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 Two good mates, friends for life [R.]

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MessageSujet: Two good mates, friends for life [R.]   Sam 10 Mai - 17:36




Roxanne Danvers, belle et charismatique jeune femme originaire de Mount Pleasant. Jimmy n’aurait pu rêver mieux comme meilleure amie dès son arrivée sans ce coin perdu du Texas. Elle avait été la première à qui il avait réellement parlé, bon d’accord c’était pour lui acheter des armes, car celle-ci travaille à l’armurerie de la ville, mais elle avait si gentille! Dès qu’il était entré dans le magasin, Jimmy était anxieux et ne faisait que bourdes sur bourdes, et elle l’avait mis à l’aise. Elle était naturel, franche, et surtout se moquer de lui sans qu’il y est de la méchanceté dans le son de sa voix. Car, comme tous les habitants de ville, Roxanne reconnaît tout de suite Jimmy à son accent écossais. Et c’est grâce à cet accent étranger qu’ils avaient fait connaissance et qu’ils avaient plaisanté si souvent. Depuis les deux sont inséparable, et Jimmy adore aller la voir pour lui raconter ses derniers déboires affectifs ou les potins mystérieux qui entourent la légende des Caine. Un billard, un verre entre amis, un cinéma de temps à autres, les deux amis aiment se retrouver pour diverses activités. Et comme la belle adore le chambrer sur son accent venu d’ailleurs, lui aime l’appeler Rox, petit diminutif tout à fait banal pour certain mais pas pour Jimmy. Car Jimmy aimait comparer leur amitié à celle de “Rox et Rouky” du célèbre dessin animé de Disney. C’est pourquoi en apprenant la terrible nouvelle, Jimmy ne pouvait faire autrement que d’inviter sa charmante amie à venir passer une soirée chez lui, pour remédier au problème. Mais quel problème? Et bien Melle Danvers, ne connaît pas ce célèbre et cultissime dessin animé! Catastrophe! Sacrilège! Surtout que Jimmy lui parlait souvent du petit renard et du petit chiot! Mais si tout le monde est censé connaître cette belle amitié entre un renardeau orphelin, Rox, et Rouky, le jeune chien de chasse. Sans oublier, la chouette Big Mama, le moineau Dinky et le pivert Piqueur!

Rassemblement du linge qui traîne un peu partout dans le petit salon, rangement, essuyer la table pleine de bière, et un petit coup d’aspirateur et voilà la son habitation digne de recevoir quelqu’un! Petit passage par la salle de bain pour éviter de sentir le purin durant toute la soirée et voilà un Jimmy tout propre! Quelques heures auparavant il était passé à l’armurerie mais manquant de temps et voyant son amie Roxanne occupée avec un client vraiment énervant, il ne préféra pas la déranger. Jimmy avait opté pour un petit mot laissé sur la caisse qui disait : “Rendez-vous vers 20h chez moi, une surprise t’attends! Licky Licky”. Et oui, à plus de vingt ans passé, les deux amis aimaient toujours les dessins animés! Ils n’avaient pas beaucoup grandi dans leur tête et s’entendait à merveille, et les aventures du cow-boy légendaire pouvant tirer plus vite que son ombre, était le héros de Jimmy. 19H30. Jimmy enveloppa son maïs dans un récipient hermétique avec du caramel et une pointe de sel, puis le posa dans son micro-ondes, puis plaça au frais quelques bières. Quelques secondes plus tard, on frappait à la porte. Jimmy ouvrit et lança :

“Non je ne suis pas en kilt désolé, mais si tu y tiens tellement je l’enfilerai tout à l’heure.”
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Sam 10 Mai - 20:02

Il était vrai qu’aujourd’hui avait été plutôt éprouvant à l’armurerie. Roxanne n’avait pas eu une seule minute de répit, entre les commandes pour ravitailler le magasin qui avait été pris d’assaut dès le matin par tous les cow-boys du coin et les clients à contenter, il s’en était fallu de peu pour que la jeune femme utilise un des fusils pour faire le ménage dans le magasin. Elle n’avait même pas eu le temps de discuter avec Jimmy qui était passé dans l’après-midi. Et le client qu’elle avait eu en face d’elle à ce moment-là avait fait les frais du manque amical de Roxanne. Déjà qu’il s’était montré particulièrement exécrable avec elle, Roxy lui avait rendu la monnaie de sa pièce et aurait été de mauvaise humeur tout le reste de la journée si elle n’avait pas trouvé le petit mot laissé par son ami écossais. La signature l’avait d’ailleurs fait éclater de rire. C’était bien du Jimmy tout craché, ça ! En tout cas, ces quelques mots lui avaient redonné le sourire et les derniers clients furent chaleureusement accueillis par la vendeuse. Comme quoi, il suffisait d’un rien pour faire de Roxanne une personne heureuse. Quiconque aurait lu ce même mot puis observé le visage radieux de Roxanne aurait sûrement pensé qu’elle et Jimmy sortaient ensemble. Que nenni ! Ah non, ah non, ah non, même ! Si l’écossais était pourtant fort séduisant, ce genre d’idées n’avait jamais traversé l’esprit de la texane et cela n’arriverait pas. En fait, Roxy considérait Jimmy comme son meilleur ami. Ils ne se connaissaient que depuis un an, première rencontre mémorable d’ailleurs, mais leur relation actuelle laissait plutôt croire qu’ils se connaissaient depuis toujours. Entre confidences amoureuses et actualité texane, les deux jeunes gens pouvaient discuter de tout comme de rien sans redouter l’avis de l’autre sur tel ou tel sujet. Et Roxanne appréciait cette relation, surtout partagée avec un garçon. On dit tellement souvent que l’amitié homme femme ne peut être possible que Roxanne était plutôt fière du rapport d’amitié franche qu’il y avait entre elle et Jimmy. Et tant pis si le monde est sceptique car la jeune femme aime juste se retrouver avec son ami et la perspective de ce rendez-vous nocturne l’excitait, comme toujours. Une surprise, en plus ! Voilà de quoi piquer la curiosité de Roxanne et multiplier les hypothèses.

A 19h, Roxanne fut contente de fermer la boutique. Il était temps ! Même si Jimmy lui avait donné rendez-vous une heure plus tard, la jeune femme se dépêcha de rentrer chez elle et de se changer. Mine de rien, manier des barillets et des boîtes de cartouche toute la journée, ça vous crade un jean comme pas permis. Roxanne enleva son pantalon, qu’elle lança dans la corbeille à linge et chercha dans son armoire ce par quoi elle pourrait le remplacer. La météo étant ce qu’elle est au Texas, Rox opta pour un jean raccourci en short l’été précédent suite à des taches de peinture indélébile. Elle changea également de tee-shirt. On a beau être une fille, ça n’empêche pas de sentir aussi le lion après une dure journée de labeur. Il faudrait peut-être voir à changer de marque de déodorant la prochaine fois. Roxanne attrapa un débardeur blanc qu’elle enfila rapidement avant de se diriger vers la cuisine. Une fois totalement prête, la jeune femme ferma sa porte à clef et se dirigea vers le ranch où vivait Jimmy. Et comme elle avait le temps, elle y alla à pied.

Roxanne avait bien prévu son coup puisqu’à 19h57 sur sa montre, elle était devant la porte de son ami. Quelques coups frappés à la porte et Jimmy apparut dans l’encadrement avec une formule d’accueil typiquement écossaise.


« Pff ! Tu gères pas, Jim. » répondit Roxanne avec une moue déçue. « Mais c’est vrai, sinon, que les écossais ne portent rien en dessous ? » C’est une véritable question que la jeune femme se posait là. Après tout, elle était Texane et les clichés, elle connaissait ça.

« Au fait : cadeau ! » Roxanne leva devant les yeux de son ami un plat recouvert de papier d’aluminium. « Tarte aux myrtilles, faite maison. Rigole pas, c’est vrai. Comme tu disais dans ton message en signaux de fumée que c’était une surprise, je me suis dit que si tu avais prévu de faire un strip-tease, j’aime bien manger en même temps. » N’importe quoi. Roxanne avait le sourire jusqu’aux oreilles.


Dernière édition par Roxanne Danvers le Dim 11 Mai - 16:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 11 Mai - 15:48

Voir le sourire radieux de la jeune femme, rendait Jimmy complètement heureux. Roxanne était son rayon de soleil, elle était toujours là pour plaisanter, rire, toujours de bonne humeur, en tout cas avec lui. Et pour ne pas changer les retrouvailles des deux amis furent très chaleureuses et amusante. Si un curieux les voyait en train de se parler comme ils le faisaient, ils les aurait pris pour des fous, ou des amants pas discrets. Mais rien de tout ça, ils restaient naturels. Et quand la fausse mine déçue apparut sur le visage de Rox, Jimmy lui caressa la joue en lui répondant “Je sais, je suis à la ramasse en ce moment.” Et là il éclata de rire à la question de la jeune femme. Son amie avait le don de poser les ‘bonnes’ questions aux bons moments. Entre deux sourires malicieux le cow boy lâcha “Mais si je te réponds, ça cassera le mythe, non? Et puis ne pas savoir donne un touche de suspense et d’érotisme en plus, avoues-le?” Il haussa le sourcil et lui fit un sourire ravageur. Se taquiner et oser tous les sujets de conversation, ça faisait un bien fou à Jimmy. Puis Roxanne lui annonça qu’elle avait elle aussi un cadeau, merveilleux il adorait les tartes, Jimmy est un véritable gourmant! Il rigola quand elle dit qu’elle l’avait elle même, il l’imaginait bien dans sa cuisine avec son joli tablier pleine de farine. Roxanne a mille et une facettes que le cow boy découvrait de jours en jours. ‘Message en signaux de fumée’ encore une allusion à Lucky Lucke, qui laissait entendre qu’elle avait apprécié son petit mot. Un strip-tease? Quelle drôle d’idée? Même si Jimmy aimait se lâcher de temps à autre, il ne fallait pas trop exagéré. Jimmy sourit et sourtout rougit quand un de ses collègues passa devant de sa porte en lui faisait un léger signe de tête avec ton chapeau. Jimmy ne savait plus où se mettre. Il s’était fait griller en présence d’une belle texane réclamant un strip-tease! Il aurait le droit à quelques commentaires demain au travail, du genre “bon boulot petit, tu te débrouilles mieux que ce que j’avais pensé”. A peine le curieux avait-il contourné la dépendance, que Jimmy pouffa de rire et n’arrivait plus à s’arrêter. C’était un scène bien drôle pour les deux amis. Puis une musique entraînante passa dans la radio. Jimmy d’un seul geste attrapa la taille de sa partenaire, la fit entré, et déposa son précieux présent sur la table basse, pour faire tourbillonnait Roxanne dans tous les sens. Jimmy improvisa, comme un écossais ne sachant danser de la country, quelques pas de danse et chantonnant même. Le pauvre chantait terriblement faux, et faisait le pitre, c’était désolant à voir. “Fais pas ta timide, danses avec moi!” Et voilà les deux fanfarons dansant dans le salon.


If it hadn't been for cotton-eye joe
I'd been married long time ago
Where did you come from. Where did you go?
Where did you come from cotton-eye joe?



