il croisa son regard, puis ils rebroussèrent chemin, essayant tant bien que mal de se repérer dans la nuit noire, guidées par les deux petites loupiottes que constituaient les phares de la voiture.
Lorsqu’ils durent regrimper par le talus, Clayton fit de son mieux pour ne pas manifester d’émotion particulière lorsqu’il aida Joan à monter, mais ce fut pour lui plus difficile que prévu, et avait été à deux doigts d’oublier son propre prénom lorsqu’elle lui adressa un sourire de remerciement. Il s’en voulait, évidemment, de réagir comme cela en sa présence, mais n’y pouvait rien. C’était plus fort que lui, voilà tout. Beaucoup plus rapidement que durant l’aller, ils rejoignirent la route, et le jeune Harper se figea en entendant le hurlement lugubre d’un coyote, rétablissant une part de réalité dans l’étrange rêve qu’ils étaient en train de vivre, mais présage de mauvais augure.
« On devrait accélérer »

Sauf qu’avant qu’il n’ait pu esquisser le moindre geste, son attention fut accaparée toute entière par la voiture. Bouche bée, il la fixa et crut être sujet à des hallucinations: elle avançait. Lentement certes, sauf qu’il n’y avait pas de conducteur et qu’il avait les clés dans la main. Sauf que la route était d’un horizontalité absolue et qu’il n’y avait pas de pente. C’était impossible, il nageait en plein délire. Mais le regard qu’il jeta à Joan, qui contemplait elle aussi la scène avec stupeur, confirmait ce qu’il était en train de voir. Il avait eu raison quand il avait pensé ne pas être au bout de ses surprises …

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Dim 11 Mai - 13:27




L'odeur que diffusait la charogne rendait l'air intenable et Joan ne put qu'acquiescer lorsque Clayton lui proposa de partir. Elle regarda encore un moment le cadavre de la bête, dont la cause de la mort était indéfinie, comme beaucoup d'autres évènements ce soir-là, puis finalement s'en détourna et marcha silencieusement aux côtés de Clayton, les yeux baissés. Elle ne souhaitait plus qu'une chose ce soir, rentrer chez elle et retrouver son lit douillet, et ce, même si l'étreinte involontaire de Clayton restait imprimée sur ses hanches. Elle grimpa la pente sur laquelle elle avait trébuché il y avait quelques minutes et essaya de ne pas frissonner lorsqu'il posa sa main sur ses reins pour l'aider à gravir le talus, et elle lui souffla un remerciement timide accompagné d'un sourire qui voulait dire un peu plus que de la simple gratitude.

Elle sursauta lorsqu'un coyote hurla au loin et accéléra le pas, devança presque Clayton jusqu'à ce qu'elle se fige au milieu de la route. Ses yeux s'écarquillèrent et elle ouvrit la bouche de stupéfaction. Elle tourna la tête vers le cow boy, et celui-ci, comme s'il avait deviné ce qu'elle avait en tête, il lui présenta son trousseau de clé, qu'il tenait dans sa main. La voiture de Clayton s'était donc mise en branle et roulait lentement, alors que la route n'était pas en pente et que le moteur était coupé. Et ce vent qui n'arrêtait pas de souffler et qui venait presque la narguer en parlant ce langage qu'elle ne comprenait pas.


« Je t'en supplie dis-moi que tu l'as équipé d'un système télécommandé à la James Bond et qu'elle vient juste nous chercher. »

Elle se tourna vers Clayton en disant cela, avec un air désespéré et apeuré à la fois et voyant qu'il n'avait humeur à blaguer non plus elle détourna les yeux, plus pour éviter qu'il ne la voit que parce que ses yeux sur elle alors qu'elle se sentait faible lui étaient insupportables. Mais ils n'eurent pas le temps d'échanger plus que cela puisque soudain la voiture se mit à accélérer, et même si elle datait de quelques années déjà, ses mécanismes n'avaient pas rouillé et elle roulait comme une jeune fille, si bien qu'elle commençait à rouler à une vitesse folle lorsque Clayton et Joan prirent leurs jambes à leur cou pour lui échapper la devancer sur la route.

