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 TFS |Time For Secrets| - W+J

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MessageSujet: TFS |Time For Secrets| - W+J   Jeu 8 Mai - 13:02

Il était onze heures du matin. Et les yeux de W brillaient avec force : était-ce la sueur ou l’impression d’omnipotence qui leur donnait cet éclat ? Il était à cheval – comme la majorité du temps – et faisait le tour du domaine, passant du pas au trot et du trot au galop, avant de finalement laisser se reposer l’étalon qu’il avait monté. Puis, il se dirigeait vers une jument, l’observait sous tous les angles. Et ainsi de suite. Autrement dit, il veillait sur ces beaux animaux qu’on lui avait confiés. Il adorait cette partie du travail, contrairement à l’autre qui l’attendrait après le déjeuner : nettoyer l’écurie de fond en comble, histoire de laisser aux chevaux un espace sain dans lequel ils n’attraperaient pas de maladies. Soupir. Il caressa d’un geste distrait la jument, la ramena, en tirant légèrement sur l’encolure, dans l’écurie, puis chevaucha un deuxième étalon, bien plus impressionnant et majestueux que le précédent : poils noirs sur l’ensemble du corps sauf la légère bande blanche entre les yeux. Un jour, se dit-il, des chevaux aussi beaux que ceux-là seront à moi. D’ici là, il restait le travail. W parcourut sans difficulté quelques kilomètres, au galop, d’abord extrêmement sérieux puis avec un rire aussi essoufflé que joyeux. Et enfin vint le fatidique moment de ramener le cheval dans l’écurie. Il allait avoir une courte pause déjeuner avant de devoir remettre en ordre les lieux. Bon. L’étalon se laissa faire, habitué, maintenant, à la présence de W, et celui-ci ferma la porte avant de se diriger vers la maison elle-même. Il n’y entra qu’après avoir longuement essuyé ses chaussures sur un tapis extérieur, puis alla directement vers la cuisine, où un domestique releva les yeux, lui désigna d’un geste de la main une assiette, et le regarda partir avec un dédain visible. Ou comment chercher à croire à une hiérarchie entre employés. W le méprisait ouvertement également et ne s’attarda pas une seconde, sortant de la maison avec un soulagement ostensible. Comme quand il était petit, il s’installa sur le rebord d’un des murs, suffisamment large pour qu’il puisse pleinement s’y asseoir, et piqua de la fourchette un des aliments. Avant de relever les yeux.

W - Erf, erf.

Bruit bizarre ? C’était le son de ses quintes de toux gênées. Il avait en effet vu JF et l’appétit avait disparu avant de revenir avec force. Les battements de son cœur n’étaient pas réellement irréguliers mais la fascination qu’il ressentait pour la jeune femme n’avait pas diminué. Il tenta de déterminer son humeur en la regardant pendant quelques instants, ouvertement puisque quoiqu’il arrive, elle ne remarquait jamais ses longs coups d’œil. Bon. Elle ne souriait pas, mais quelque chose sur son visage indiquait qu’elle en avait terriblement envie : si elle se cachait, c’était que quelqu’un était susceptible de le voir, et si quelqu’un était susceptible de la voir, c’était qu’il devait être au bout de son axe visuel. W haussa un sourcil et regarda dans la même direction que J. Ah. Voilà un jeune homme qu’il connaissait de vue comme de nom, et qu’il avait déjà vu près de J, pas assez près, néanmoins, au goût de la jeune femme, apparemment. W repoussa son assiette d’un air négligent ; il lui restait trente minutes de pause déjeuner et il comptait bien en profiter. Se levant calmement, il alla en silence derrière J.

W - Le contemplez-vous sans arrières pensées ou méditez-vous sur la possibilité qu’il finisse par se retourner et croiser d'un air énamouré votre regard ?

Et dire qu’il ne lui avait jamais parlé. Oh, bien sûr, il y avait eu les « bonjour » et « bon courage » ou encore « quel beau temps ». Mais ça s’était systématiquement arrêté là. Bien entendu, ça n’avait pas été faute de recherche de discussion de la part de W, et, comme il était quelqu’un d’assez réfléchi, il avait décidé d’attendre la réelle bonne occasion. Et voilà, bon dieu, il l’avait son occasion, et comme toujours, il n’avait pas hésité un instant à la saisir. Alors, maintenant, il était près d’elle, suffisamment loin pour qu’il y ait la marque de respect, suffisamment près pour qu’il eût pu chuchoter l’ensemble de sa question et être sûr de l’écoute de J. Les domestiques étaient dans la maison ; il n’y avait qu’eux. Il ne restait donc plus qu’une question. Allait-elle répondre ou partir effarouchée ?
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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Jeu 8 Mai - 17:18

Une nouvelle journée chez les Foster. Le grillage du poulailler avait été cassé par un coyote et une poule avait été bouffée tandis que les autres s'étaient éparpillées dans la cour. Joan avait passé toute la matinée à leur courir après avec Quinn et à subir des coups de pattes et de becs. Elle avait aussi certainement perdu une dizaine de mèches de cheveux dans la bataille et à à peine midi elle était épuisée. Elle eut seulement le temps de prendre une rapide douche qu'elle était déjà de retour dans la cour, un lourd panier de linge propre dans les bras qu'elle allait devoir étendre. Même s'ils disposaient de personnel de maison, rien qu'entretenir le ranch et ses dépendances leur prenait tout leur temps. Et les soeurs Foster n'étaient, à vrai dire, pas très à l'aise avec cette situation. La famille avait toujours pour principe de ne se reposer que sur ses seules ressources, et depuis le départ de leurs parents elles s'étaient senties un peu dépassées sans leur père pour tout superviser et leur mère pour s'acquitter des tâches domestiques. De plus, elles avaient actuellement dans le ranch des nouveaux cow boys et autant de bouches à nourrir.