A la fin de la chanson, Jimmy était exténué d’avoir sauté partout, il s’affala dans la canapé et demanda en reprenant son souffle. “Faudra vraiment que tu m’apprennes ça aussi un jour”. Puis il éteignit le poste radio. Depuis un an, Jimmy avait appris plein de choses sur les coutumes et l’histoire du Texas grâce à Roxanne, elle était un très bon professeur. Elle lui avait montré comment tenir une arme, tirer, mais aussi parlé de la vie des indiens et des cow boys, et c’était elle aussi qui l’avait initié à la fameuse et terrifiante légende des Caine. Puis posa ses pieds sur la table basse pour s’allonger, il attrapa un DVD qu’il posa sur les genoux de son amie qui venait de le rejoindre sans le petit canapé.Bon c’est pas une très GRANDE surprise, tiens voilà”. Laissant le temps à Roxanne d’examiner la pochette, il ajoutaTu m’avais dit que tu ne connaissait pas l’histoire donc voilà”. Puis attrapant la télécommande, il alluma le lecteur et introduit le DVD en question dedans. “Après ça tu comprendras pourquoi j’aime t’appeler ‘Rox’ et que je compare notre amitié à celle d’un renard et d’un chien.” Quelque chose manquait. Mais oui le pop-corn et la bière! Jimmy se donna un tape sur le front et se leva pour se rendre dans la cuisine attrapant au passage la fameuse tarte aux myrtilles faite maison de son invité, il alluma le micro-ondes et sortit deux bières du frigo. Il coupa la tarte en huit équitable morceaux et un ‘ding’ retentit. Alors qu’il mettait le pop-corn dans un large plat, Jimmy demanda : “J’espère que ça te plaît? Et que tu n’avais rien de mieux à faire.” Rejoignant Roxanne dans le salon, il posa le plat de pop corn sur la table, tendit une bière bien fraîche à son amie, et reprit sa place. Amusé par la situation il appuya sur un bouton de la télécommande et un générique apparut. Un oreiller, mal positionné dans le dos du cow-boy, le gênait affreusement, il s’en débarrassa en l’envoyant valser dans la figure de sa voisine avec un sourire gamin. “Mais dis moi, toujours pas de beau mâle qui fait chavirer ton coeur?” Jimmy était désolé de voir une si belle et si charmante jeune femme sans un homme digne d’elle. C’est dingue ça, elle était si belle et pourtant célibataire. Elle avait un caractère de cochon, ça Jimmy ne pouvait prétendre le contraire, mais elle était tellement formidable! “Je vais t’aider à en trouver un, moi!” Comme si Jimmy MacKenzie était le mieux placé pour parler et trouver l'amour.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 11 Mai - 18:04

Roxanne avait été très sérieuse en posant la question sur les traditions écossaises, ça l’intéressait réellement. Mais Jimmy avait su aiguiser encore plus sa curiosité sur le sujet. « J’avoue, c’est beaucoup plus excitant » fit-elle avec un sourire malicieux. Bon, il l’invitait à entrer ou non ? Roxanne remarqua alors le regard de son ami, dont les joues avaient pris quelques couleurs. Avait-elle fait une gaffe ? Dit quelque chose de compromettant ? Elle tourna alors la tête dans la direction prise par les yeux de Jimmy pour s’apercevoir qu’ils n’avaient pas été seuls durant quelques instants suite au passage d’un collègue du cow-boy. Roxanne pouffa en même temps que Jimmy. Ca ne devait pas être trop grave, alors. Jimmy allait sûrement juste se faire charrier le lendemain. C’était le truc des cow-boys, ça. Roxanne qui ne vivait qu’au contact de ce genre d’hommes à travers la boutique pouvait témoigner de ces attitudes typiques du mâle texan. Mais la jeune femme n’eut pas le loisir de pousser plus loin son analyse puisque le mâle qu’elle avait devant elle voulut lui faire une démonstration de danse country. En quelques secondes, Roxanne avait été dépossédée de son cadeau et avait atterri en plein milieu du salon, tournoyant dans les bras de Jimmy. La musique était parfaitement adéquate aux pas exécutés par son compagnon. Timide ? Roxanne ? Si la tête lui tournait vaguement après tous les tourbillons que lui avait fait faire Jimmy, elle ne se laissa pas pour autant voler la vedette par l’écossais. Au moins, Roxanne ne chantait pas faux, elle. Et toc, dans les dents. Et elle connaissait la chanson par cœur (toutes les fêtes de Mt. Pleasant diffusent cette chanson à un moment ou un autre de la soirée). En même temps, Roxanne enchaîna quelques pas de country tandis que Jimmy s’évertuait à inventer très certainement la danse du futur – celle pour les martiens à quatre bras, vu les mouvements qu’il réalisait. Sur la fin, Roxy n’en pouvait plus et était morte de rire. Et la soirée avait à peine débuté. Ca promettait. La jeune femme essuya ses larmes de rire d’un revers de la main tandis que son ami s’affalait sur le canapé. « Ouais, t’as vraiment besoin de leçons, Jimmy. Cela dit, tu pourrais révolutionner le monde de la country avec ce que je viens de voir », répondit-elle en lui offrant un clin d’œil avant de le rejoindre sur le canapé.

Dans sa position préférée, celle du tailleur, Roxanne prit le DVD pour en examiner la jaquette. « C’est la soirée des déceptions, dis donc. Pas de kilt, un Walt Disney. Et moi qui m’attendait à… euh… Nan, c’est très bien, en fait, je ne l’ai jamais vu celui-là. » La jeune femme rendit le DVD à son ami, qui s’empêcha de mettre en route le film. La comparaison d’une amitié humaine à une amitié de dessin animé – qui plus est animale – en aurait certainement fait s’étrangler plus d’un mais Jimmy était tellement sincère en disant cela que Roxanne ne douta pas une seconde de se retrouver dans le film. Elle s’installa alors confortablement sur le canapé, attendant que son ami appuie sur le bouton de démarrage du dessin animé. Sauf qu’à en juger par son expression, il avait oublié quelque chose. Et pas des moindres puisqu’il se dirigea vers la cuisine. Roxanne se tourna alors, le menton sur ses bras posés sur la tête du canapé, pour observer Jimmy s’affairer à préparer leur dîner cinématographique. Avec toutes les manières d’un célibataire – et donc des siennes également – il enchaîna rapidement micro-ondes et ouverture de réfrigérateur. Sa question la surprit. « Tu rigoles ! Quand il s’agit de passer du temps avec mon écossais préféré, je n’ai jamais rien de mieux à faire. » Roxanne ponctua sa déclaration d’un sourire sincère. Et c’était parfaitement vrai, elle adorait être avec Jimmy, des cinq minutes passées à la boutique pour acheter des cartouches aux longues heures à discuter entre une séance de cinéma et une sortie quelconque. « En plus, ton micro-ondes fait les meilleurs pop-corn du monde ! » Roxanne se contorsionna pour en attraper une poignée avant que Jimmy ne les dépose sur la table. Puis elle reprit sa position initiale, en tailleur et face au téléviseur. Le générique débuta quand Roxy fit craquer le maïs caramélisé dans sa bouche. La texane allait prendre une deuxième poignée de pop-corn quand Jimmy ouvrit les hostilités. Roxanne allait riposter – juste après avoir remis en place ses cheveux – quand il lui posa une nouvelle question surprenante. Celle-là, elle ne l’avait pas vue venir. La jeune femme se redressa et fit mine de réfléchir quelques instants avant de laisser tomber le verdict. « Non, toujours rien en vu. A ce rythme-là, je vais finir vieille fille. » Roxanne essaya de s’imaginer… Naaaan, ça n’arriverait pas. Sauf si Jimmy l’aidait, comme il le proposait. Alors là, elle finirait vraiment vieille fille. Roxy pouffa de rire, sans méchanceté ou moquerie. « J’accepte ton aide si tu me racontes comment ça se passe avec Maddison ! » Roxanne savait Jimmy complètement sous le charme de la jeune femme mais savait aussi que sa conquête était plutôt difficile. En fait, Roxanne ne connaissait pas tellement Maddison, bien qu’elles aient fréquenté les mêmes écoles et habitent toutes deux Mt. Pleasant, elles n’avaient cependant pas le même âge. Elle espérait que ce n’était pas trop dur pour son ami, qui n’était pas forcément le garçon le plus doué en affaires amoureuses.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 11 Mai - 19:30

Jimmy détestait danser mais là il s’était bien amusé pour une fois. Et Roxanne approuva le fait qu’il avait besoin de leçons, mais qu’il était “innovant” et que c’était amusant surtout. Jimmy en rajouta sur sa mauvaise façon de se dandinerTu verras dans quelques années, je serais la personnification de la country! La country ça sera MOI!”. Roxanne parla de déception c’est Jimmy qui venait d’en avoir une en voyant qu’elle ne semblait pas plus emballer par un dessin animé que ça, et comme pour lui remonter le morale, il avoua “Oh mais si tu veux un film pour adulte je peux trouver”. Ce genre de film risquait d’être attendu aux alentours, et de conforter une rumeur sur une relation plus qu’amical sur les deux jeunes gens, mais bon ça les rumeurs il n’y faisait plus attention. Jimmy avait fait la proposition sachant déjà la réponse de Roxanne, en plus Jimmy était certes célibataire mais pas désespéré au point d’utiliser des substituts d’orgasme masculin. Dans la cuisine en train de préparer le “dîner” digne d’un grand chef, Jimmy entendit les paroles réconfortantes et pleine de joie de Rox. “Ecossais préféré! ... Mais bon c’est pas difficile t’en connais qu’un”. Eclat de rire dans la cuisine. La belle texane venait-elle de critiquer les chefs d’oeuvre culinaires dont Jimmy mettait autant de temps à préparer? Que de belles taquineries en perspectives tout au long de cette agréable soirée.Meilleurs du monde je sais pas, meilleurs de Mount Pleasant je ne peut rivaliser avec ceux du cinéma , mais les meilleurs du Ranch, sans aucun doute, vu qu’ils sont mis au micro-ondes magiques avec amooooooour.” Rox était aussi gourmande que le cow-boy et comme son invité c’était servi c’était à son tour. Avec surprise la belle texane ne rendit aucun coup d’oreiller. Jimmy venait de mettre le doigt sur un point sensible : le célibat. Vieille fille? Roxanne? Non pas à ce point tout de même. Elle n’avait pas encore trouvé chaussure à son pied c’est tout. “Dis pas de bêtises, tu es une fille merveilleuse! Pleine d’humour, de sagesse, et incroyablement jolie en plus!”. A cet aveu, Jimmy rougit un peu, il n’avait dit à Roxanne qu’elle était belle, et en fait n’avait jusqu’alors pas fait attention à ce détail. La proposition d’aide de Jimmy la fit pouffait de rire, pas étonnant ce n’était vraiment mais vraiment pas une bonne idée. Le pauvre cow-boy était dans un gouffre sentimental dont il n’arrivait pas à se dépêtrait, alors aider Roxy n’aurait qu’aggraver les choses. Lui même pouffa de rire jusqu’à ce que le prénom de celle qui le rendait complètement fou, débile, bégayeur, rouge vif, anxieux, et amoureux, ne fut prononcé. Là Jimmy arbora un sourire crispé. Entre Maddison et lui, c’était bien compliqué, lui l’aimait et n’osait rien dire de peur d’être rejeter et elle l’ignorait totalement. Jimmy n’avait pas eu une vie sentimentale des plus parfaite. Sa dernière petite amie, connue alors qu’il était encore en Ecosse, est partie sans même lui dire adieu, sans même un dernier baiser, sans une lettre, bref sans rien dire, comme une voleuse. Et pourtant ce n’était pas une petite amourette de passage, mais bel et bien une belle histoire d’amour, c’est pourquoi le coeur de Jimmy en fut brisé. Il se promit à lui même de ne plus souffrir à cause d’une fille, c’est pourquoi il est nettement moins entreprenant avec la belle Ouimet. “J’aurais pas accepté à ta place, je suis une vraie quiche en amour” Silence. “En fait avec Maddie, il se passe rien et c’est ça le problème”. Silence. Puis le générique du film se termina et les premières images du film apparurent à l’écran. Sauver par le petit renardeau! “Si on changeait de sujet? D’accord?”. Il reprit une grosse poignée de pop corn, et une gorgé de bière, et fixa la télévision. Jimmy est l’art d’éviter un sujet. Ce soir Jimmy n’était pas d’humeur ouvrir son coeur, bien que Roxanne soit sa confidente, il voulait gardé le sourire et pas se morfondre sur le comment du pourquoi rien n’arrivait entre Maddison et lui. Et par rien, je sous entend, le calme plat, le desert, le néant, un trou noir... Seuls des petites banalités étaient encore possibles entre-eux, du style “Salut ça va?” Mais bientôt tout cela changerait. Mais changer complètement de sujet était difficile à faire. Roxanne savait combien Jimmy détestait Nolhan Pejito, et il n’y avait pas une journée où il ne cessait de le lui rappeler. “Au fait tu connais mon nouveau surnom en ville? Après tous ceux sur mes origines écossaises, ce vilain petit canard de Pejito m’a trouvé ‘Jiminy Criquet’! Moi j’aurais préféré un truc du style ‘Calamity Jim’.” Et voilà comment reparler de sa jalousie maladive pour un frimeur idolatrait à Mount Pleasant. Puis Jimmy ajouta avec en arquant une sourcil, “Licky Licky c’est mon meilleur surnom”. Pas étonnant vu que celui que Roxanne aime lui donner parmi tant d’autre.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 11 Mai - 21:14

