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 In the nearness of you [R.]

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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: In the nearness of you [R.]   Lun 12 Mai - 2:41




Cela faisait une semaine maintenant que sa soirée épique avec Clayton et ce qui ressemblait au fantôme de Caine avait eue lieu, et depuis, aucun d'entre eux n'avait osé abordé le sujet. Le taire permettait de faire de cette soirée un simple souvenir vague et imprécis, ce qui faisait aussi de leur proximité accidentelle à ce moment-là l'équivalent des dernières bribes de rêves que l'on a le matin, l'impression étrange d'avoir vécu une image dont on connaît le contenu mais dont on a oublié les formes. Depuis ce jour-là, ils agissaient comme s'il ne s'était jamais rien passé. Un bref signe de tête pour se saluer le matin, et pas un seul mot de plus. Ils gardaient cette gène ancrée entre eux, comme un mur qu'ils n'osaient pas briser.

C'était un jour où la chaleur était caniculaire. Pourtant le ranch de Foster se devait de continuer son activité et tous travaillaient avec la même ardeur sous les rayons brûlants du soleil. Cela faisait quelques minutes qu'elle observait sa silhouette au loin, toujours aussi imposante malgré la distance. Finalement elle s'était décidée à aller le rejoindre et elle traversa la cour du ranch et s'engagea dans le petit sentier de poussière tracé entre les herbes hautes pour atteindre la prairie dans laquelle il travaillait. Elle longea la clôture sur toute sa longueur jusqu'à arriver en haut d'une petite colline et atteignit enfin le niveau de Clayton. Durant tout le temps de sa traversée elle avait regardé alternativement par terre, sur sa droite vers l'impression d'infini que donnait cette plaine qui touchait l'horizon, vers la lisière de la forêt que l'on devinait à des kilomètres devant elle, et une ou deux fois son regard avait croisé celui de Clayton. Dans ces cas-là, elle baissait immédiatement les yeux et souriait d'embarras. Une semaine sans aucun contact et cela ne lui était toujours pas passé.

Elle déposa le sac de toile par terre qu'elle portait sur son épaule et posa une main sur sa hanche, positionnant l'autre en visière au dessus de son visage alors que son regard s'arrêtait sur Clayton.
« Il fait chaud pas vrai ? » Elle sourit et tourna la tête vers l'immensité de la prairie quelques secondes avant de reporter son attention sur Clayton. Il était en train de réparer la clôture qui avait été amochée par le vent violent qui avait soufflé il y avait quelques nuits et il devait certainement souffrir de la chaleur ambiante.

« J'ai pensé qu'un peu de thé glacé ne te ferait pas de mal ou tu vas frôler l'insolation. » Elle s'accroupit devant son sac et en sortit un thermos. Elle en dévissa le bouchon et versa un peu du liquide ambré et frais dans le capuchon qui servait de récipient et elle le lui tendit avec un sourire. Elle n'arrivait toujours pas à apprivoiser ce sentiment étrange qui venait gonfler son coeur à chaque fois qu'elle le voyait, en même temps que son ventre se tordait de ne pas savoir ce qu'il se passait. Et puis il y avait toujours ses yeux, ce regard qu'il portait sur elle et si semblait la brûler de son intensité.

Elle s'accouda sur la balustrade de bois et plissa le nez à cause du soleil alors qu'elle regardait l'avancée des travaux. A ce moment-là il lui fallait faire abstraction du fait que même si elle était fascinée par la personnalité Clayton et ce qu'il dégageait, elle l'était aussi par son physique avantageux qui lui tapait dans l'oeil. Elle détourna les yeux, encore une fois, pour aller caresser la ligne de l'horizon. La chose qu'il y avait de réellement gênante dans tout cela, c'était qu'elle savait qu'un jour elle pourrait regarder Clayton sans ciller et sans embarras, mais qu'elle ne voyait pas comment.