Elle déposa son panier à terre, une fois arrivée aux piquets qui servaient à tenir les fils à linge et souffla en calant ses poings sur ses hanches. Elle adorait sa vie mais elle se devait d'admettre que parfois, elle n'était pas aussi rose que ça. En prenant le parti de s'occuper du ranch à plein temps elle avait laissé derrière elle une partie de son insouciance et ça lui faisait peur ; quitter l'enfance éternelle dans laquelle elle s'était tant plue, l'enfance et l'impression que tout est à portée de main et qu'il suffit de grimper sur un cheval et de galoper pour obtenir tout ce qu'on veut, décrocher la lune et toucher les étoiles.

Sous la fureur du soleil, elle se passa le dos de la main sur le front et se pencha pour attraper un tee-shirt dans le panier et tendit les bras pour le fixer sur la corde à linge avec deux pinces de bois. Lorsqu'elle baissa les yeux, elle tomba sur une silhouette qu'elle ne connaissait que trop loin. Il devait être à une centaine de mètres de l'autre côté de la cour à côté de la sellerie mais elle savait très bien qu'il s'agissait de Clayton. Comme toujours son regard était aimanté par lui, tout comme l'étaient ses pensées. Depuis qu'il travaillait au ranch elle n'avait pas eu l'occasion de lui parler. Ils n'étaient plus au saloon, elle était son employeur et il travaillait pour elle. Pourtant, la hiérarchie n'avait jamais eu d'importance pour Joan qui ne faisait jamais de différence entre les gens. Mais ces gens-là, eux, la faisaient, et c'était souvent qu'au lieu de répliquer lorsque l'un des cow boys l'appelait 'Madame', elle se taisait, devinant qu'elle les blesserait plus en les corrigeant qu'en les laissant faire.

Pourtant, même si elle était très attirée par Clayton pour une raison inconnue, elle ne savait pas si hors de ce contexte il se serait passé quelque chose entre eux. Les rares fois où elle avait croisé son regard, ils avaient détourné les yeux, tous les deux gênés, et il semblait avoir instauré une nouvelle distance entre eux. Si bien qu'elle n'était pas sûre s'il l'appréciait ou s'il en était du contraire. Une ombre sur son épaule et une voix grave l'arracha à ses pensées, la surprenant un peu, ce qui se traduit par un léger sursaut chez elle. C'était William, un des cow boys qu'elles avaient embauchés pour la saison. Joan n'avait pas eu l'occasion de lui parler récemment, c'était sa soeur Quinn qui lui avait offert du travail.

« Je ne le contemple pas. » répondit-elle immédiatement en détournant son regard de Clayton pour le porter sur William. Elle lui sourit, absolument pas gênée par son introduction directe. « Et je ne médite pas non plus. »

Elle se pencha pour saisir un autre vêtement qu'elle accrocha en plein soleil. D'ici deux heures, même le plus épais des jeans serait sec, et mieux valait ne pas laisser les vêtements trop longtemps dehors où ils finiraient de nouveau souillés par la poussière de l'air. Elle croisa de nouveau le regard quelque peu incrédule du cow boy. Avait-elle regardé Clayton avec la bave aux lèvres pour que ce soit si perceptible ?

« Et vous... » elle hésita sur son prénom, jusqu'à ce qu'il lui donne, « William, c'est ça, et vous William, vous n'espérez le regard de personne ? »

Pour une fois que l'un de ses employés osait lui adresser la parole, elle n'allait pas laisser filer sa chance. Joan avait toujours eu pléthore d'amis, mais toujours en dehors de sa vie du ranch. Elle avait sa vie en ville, au Saloon notamment, mais dès qu'elle revenait dans l'enceinte de La Escalera, elle reprenait toujours une certaine réserve, qui lui venait certainement de son père. Jamais devant lui n'avaient été évoqués ses petits-amis ou ses frasques d'adolescentes. Elle l'avait gardé inconsciemment à l'esprit. Le ranch signifiait réserve et labeur. Jamais distractions. C'était une règle implicite chez les soeurs Foster.