Quand Roxanne avait parlé de déception, ce n’était pas vrai, c’était juste pour taquiner Jimmy. Et lorsqu’il lui proposa de changer pour un film d’un tout autre genre, la jeune femme fit les gros yeux. Sur le coup, elle se demanda si la suggestion était sérieuse. « Euh… non, Rox et Rouky c’est très bien. » Jimmy avait-il vraiment des films érotiques ou pornographiques dans sa vidéothèque ? Après tout, c’est un garçon comme les autres et puis il ne lui dit pas forcément tout. Voilà de quoi piquer la curiosité de Roxanne, qui ne tenta pas pour autant d’imaginer quel genre de films son ami regarde quand il est seul. Déjà qu’elle était toujours un peu gênée de voir des scènes de sexe dans certains films alors si elle devait en regarder qui ne contiennent que ce genre de situations, Roxanne ne préféra pas imaginer. En tout cas, sa remarque sur les écossais fit mouche. Si, elle en connaissait d’autres. Sean Connery, par exemple. Bon, pas personnellement. D’accord, elle n’en connaissait pas d’autres. Mais cela ne changeait rien au fait qu’elle aimait beaucoup Jimmy, écossais ou pas. « Je ne connais peut-être pas d’autres écossais que toi mais il faut que tu me fasses une promesse. Surtout, ne perds jamais ton accent. Sinon, je ne serais plus ta copine. » Comme faire pour le charrier alors, si jamais il arrivait à capter l’accent du Texas ? Tout cela relèverait de l’exploit, bien sûr, et Roxanne doutait que Jimmy perde un jour cet accent si drôle et si mignon. En tout cas, il ne perdrait pas sa modestie. « C’est bien parce qu’ils sont micro-ondés avec amour que ce sont les meilleurs », fit la jeune femme avec un clin d’oeil. Et aussi parce que Jimmy n’était pas du genre à lésiner sur la dose de caramel, ce qui n’était pas pour déplaire à Roxanne.

La suite de la soirée s’annonçait plus sérieuse et plus portée sur la confidence. Il est plus difficile de plaisanter sur des sujets tels que les relations amoureuses et ce sont toujours celles sur lesquelles on s’épanche le plus quand on a confiance en celui avec qui on partage ses pensées. Et la première confidence de Jimmy la fit rougir jusqu’aux oreilles. Roxanne n’était pas habituée aux compliments, surtout depuis qu’elle n’avait plus de parents pour lui en faire. Et venant d’un garçon tel que Jimmy, ces paroles avaient beaucoup plus d’importance à ses yeux. Aussi, au lieu de s’enfoncer un peu plus dans sa gêne, Roxanne préféra ne rien dire. De plus, cela aurait certainement mis mal à l’aise son pauvre ami, qui n’avait pas eu l’air de s’attendre à prononcer ces mots. D’ailleurs, à la suite de la conversation, Roxanne se rendit compte qu’elle avait peut-être fait une bourde en parlant de Maddison. Et comme elle n’avait pas eu connaissance des dernières péripéties amoureuses de Jimmy, elle avait carrément mis les pieds dans le plat. Oui, vu la tension de son ami, Roxanne aurait peut-être dû formuler sa question d’une façon moins brutale. La réponse qu’il lui fournit ne fut pas celle à laquelle elle s’était attendue. Mais à quoi s’attendait-elle ? En fait, au vu la façon dont Jimmy regardait la jeune Maddison chaque fois qu’elle passait dans son champ de vision et maintenant qu’elle connaissait bien le jeune homme, si gentil et sincère, elle s’était attendue à ce que ça se passe tel un conte de fée. En plus, Jimmy avait tout du prince charmant. Soit Maddison n’était pas assez réceptive, soit l’écossais s’y prenait mal. En tout cas, le terrain était glissant et Roxanne ne se fit pas prier pour le changement de sujet. Elle profita que le film commençait pour prendre une nouvelle poignée de pop-corn et faire passer le tout d’une longue gorgée de bière fraîche.


Roxanne détacha son regard de l’écran quand Jimmy reprit la parole. Vraiment, son ami était imprévisible. Nolhan Pejito. Roxanne le connaissait aussi bien que Maddison, c’est-à-dire de vue et par les dires de son ami. Le portrait qu’il brossait de lui n’était d’ailleurs pas très flatteur, si bien que la jeune femme éprouvait également de l’antipathie pour lui. « Ca va, ça pourrait être pire, quand même. Par contre, Calimity Jim, c’est trop la classe. » Roxanne l’imaginait bien, chapeau sur la tête et Winchester à la main, braquant les diligences de la Wells Fargo. Puis elle éclata de rire à l’évocation du surnom qu’elle préférait lui donner. « Licky Licky, j’adore le prononcer. » Et Roxanne fit jouer sa langue sur ses dents en prononçant plusieurs fois de suite le surnom, quitte à l’écorcher plusieurs fois avec la vitesse. Comme quoi, pas si facile que ça à énoncer. « Si tu veux, je peux lui casser la figure à ce Nolhan. Ca lui apprendra à donner un vieux surnom à mon Licky Licky », ajouta-t-elle avec un air martial, qui fut plus comique qu’autre chose.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Ven 16 Mai - 23:37

La vie n’aurait pu être plus belle à cet instant, Jimmy était là en très bonne compagnie à regarder un dessin animé, en mangeant du pop corn une bière à la main, que demander de plus? Des soirées comme celle-ci, il voulait en passer plus souvent. Roxanne accepta finalement Rox et Rouky, car le DVD porno ne la tentait guère. Pas étonnant. Et puis Jimmy n’en avait pas de tout façon. L’histoire de son accent, se fameux accent écossais qui fait bien rire son amie. Jimmy savait pertinemment que s’il retournait en écosse, on lui dirait qu’il l’avait perdu, bon peut-être pas perdu, mais qu’il avait changé, qu’il n’était plus même, qu’il était moins authentique et plus moderne. Car dès son arrivé à Mount Pleasant, ce petit accent a causé de nombreuses moqueries sur le jeune cow boy. C’est donc pourquoi Jimmy essayait, tant bien que mal, de le cacher, mais devant Roxanne il parlait normalement sans contrainte. Même si elle riait, ce n’était jamais méchant, et puis c’était devenu un petit rituel entre eux. “Dans ce cas c’est promis!”. Comme si Jimmy comprendrait un jour le langage bien particulier des Texans? L’accent Texan était un mystère pour le jeune homme, il avait tenté déjà quelques approches subtiles mais sans aucun résultat. Il s’était donc résigné à parler un jour comme un vrai cow boy texan. Il resterait Jimmy l’apprenti cow boy écossais! S’il perdait Roxanne ça serait la fin du monde pour Jimmy, elle représentait tellement pour lui, il ne lui disait jamais assez, c’était un homme, mais il l’aimait plus qu’une simple amie, comme une soeur, comme son équivalent féminin. L’amour que mettait Jimmy dans ces pop corn, il n’en faisait pas des aussi bons pour tout le monde, et puis Roxanne les méritait bien. Elle était toujours là pour lui, encore quand pour une fois c’est elle qui prit le jeune cow boy de court en lui parlant en première de Maddison, il voulut changer de sujet. Il parlait de cette attirance pour Maddie à longueur de journée quand il était avec sa meilleure amie, mais là Jimmy ne semblait pas d’humeur, sans doute trop déçu d’être un lâche, d’être d’une timidité maladive, d’être un amoureux idiot. Jimmy doutait de lui, non pas de ses sentiments, mais il ne voulait plus être jeté comme une vieille chaussette.

Et voilà ‘Jiminy Criquet’ hors de lui juste en parlant d’un mec qui n’en valait même pas la peine. Roxanne avait raison, elle avait toujours raison, ça pourrait être pire. “J’en fais trop, hein?”. Jimmy écouta son amie prononçait à une vitesse folle son surnom qu’il adorait, il en pouffa de rire, c’était drôle la façon dont Roxy tournait sa langue très vite. Puis elle fit la proposition de régler son compte à Nolhan Pejito. Ce n’était pas une si mauvaise idée, derrière ses faux airs de fille sage, Roxanne était une vraie tigresse. Elle cachait bien son jeu. Elle avait dit ça si sérieusement, tel un preux chevalier du temps du roi d’Arthur et de la table ronde, que Jimmy savait qu’un nouveau fou rire ce préparait. “Oh je ne doute pas de ta force, jeune padawan” puis serrant son bras comme pour chercher la tonicité du muscle de Roxy “Est avec toi la force”. Puis plus sérieusement “Non mais laisse tomber, j’en rajoute toujours trop, et il n’en vaut pas la peine”. Clin d’oeil. Reprenant encore du pop corn, et une gorgée de bière, il se rapprocha de son amie. Il passa son bras par dessus l’épaule de Roxy et la serra contre lui, puis il posa la tête de la jeune femme sur son épaule. Un petit câlin entre amis. C’était séance émotion ce soir, ca Jimmy avoua et prouva à Roxy qu’il l’aimait vraiment beaucoup. Il écoutait le film quand il lui brisa les paroles du jeune renardeau et du chiot, pour un bégaiement. “Tu sais...euh”. Silence. “Je ne t’ai jamais avoué que... euh... comment dire”. Nouveau silence. “Je...” Pour exprimer ses sentiments Jimmy n’était vraiment pas doué.Je suis heureux que tu sois entré dans ma vie.” Bon début qui annonça une suite. “Je sais pas ce que je ferais sans toi”. Sachant déjà que la belle texane allait trouver une astuce pour faire passer cet instant comme un moment de délire du cow boy, il ajouta “Et je suis très sérieux”. Jimmy n’était pas souvent aussi sentimental, mais quand il l’était c’était énormément, et surprenant. Il posa un petit baiser sur le front de sa voisine avant de lui chatouiller le bas du dos. “Et t’avises à personne de répéter ça, compris?”. De toute façon, toute la ville savait déjà qu’ils étaient inséparables ces deux là. “C’est que je tiens à ma réputation de brute sans coeur”.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Sam 17 Mai - 23:18