« Je sais pas pour toi mais je commence à trouver ça un peu louche ! » hurla-t-elle à l'attention de Clayton alors que leurs ombres s'agrandissaient à vue d'oeil avec la lumière des phares qui indiquait que la voiture se rapprochait dangereusement. Le pire dans tout ça c'était certainement le moteur que l'on entendait pas. En effet, la voiture n'était pas propulsé par son moteur, ce qui aurait pu être expliqué par un court-circuit au niveau du contact ou quelque chose de ce genre, mais là, non. Aucun vrombissement, la voiture roulait simplement, comme poussée par une force invisible. Et alors qu'elle courrait, le vent sur son visage sonnait plus comme des sifflements malveillants accompagnés de ricanements. Les dents serrées, elle pestait intérieurement contre ce vieux con de Caine lorsque la lumière des phares se fit soudainement plus vive. Elle lança un regard à Clayton et plongea sur le bas-côté. La voiture les dépassa pour continuer sa course folle sur la route et à quelques secondes près ils auraient fini sous ses roues.

Il lui fallut quelques secondes pour reprendre ses esprits et lorsqu'elle décrocha son regard du sillage lumineux de la voiture, c'était pour remarquer que Clayton était allongé sur elle. Le vieux Caine se faisait agence de rencontre ou quoi ? Elle resta un moment interdite devant la situation qui se répétait, et qui était encore plus embarrassante alors qu'elle pouvait sentir son souffle sur son visage et qu'il en était de même pour lui puisqu'elle respirait bruyamment et irrégulièrement d'avoir couru. Son coeur tambourinait dans sa poitrine et elle n'était plus sûre de savoir pourquoi. Elle était incapable de bouger, prisonnière sous le poids de Clayton qui avait posé ses mains de part et d'autre d'elle, comme pour la protéger.


« Je crois qu'on va devoir rentrer à pieds... » fut la seule chose qu'elle réussit à murmurer, avant d'avaler avec difficulté sa salive. C'était comme si tout ce soir devait échapper à son contrôle. Les objets, mais pas seulement. Ses idées et son esprit aussi. Etait-ce vraiment dû à Caine ? Ou la présence de Clayton avec elle rendait tout possible ?

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Dim 11 Mai - 16:17

Abasourdi, Clayton n’avait pas fait d’autre geste que de montrer ses clés à Joan, les yeux rivés sur la voiture. C’était impossible, ils étaient en train de nager en plein délire, et bientôt son réveil sonnerait pour lui indiquer ce tout cela n’avait été qu’un rêve loufoque et qu’il était temps de retourner travailler. Pourtant, ce n’était que trop réel, et le vent qui soufflait dans ses oreilles ne faisait que le rappeler. Ils restait là, hébétés, debout sur la bas côté de la route à fixer une voiture qui aurait dû être immobile. Le frein à main avait été enclenché, il le savait, et il n’y avait aucune raison qu’un véhicule de ce poids avance sans la moindre raison, accélérant progressivement en plein dans leur direction. Lorsqu’elle tenta une tentative d’humour, il la regarda puis haussa les épaules, ne répondant rien. Dans n’importe quel autre cas, il aurait pu démarrer au quart de tour, mais les circonstances n’était pas du tout propice à penser à James Bond et ses gadgets. Parce que, il en était sûr, jamais James Bond ne se serait trouver en face de phénomènes inexplicable: cogner des agents du KGB, c’était facile puisque la cible était visible, alors que là il n’avait aucune idée de ce à quoi ils faisaient face. Même James Bon aurait n’aurait pas été rassuré!

Tout n’aurait finalement été si mal si, d’un coup, l’Impala n’avait pas accéléré l’allure pour finalement se lancer à pleine vitesse, le volant tournant sans aucune aide extérieur comme pour suivre la route, et foncer dans leur direction: les loupiottes des phares se rapprochaient à une vitesse folle, et ils n’eurent pas d’autre alternative que de tourner les talons et de courir aussi vite qu’ils le pouvaient dans la direction opposée, avec l’espoir utopique que la distance les séparant de la voiture s’agrandisse au lieu de rétrécir de secondes en secondes. Peine perdue, et même s’ils couraient à perdre haleine, leur ombre était la preuve irréfutable que leur efforts étaient vains.
« Pareil, mais là COURS ! » Il avait dû hurler lui-aussi pour se faire entendre, et n’avait pas le temps de se lancer dans le grand discours.

La dernière chose dont il se rappela avant de plonger dans le bas côté pour éviter de terminer en pâté pour chat fut le ricanement narquois du vent qui semblait _et c’était tout simplement stupide de penser cela_ se moquer d’eux et rire de leur tentative de rester aveugle aux phénomènes qui les entouraient. Quel crétin, et même s’il ne croyait pas au histoires de fantômes et tout ce charabia folklorique, il n’aurait pas été gêné de se trouver en face du vieux chercheur pour lui donner une idée de sa façon de penser. Parce qu’une fois de plus, ils se retrouvaient dans une situation pour le moins … inhabituelle.