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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Jeu 8 Mai - 18:01

W avait fait fort. Il ne travaillait dans ce ranch que depuis une semaine, et pourtant, il avait l’impression de connaître J. Peut-être était-ce pour cela qu’il lui avait parlé si ouvertement, ou peut-être, tout simplement, était-ce parce qu’il n’était pas du genre à laisser filer une occasion sous le joug de la timidité. Au contraire. En tous les cas, J n’avait pas l’air du tout dérangée par la prise de contact extrêmement directe du jeune homme. Quand elle se tourna vers lui, en effet, il ne lut pas cette réserve qu’il y avait d’habitude : il y avait au contraire une joie, peut-être même un soulagement, qu’il décrypta avec un certain plaisir. Cela voulait dire que désormais, ils pourraient se parler. Restait à savoir de quoi, et cela allait être déterminé, naturellement, par la réponse qu’elle allait lui faire. Il y eut un silence pendant quelques fractions de seconde, silence pendant lequel défilèrent beaucoup de possibilités de réponses dans sa tête, puis elle répondit.

J - Je ne le contemple pas. Et je ne médite pas non plus.

Elle avait formulé une des réponses qu’il s’était imaginé. Aussi ne fut-il pas surpris, mais continua-t-il simplement à la regarder pendant quelques instants, réfléchissant aux mots exacts qu’il allait employer. Plusieurs citations lui vinrent à l’esprit mais ce qu’il ne voulait absolument pas, c’était donner l’impression d’être pédant et faire fuir cette jeune femme dont il avait toujours convoité l’amitié.

W - Non, bien sûr, vous ne le contempliez pas. D’ailleurs, cette ombre de sourire sur vos lèvres n’est pas née à cause de lui et le fait que vous ayez franchement ralenti vos mouvements n’a rien à voir avec le fait que vous l’ayez regardé fixement pendant quelques minutes. Suis-je bête.

Typiquement W. En trois phrases, il avait exposé absolument tout ce qu’il avait remarqué dans son comportement, pour deux raisons : d’une part, il ne voulait pas qu’elle s’inquiète outre mesure en pesant que son attirance pour C était trop évidente ; d’autre part, il voulait lui montrer que lui, de son côté, avait déjà appris à la connaître, et simplement à partir des expressions de son visage et de son attitude. Un sourire légèrement triomphant apparut néanmoins sur ses lèvres, tandis qu’il savourait la tournure de la conversation. Du moins jusqu’à ce qu’elle pose une certaine question.

J - Et vous –
W – William.
J - Et vous, William, vous n’espérez le regard de personne ?

Il y eut un silence de quelques secondes, pendant que W tournait ses yeux vers C. Que lui trouvait-elle ? Lui avait-elle déjà parlé, au moins ? Il ne formula aucune de ces deux questions et, son air rêveur dissimulant ce genre de pensées, il put ainsi réfléchir quelques instants de plus à quelle foutue réponse il allait bien pouvoir donner. Bien entendu, ça faisait sept jours qu’il espérait le regard de J. Mais, bien entendu, au moment si clair où il avait compris par qui elle était attirée, il n’allait pas le lui avouer – et il décida, en une fraction de seconde à peine, qu’il ne le ferait d’ailleurs jamais, préservant ainsi cette amitié qui naissait et poussait si rapidement. Aussi chercha-t-il un peu plus dans son esprit et put-il répondre après un moment.

W - Deux personnes, en réalité. J’ai déjà obtenu le regard de l’une, mais pas son prénom, et inversement, j’ai le prénom de l’autre mais pas le regard que j’espère.

Il parlait de June et Alexis, sans pourtant nommer ni l’une ni l’autre, le mystère planant franchement sur ses goûts amoureux. June était la fille dont il avait le prénom mais pas encore le regard, A était la fille dont il avait le regard mais pas encore le prénom. Evidemment, il ne comptait pas se confier jusqu’au point de divulguer l’identité qu’il connaissait mais il tenta d’exprimer par son regard le fait que c’était les deux seules filles à qui il avait pensé pendant tout le temps entre la question et la réponse. Elle n’allait pas se douter des sentiments naissants qu’il avait pour elle, il en était certain, car il allait tout faire pour cela. Sourire.
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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Jeu 8 Mai - 20:41

Ce William avait une bonne tête, et en plus de ça, il semblait lire dans la sienne. Sa petite note d'esprit concernant l'activité de Joan et son ralentissement certain lorsque Clayton était entré dans son champ de vision ne lui avait pas échappé et lui rendait William plutôt sympathique. Pour une fois qu'un cow boy lui adressait la parole. Jamais elle n'avait eu l'occasion de vraiment discuter avec ces employés saisonniers parce que, un, elle était la fille du propriétaire – et aujourd'hui, elle était la propriétaire, et deux, souvent ils refusaient de lui parler car elle était beaucoup trop attirante. C'était comme s'attirer de faux espoirs puisqu'elle répondait à tous en souriant. Elle était beaucoup trop vite amicale pour que les choses ne dérapent pas. Mais ce cher William ne semblait pas tenir compte ni de sa beauté fulgurante ni de son statut d'employer, quoiqu'il se tenait à une certaine distance d'elle qu'un ami n'aurait pas adopté pour tenir une conversation.