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Lun 12 Mai - 15:57

Même si le Texas était réputé pour ses températures qui pouvaient attendre des sommets en un rien de temps, passant de la tempête à une chaleur si étouffante qu’on se croirait sous les tropiques, Clayton était toujours étonné lorsque la thermomètre avoisinait les 35° alors que le soleil n’était pas encore au zénith, ses rayons frappant la ville avec une intensité que peu aurait pu croire possible. Mais c’était ainsi depuis toujours dans la région, et les fortes chaleurs, aussi éprouvantes qu’elles puissent être sur les cowboys qui travaillaient au ranch, ne les empêchaient cependant pas d’assurer son fonctionnant sans rechigner. Le temps importait peu, et ce n’était pas sous prétexte qu’ils étaient en sueur en rien de temps qu’ils passer leur journée à ne rien faire: l’hiver et le froid ne les perturbait pas, comment le chaleur le pourrait t-il ?

L’avantage de ces conditions climatiques était qu’elles constituaient un sujet de discussion évident, et l’empêchait de ressasser sans cesse les souvenirs de la soirée qu’il avait passé avec Joan. Soirée dont la tournure avait été si anormale qu’il tentait de l’oublier, mais le souvenir des regards qu’ils avaient échangé était trop profondément ancré dans son esprit pour l’oublier. D’où la gêne qui subsistait entre eux, leur dialogue encore plus succincts qu’auparavant, même si cela semblait impossible: en fait, il se contentait de répondre d’un signe de tête à ses marques de politesse avant d’aller vaquer à on ne sait quelle activité urgente à l’autre bout du domaine. Comme retaper une clôture abimée en plein soleil.

La tempête qui avait secoué la ville quelques jours auparavant avait sérieusement touché ce côté des barrières, et il avait été désigné pour s’en occuper: cela faisait près d’une heure qu’il était planté là, sous le soleil qui lui tapait sur la nuque sans interruption, à s’acharner pour que les morceaux de bois s’emboitent correctement les uns au autre pour former une clôture digne de ce nom. Il touchait presque au but quand il aperçut, alors qu’il reprenait son souffle, une silhouette sortir du ranch et marcher dans sa direction: même si la colline était éloignée du ranch, on l’apercevait sans peine. S’accordant une pause de quelques secondes, il plissa les yeux mais du attendre quelques secondes avant de distinguer Joan qui, équipée d’un sac, qui arrivait droit sur lui. Il resta un instant stupéfait, ne sachant quelles étaient ses intentions, puis se remit au travail, non sans lui jeter de fréquents coup d’œil qui parfois se transformaient en échanges de regards gênés. Toujours. On aurait dit qu’ils étaient incapable de se regarder ou se parler sans être troublés et différents de ce qu’ils paraissaient au premier abord.

Lorsqu’elle arriva enfin, il laissa la masse tomber sur le sol, puis ôta ses gants en acquiesçant avec un léger sourire
« En effet » Il hésita une fraction de seconde, puis, voyant qu’elle souriait, continua en se permettant un brin d’ironie: « Quelle observation pertinente ! » Chez d’autres, cela aurait été teinté d’une intonation méprisante, mais pas chez lui. Seule une ironie moqueuse qui était comme sa marque de fabrique. Le fait qu’elle soit si auréolée de soleil qu’il ne pouvait distinguer ses yeux y étant peut être aussi pour quelque chose.

Avec un léger signe de la tête, il la remercia, puis s’adossa à son tour à la barrière avec un soupir: effectivement, on se rendait compte de la chaleur lorsque qu’on s’arrêtait subitement en plein effort.
« Merci beaucoup » ] Il en but une gorgée, se délectant de la fraicheur de la boisson qui semblait le rafraichir tout entier, puis déposé le gobelet en équilibre sur un poteau pour s’essuyer le front du revers de la main: il ne fallait pas être agrégé de mathématique pour comprendre que l’addiction d’un soleil de plomb, d’une barrière brisée à réparer et la présence de Joan en extra faisait perler quelques gouttes de sueur à son front ! En plus de son rythme cardiaque qui semblait doté d’un sixième sens le faisant accélérer lorsqu’elle entrait dans son champ de vision.