La voiture était partie et la lumière se faisait de plus en plus diffuse à mesure qu‘elle s‘éloignait, mais ce n’était pas vraiment ce qui le préoccupait. Il croisa le regard de Joan, et en sentant son souffle irrégulier sur son visage, comprit que, dans leur plongeon improvisé, il avait atterrit d’un bien étrange manière. Il cilla, resta un instant d’une immobilité de statue en réalisant qu’il était allongé sur Joan, ses main encerclant son visage qui était à quelques centimètres du sien. Décidément, il aurait deux mots à dire à cet idiot de Caine ! Une fois passe encore, mais se retrouver deux fois si proche d’elle que son cœur menaçait d’exploser, incapable de sortir de la torpeur dans laquelle il était maintenant plongé et de détacher ses yeux d’elle. Sans avoir réellement conscience qu’il était plus lourd qu’elle et qu’il l’empêchait d’esquisser le moindre mouvement.

Le son de sa voix le ramena brusquement à la réalité, avec une désagréable impression de déjà vu, et il se laissa glisser sur le côté avant de bondir sur ses pieds et de s’éloigner de quelques mètres vers la route. Il avait totalement perdu le contrôle de ses pensées, et avait besoin de s’éloigner d’elle au risque de ne plus pouvoir aligner de phrases correctes. Lorsqu’il se retourna, il se mordillait nerveusement la lèvre, le point serré au point que ses jointures blanchissaient, même si l’opacité de la nuit les rendaient impossible à distinguer. Les battements sourds ne s’estompaient pas, il les sentait contre sa poitrine lorsqu’il se retourna pour s’assurer qu’elle s’était relevé puis acquiesça en évitant son regard:
« Oui »

Ils retournèrent sur la route en quelques enjambée, puis repartirent à un rythme rapide, sans se regarder. Quelques minutes après, Clayton aperçut la voiture qui avait terminé sa course dans une buisson de de belle taille, mais ce qui le surprit le plus, c’était le changement soudain d’atmosphère. Les sifflements menaçants s’était tus, le vent s’était calmé et la lune éclaira maintenant la plaine avec une intensité retrouvée. Comme si les évènements n’avaient été qu’un tour joué par leur imagination. Le changement était tel qu’il ne put ne s’empêcher de lâcher dans un souffle:« Le vieux a finit de jouer on dirait … »

Cependant, il garder son regard obstinément éloigné du sien, n’ayant aucune idée de qu’elle devait penser de lui maintenant, préférant ne pas savoir plutôt que d’avoir la certitude qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Clayton leva les yeux vers la lune en arrivant à la voiture, puis rangea son arme devenu inutile. Était-ce le légende ou sa présence qui le mettait dans cet état ? Il n’aurait sut le dire …

« Vous montez ? Mieux vaut quitter l’endroit au plus vite … » Toujours les yeux obstinément rivés sur un point situé au niveau de son épaule. Jamais son visage …

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Dim 11 Mai - 18:05

Outre la position plus que suggestive qu'ils avaient à l'instant, il y avait plus que ça pour troubler Joan et lui faire perdre ses moyens. Elle avait en effet ses mains posées sur le torse de Clayton et le tissu de son tee-shirt n'était pas assez épais pour cacher à ses sens sa musculature ni la chaleur de sa peau. Mais quand il se releva pour les tirer de cette situation gênante, elle eut presque comme un regret alors qu'elle se remettait difficilement sur pieds à son tour. Elle avait quelques égratignures, mais elle était toujours entière et en vie. Par rapport à ce qu'ils venaient de voir, c'était quand même un bon point. Elle se racla la gorge et prit une profonde inspiration pour essayer de se redonner un minimum de contenance et de dignité et épousseta son marcel plein de poussière et de petites brindilles. En tous cas Clayton semblait aussi confus qu'elle et c'est là qu'elle se rendit compte qu'il aurait très bien pu profiter de la situation mais qu'il ne l'avait pas fait. En même temps, c'était difficilement envisageable alors que sa voiture venait juste de faire une pointe d'un petite centaine de kilomètres heure pour les réduire en bouillie. Mais elle ne doutait pas que certains n'aurait pas été plus gênés que ça de tirer bénéfice de la situation et de s'adonner à une petite séance de drague entre deux courses poursuites.