Elle attendit patiemment qu'il formule sa réponse, continuant son activité d'étendage de linge. Elle était consciente qu'aborder d'entrée le sujet de la vie sentimentale était quelque chose de plutôt gênant mais eh ? n'avait-il pas commencé en premier ? Bref, elle secoua une chemise pour la défroisser avant de l'accrocher à son tour, et regarda William avec malice. Décidément, sa vie sentimentale semblait bien chargée pour que sa réponse se fasse tant tarder. Mais c'était quelque chose qui ne l'étonnait pas. Il était grand, bien bâti, cow boy – atout majeur dans la région, et certainement partout ailleurs – et il semblait ne pas manquer d'esprit. D'ailleurs, s'il n'y avait eu Clayton qui obsédait ses pensées, elle lui aurait peut-être offert une bière s'il s'était présenté au Saloon accompagné de son air évasif et rêveur.


« Deux ? »

Elle pencha légèrement la tête en avant dans un signe de respect et sourit ensuite. « Et alors, laquelle de ces deux-là est l'élue de ton coeur ? La mystérieuse inconnue ou celle qui ne sait pas que tu existes ? »

Rapidement elle était passée aux familiarités, parce qu'elle ne voyait pas l'intérêt d'un protocole dans un ranch au Texas. Ils n'étaient pas à la cour d'Angleterre et la seule chose qu'elle possédait était une centaine de bêtes, quelques chevaux et des poules farceuses, rien de bien noble à vrai dire. Mais c'était un fait, la terre entière pouvait bénéficier de l'amour de Joan si elle le souhaitait, et c'était sûrement utopiste et idéaliste de sa part, mais elle ne faisait pas de distinction entre les hommes. Elle avait une confiance infinie en la race humaine, dans le futur qu'elle s'imaginait radieux, même si parfois, dans la solitude de sa chambre, elle était assaillie de doutes. Dans ce moments-là, il lui suffisait de sortir, d'aller chercher la chaleur des autres au saloon et tous disparaissaient jusqu'au lendemain. Vivre au jour le jour, laisser s'écouler le temps qui amenait de lui-même toutes les solutions.

« Enfin, tu n'es pas obligé de répondre, j'ai été un peu directe. »

C'était vrai, et elle s'en rendait compte, même lorsque Mely n'était pas là pour lui lancer un regard réprobateur. Tout le monde n'était pas comme Joan, même si chacun le souhaitait. Avoir cette même insouciance, cette même capacité à ignorer les problèmes en se transformant en nuage de paillettes brillantes, à tout effacer d'un balancement de cheveux blonds, à rendre les choses belles rien qu'avec un sourire. Mais tout cela n'était qu'une façade, un carapace comme beaucoup d'êtres humains s'en étaient forgées, que ce soit dans le silence, le dédain, la colère, la fête... elle, c'était la joie de vivre.

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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Jeu 8 Mai - 22:27

Il y eut un long silence. W réfléchissait. Il pensait à son premier amour et à toutes les filles qu’il avait quittées, les unes après les autres, à chaque fois par peur de s’engager. Il se félicita donc assez aisément de la relation qu’il venait d’engager avec J, sachant qu’il n’y avait aucune ambiguïté de la part de la jolie demoiselle. Ce qui était merveilleux, c’était qu’ils ne risquaient pas de finir mal. Au contraire, ils allaient très bien s’entendre. C’était bien la certitude qui s’étendait, seconde après seconde, alors qu’ils parlaient de leur vie sentimentale respective. Elle était franchement attirée par C, bien qu’elle ne l’avouât pas, et lui l’était par deux filles qu’elle ne connaissait certainement pas.

J - Deux ? Et alors, laquelle de ces deux-là est l’élue de ton cœur ? La mystérieuse inconnue ou celle qui ne sait pas que tu existes ? Enfin. Tu n'es pas obligé de répondre ; j'ai été un peu directe.
W - Aucune des deux, pour le moment. La mystérieuse inconnue me plaît de par sa beauté, son charme, mais surtout l’intelligence dans son regard, mais celle qui ne sait pas que j’existe m’attire grâce à sa détermination.

Pourquoi W se livrait-il aussi ouvertement à une fille qu’il ne connaissait qu’à peine ? On pouvait franchement se le demander et malgré cela, W ne s’en repentait pas du tout. Il était sûr que c’était la bonne démarche, parce que les êtres humains étaient facilement prévisibles : J se demandait si elle pouvait faire confiance à W, donc il suffisait à W de montrer qu’il lui faisait confiance pour qu’une relation entière et mutuelle de confiance se noue. Aussi bête que c’la. Aussi, après cette réponse claire et sincère, le jeune homme reposa ses yeux sur l’autre, au loin.

W - Je vous écoute.