Suivant à la fois les images qui défilaient sur le téléviseur et la conversation qu’elle entretenait avec Jimmy, Roxanne hocha la tête avec regret quand il lui demanda s’il en faisait trop. En même temps, cela ne dérangeait pas la jeune femme, qui préférait nettement que son ami en fasse ‘trop’ plutôt qu’il ne garde tout pour lui et s’enferme dans le silence. Roxanne n’était pas une spécialiste en psychologie – si ce n’est celle des armes – mais elle savait fort bien que garder sa rancœur ou ses pensées pour soi-même avait de quoi vous ronger l’esprit durablement. Et puis, une meilleure amie, c’est fait pour vous écouter, non ? Et pour vous réconforter. Si l’humour n’était pas toujours le meilleur moyen de régler les problèmes, cela avait tout de même le don de les atténuer et les rendre plus supportables. Roxanne savait qu’elle pouvait se le permettre avec Jimmy. C’était une constante de leur relation. Aussi, la jeune femme éclata de rire quand il l’affubla d’un surnom typiquement star-warsien. Après Walt Disney et Lucky Luke, ils étaient bien partis pour se faire une intégrale des classiques du cinéma. Sa tentative d’imitation de Yoda, le maître Jedi bien connu pour son étrange langage lui arracha un autre éclat de rire. Surtout qu’elle était ratée. Dans ses souvenirs, c’était à la fin de la phrase que le petit personnage mettait son verbe, conjugué ou non. Quand Jimmy redevint un peu plus sérieux, Roxy avala une nouvelle gorgée de bière avant de déclarer : « Comme tu veux. Si tu changes d’avis, tu sais où me trouver ! En plus, je suis du genre armée jusqu’aux dents. » Référence à son lieu de travail. Puis elle suivit son ami en reprenant aussi un peu de pop-corn. Avec tout ça, elle venait de louper une scène du film. Le renard était trop mignon en tout cas. Elle aimait moins le petit chien, avec tous ses plis sur le front. Mais c’était un Walt Disney et la jeune femme craqua tout de même en regardant la suite du film.

Quand elle vit l’ombre du bras de Jimmy, qui passait devant la lumière, se refléter sur la table, Roxanne sentit que la soirée allait prendre une dimension plus sérieuse. Elle savait que son ami n’était pas très démonstratif en temps normal ni un adepte des déclarations enflammées. Alors elle se laissa faire quand il décida de la serrer dans ses bras. Roxanne appréciait ce genre de moments car elle se sentait complètement sereine, en sécurité, presque en famille. Même si le garçon était légèrement plus jeune qu’elle, Rox’ considérait Jimmy comme une sorte de grand frère. Ce qui était très réconfortant pour la jeune femme. La tête confortablement installée sur l’épaule de son ami, Roxanne voyait désormais le film un peu de travers mais cela ne la dérangeait pas et elle n’en suivait plus tellement le cours, savourant uniquement cette sensation de bien-être aux côtés de Jimmy. Son esprit revint dans le temps et l’espace actuels quand son compagnon brisa de nouveau le déroulement du dessin animé. Roxanne reporta alors son attention sur Jimmy, qui tentait, tant bien que mal, de trouver ses mots. Ou les mots justes. Patiente, la jeune femme le laissa aller jusqu’au bout de sa pensée sans le couper. A mi-chemin de la fin, Roxy se mit à sourire. Pas par moquerie, mais plutôt parce qu’elle était touchée parce ce que Jimmy était en train de lui dire. Un peu gênée également, cela venait tout de même d’un garçon. Roxanne savait que Jimmy l’aimait beaucoup – et c’était réciproque – mais il ne lui avait pas encore démontré de cette manière. Elle savait aussi que ce n’était pas facile pour lui d’avouer ce genre de sentiments tout comme elle n’était pas habituée à recevoir ce type de déclarations. Si bien que, même si elle avait voulu répondre par une pirouette humoristique, Roxanne n’aurait pas pu car l’honnêteté et le courage de Jimmy l’avait en quelque sorte douchée. Le baiser qu’il déposa sur son front finit de confirmer ses paroles.

La jeune femme voulait répondre mais Jimmy ne lui laissa pas le temps en recommençant à l’embêter. Roxanne sursauta en réponse aux chatouillis et éclata de rire devant sa menace. Brute sans cœur. Tout le contraire de ce qu’il était en réalité. Certes, au début, il était plutôt du genre rustre mais, en réalité, plus timide qu’autre chose.
« T’inquiète, Jimmy The Kid, tu es et tu resteras la terreur de l’Ouest » fit-elle en prenant une voix masculine. Puis, cédant à une pulsion, Roxanne passa ses bras autour du cou de Jimmy et se serra contre lui, comme elle l’aurait fait avec son grand frère. C’était sa façon à elle, spontanée, de répondre à sa déclaration de tout à l’heure. Comme elle n’avait pas les bons mots pour exprimer ce qu’elle ressentait, Roxanne préféra les gestes et resta accrochée à Jimmy quelques instants. « Moi aussi, je t’aime, Jimmy. » lui souffla-t-elle à l’oreille. Puis elle cessa de l’étouffer et se rassit convenablement sur le canapé. « On fini de le regarder ce film, alors ? » fit-elle en se resservant dans le plat de pop-corn et avec un grand sourire pour Jimmy.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 18 Mai - 19:45

Roxanne, armée, elle était plus belle que jamais. C’était la petite dame qui avait appris au jeune Jimmy à tirer comme Lucky Luke, le fameux ‘He can shoot a fly d'un seul geste’ c’était grâce à elle! Roxanne, travaillant à l’armurerie se débrouiller mieux que toutes les autres femmes, et souvent même que beaucoup d’hommes. En la voyant pour la première fois, Jimmy, l’avait pris pour une cliente, et pas pour la vendeuse. Roxanne était fine, svelte, très belle, très élégante, et il la voyait mal tenir une arme, et pourtant l'habit ne fait pas le moine! Il ne fait pas juger quelqu’un sur ces premières impressions, Roxanne en était la preuve vivante.

Jimmy qui avait bafouillé pendant quelques minutes, cherchant les mots les plus appropriés, fut soulager de voir que Roxanne ne le rejeter pas. Ils étaient amis, et donc c’était normal, mais Jimmy connaissait peu de chose à l’amour entre amis. Il ne savait pas bien ce qui était permis ou pas. Jimmy a grandi dans une famille aristocratique écossaise, et ses parents n’étaient du genre à lui lire une histoire tous les soirs avant de s’endormir, ou de le border, ou même de lui faire un câlin. Les seuls marques d’amour qu’il avait reçu de ses géniteurs étaient lors de son départ, une bonne frappe dans le dos de la part de son paternel, et un mini câlin par sa mère. C’était désolant de savoir qu’il avait grandi avec l’amour d’une nourrisse, mais heureusement qu’elle était là pour lui en donner, sinon il aurait fini par être un gosse de riche sûr de lui, et impétueux. Jimmy parlait rarement de sa famille, ce n’est pas qu’il ne l’aimait pas, non, mais il n’y était pas aussi attaché qu’un enfant normalement constitué, pour lui ses parents c’étaient ses géniteurs, ceux qui lui avaient payé une vie aisée, et ses études, ceux qu’ils ne voyaient que très rarement. Pendant un temps dans un pensionnat pour garçon, il s’y était fait beaucoup d’amis, mais sa mère qui trouvait son comportement de plus en plus désinvolte pour un enfant de la haute aristocratie écossaise, le rapatria très vite au manoir familial où il s’ennuya à mourir. Jimmy en regardant ce film, repensa à sa famille, à ses amis restaient là bas en Ecosse, et ils commençait à se faire à leur absence. Il avait une nouvelle vie ici, de nouveaux amis, une nouvelle famille avec ses cousines, et Roxanne qu’il considérait comme une soeur, comme sa meilleure amie, et plus encore. Pendant que le film défilé sous ses yeux, il avait réussi, certes pas aussi franchement qu’il l’aurait souhaité, exprimé sa gratitude et son amour pour Roxy. Et la réponse de la belle texane lui fit chaud au coeur. Leur complicité n’avait jamais été aussi grande que ses derniers jours. Ils faisaient beaucoup de sorties, ils papotaient beaucoup et se confier l’un à l’autre, même si c’était Jimmy qui déballait le plus sa vie sentimentale. “Je t’aime”, Roxanne avait tout compris. Pourquoi n’avait-il pas utilisé ces simples mots? Quel idiot, toujours à chercher compliqué quand on peux faire simple, c’est dingue ça! Il lui rendit son étreinte et se regarda la fin du film en silence. “OK j’arrête de t’embêter” dit-il avec un large sourire. Mais le cow boy ne tenait pas en place, alors qu’on voyait sur les images les deux animaux principaux du film devenir de plus en plus adulte, Jimmy lui se retournait dans tous les sens dans le canapé. Il avait essayé la position de Roxanne en tailleur, mais tenait pas bien droit et s’était résolu à comprendre comment son amie pouvait se sentir bien dans une telle position. Puis il s’allongea la tête sur les genoux de Roxy, en s’amusa à lui tenir la main pour ouvrir et refermer ses doigts dans la paume de sa main. Un vrai gamin! Il faisait un bruit affreux avec le pop-corn, s’était relevé deux trois fois pour chercher des bières, et mettre des oreillers dans son dos... Le film touchait bientôt à sa fin, quand il rompit, encore une fois, le silence. “Si c’est pas beau ça? Une amitié pareil que rien ne peux ébranler? C’est nous ça ma Roxy”. Et il n’avait pas tord, s’étaient bien eux, les deux amis que rien, ni personne ne pourra séparer! Puis se rappelant un détail que lui avait fait remarquer Roxanne quelques jours plus tôts, il se leva et partit sans dire pourquoi dans sa chambre. Il s’accroupit et plongea son bras sous son lit, et attrapa un carton. Il revint dans le salon et posa son carton sur la table basse. Le générique de fin était très émouvant et Jimmy se sentit d’humeur à en dévoiler plus encore sur sa personne à Roxanne. Sur cette boîte mystérieuse, se trouvait écrit au marqueur noir : Ecosse. Jimmy souffla et la poussière entoura la boîte. Il regarda Roxanne avec un petit sourire en coin un peu gêné. "Tu voulais savoir comment était ma vie avant n’est-ce pas?”. Jimmy n’avait encore jamais parlé de sa vraie vie en Ecosse, il était toujours resté vague avec ses amis, même avec Roxanne. Il n’aimait pas trop en parler, s’il avait quitté son cher pays, c’était pour de très bonnes raisons. Il présenta le carton d’un geste de la main et partit prit un cuteur dans le tiroir du meuble juste à coté, et le tendit à Roxy. C’était que revenait l’honneur d’ouvrir le passé de Jimmy MacKenzie. Dans cette boîte, Jimmy avait placé des petits objets, son premier kilt tout minuscule, des billets de train, des places de cinéma, des photos, des vêtements, des disques...
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 18 Mai - 22:21

