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 Tabasco & Smiley - W+S

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MessageSujet: Tabasco & Smiley - W+S   Jeu 8 Mai - 11:31

THE MOST AWKWARD MOMENT EVER.













Quelle ville étrange. Tout le monde faisait cas d’un fantôme de par le fait que quelques personnes cherchant de l’or seraient mortes égorgées dans leur lit. Mais c’était stupide, pour la simple et bête raison qu’un fantôme ne peut pas tuer des êtres humains. W eut un sourire réconfortant à l’adresse de celle qui tenait la boutique de l’Oncle Jim et passa son chemin : il y avait déjà dû avoir suffisamment de personnes venues pour les ragots pour qu’il s’ajoute à cette foule aux aguets. Non. Il irait, comme d’habitude, chercher un endroit où il pourrait être un peu seul. Regardant autour de lui – ce qui ne servait pas à grand-chose, étant donné qu’il ne connaissait pas du tout le lieu où il était – il décida finalement de partir à droite, et le chemin se poursuivit pendant quelques cinq cent mètres avant de parvenir à ce qui semblait être une arène. Il plissa les yeux et parvint à lire ce qu’il y avait écrit sur la pancarte : RODEO ARENA. Bon. Etant donné qu’aucun bruit ne venait de là, il n’y rencontrerait a priori personne. Un sourire, et il avança. Plus il approchait, plus l’ensemble devenait imposant – bien que ce fut une petite ville et que, donc, rien n’ait la dimension des lieux réellement réputés. Il repéra d’un coup d’œil les gradins, puis les barrières qui délimitaient l’étendue de sable et enfin ce qui semblait être des arrières salles, au loin. Où aller ? Il choisit sans l’ombre d’un doute les gradins. Grimper là-haut s’avéra plus simple que prévu, et il arriva, en quelques minutes, au sommet. S’asseoir, reprendre son souffle et enfin, se laisser aller.

W - Ce qui est sûr, c’est que l’endroit est désert.

Un sourire apparut peu de temps après sur son visage, étant donné que monter jusque là valait le coup d’œil. Les alentours étaient essentiellement des terrains entre l’orange et le rouge, et parfois, des vagues de sable s’élevaient du sol et retombaient faiblement quelques minutes plus tard – tout cela, au gré du vent. Quelque part, près ou loin, se dissimulait une mine d’or, et c’était cette mine d’or qui faisait la réputation de la ville. Pourtant, ce n’était pas pour cela qu’il la connaissait, c’était parce que cet endroit était le premier dans lequel il n’ait jamais été, lors de sa fugue, à dix-sept ans. Il n’y avait passé qu’une soirée, assez étrange, d’ailleurs. Mais mieux valait ne pas y penser. Ses idées passèrent automatiquement à autre chose : le livre qu’il tenait à la main s’ouvrit sans bruit. Page 267 de Jane Eyre. Pour la deuxième fois, il lisait ce roman d’amour, tentant de comprendre à quel moment les sentiments se nouaient et de déterminer les émotions éprouvées par les personnages. Mais encore plus que cela, il aimait se laisser emporter par la poésie des sœurs Brontë. Peut-être était-ce la magie et la poésie du livre qui, l’emportant très loin de la réalité dans laquelle il se situait, ne le permit pas d’entendre les pas qui s’approchaient, ou peut-être essayait-il simplement de ne pas les écouter pour ne pas avoir à affronter la personne qui viendrait. Après quelques instants, cependant, il réalisa qu’on l’observait. Il essayait de s’en empêcher mais son regard se baissa. A la marche d’en dessous, il y avait une femme, une femme qu’il avait terriblement l’impression de connaître, une femme dont le visage le frappa dès l’instant où il la vit et le laissa sans voix, une femme, mon dieu, une femme, dont la beauté mais surtout la colère irradiaient en cet instant précis, une femme, enfin, qui, il n’y avait pas de doute, le connaissait et le reconnaissait, tout comme lui connaissait et reconnaissait en elle la femme du premier soir.

Il y eut l’immobilité, il y eut le silence, et plus une seule brise de vent pour provoquer un quelconque mouvement. Il y avait le livre, il y avait la femme, et plus une seule bonne idée pour combler ce blanc. Le rêve était fini ; venait la réalité.
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