Il était bien évident qu’il parlait de C, pas seulement parce qu’il le regardait mais également parce que sa voix avait baissé encore d’un ton, sachant qu’un domestique venait de sortir. C’était celui qui lui avait tendu l’assiette et il semblait voir d’un mauvais œil la proximité de W et J sachant qu’il resta un certain temps derrière eux et qu’il alla même jusqu’à tousser hypocritement pour les ramener à l’ordre. Mais rien n’y fit : les deux nouveaux amis n’allaient pas se séparer de sitôt, soyez-en sûr. W sortit distraitement une montre de sa poche gauche et vit qu’il lui restait vingt-quatre minutes. Ca devrait aller. Quelques secondes encore puis le domestique, franchement agacé, rentra dans la maison en claquant la porte. Il ne se serait jamais permis une telle impolitesse envers les parents de J, et W hésita même à aller le rechercher pour le forcer à s’excuser. Mais il décida que les confidences en valaient plus la peine, pas lui. Un sourire naquit sur son visage quand il perçut que l’ombre similaire à celle précédente d’un sourire rêveur avait réapparu sur les lèvres de la sœur de Q. Tout allait sortir, peut-être. Ou bien elle allait le chasser. Ah, oui, car il ne fallait pas oublier la base de la situation : elle avait l’omnipotence. Le bon point était qu’elle n’avait pas l’air du genre à sortir cette carte pour taire quelque chose.
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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Sam 10 Mai - 2:06

Joan répondit à William d'un sourire bienveillant. Il lui donnait tous les détails sans pour autant nommer les filles concernées, et c'était peut-être là le signe d'une certaine réserve et surtout d'une volonté d'indépendance dans ses choix. En effet, il ne semblait pas du genre à écouter les conseils des autres, et plutôt à prendre les décisions par lui-même. Comme elle, en fait. Les avis d'autrui ne l'intéressaient pas vraiment, et elle préférait faire des erreurs et apprendre d'elle. Pourtant, elle n'était jamais en reste pour conseiller les autres, ce qui, bien entendu, les faisaient bien rien puisque la vie sentimentale de Joan, aussi remplie et dense fût-elle, n'était en aucun cas un modèle de réussite. D'ailleurs, il était fort probable qu'elle ne fût jamais tombée amoureuse. Du moins jusqu'à ce jour. Elle n'était pas insensible, cependant personne n'avait suffisamment attiré son attention pour qu'elle se décide, non pas à fouiller en lui, mais en elle-même.

« Moi ? » elle faussa de ne pas comprendre, mais le regard de William était bien trop insistant pour qu'elle continue son numéro de comédienne bien longtemps, de plus, c'était peine perdue puisqu'il l'avait surprise en train de regarder de Clayton, et que même s'il avait établi que cela n'était pas grand chose, il l'avait fait avec une ironie facilement perceptible qui signifiait qu'il n'était pas dupe. « Il n'y a rien à dire. »

Elle baissa les yeux rapidement et ne remarqua pas le manège de l'un de ses domestiques qui souhaitait depuis son arrivée s'attirer les faveurs des soeurs Foster. Mais aucune d'elle n'était sensible à ses attentions particulières pour la simple et bonne raison qu'elles avaient trop de choses en tête pour même les remarquer. Mais elle traitait tous leurs employés avec la même gentillesse égale, et elle n'allait pas changer ce mode de vie si propre à leur famille du jour au lendemain.

Voyant que William ne semblait pas vouloir la laisser sur une réponse aussi morne et menteuse, un sourire recourba les coins de ses lèvres alors qu'elle s'apprêtait à laisser parler ce qui frémissait à l'intérieur d'elle. Aussi étrange que ce sentiment puisse avoir l'air à ses yeux, William, qui s'était livré le plus clairement et franchement du monde juste avant ne semblait pas disposé à la juger et encore moins à la conseiller. Chose plutôt bonne car elle n'aurait pas supporté un conseil idiot du genre « Mais qu'est-ce que tu attends ? Va le voir, invite-le à boire une bière et tu verras bien si tu lui plais ! ». C'était un conseil que l'on se donnait au lycée, et qui, de toutes façons n'était pas valable pour Joan dans la mesure où elle plaisait à peu près tous les garçons. Voilà, ce qui, justement, la gênait lorsqu'il s'agissait de Clayton. Elle avait l'impression de ne pas lui plaire. Du moins, même si son physique ne devait pas lui être indifférent, elle le sentait en retrait délibéré, comme s'il ne voulait pas la considérer comme une femme.


« Je ne sais pas à vrai dire... Je ne le connais que très peu, je lui ai parlé, une fois, au Saloon, c'est d'ailleurs là que je lui ai proposé de venir travailler ici puisque lui et Declan cherchaient un emploi. Et depuis, on a dû échangé, quoi, un bonjour de-ci de-là, rien de plus. Enfin... »

Un rire gêné sortit de sa gorge et l'interrompit. A parler ainsi, elle se rendait bien compte que cet engouement pour Harper était plus qu'inconsidéré et injustifié. Alors oui, on parlait de sentiments, et dans les sentiments il n'y avait pas de place pour une quelconque justification, mais tout cela c'était une belle prose que les gens donnaient pour se faire rêver. Mais au fond tous finissaient par épouser leur voisine qu'ils connaissaient depuis toujours et qui, au fond, leur avait toujours été destinée, ou leur collègue de travail avec qui ils passent le plus clair de leur temps. Ces histoires d'amours qui ne connaissent pas de raison, ces passions belles et romantiques, elles n'existaient pas.

« Je dois te paraître bien stupide, une vraie collégienne ! »

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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Sam 10 Mai - 9:21

J - Moi ? Il n'y a rien à dire.