Si Jimmy avait accepté de regarder la fin du film sans parler pendant, il eut tout de même du mal à rester en place. Roxanne s’était concentrée sur le dessin animé, même si elle savait déjà qu’à la fin, tout finirait bien, comme dans tous les Disney. En fait, bien que la fin était toujours attendue, la jeune femme, bon public, riait ou pleurait selon les circonstances, avait peur pour l’un des personnages en danger ou était contente pour un autre qui était heureux. C’était ça la ‘magie Disney’, arriver à toucher tous les publics. Roxanne avait vu assez peu de dessins animés de ce studio durant son enfance. Son préféré était ‘La Belle et la Bête’, dont elle avait usé la cassette vidéo à la destruction totale de la bande magnétique à force de l’avoir regardé. Elle avait toujours préféré les princesses et les belles histoires d’amour. Mais cela ne l’avait pas empêchée de pleurer dans ‘Le Roi Lion’. Et, pour une fois, avec cette histoire de renard et de chien, c’était l’amitié qui était mise à l’honneur, d’où le choix qu’avait fait Jimmy. En parlant de lui, il avait promis de ne plus l’embêter mais voilà qu’il manquait à sa parole en bougeant dans tous les sens. La jeune femme leva les yeux au ciel à plusieurs reprises en sentant le canapé s’enfoncer quand il changeait de côté ou bien le dossier trembler quand il essayer de trouver une position confortable. Elle lui donna deux-trois coups de coude à chaque fois que ses mouvements la gênaient. Vraiment, jamais tranquille ! Il y eut un peu de calme quand il se posa sur ses genoux avant de jouer avec ses mains. Puis elle n’entendit plus rien de ce qui se passait dans le dessin animé à cause de la mastication sonore – il le faisait exprès, c’était obligé ! – de Jimmy. Le répit vint quand il se leva à plusieurs reprises pour faire une chose ou une autre et Roxanne pouvait alors suivre le film sans être dérangée. Oh, bien sûr, elle aurait pu frapper Jimmy, lui dire de se taire, d’arrêter de gigoter, prendre un coussin dans son dos pour le lui jeter à la figure, menacer de ne plus être son amie s’il n’arrêtait pas, etc. Mais tout cela l’amusait plus qu’autre chose. A ce moment-là, Jimmy lui semblait plus comme un petit frère impatient et difficile à contenter. Alors elle s’était laissée faire, et l’avait laissé faire son petit manège. Vers la fin du film, du moins c’est ce que supposait Roxanne au vu du déroulement de l’histoire, Jimmy ne tint plus et coupa une fois de plus les personnages du dessin animé. La jeune femme avait le sourire jusqu’aux oreilles. Elle adorait quand il disait ‘ma Roxy’. Et elle approuvait. C’était trop mignon et cela décrivait bien leur amitié. « En plus, tu as les mêmes yeux que Rox. Ils ont pensé à nous en écrivant le scénario, c’est obligé ! Je suis pas mal en Rouky, je trouve. » fit-elle avec un clin d’œil à son voisin.

C’est au générique de fin que revint Jimmy, qui était encore parti faire elle-ne-savait-quoi.
« C’était vraiment trop mignon comme film, Jimmy, j’ai adoré ! C’était un très bon choix, finalement. » Mieux qu’un film de sous-genre, à n’en pas douter. Roxanne attrapa une poignée de pop-corn quand son ami déposa un carton sur la table basse, juste à côté des boissons et de la nourriture. En enfournant le maïs caramélisé dans sa bouche, la jeune femme déchiffra l’écriture au feutre noir sur l’un des côtés du carton et c’est avec un vif intérêt mêlé de curiosité qu’elle lut : Ecosse. Un carton venu tout droit du pays natal de Jimmy et, au vu de la poussière qui s’envola quand il souffla dessus, il ne l’avait pas ouvert depuis un moment – s’il l’avait jamais fait depuis son arrivée au Texas. Roxanne se rapprocha de la table tandis que Jimmy, avec un sourire gêné qui aurait fait craquer plus d’une soupirante, lui rappela qu’elle lui avait demandé une fois de lui raconter un peu comment c’était la vie dans le pays des Highlanders et, surtout, comment avait été la sienne. Après tout, elle lui avait fait découvrir la vie texane, lui avait appris les coutumes locales et les légendes, lui avait ouvert les portes de sa vie. Roxanne avait bien le droit d’en savoir plus sur les événements qui avaient forgés le caractère de Jimmy et tout ce qui faisait de lui ce qu’il était maintenant. Mais elle comprenait aussi qu’on veuille oublier son passé ou ne pas le remuer. Roxanne aussi n’aimait pas trop parler de son père et de la période difficile qu’elle a traversée avant qu’il ne décède. Elle savait combien les souvenirs pouvaient être douloureux et les photos porteuses des moments uniques et oubliés du passé. Roxanne savait également qu’elle serait une des seules personnes avec qui Jimmy allait partager ses souvenirs et ce qui lui tenait le plus à cœur. Voilà une des plus belles preuves d’amitié qu’il pouvait lui faire : s’ouvrir à elle. La texane accepta le cutter que son ami lui tendait et elle entreprit de découper consciencieusement le scotch qui scellait le carton. En prenant son souffle, Roxanne ouvrit les battants du carton pour y découvrir toutes sortes de choses que Jimmy avaient gardées précieusement durant des années. La jeune femme, avant de faire quoi que ce soit, se rassit en tailleur sur le canapé, attrapa la boîte à souvenirs qu’elle mit sur ses genoux et invita son ami à la rejoindre à ses côtés. Une fois installés, Roxanne commença à sortir les objets du carton. Le premier fut le kilt pour enfants. La jeune femme éclata de rire. « Vous portez des kilts même tout petit ? Tu devais être trop mignon dedans ! » Puis elle sortit un paquet de photos, plus ou moins abîmées selon leur ancienneté. Roxanne les donna à Jimmy. « Tu voudrais bien me les commenter ? »
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Lun 19 Mai - 0:28

La fin du film approchant, Jimmy n’arrêtait pas de gigotait dans tous les sens, comme un enfant impatient et turbulent. Malgré les quelques coups de coude de sa voisine, le cow boy ne cessa pourtant pas. C’était dans sa nature d’être hyperactif, il ne pouvait rester en place sans rien faire, ce qui était souvent un soucis. “Ah bon tu trouves que je ressembles à un renard?” Eclat de rire. “Le côté sournois sans doute”. Nouveaux rires. “Faudrait qu’on demande des droits pour s’être inspirer de nous, on gagnerait des millions” dit-il en leva les mains au ciel comme si des billets tombés dans ses mains. “Rouky, ... euh oui, mais heureusement tu as pas ses cernes, et tu te marches pas sur les oreilles, en tout cas pas encore.” Rires. Ce n’était pas une critique, ni une reflexion méchante, mais un jeu ironique et amusant. Taquiner sa meilleure amie, comme tout bon meilleur ami aime le faire.

Alors qu’il sortait de la chambre il entendit le compliment de Roxy, il bomba le torse, et avec une voix grave lui réponditJ’étais persuadé que tu allais aimé”. Comme c’était son dessin animé préféré? Jimmy n’était pas vraiment objectif, mais le film était en lui même un chef d’oeuvre traitant de l’amitié sous les traits d’animaux hors du commun. Quand Jimmy déposa le carton sur la table, il sentit son coeur se serrait, comme si l’air se faisait de plus en rare. Il était anxieux, craintif, et perdu. Il n’avait jamais révélé à personne la véritable histoire de son enfance, comment étaient ses parents, comment il était avant, avant ce Jimmy cow boy. C’était donc une grande première ce soir, et il fut ravie de voir que sa vie intéressée réellement Roxanne. Elle avait ouvert le carton avec beaucoup de délicatesse, et Jimmy apprécia ce geste, car à l’intérieur de cette simple boîte en carton se trouvait son histoire, une grande partie de sa vie. Jimmy s’installa donc au côté de Roxy sur le canapé. Il attrapa la télécommande et arrêta le film qui reprenait au début. Il scruta les mains de son amie pour voir ce qu’elle allait dénicher en premier, lui même ne se souvenant plus très bien ce qu’il avait mis dans cette boîte avant son départ d’Edimbourg. Un kilt jaillit du carton, il était minuscule et tellement drôle, on aurait dit qu’il était fait pour une poupée. Jimmy devant l’éclat de rire de son amie, rougit, un peu honteux d’avoir porté un tel accoutrement dès son plus jeune âge. Pour les texans, et bien d’autres encore, le kilt était comme un déguisement, alors que pour un écossais, il faisait tout simplement parti de sa garde robe, c’est un objet culturel, c’est une tradition et un honneur de porter ce morceau de tissu à carreaux. Des souvenirs remontait en lui comme de l’eau dans une fontaine. C’était son grand père qui lui avait offert ce kilt, et c’est celui-là même qui lui avait raconté l’anecdotes des années plus tard. Et comme son grand père l’avait fait avec lui, Jimmy raconta la fameuse histoire du premier kilt.J’étais sûr de l’avoir gardé lui! Ce fut le premier cadeau de mon grand père, alors que j’étais encore à la maternité, il l’avait apporté, et me l’avait enfilé par dessus ma couche.” Jimmy éclata de rire. C’était bien l’une des première fois qu’il parlait de son grand père sans verser une larme. “C’était quelqu’un tu sais mon papi”. Il avait passé la plupart de son temps avec son papi, ce vieil homme l’avait initié à la pêche, au puzzle de 1000 pièces, au Highland Games comme le lancer de tronc ‘tossing the caber’, tir à la corde, jet de panse de brebis farcie... Et aussi à la cornemuse! Sa cornemuse! Il l’avait oublié dans sa chambre! “Attends je reviens, j’ai oublié le plus important!” Courant à toute vitesse dans sa chambre, il manqua de se casser la figure. Il attrapa l’objet qui se trouvait contre sa table de chevet et rejoignit sa belle munit de son instrument. “C’est mon grand père qui me l’a offerte, et qui m’a appris à en jouer” dit-il avec un clin d’oeil. “Tu essayeras après”. Jimmy était tout fier de ses origines, il était né et avait grandi dans un pays débordant d’une culture formidable, et pour une fois il laissait son accent s’exprimer librement.