Le vent tomba soudain, laissant derrière lui un silence clair et pur qui semblait alléger l'atmosphère. Joan resta immobile, écoutant la différence subite qui venait de se réaliser dans l'air et elle fit un lent tour sur elle-même pour constater que ce n'était pas seulement l'environnement sonore qui venait d'être modifié, mais tous les alentours. La différence était difficilement perceptible parce que très subtile, mais l'air était un peu plus frais, la lumière de la lune et des étoiles diffusait un doux halo argenté sur les environs et des petits craquements signifiaient que les mulots étaient sortis de leurs terriers. Un oiseau traversa le ciel au dessus d'elle. C'était comme si la nature reprenait le cours de son existence après avoir été mise sur pause pendant quelques minutes. La voiture au loin s'était arrêtée, et ne semblait plus vouloir bouger. C'était le calme après la tempête en somme.

« On dirait oui. » approuva-t-elle en revenant sur la route et en prenant la direction du véhicule. « J'espère que la voiture n'est pas amochée. »

Ils marchèrent en silence vers la Chevrolet et il purent constater que le buisson touffu avait amorti le choc, si bien que même si elle avait quelques éraflures sur le capot, elle était toujours en état de marche et en bon état. Des brindilles cassèrent sous ses bottes tandis qu'elle avançait dans le bas-côté où elle s'était enfoncée, et elle empoigna la portière qu'elle ouvrit. Elle n'avait pas peur que cela reprenne. En effet, le changement dans l'atmosphère était tel qu'elle pouvait y percevoir que le fantôme – finalement, elle s'était résignée à lui assener la faute, ne voyant plus d'autre explication que celle-là – s'était suffisamment amusé pour la soirée et qu'il comptait les laisser tranquille. Après tout, ils n'avaient fait qu'évoquer la légende et n'étaient pas allé creuser dans les alentours à la recherche de sa mine d'or. D'ailleurs, ils n'y avaient même pas pensé.

Elle s'engouffra dans l'habitacle et tourna immédiatement la tête vers sa vitre pour ne pas regarder Clayton. Heureusement qu'il ne la voyait pas parce qu'elle avait encore les joues empourprées de la gène qu'elle avait ressentie à plusieurs reprise en sa compagnie et qui se maintenait parce que n'arrêtaient pas de défiler dans sa tête les souvenirs des regards qu'il avait porté sur elle et dans lesquels elle avait l'impression de lire la même chose que ce qu'elle ressentait. Mais elle se raisonnait : ce n'était qu'une impression, tu te fais des idées. A tous les coups tu ne l'intéresses pas. Voilà ce qu'elle se disait pour s'empêcher de le regarder et d'ainsi ne plus pouvoir décoller son regard de sa silhouette qui se dessinait dans l'obscurité. Il mit la clé dans le contact et fit vrombir le moteur. Après quelques manoeuvres il réussit à sortir la voiture du buisson pour la remettre sur la route et il prit la direction du ranch. Le trajet se déroula dans un silence quasi-religieux qu'aucun des deux n'osa plus troubler.

Lorsqu'ils entrèrent dans la cour du ranch Joan tenta un regard vers Clayton et le vit aussi pensif qu'elle. Il coupa le contact et elle resta quelques secondes encore dans la voiture avant de finalement tourner la tête vers lui.

« Bonne nuit. » murmura-t-elle simplement, incapable de dire plus que ces quelques mots puisque, visiblement, il n'y avait rien à dire. Ils venaient de passer un soirée complètement déjantée et elle ne pouvait être résumé en une simple phrase. Et comme elle ne savait pas ce qu'il en pensait, elle préféra ne pas dire plus. Elle esquissa un mince sourire et sortit de la voiture pour se diriger vers la porte de sa chambre, qui donnait sur la cour arrière. Lorsqu'elle la referma sur elle, elle s'appuya sur le chambranle de celle-ci, et le visage levé vers le ciel, elle poussa un long soupir.