« Je ne dois pas en être très loin, mais je devrais réussir à tenir le temps de terminé tout cela … » Il désigna le tas de bois qui attendait de retrouver une place légitime, toujours appuyé contre la barrière à siroter sa boisson. Se forçant à ne tenir compte ni de son sourire, ni du magnétisme que ses yeux continuait de dégager, il se tourna légèrement vers elle puis lui adressa un léger sourire en pointant d’un signe de tête le bétail qui semblait ne pas souffrir le moins du monde la chaleur: « Mais mieux vaut éviter qu’ils se retrouvent tous chez le voisin, vous risqueriez d’avoir quelques ennuis ! »

Il se tut alors, les yeux lui aussi fixés sur la ligne d’horizon pour se replonger dans les pensées, le couvercle du thermos vide toujours dans le creux de sa main. A coup sûr, le reste de sa clôture ne sera ni droite, ni incurvée, mais bel et bien dans un état frisant celui dans lequel elle aurait été si un enfant avait été chargé de le faire. Parce qu’en plus d’agir sur la cohérence de ses paroles, son rythme cardiaque et les mouvements de visage, la présence de Joan l’empêchait de se concentrer sur autre chose. Et à ce qu’il savait, ce n’allait qu’en s’intensifiant !

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Lun 12 Mai - 20:03

Elle eut un éclat de rire alors que Clayton soulignait la pertinence de sa remarque concernant la chaleur du moment. C'était vrai qu'elle aurait pu trouver mieux comme accroche mais la météo constituait un sujet de conversation basique sur lequel aucun accroc n'était possible. Et Dieu seul savait à quel point elle avait envie de faire bonne impression auprès de Clayton, et aucune des phrases qui lui venait en tête ne lui semblait suffisamment intelligente pour ne pas qu'elle ait l'air stupide. En plus, avec les derniers événements communs qu'ils avaient vécu, elle était persuadée qu'il regrettait terriblement de l'avoir prise sur le bord de la route ce soir là. Il n'aurait pas eu à lui faire la conversation et personne n'aurait parlé de Caine et il serait rentré chez lui sans anicroche avec une voiture intacte. Au lieu de cela, il avait dû se taper la présence gênante de Joan et elle avait vu qu'il possédait au moins une arme, chose qu'il n'aurait pas forcément voulu révéler. Ce thé glacé, c'était en quelque sorte pour se faire pardonner et essayer de dire autre chose que 'bonjour/au revoir'.

De son rire de fillette elle rit encore une fois à propos des bêtes et de la perspective de les voir brouter les cultures agricoles du seul ranch des environs. La région était plus traditionnellement dédiée aux cultures et les Foster avaient fait preuve d'audace en décidant d'élever du bétail plutôt que de s'adonner aussi à de l'agriculture. Mais leur pari commençait à bien payer même si les premières années de reconversion avaient été difficiles. Enfin, tout ça pour dire que le voisin ne serait certainement pas très ravie de voir ses plantes broutées par les vaches Foster et qu'elles risquaient de provoquer bien des accidents si elles venaient à se promener librement sur la route. D'ailleurs, en parlant d'accident, celui lui rappela pour la énième fois cette soirée si particulière et elle prit conscience du silence qui s'était de nouveau installé entre eux. Comme toujours.


« C'est assez difficile en ce moment au ranch. »


Elle s'étonna elle-même de sa franchise, mais la vérité était le seul sujet de conversation sur lequel elle ne prenait pas de risque. Passer de ses problèmes était quelque chose où elle ne risquait pas de faire de faux pas en tentant d'être fausse ou de paraître mieux qu'elle ne l'était pour finalement chuter dans l'estime de Clayton. Et puis c'était la seule chose qui lui venait en tête en ce moment, si l'on enlevait tout ce qui concernait Clayton et les interrogations qu'il engendrait sur elle-même, sa personnalité, sa vie, ses aspirations. Elle tourna la tête vers Clayton et se mordilla la lèvre, pensive, avant de continuer :

« On pensait que ça allait facile sans nos parents, mais en fait, c'est la galère. On a atteint le maximum d'employés et c'est comme si la situation n'avait pas changé. »