Roxanne tenait dans ses mains, des photos. Jimmy les prit avec précautions et dit
“D’accord”. Il examina la première photo et conclut en montrant chaque personne sur la photos avec son doigt “Là c’est ma grand-mère, et là mon grand-père, du côté maternel, à leur mariage”. La larme à l’oeil de revoir cette photo il continua.C’est lui mon papi qui ma tout apprit. Je dois en avoir d’autres de lui”. C’était évident qu’il y en avait d’autres, c’était son papi, le membre de sa famille qu’il avait le plus aimé, celui qui c’était le plus occupé de lui. Jimmy ajouta avant de prendre la seconde photoJe n’en ai pas de mes autres grand parents car je ne l’ai pas connu, ils sont morts avant ma naissance”. Jimmy n’éprouvait aucune peine à ce qu’il venait de dire, car ne les ayant pas connu, il n’avait pas souffert de leu mort. La seconde photo, elle aussi représentait un mariage, le couple ne souriait pas comme sur la première photo. “Là ce sont mes parents”. Il donna la photo comme si elle avait nettement moins d’intérêt que la première. Après il n’y avait pas de quoi se réjouir en voyant deux personnes faire des mines déconfites. Jimmy rougit de la photo suivante, et la cacha derrière son dos.Non celle-là tu peux pas”. Mais Roxanne réussit tout de même à l’agrippait. C’était Jimmy, les fesses nu, totalement en fait, dans son bain, alors qu’il avait un an. Tout le monde à genre de photo un peu gênante et qu’on ne veut pas montrer. La photo qui suivit donna un large sourire à Jimmy qui rigola de suite.Re-voilà papi, et moi, au Highland Games, en kilt évidement car les participants doivent obligatoirement le porter.” Jimmy jeta un dernier regard sur la photo avant de la placer dans les mains de Roxanne. “J’avais quatorze ans sur la photo, et j’étais avec la cornemuse qui est là”. Il désigna l’objet typiquement écossais qui se trouvait à un mètre d’eux. Son sourire se crispa à la photo suivante, c’était le manoir familial. Ce n’était pas qu’il lui manquait, car il s’était ennuyer ferme dans ce lieu immense, mais c’est que c’était son chez lui avant, il éprouvait tout de même un léger pincement au coeur. Sur la photo se trouvait ses parents, sa nourrisse, qui n’avait posé qu’une fois avec la famille, le jardinier, Miss Hargrove, sa cousine qui était venu quelques jours, et Jimmy devant l’immense bâtisse. “Alors là que je te montre bien” Il plaça la photo sous le nez de Roxy. “Alors là c’est ma Nany, ma nourrisse”. Avec un large sourire il lui présenta une dame âgée souriante. Jimmy avait choisit de présenter sa nourrisse avant même sa mère, ça en disait long sur ses rapports avec ses géniteurs. “Là c’est Aby, qu’est-ce qu’elle a changé tu trouves pas?” Puis continuant il désigna les restants comme étant son père, l’homme brun, et sa mère qua cheveux châtain, puis Henri le jardinier.Ah et j’oubliais, derrière c’est le manoir où Sir McGregor, mon ancêtre de fantôme, venait me taquiner quand je faisais mes devoirs”. Il ria, car c’était la bonne excuse qu’il sortait à sa mère quand elle lui demandait s’il avait fini ses devoirs, qu’elle était à la maison bien sûr.

En tendant la photo familial, Jimmy stoppa net de rire, et son visage devint pâle et grave. Il pensait qu’il avait jeté cette photo avant de quitter l’écosse, mais non elle l’avait suivi jusqu’ici au Texas. Il avait gardé cette photo pendant des mois sur sa table de chevet, et la revoir lui faisait un mal fou. Il était là, assit dans le canapé, et pourtant se revoyait des mois auparavant, cassé et détruit. Il ne bougeait pas, on aurait dit que le temps s’était arrêter. C’était elle, elle sur la photo, la raison pour laquelle il avait quitté Edimbourg, mise à part ses parents.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Ven 23 Mai - 19:57

[Bon, du coup, comme j'ai bien merdé sur Rox & Rouky, je suis passée par dessus. ]

Roxanne déposa le minuscule kilt à côté d’elle tout en riant en essayant d’imaginer un bébé avec ce genre de vêtement dans une maternité. A l’évocation au passé du grand-père de Jimmy, qu’il appelait affectueusement ‘papi’, la jeune femme comprit qu’il avait beaucoup compté pour le jeune écossais. Ce qu’elle pouvait parfaitement comprendre, Roxanne ayant passé quasiment toute son adolescence avec son grand-père paternel. Son père et sa mère étant décédés, c’était Richard Danvers qui s’était occupé de sa petite fille et avait veillé sur elle jusqu’à ce qu’elle prenne son indépendance. Mais pour Roxanne, ce grand-père qu’elle aimait tant et avec qui elle avait passé de si bons moments était toujours en vie, au contraire de son ami. Et tandis que ce dernier se précipitait à nouveau jusqu’à sa chambre, manquant de tout fracasser sur son passage – Roxanne ricana quand il faillit se casser la figure – elle passa à la suite de ce qu’il y avait dans le carton. Puis Jimmy revint avec ce qui faisait une nouvelle spécificité de la tradition écossaise : la cornemuse. Dans son souvenir, la seule fois où Roxy avait entendu jouer de cet instrument, c’était dans le film ‘Braveheart’, qu’elle avait adoré, d’ailleurs. En tout cas, elle apprenait quelque chose de nouveau : malgré le talent médiocre de Jimmy en matière de danse, il était tout de même musicien. Sa proposition de lui en faire jouer après lui arracha une grimace comique, Roxanne doutait de savoir manipuler cette ‘chose’ bizarre avec tous les ‘machins’ partout. « Euh… ouais, mais alors tu m’en joueras un morceau d’abord, que je puisse apprécier tes talents, Ô Sarah Bernhardt de la cornemuse. » En tout cas, Roxanne était ravie de voir le visage de son meilleur ami illuminé par les souvenirs de son passé. Il était content de pouvoir partager avec elle sa culture écossaise et la jeune femme en était plus que demandeuse. Si elle n’avait jamais eu envie de voyager, elle appréciait néanmoins de découvrir ce que les autres avaient à lui montrer et à écouter l’histoire de leur pays ou région. Le rêve et les souvenirs lui suffisaient amplement. Elle ne voulait pas être déçue de se rendre dans un pays et constater que ce qu’on lui avait raconté n’existait plus ou n’étaient que coutumes désuètes.

Quand Jimmy accepta de lui commenter toutes les photos qu’elle avait en main, Roxanne se rapprocha alors de lui pour mieux apprécier les commentaires et les images. La texane aimait les photos, bien qu’elle n’en possédât elle-même pas beaucoup – son grand-père en étant le détenteur officiel de toute la famille. Pour elle, toute photo possédait une histoire, une anecdote drôle ou triste. Elles sont la capture d’une vie, d’un passé, le reflet d’une âme, d’une évolution. Roxanne préférait les photos de famille aux photos journalistiques qui, si elles-aussi racontaient une histoire – plus souvent tragique qu’autre chose – s’intéressaient à des personnes inconnues, anonymes dont on ne savait qu’une unique chose : la légende sous la photo. Un pompier cherchant des survivants du tremblement de terre. Certes, on connaissait le contexte, l’endroit, la date mais ce pompier pouvait être n’importe qui et représentait tous ses collègues. Pour Roxanne, ce genre de photographies n’était rien d’autre qu’une représentation en image d’un événement de joie ou de tristesse. Une photo de famille racontait l’histoire d’une génération, la vie présente des personnes photographiées, l’origine et le souvenir pour les futurs membres de cette famille. Et, justement, Jimmy commença par lui commenter la photo de mariage de ses grands-parents maternels. Ce seraient-ils doutés, ce jour-là, que bien des décennies plus tard, leur petit-fils montrerait ce cliché jaunit à une Texane ?
« Ta grand-mère était très belle ! » Et son grand-père avait les yeux pétillants. Ils avaient dû être des grands-parents formidables. Entendre Jimmy parler de cet homme lui rappelait à quel point elle appréciait, elle-aussi, son grand-père, qui lui avait également appris tout ce qu’elle savait aujourd’hui. En fait, l’écossais et la texane avaient un point commun de taille. Roxanne acquiesça à son commentaire suivant tout en parcourant les moindres détails de la première photo, appréciant les coutures de la robe de mariée et les traits des visages. Elle non plus ne connaissait pas tellement ses autres grands-parents. Elle les avait très peu vus avant la mort de sa mère et plus jamais après. Si bien qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de s’attacher à eux. La seconde photo, de nouveau un mariage, eut droit à un commentaire plus rapide et moins enthousiaste que le précédent. Roxanne n’eut pas le temps de donner son opinion dessus car Jimmy piqua sa curiosité en cachant une photo compromettante dans son dos. Cependant, la jeune femme sortit vainqueur du combat qui l’opposa à son ami et éclata de rire en regardant la photo. « Arrête, j’ai exactement la même photo chez moi. Sauf que je n’avais pas de zizi. » remarqua-t-elle en rougissant. En fait, elle en avait même plusieurs des comme ça. Sa mère, fière de sa petite blondinette, la prenait en photo pour chaque occasion, chaque sourire. Roxanne déposa la photo sur les petit tas qui se formait à côté d’elle avant de reporter son attention sur la suivante. La jeune femme rit de nouveau en découvrant Jimmy en kilt et adolescent. Il était déjà très séduisant, malgré son air encore un peu gamin et son costume traditionnel. Elle passa avec son ami à la photo suivante en se promettant de ne pas oublier de lui demander plus tard en quoi consistaient les Highland Games, dont elle n’avait jamais entendu parler jusqu’à présent. La première réaction de Roxanne devant l’illustration photographique de la maison dans laquelle avait grandi Jimmy fut un : « Wow ! Comme dans les films ! » Roxanne n’en revenait pas qu’il ait pu vivre dans ce genre d’endroit. A ses yeux, on aurait dit un château. A la fois vieux et magnifique, impressionnant et fantastique. La texane aurait bien imaginé un film d’horreur tourné dans ce genre de décors, avec des vampires et des fantômes. Rox’ aurait aimé vivre dans ce genre d’endroit même si elle aurait sûrement redouté les créatures citées auparavant. Elle se rapprocha alors un peu plus de Jimmy, qui lui colla littéralement la photo sous le nez. Comme si elle était aveugle ! Et suivit son doigt qui montrait les différents personnages. La nourrice de Jimmy lui apparut effectivement comme une femme parfaitement appréciable, comme en témoignait l’affection que mettait son ami à prononcer son rang. Puis vint le tour d’Abernathy Hargrove. « Waw ! Effectivement, je ne l’aurais pas reconnue ! » fit-elle. Et, en se penchant un peu plus sur la photo. « Ah si ! Les yeux. Et son sourire. Elle l’a toujours aussi magnifique. » Roxanne suivit le reste des présentations, préférant ne rien dire sur les parents de Jimmy. Puis elle le regarda avec des yeux ronds. « Attends, tu rigoles ? Il y avait vraiment un fantôme dans ta maison ? » Roxanne était une spécialiste de l’histoire du fantôme Caine, la légende personnelle de Mt. Pleasant, qu’elle n’hésitait pas à raconter aux étrangers mais, en réalité, elle était certainement la plus effrayée à l’idée de rencontrer un jour l’ectoplasme centenaire. Savoir qu’il en existait d’autres ailleurs et que Jimmy avait même grandi avec l’un d’eux la remplissait d’effroi.