Décevant. W détestait se tromper à propos des gens et de leurs réponses ; en général, de par son côté réservé et taciturne, il parvenait à décrypter son entourage avec une facilité qui les déconcertait. Aussi cela explique-t-il son soupir quand elle répondit cela, comme quelqu'un qui parie sur le bon numéro mais pas la bonne couleur. Il ne préféra pas se mouvoir, cependant, parce qu'au fond de lui, il espérait encore que le silence finisse pas se rompre. Et c'est ce qu'il fit. Un sourire revint aussitôt sur ses lèvres, mais suffisamment discret pour ne pas gêner la demoiselle dans ses confidences. Que lui dit-elle ensuite ? Qu'elle l'avait rencontré au Saloon, qu'elle l'avait engagé, qu'elle ne lui avait plus vraiment parlé depuis. Et puis qu'elle avait l'air d'une collégienne. D'un côté, W ne voulait pas laisser le silence filer de peur qu'elle ne s'effarouche. De l'autre, W avait besoin de réfléchir pour pouvoir réellement donner une réponse cohérente. Il posa ses yeux sur elle puis sur C, de nouveau.

W - Alors nous sommes tous deux des collégiens. Je n'ai parlé qu'une fois à celle dont je connais le nom, et pourtant, me voici. S'il y a une chose que tout le monde sait, c'est que l'amour n'est pas -

Il manquait rationnel à la phrase mais il la laissa finir de manière à ce qu'elle prenne mieux conscience de son sens plein. Il n'y avait aucune honte ou gêne à avoir : certes, une discussion ne permet pas en général de bien connaître les gens, mais elles suffisent pour que quelqu'un, par sa répartie, par son humour, par ses regards, vous accroche et vous donne envie d'en savoir plus. Et c'est exactement cela qui était arrivé tant à J qu'à W. Celui-ci fut alors secoué d'un rire discret et bref.

W - Bon. Il faut dire que nous, postés derrière du linge propre, regardant au loin ton prétendant, avons assez l'air de collégiens. Mais d'amis collégiens, ce qui est déjà mieux que de deux collégiens tout court, n'est-ce pas ?

Il lui fit un clin d'oeil puis commença à prendre du linge, automatiquement, sa main droite les soulevant, sa main gauche les installant, et ainsi de suite. Quelque chose lui disait que sinon, le travail ne serait pas fini de sitôt, et il n'avait aucune envie - quel était ce besoin protecteur ? - qu'elle attrape des maladies à cause du soleil, ou n'importe quoi. Certes, c'était ridicule étant donné que J était habituée à cet environnement, à cette chaleur et à cette vie. Mais peu importait à W : s'il pouvait lui venir en aide, il le ferait, du moins jusqu'à ce que sa pause déjeuner s'achève. Un coup d'oeil vers sa montre lui indiqua qu'il ne lui restait plus que dix-sept minutes. Soupir. En installant encore un vêtement, il prononça comme d'une voix rêveuse.

W - Tes parents te manquent-ils ? Je veux dire, étaient-ils de bons parents ? Aviez-vous de bonnes relations ?

Bizarrement, W touchait à un point sensible de sa propre vie. Voyait-il réellement en J une confidente aussi précieuse ? Careful, W, they say les apparences sont trompeuses.
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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Dim 11 Mai - 15:08

« Rationnel ? » compléta-t-elle, à l'écoute de William qui lui répondait cette chose si prévisible. Elle préféra taire son avis sur la chose, car même si, comme tout le monde, elle s'était imaginé l'amour comme dépassant la condition des hommes, il y avait toujours une petite partie d'elle-même, extrêmement rationnel celle-là, qui ne perdait pas de vue que nous étions tous socialement déterminé. Elle allait reprendre le ranch de ses parents plutôt que d'aller devenir une brillante femme d'affaires à Dallas. Son père avant elle avait repris le ranch que son propre père avait créé en caressant son rêve. L'amour de l'immensité du Texas n'était pas universel, il était héréditaire. Elle ne pouvait pas lutter contre son bagage parental et social. Clayton ? Il n'entrait pas dans les calculs génétiques.

« Il n'est pas mon prétendant. » répondit-elle, assez brusquement, plus énervée par le fait qu'elle ne savait rien de la nature des sentiments qu'elle éprouvait pour Clayton que par l'audace de William. Tout semblait tourner autour de lui récemment. Elle se radoucit cependant lorsqu'il fit allusion à leur nouvelle amitié. C'était chose rare, et surtout dans cette région où le machisme sévissait encore. Les rapports hommes/femmes étaient pour leur grande majorité ambigus, et surtout en faveur des hommes qui y tiraient plus d'intérêts que les femmes. Pour une fois, William semblait ne vouloir chercher rien de plus qu'une amitié honorable. Visiblement, il n'était pas attiré par elle, et cela était vraiment, vraiment différent.

Elle préféra ne pas l'empêcher de l'aider à sa corvée, s'imaginant assez justement qu'il n'allait pas vouloir abandonner. Voyant sa dextérité à la tâche, elle resta un moment à le regarder faire, tenant dans sa main une chemise qu'elle n'avait pas étendue. Après un temps, elle se sourit à elle-même et contourna William pour aller étendre son linge sur le reste de la corde. Il aborda le sujet de ses parents et elle haussa un sourcil. Visiblement, les rumeurs avaient encore une fois eu tort et répandu de fausses informations sur la raison du départ des parents Foster. Enfin, surtout, par cette phrase, William en apprenait plus à Joan qu'il ne souhaitait en apprendre sur elle. Les sujets de conversation que l'on choisit en effet sont plus le résultats de nos propres préoccupations que de l'intérêt véritable que l'on porte à l'interlocuteur.