Elle se retourna pour s'accouder vers la clôture et regarder vers l'intérieur des champs. Ce devait être William au loin à cheval, à encadrer les bêtes. Une quinzaine de génisses étaient restées à l'intérieur du ranch, parce qu'elles étaient toutes à quelques jours de la mise-bas et c'était une période qui rendait toujours Joan nerveuse. Sans compter les vaches, elles avaient aussi des moutons, que l'on voyait peu parce qu'ils étaient dans les collines, mais plusieurs brebis aussi allaient donner naissance à des agneaux et bientôt ça serait une farandole de vétérinaires qui défileraient au ranch et une série de nuits blanches qui allaient s'enchaîner pour Joan et les cow boys de La Escalera. Elle leur était à tous très reconnaissante d'avoir accepté de travailler pour Quinn et elles, parce qu'elles manquaient d'expérience et c'était s'exposer à beaucoup de danger que d'être dans leur environnement direct.

« D'habitude à cette période de l'année, Quinn et moi allons flâner à la rivière, mais je crois que cette année je n'en aurais pas l'occasion, » soupira-t-elle, nostalgique. Mais c'était sûrement ça, devenir adulte et indépendante. Elle s'était toujours considérée comme indépendante, mais en fait, elle s'était trompée en beauté.

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Lun 12 Mai - 23:09

On aurait dit que, d’un seul coup, l’atmosphère qui semblait peser entre eux s’était allégée, comme chassée par les éclats de rire de Joan. La gêne et le silence persistait encore et toujours, cependant allégé. Un peu comme s’ils s’étaient tus pour profiter de l’environnement, et non parce qu’ils tentaient de comprendre les émotions qui les agitaient. Du moins pour ce qui était de lui-même, puisqu’il n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle pouvait penser de lui. Probablement le prendre pour un cowboy sans attaches un peu déranger qui se baladait avec une arme pour pourchasser des animaux imaginaires. Cela ne fit que lui rappeler le léger incident qui datait d’environ une semaine, et il secoua légèrement la tête pour l’en chasser de son esprit. Ce n’était vraiment pas le moment, d’autant qu’il avait d’autres chats à fouetter. Une chose cependant continuer de mettre à mal sa logique: le fait qu’elle soit venue lui apporter une boisson alors que rien ne l’y obligeait. Strictement rien. Après tout, il restait un des employés du ranch et même s’il ne connaissait pas encore parfaitement le mode de fonctionnement du ranch, il doutait que les deux sœurs fassent nombre de kilomètres pour désaltérer tous les cowboys ! Peut être parce qu’il se trouvait de la cour principale … Mais derrière ces interrogations, Clayton ne pouvait nier qu’il ne saisissait pas la raison qu’elle avait pour agir ainsi. Non pas que sa présence le gêne, bien au contraire, simplement il lui manquait certains éléments pour que tout soit clair. Eléments qui ne semblaient pas décidés à paraitre au grand jour, au juger du silence qui planait encore, rompu par divers bruits venant du ranch, des prés. De la Nature.

« Vraiment ? » A son tour, il pivota vers elle et l’écouta, surpris de la tournure que prenait l’amorce de leur conversation et l’expression pensive qu’elle arborait en ce moment. Avec le temps, il avait conscience qu’en fait, bien peu d’exploitations roulaient sur l’or et tournaient sans le moindre souci financier. Au contraire, la vie de rancher se faisait toujours plus difficile, et joindre les deux bouts en fin de mois étaient devenu un casse tête pour bien des propriétaires qui, bien souvent, devaient mettre la main à pâte afin de ne pas être contraint de mettre la clé sous la porte. Cependant, il n’aurait pas imaginé que cela puisse être le cas à La Escalera, qui jouissait d’une bonne réputation dans le voisinage. Il n’aurait pas non plus imaginé que c’était à lui qu’elle puisse se confier à propos des difficultés qu’ils traversaient, mais se sentant pourtant concerné, alors qu’il était plutôt du genre itinérant, ne restant jamais très longtemps au même endroit.