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MessageSujet: Re: Need a ride home ? [R.]   Dim 11 Mai - 22:43

Le calme plat dont faisait maintenant preuve l’environnement tout entier les entourant rendait l’idée qu’un instant auparavant, la Nature semblait déchainée contre eux. Pas dans le sens violent, il n’y avait eu ni tempête diluvienne ou orages venus d’ont ne sait où. Le contraire c’était produit, dû à une forme métaphysique à laquelle il ne croyait qu’à moitié et tout s’était tut sans que rien ne le laisse présager, la suite semblant tout droit sortie d‘un mauvais film d‘horreur. Même les producteurs du pire remake n’auraient pas eu l’idées aussi saugrenue d’inclurent un sanglier fantôme créé par une légende datant d’un centaine d’années pour finir avec la course poursuite avec une voiture qui avançait sous l’action d’une force extérieur. Pourtant c’était bel et bien le cas, même si résumé ainsi cela semblait d’une idiotie affligeante. On aurait dit à un enfant parlant de cela qu’il est mal de mentir, mais eux étaient bel et bien convaincus de la véracité de leur expérience, même s’ils n’allaient sûrement aller s’en vanter à qui que ce soit. Il y avait des choses qu’il valait mieux garder pour soit.

Lorsqu’ils arrivèrent au niveau de la voiture qui attendait sagement encastrée dans le buisson, Clayton l’inspecta rapidement en ôtant les brindilles qui jonchaient la peinture déjà abimée, puis s’installa au volant et démarra sans plus attendre, l’accélérateur enfoncé provoquant une embardée qu’il maitrisa d’un coup de volant destiné à s’extraire de la végétation qui avait, Dieu seul sait comment, réussit à arrêter l’Impala lancée à toute allure sous le ciel nocturne. Le trajet se fit sans encombre, et il était dans un état presque second qui aurait fait hurler Declan de rire tant il était aux antipodes du Clayton habituel. Mais le Clayton habituel ne côtoyait pas Joan, qui changeant complètement la plus, plus qu’aucune autre femme ne l’avait jamais dans sa vie. Les yeux fixés sur le route sans même la voir, la main serrée sur le volent, il roulait sans même s’en rendre compte, obnubilé par ses pensées, à la recherche de la moindre explication logique et rationnelle, tant sur ce qui venait de se passer qu’à propos de ce qu’il ressentait quand il croisait le regarde Joan. Ou qu’elle était dans les parages. Sans que le moindre résultat n’apparaisse, et ce n’était pas faute d’avoir cherché, ce qui l’occupait durant toute durée du trajet pendant laquelle il ne desserra pas les mâchoires, et fut presque reconnaissant qu’elle ne tente pas non plus de meubler le silence qui s’était installé. Ils avaient maintenant un instant de répit, et étaient tous deux trop plongés dans leurs propres interrogations pour penser à autre chose. Encore qu’il n’avait pas la moindre idée de ce à quoi elle pouvait penser, ni même s’il y avait la moindre chance qu’elle ressente ne serait-ce que le quart de ce qui lui ressentait à son égard. Ce sentiments inexplicable et totalement injustifié dont il ne pouvait pas ce défaire, au mieux l’ignorer pour faire bonne figure.

Quelques minutes après, ils arrivèrent, enfin, dans la cour du ranch et il s’arrêta en plein milieu, entre les dépendances réservées au cow boys et la maison des sœurs Foster, puis coupa le contact sans pour autant esquisser le moindre mouvement, ni même tourné la tête. Elle non plus d’ailleurs, ce qui le força à pivoter dans sa direction. Il ne répondit rien, se contenant d’hocher la tête en signe d’au revoir avec un léger sourire dont il n’avait jamais réussit à se défaire. Son regard la suivit jusqu’à ce que la porte de sa chambre se soit fermé et que sa silhouette ait complètement disparue de son champ de vision, puis enclencha la marche arrière et alla stationner l’antique Chevrolet dans l’espace qui lui était réservée, entre un pick up vert sombre et une berline dont il manqua une roue. Voir deux, puisqu’une autre était crevée, mais ce n’était pas le genre de chose qu’il remarquait en ce moment précis.

A la manière d’un automate bien rodé à son trajet quotidien, il regagna sa chambre, ou plutôt l’espace qui lui était réservé, claqua la porte et se laissa tomber comme une masse sur le dos. Le matelas grinça tandis qu’il soupirait bruyamment: il avait peine à croire que tout était bel et finit, que son nouvel ami Caine l’allait pas venir lui jouer un nouveau tour, et surtout qu’il n’avait pas rêvé. Qu’il s’était trouvé à peine à quelques centimètre de Joan Foster. C’était difficile à croire, et surtout inexplicable. Sauf que l’inexpliqué semblait à la mode ce temps-ci, tant au niveau de des phénomènes qui secouaient la pleine que par les émotions contradictoire qui l’agitaient en ce moment. S’il avait imaginé cela lorsqu’ils avaient décidé de revenir à Mt. Pleasant…


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