« Bien sûr qu'ils nous manquent, on serait des filles indignes s'ils ne nous manquaient pas. »

Elle se pencha pour se saisir d'un tee-shirt, le secoua et l'accrocha sur le cordage. Le panier était bientôt vide et elle pourrait aller vaquer à ses occupations. Elle imaginait déjà le regard réprobateur que lui lancerait Lady Charmine une fois qu'elle entrerait dans l'écurie. La jument caractérielle attendait toujours avec impatience leur longue chevauchée de la journée durant laquelle Joan faisait le tour des pâturages et des troupeaux.

« Mais ils ont mérité leur retraite. Quarante ans de vie active, trente de vie commune dont vingt-six passés à nous élever ma soeur et moi, et jamais de vacances. On leur doit bien ça.
» Ils étaient des parents formidables. Les meilleurs que l'on puisse imaginer. »


Elle s'arrêta dans son mouvement alors qu'elle s'apprêtait à fixer un vêtement, et elle tourna la tête vers William avec un oeil curieux. Elle n'allait pas lui renvoyer la question, elle se doutait bien que ce serait appuyer là où ça fait mal, et l'attitude rêveuse qu'il avait adopté en parlant des parents de Joan trahissait selon elle le fait qu'il n'avait pas eu la même chance qu'elle.

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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Mer 14 Mai - 22:15

J - Il n’est pas mon prétendant.

Son ton avait été franchement sec. W leva rapidement un sourcil, interrompant son geste pour se tourner vers elle, mais il décrypta rapidement, d’après son visage, qu’elle ne lui en voulait pas à lui ; en réalité, elle était simplement énervée car perdue. Il reprit le travail sans un mot, afin de lui laisser quelques secondes, sinon minutes, pour réfléchir à ce qu’elle venait de dire. Qu’il ne fût pas son prétendant était peut-être une réalité, mais il lui plaisait, et cela, elle-même ne pourrait pas continuer longtemps à le nier. Il posa une chemise, puis un pantalon, puis interrompit de nouveau ses mouvements appliqués, ses yeux se posant sur C puis sur J. Il voulait lui dire tout ce qu’il pensait de cette relation mais se tut de nouveau, intimidé par le ton cassant, abrupt même, de la jeune femme, ne désirant pas la rebuter en s’immisçant de trop dans ses affaires. Finalement, il la vit sourire du coin de l’œil ce qui l’amena à parler.

W - De quoi as-tu peur ? Du regard des autres en sachant que tu es amoureuse d’un cow-boy ? De l’humiliation qui suivrait un amour non réciproque ? De t’avouer qu’il te plaît de crainte d’être au final blessée ? Je ne comprends pas.

Et c’était vrai. La plupart de ses relations d’amour s’était mal finies, mais cela ne voulait absolument pas dire qu’elles ne se soient pas bien passées dans l’ensemble. Au contraire, il gardait de magnifiques souvenirs des instants déroulés avec l’élue passagère de son cœur, que ce soit chez l’un ou l’autre – W était un homme, ne l’oublions pas – mais également et surtout à l’extérieur, dans les balades, dans les courses, dans les travaux, dans les restaurants, et ainsi de suite. Comment se refuser à l’amour ? Et à quoi servait de le nier aussi ouvertement ? Avait-elle peur de ce qu’on penserait d’elle ? Il se dit avec un soupir qu’il ne pourrait s’empêcher de se sentir très loin d’elle si c’était le cas, car lui, au contraire, se souciait si peu du jugement des autres que souvent on l’accusait de ne respecter aucune convenance sociale. On avait même tendance à le trouver sauvage. Heureusement que J ne savait pas cela ; sinon, elle aurait risqué de comprendre l’attirance qu’il ressentait envers elle. A cette simple pensée, W eut un frisson et embraya en changeant aussitôt de sujet, bien que cette modification quelque peu brutale soit plus susceptible de lui faire comprendre ce qu’il se passait qu’autre chose. Peu importe.

W - Tes parents te manquent-ils ? Je veux dire, étaient-ils de bons parents ? Aviez-vous de bonnes relations ?

Le cow-boy avait embrayé sur ce sujet presque inconsciemment, cela accentuant le fait que ce soit un point qui le concerne réellement. Il la vit lui jeter un bref regard avant de répondre, et lui, en retour, fut reconnaissant de sa discrétion.

J - Bien sûr qu’ils nous manquent, on serait des filles indignes s’ils ne nous manquaient pas. Mais ils ont mérité leur retraite. Quarante ans de vie active, trente de vie commune dont vingt-six passées à nous élever ma sœur et moi, et jamais de vacances. On leur doit bien ça. Ils étaient des parents formidables. Les meilleurs que l’on puisse imaginer.