Elle attrapa la photo que lui tendait Jimmy et y jeta un dernier coup d’œil avec une autre vision du manoir après les explications de son ami avant de la poser à son côté. Elle attendait la photo suivante quand elle se rendit compte de l’expression figée de son voisin.
« Jimmy ? » N’ayant pas de réponse, Roxanne regarda la photo fixée entre les doigts du garçon. Elle représentait une fille, probablement de leur âge, plutôt jolie bien qu’à l’air un peu vulgaire. Roxanne se demanda qui elle pouvait bien être, même si elle se doutait que c’était peut-être un amour de jeunesse. Sans brusquerie, la texane prit la photo des mains de Jimmy et, posant une main sur son épaule, essaya de croiser son regard. « Hey ! Jimmy ? Tu vas bien ? » S’il avait envie d’en parler, il savait certainement qu’il pourrait le faire avec Roxanne. Dans le cas contraire, elle accepterait, poserait la photo sous le tas déjà formé et passerait à autre chose…
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Dim 25 Mai - 22:06

Jimmy était très fier de ses origines et partageait avec Roxanne un moment unique. Il lui dévoilait sa vie comme le récit de ses aventures et de son passé. C’était mieux que lire une autobiographie barbante, là il y avait des photos, et du concret. La cornemuse c’est un symbole puissant de l’Ecosse d’autrefois et d’aujourd’hui. Sa ‘great highland bagpipe’ fait la fierté de Jimmy, il savait que cet instrument difficile à manier, intriguer beaucoup les non initiés. Et que généralement les premiers sons des débutants étaient très ‘amusants’. Lui même les premiers fois avait eu beaucoup de mal à gonfler le sac, c’est à dire le réservoir d’air qui est imposant quand on a un souffle limité. Roxanne avec une cornemuse dans les mains, ça risquait d’être un moment très comique et Jimmy allait se régaler. “Je suis un excellent cornemuseur” répondit-il en passa la main dans ses cheveux pour en rajouter sur son incroyable talent.

Les commentaires sur les photos étaient simples, courts, mais logique. Jimmy aimait sa famille, mais s’il l’avait quitté c’était aussi à cause de la pression que lui mettaient ses parents pour devenir ce qu’il voulait en aucun cas devenir, un être vaniteux. Il serait toujours reconnaissant à ses parents, car son éducation était plus que correct et qu’il n’avait jamais manqué de rien, sauf peut-être d’amour, de bisous, et de câlins. Son grand-père lui manquait énormément, mais il suivait les conseils du vieux sage en faisant ce qu’il voulait de sa vie. Il était né du bon côté de la planète, avec une cuillère en argent dans la bouche, et ne s’en plaindrait jamais sachant la chance qu’il avait eu. Des souvenirs remontaient à la surface, des bons, comme des mauvais. Dès les premières photos, Jimmy sentit que cela intéressait réellement son amie, et fut heureux de partager un petit morceau de lui avec elle. Roxanne avait le sourire sur les lèvres et Jimmy était tellement heureux d’avoir trouvé sa nouvelle famille ici. La photo de nu de Jimmy déclencha l’hilarité des deux complices, mais ne choqua pas la Miss qui avait elle aussi subit les mêmes humiliations. Jimmy éclata de rire en entendant le mot ‘zizi’ sortant de la bouche de Roxy. Il en avait la larme à l’oeil tellement il riait, c’était la toute première fois qu’il entendait ce mot sortir de la bouche de la belle texane. “Ah bon pas de zizi?”. Et le voilà reparti dans son délire. La photo familial intrigua plus la jeune femme et Jimmy donna plus d’explications. Il est vrai qu’Aby avait bien changé, elle avait bien grandi et était devenu une belle jeune femme, étonnant de ne pas la reconnaître sur la photo. Roxy parla du sourire de Hargrove, Jimmy étonné se pencha une nouvelle fois sur la photo et remarqua qu’elle avait raison, Aby souriait. C’était très étonnant car Aby ne souriait que très rarement. Content de son trésor, il se promit de montrer la photo à sa cousine pour la charrier encore une fois. Le manoir était imposant et donnait froid dans le dos au premier regard, mais en Ecosse s’était chose courante ce type d’habitation. Ce n’est pas au Texas qu’on trouverait des lieux aussi lugubres, bien que la maison des Caine n’était pas plus accueillante. Le cow boy appréciait les différentes expressions du visage de sa voisine à chaque fois qu’il donnait plus de détails sur une photo et quand il avait plaisanté sur son fantôme fétiche, celle ci avait prit un air sérieux et étonné. Jimmy savait pertinemment que Miss Danvers croyait dur comme fer à l’existence des ectoplasmes. Jimmy rigola car il croyait bien en son histoire - ayant déjà croisé son ancêtre- mais il hésitait à lui en dire plus, de peur de passer pour un fou. Il décida donc de jouer sur les deux tableaux. “Ma mère utilisait le prétexte de Sir McGregor pour me forcer à faire mes devoirs.” Sa mère était très futé, et elle même croyait à toutes les histoires surnaturelles. “Mais je dois avouer qu’il y avait des événements étranges assez souvent au manoir”. Jimmy n’ajouta rien, gardant une part de mystère. Et à l’époque des événements, Jimmy était encore jeune, et donc voyait des choses étranges un peu partout. Quand une porte claquée, un courant d’air, une fenêtres s’ouvrait sans raison, que le plancher craquait... c’était à cause de Sir McGregor.

Tout était parfait, mais la perfection ne dure jamais bien longtemps. C'est devant une simple photo que Jimmy se sentit le plus vulnérable. Revoir le doux et merveilleux visage de Charlotte était une torture pour le cow boy. Elle, cette fille qu’il avait aimé, et porterait toujours dans son coeur. Ils ont vécu tellement de bons moments ensembles, il était amoureux fou de cette belle brune et la vie n’avait jamais été plus belle pour Jimmy. Les rigolades, les plaisanteries, les caresses, les baisers, et les nuits d’amour passés en sa compagnie refirent surface. Des images se bousculait dans sa tête et il ne pouvait penser à autre chose. Elle était si belle, si parfaite, ils formaient un couple harmonieux et personne n’aurait pu imaginer que la rupture fut si brutale. Car la rupture fit le plus de mal à Jimmy. Jamais il n’avait connu un tel revers de situation, une telle humiliation, une telle tristesse et détresse intérieur. Elle l’avait brisé en mille morceaux du jour au lendemain. Alors qu’il allait chercher sa belle comme convenu pour une séance au cinéma, il était tombé sur sa porte close. Etonné, il lui avait laissé une dizaine de message. Des jours étaient passés, l’inquiétude montait et le jeune écossais ne savais plus quoi faire. Sa détresse était si grande que même ses parents se soucièrent du problème. Ils n’avaient jamais vu leur fils si malheureux. Et ce fut à la mère de Jimmy de lui annoncer la mauvaise nouvelle. Charlotte avait quitté l’Ecosse. Elle ne lui avait même rien dit, pas un message, pas une lettre d’adieu, pas d’explications. Jimmy était dans une incompréhension totale. Ce fut pour se remonter le moral, changer d’air et recommencer une vie ‘normale’ qu’il quitta sa famille et son pays natal pour la contrée des cow boys.

Toujours dans ses souvenirs, bons et mauvais, Licky Licky était figé. Il était tiraillé entre le passé et le présent. Il l’avait oublié ou en tout cas, voulait se le persuader. Maintenant il avait une nouvelle vie, loin de tous ses soucis, et des remontrances de ses parents pour être tombé dans le panneau d’une arriviste sans coeur. Jimmy était heureux à Mount Pleasant avec Roxanne et Maddison qu’il aimait par dessus tout. Un amour en remplace un autre, mais Maddison il ne la laisserait pas lui échapper. Le retour sur terre fut bien douloureux. Ce n’était pas un rêve, ou plutôt un cauchemar, malheureusement non. Tellement surpris par ce simple morceau de papier glacé, Jimmy ne remarqua même pas que Roxy lui avait prit la photo des mains. Ce n’est que quand elle posa sa main sur son épaule, qu’il sursauta. Il fit un bond et croisa le regard de Roxanne. Une larme coula sur sa joue, qu’il se dépêcha d’effacer par un revers de la main. Il avait envie d’hurler sa rage, mais il n’osa pas. Il se leva, fit le tour trois fois du canapé sans un mot et s’arrêta brusquement. “C’est Charlotte”. *Charlotte Dubois, celle qui m’a brisé le coeur sans aucune pitié*

Il devait tout dire, ça le soulagerait sûrement, mais exposer son chagrin d’amour c’était difficile, surtout qu’il avait caché sa douleur depuis des mois. Il reprit se place et commença la petite histoire. Et à chaque mot, il sentait son coeur se serrer et souffrir le martyr. “Charlotte étais”. Il coupa net et reprit en prenant sur lui. “Elle est étudiante en langue étrangère, elle a suivi ses études à Edimbourg.” Il prit son souffle et continua. “On s’est rencontré par hasard et se fut le coup de foudre”. A ces mots Jimmy se sentit idiot, il ne croyait plus au coup de foudre depuis Charlotte et pourtant avec Maddison c’était exactement ça. “On est resté ensemble pendant des mois, mais toute chose à une fin”. Il soupira. “Elle m’a planté du jour au lendemain sans une explication”. La tête dans ses mains il ajouta. “C’est pourquoi je me suis disputé encore plus avec mes parents et que j’ai quitté l’Ecosse”. Honteux de cet situation, il ne voulait croisé un regard de compassion ou de pitié c’est pourquoi il se cacha le visage sombre de ce douloureux souvenir.


Dernière édition par Jimmy MacKenzie le Jeu 10 Juil - 18:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Sam 5 Juil - 22:59

[Vraiment désolée pour le temps de réponse. Embarassed Avec ce temps d’absence, j’avais peur de revenir démotivée mais j’adore tellement notre topic que je suis prête à continuer. Et désolée par avance pour la médiocrité qui va suivre, j’ai volontairement zappé les premiers passages parce que sinon, ça fait quelques bizarreries de chronologie. Tu peux me taper, me dépecer, me crucifier, je suis impardonnable. ]



Roxanne n’avait encore jamais vu son ami dans un tel ‘d’absence’. Oh, bien sûr, lors de ses premières rencontres avec la jolie Maddison Ouimet, la texane avait parfois dû le secouer un petit peu pour qu’il revienne dans le monde de vivants mais là, son état était diamétralement différent. Si Maddison lui faisait tourner la tête et le rendait rêveur, cette fille sur la photo provoquait un effet qu’elle n’avait pas envie de voir plus longtemps sur son visage. Aussi, Roxanne se douta que cette brunette n’avait pas été qu’une simple petite copine de lycée. On ne réagit pas de cette façon s’il n’y avait pas d’amour. Gardant sa position de tailleur sur le canapé, Roxy laissa Jimmy se lever et se dégourdir les jambes, plongé dans ses sombres pensées, tandis qu’elle-même se mordait la lèvre inférieure en se demandant comment elle pouvait aider son ami. Roxanne n’ayant jamais été elle-même une professionnelle de la relation amoureuse, elle n’avait encore jamais eu à consoler quelqu’un pour un chagrin d’amour. La texane avait une réelle envie d’aider son ami écossais sans savoir comment le faire oublier ce souvenir qui semblait douloureux et lui rendre le sourire. Ses réflexions s’interrompirent quand elle entendit le nom de la jeune fille sur la photo. Charlotte. Voilà un prénom qui n’était pas du tout familier aux oreilles de l’américaine. Roxanne se demanda d’où il pouvait venir. Elle le laissa se rassoir à ses côtés et se rapprocha de lui, posant une main sur son genou afin de lui dire qu’elle était là pour l’écouter, qu’il pouvait vider son sac sans craintes.

Elle voyait bien que Jimmy avait du mal à faire sortir les mots alors elle ne le pressa pas et le laissa débiter son passé à son rythme. Malgré la situation délicate, Roxanne trouvait que l’histoire de Jimmy et de cette Charlotte sonnait comme une jolie comédie romantique. Le coup de foudre. La texane ne l’avait encore jamais connu. Certes, elle était tombée amoureuse de plusieurs garçons, mais cela avait toujours été de manière progressive. Jamais, en voyant un garçon, elle n’avait ressenti ce que pouvait être le coup de foudre. Peut-être était-ce dans son caractère mais il lui semblait que jamais elle ne serait sujette à cela. Et puis elle aussi avait connu des relations plutôt houleuses, soldées par des échecs. N’étant pas toujours profondément amoureuse des garçons avec qui elle était sortie, ces ruptures ne semblaient pas avoir été aussi difficiles que celle que Jimmy lui confiait cette nuit-là. A ce moment-là, elle fut heureuse de ne jamais avoir éprouvé autant de douleur à cause d’un garçon. Elle avait beaucoup pleuré après sa rupture avec le frère de Louise mais elle s’était toujours douté que sa trahison arriverait tôt ou tard, la réputation de Thanderson n’étant alors plus à faire. L’histoire de Jimmy se terminait avec justement une absence de fin puisque la fameuse Charlotte était partie sans rien dire. Il devait vraiment l’avoir beaucoup aimée pour que le fait de parler d’elle lui fasse toujours autant mal. Et c’était donc la raison de son arrivée à Mount Pleasant. Jimmy ne lui avait jamais dit comment il en était arrivé à se retrouver dans ce trou perdu du Texas et elle avait toujours pensé que c’était le fait que sa cousine vivait à Mount Pleasant qui l’avait amené à choisir cette ville.

Roxanne éprouvait de la peine de voir son ami dans une si grande détresse mais elle se promit de ne pas montrer une once de pitié, un sentiment qu’elle désapprouvait et détestait voir sur le visage des autres quand ils regardaient un simple d’esprit ou n’importe quelle personne handicapée, blessée, différente. Alors qu’il se cachait le visage, Roxanne décida d’agir un peu et chercha à le prendre dans ses bras. Sur le canapé, elle se mit sur les genoux et passa ses bras autour du cou de Jimmy afin de le réconforter par son simple contact amical. Elle garda quelques instants cette position avant de lui murmurer à l’oreille, d’une voix douce.
« Peu importe qui était cette fille. Elle nous a fait nous rencontrer et c’est tout ce qui compte ce soir. » Roxanne pensait réellement ce qu’elle disait. Elle desserra lentement son étreinte en offrant un sourire un peu timide après le déballage de Jimmy et sa propre déclaration. Les mains désormais posées sur ses genoux, elle se sentait un peu idiote de ne pas savoir comment mieux réconforter son ami. Et elle ne voulait pas lancer une blague qui tomberait à plat ou se trouverait être complètement inappropriée dans la nouvelle atmosphère de la pièce. Roxanne se demandait également si elle ne ferait pas mieux de partir. Peut-être Jimmy voulait-il se retrouver seul, n’avait plus envie de continuer à passer la soirée avec elle. Elle pourrait le comprendre. Par sa curiosité, elle avait ravivé des souvenirs douloureux dans l’esprit de Jimmy et il aurait été normal qu’il veuille la voir partir. « Il commence à se faire tard, dit-elle avec une moue hésitante, je devrais peut-être rentrer chez moi. » Elle regarda ses affaires posées près de l’entrée et la tarte aux myrtilles qui n’était pas encore entamée sur la table basse sans pour autant faire un mouvement pour s’en aller. Elle attendait l’assentiment de son ami avant de faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Two good mates, friends for life [R.]   Jeu 10 Juil - 20:19

Pourquoi le simple fait de revoir une photo d'elle le mettait dans un tel état? Pourtant il ne pensait plus à elle, il avait réussi à l'oublier, en tout cas c'est ce qu'il pensait. En venant à Mount Pleasant, il ne pouvait rêver meilleur remède contre son chagrin d'amour et ses problèmes familiaux. Il avait changé, il était différent, moins vulnérable, plus franc, moins bourgeois et il avait un but dans la vie et ce qu'il faisait jour à après jour lui plaisait. Jimmy est content de ce qu'il est devenu, et il sait qu'il a une vie, une vie après elle, après Charlotte. De nouveaux amis, moins riches et aristocrates, mais tellement plus drôles! Une nouvelle histoire de coeur, certes bien compliquée mais un véritable coup de coeur, coup de foudre pour une texane. Pour dire qu'il avait bien changé, Maddison blonde et incompréhensible, toujours imprévisible, et Charlotte, brune, avait qui la routine s'était installée. Le changement lui a fait le plus grand bien, et parler, parler sans se retenir, sans avoir peur des mots utilisés, sans craintes s'était tellement nouveau pour Jimmy. Mais il s'était vite habitué à la vie ici. Et Roxanne, ah Roxy, sa Roxy, pour lui l'amitié était devenu prioritaire, une chose sacrée. Sans elle, il aurait eu tellement de difficultés à s'acclimater. Et le fait de parler d'elle, de son passé, alors qu'il ne faisait que toujours éviter le sujet le soulageait tellement qu'il ne pouvait rester bloqué à ce passage de sa vie. Charlotte était passé dans sa vie au départ comme une douce brise de printemps et à l'arrivée s'était transformé en un cyclone dévastant tout sur son passage.

Dire le pourquoi du comment de sa venue dans ce coin perdu du Texas, ça rendait les choses maintenant plus faciles. Maintenant sa meilleure amie, la personne à qui il tenait plus qu'à ses propres parents, savait pourquoi il était comme il est, si craintif face à ses sentiments amoureux. Cela expliquait bien des choses dans son comportement. Pourquoi il avait beaucoup de mal à s'attacher. Il était triste, triste de voir que tous ses efforts pour l'oublier n'était en fait que de la dissimulation. Il avait rangé dans un coin de son coeur, le visage et les sourires de Charlotte, mais il n'avait pas pour autant disparu, ils étaient justes cachés. C'était troublant de savoir que des mois après une rupture brutale, il pouvait encore pleuré pour elle. Il ne voulait pas qu'elle revienne, ou alors revivre les bons moments avec elle, car il s'avait que c'était fini, que si elle était partie c'est qu'elle ne tenait pas vraiment à lui, il s'était fait une raison sans jamais bien la comprendre. Raconter de ce qu'il a vécu, déballer son sac, il se mettait à nu pour qu'enfin plus aucun secret de subsiste dans son amitié si importante avec Roxanne. Et il ne pouvait rêver meilleure amie. Elle était là près de lui, lui dans ses bas, elle le couvrant de son affection, s'était bon de se savoir soutenu et épaulé. Jamais, oh non jamais, ses parents avaient réagi de la sorte pour le soutenir dans sa détresse. Il s'était renfermé sur lui même et restait toujours sur la défensive. Roxanne le couvrait de ses bras, il se sentait aimé et pouvait tout lui dire sans qu'elle pense à le juger, à donner son avis critique sur les événements. Elle avait trouvée les mots justes qui allait lui remonter le morale et lui prouvait qu'il avait maintenant quelqu'un sur qui il pouvait compter. Il sourit à sa remarque du juste, et malgré ses yeux rouges et quelques larmes qui descendait de son visage, il souriait.

Pendant un instant le temps s'arrêta, il jeta un dernier regard à cette photo qui lui faisait tellement de mal, et en un dernier regard des souvenirs bondirent devant ses yeux. Du premier regard avec Charlotte, à leurs pique-niques, leurs escapades, leurs baisers, et ces bons souvenirs se heurtèrent à une porte, la porte fermée de l'appartement de la brunette qui était resté fermé pendant des jours et des jours. Et la ce fut comme un gifle en pleine figure qui le ramena à la réalité, ce n'était pas à lui de pleurer toutes les larmes de son corps, pas à lui d'éprouvait se sentiment de culpabilité, ce n'était pas lui qui était parti sans un dernier baiser, sans un au revoir, sans une explication. C'était à elle de s'en vouloir, lui n'avait rien fait de mal. Il se redressa, et là Roxanne proposa de partir. Il regarda l'horloge accroché au mur, il n'était pas si tard que ça, ils en avaient fait des nuits blanches à déconner, et il ne voulait pas rester seul, encore moins sur un point négatif de sa vie. Il retourna la photo pour ne plus à avoir à croiser les yeux envoûtant du modèle, et il attrapa le bras puis la main de Roxy pour la retenir.
"Non restes" dit-il avec un sourire. "Ce n'est pas elle qui pourra gâcher notre soirée" conclut-il en rangeant la photo dans la boîte des révélations. "J'ai eu ma dose de photos pour ce soir, ainsi que ma dose de vieux souvenirs, et tout ça, ça donne faim". Plaisanta t-il en rejetant toutes les photos dans la boîte pour la faire valser sous la table. Et le bon vieux Jimmy était de retour, pensant toujours en premier à son estomac, un vrai glouton! "Et si on goûtait ta tarte maison?" dit-il en se levant pour attraper le plat et le ramener dans le canapé. "Voyons voir si c'est mangeable" plaisanta t-il en prenant un large morceau. "En tout cas, ça à l'air bon, mais est-ce juste un subterfuge?". Là il avala la moitié de son morceau en une fois et manqua de s'étouffer tellement il en avait plein la bouche. Après plusieurs secondes pour mâchait, il conclut par un "C'est super bon" avec la bouche pleine. "Tu devrais m'en faire plus souvent". Et il reprit un morceau, à ce rythme et avec l'appétit sans fin du cow boy, la tarte aurait disparu d'ici quelques minutes. Puis Jimmy tenait à s'excuser, pourquoi il ne savait pas trop bien, mais il tenait à la faire. "Je suis désolé que tu m'es vu comme ça" murmura t-il en baisant les yeux.

"Et si on passait le temps intelligemment?" Cette annonce de la part du jeune homme signifiait que trop rarement une bonne idée. Et comme d'habitude, il voulait jouer comme un gamin de 8 ans. Il saisit le bottin téléphonique situé sous le téléphone et donna celui -ci à sa voisine. Comme d'habitude, il plaça le bottin à la page des "M" pour y trouver le nom de leur charmante petite ville. "J'te donne un numéro, et tu devines qui est au bout du fil, et vice-versa à tour de rôle, comme d'habitude". Puis avec sa petite mine de ‘pauvre petit garçon' il ajouta avec la voix aigue, non muée, d'un gamin de 4 ans "Dis, dis, t'es d'accord hein? Hein? Sttttttttp”. Il afficha une mine réjouie, comme si ses larmes d’il y a encore quelques minutes n’avaient jamais existé, et montra du doigt plusieurs numéro avant de s’arrêter sur un en particulier. S’était un jeu que le jeune cow boy adorait faire pour passer le temps, et il trouvait ça très drôle que de réveiller les gens pendant la nuit. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, et de nombreuses plaintes ont été posé, mais jamais les petits ‘malins’ n’ont été pris, car justement trop malins, le numéro d’appel apparaît comme masqué. Et oui, le petit Jimmy a plus d’u tour dans son sac. “Alors euh... j’hésite... ah voilà... celui là sera parfait...” Puis il dicta le numéro choisit et pouffa de rire quand le haut parleur fut activé. Il essayait de rester silencieux mais en vain, c’était trop drôle, il était toujours le premier à craquer et à pouffer de rire. Avec le numéro qu’il avait choisi il y avait quoi, le pauvre maire de la ville n’était jamais épargné par le cow boy.
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