W comprit aussitôt sa méprise : il avait entendu, d’après des rumeurs très mal colportées, que les parents de J étaient morts. Apparemment, au contraire, ils étaient simplement partis profiter un peu plus de la vie qu’il leur restait. Il était impressionné par la vitalité et la longévité de ce couple, sachant que ses histoires d’amour étaient toujours courtes et qu’il en était ainsi pour la plupart des gens. J avait donc été élevée dans un milieu harmonieux et aimant, ce qui faisait peut-être qu’elle avait présentement l’air si équilibrée. Il apprécia d’autant plus le fait de s’être rapprochée d’elle. Ses mouvements sveltes alignèrent les derniers vêtements, et il tendit le panier à linge à J, puis lui proposa de se rendre ensemble à l’écurie, où il la croisait d’ordinaire à ces heures ci. Il ne lui restait en effet plus que dix minutes de pause, et il avait bien l’intention de profiter de chacune d’elles. En chemin, il ne put s’empêcher d’éclaircir sa voix, et d’avouer quelque chose.

W - Je suis conscient que tu ne m’as rien demandé, mais si je t’ai posé cette question, c’est que j’aurais aimé avoir des parents aussi aimants que ceux que tu avais.

Un très mince sourire.
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MessageSujet: Re: TFS |Time For Secrets| - W+J   Mer 21 Mai - 22:11

[Pardon pour le retard, mais j'avais mes exams Embarassed ]


William ne la comprenait pas et ça n'était pas si étonnant que ça. Comprendre le comportement de Joan relevait de l'impossible dans la mesure où elle-même ne se comprenait pas et parce qu'elle ne semblait suivre aucune ligne de conduite particulière. Être elle-même c'était papillonner à droite à gauche, ne pas faire attention au cours des choses mais prendre peur dès qu'un battement de coeur se faisait trop précipiter. Elle semblait être libre de ses mouvements mais en réalité tout était sous contrôle. Du moins dans son coeur, puisqu'elle était persuadée qu'il n'y aurait jamais rien de plus à l'intérieur que sa famille et ses amis. Pas une fois elle avait envisagé s'engager avec un homme, et pas une seule fois elle avait espéré vaciller ainsi comme le faisait devant Clayton.

William lui fut d'une aide précieuse puisqu'en quelques minutes il acheva son travail et lui tendit le panier de linge vide. Elle le remercia et cala l'objet sur sa hanche avant de prendre la direction des écuries en sa compagnie. Sur le chemin, un des employés la salua, non sans avoir lancé un regard intéressé vers William. Certainement pour essayer de déterminer quelle était la nature de leur conversation, si le cow boy avait été assez téméraire pour adresser la parole à la plus volage des Foster et essayer de la séduire. Car en effet, les rumeurs allaient bon train sur elle et ses envolées nocturnes, et même si, étrangement, depuis une semaine elle n'avait pas découché une seule fois, toute sa vie de conquêtes et son lourd passé continuait de lui coller à la peau. Et elle savait qu'il serait difficile de se défaire de cette réputation, et c'était bien plus facile de continuer à jouer ce rôle que d'essayer d'en changer.

Elle tourna la tête vers lui, l'ayant gardé baissée jusqu'à maintenant pour éviter la dureté des rayons du soleil dans ses yeux clairs, et elle reçut la confirmation de ce qu'elle avait pressenti concernant la famille de William. Joan ne put s'empêcher de le trouver attendrissant, à ainsi se confier à elle alors qu'elle n'avait rien à première vue de la personne sage et de bons conseils.


« C'est vrai que j'ai eu beaucoup de chance. »

Ils entrèrent dans la pénombre des écuries et il lui fallut quelques secondes pour s'habituer au changement de luminosité. Mais elle connaissait l'endroit par coeur alors elle fit quelques pas sur le plancher recouvert de paille et abandonna le panier dans un recoin. Elle reviendrait le chercher plus tard. Elle s'approcha du box de sa jument, et elle croisa son regard perçant alors que l'animal sortait la tête par l'ouverture. La jeune femme ouvrit la porte et rentra un peu dans le box. Ses doigts vinrent flatter la croupe de l'animal qui ne retint pas un léger ébrouement de joie. Joan était la seule à pouvoir l'approcher. C'était parce qu'elles se ressemblaient. Dès que la situation devenait oppressante il leur fallait fuir.

« On dirait que tu n'en as pas eu autant. »

Elle n'avait pas dit ça sur un ton compatissant ou condescendant, c'était juste une constatation. Au dessus de l'échine de la jument elle croisa le regard de William et elle lui sourit, avec autant de discrétion que lui quelques secondes auparavant. Elle l'aimait vraiment bien. C'était comme s'il l'apaisait et elle en avait un grand besoin en ce moment.

« Mais tu es là quand même. »

Son sourire s'agrandit un peu plus. Elle pouvait le sentir, elle arrivait à lire en lui, mais William était devenu un homme bien. Même si ses années d'enfance avait été difficile, il en avait quand même tiré une certaine force qui faisait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Certes, il n'avait pas eu des parents comme les siens et l'on ne pourrait jamais rien y changer. Mais malgré ce manque, il était devenu quelqu'un... d'étonnant.

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