« Vous savez, la situation devrait se tasser d’ici peu de temps. Les semaines qui suivront s’annoncent difficiles et le fonctionnement n’est peut être pas encore rodé entre tous, mais je suis certain que ça va s’arranger. » L’espace d’une seconde, il marqua une pause puis revint fixé son regard dans celui de la jeune femme: « Après tout, il n’existe pas un seul ranch qui n’a jamais connu de mauvaises passes et même si vos parents ne sont plus là pour vous aidez, vous n’êtes pas seule ! » Sous-entendu, il était prête à lui rendre n’importe quel service si elle lui demandait. Mais ce n’était pas des choses que l’on prononce à haute voix.

Clayton but une nouvelle gorgée de thé glacé en observant un des cowboy qui ramenait le bétail, prenant au même moment conscience que la saison des mises bas allait commencer. Ce qui annonçait de nombreuses nuits blanches souvent infructueuses, les veillés dans l’angoisse de perdre une des bêtes, ce qui représentait une perte conséquence pour le ranch. Une période sans le moindre moment pour souffler.

Lorsqu’elle mentionna la rivière qu’elle n’avait plus l’occasion de voir, il l’observa un instant sans un mot: cela devait représenter beaucoup pour elle vu le ton mélancolique qu’elle avait adopté, et se sentit sincèrement désolé pour elle. Désolé que la surcharge de travail qu’être propriétaire imposait l’empêche de vivre comme elle l’entendait. C’est dans ces moments qu’il avait conscience que lui, même s’il n’avait presque aucune attache, était libre de faire ce dont il avait envie, quand il avait envie. Et, aussi étrange que cela puisse paraitre, il aurait aimé lui en faire profiter.
« Peut être que si, qui sait ? »

Il esquissa un sourire: après tout, qui sait ce que l’avenir nous réserve ? « Souvent, j’y allait aussi. En passant par les montagnes, là-bas. L’endroit où on ne peut accéder qu’à cheval. » Il se rendit alors compte qu’il venait d’avouer à demi-mots qu’il était originaire de la région, mais n’avait pas réfléchit avant de parler. C’était d’autant plus étrange qu’il n’était pas du genre enclin aux confidences. Simplement, les mots avaient dépassé le fil de sa pensée, comme si la présence de Joan avait modifié quelque chose dans sa façon de se comporter.

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Mer 14 Mai - 17:03

Pourquoi avait-elle finalement quitté la cuisine pour rejoindre Clayton entre tous les autres ouvriers qui officiaient au ranch ? Elle n'avait que le début d'une réponse, l'amorce d'un sentiment étonnant qui s'était emparé d'elle mais qui n'avait ni nom ni justification, ni continuation logique. Elle savait que quelque chose se passait avec lui mais identifier quoi était difficile, d'autant plus qu'ils ne s'adressaient jamais la parole. Mais même dans les quelques regards gênés qu'ils avaient échangé et qui ne duraient jamais plus longtemps qu'un battement de coeur, elle avait pu voir l'ombre de quelque chose de particulier et d'unique. Elle venait juste de se confier à Clayton avec franchise et sincérité, comme elle le faisait avec William, mais ce n'était pas tout à fait la même chose. William, elle le percevait comme un inconnu, comme un individu extérieur à sa vie qui avait le recul suffisant pour ne pas juger. Pourtant, il était loin d'être un inconnu puisqu'il lui avouait le fond de son esprit avec la même sincérité et qu'elle en savait certainement plus sur lui que sur bien de ses amis. Mais c'était ainsi qu'elle le voyait : quelqu'un qu'elle ne risquait pas de vexer ou de décevoir parce qu'il était lointain. Avec Clayton, même si elle lui faisait une confiance aveugle, comme si elle savait déjà qu'il ne ferait rien pour la blesser, elle avait quand même peur de ne pas être à la hauteur. Mais à la hauteur de quoi ? Et de ça, elle n'avait aucune idée. Mais ce n'était pas une épaule compatissante qu'elle était venue chercher, à l'origine, et voilà qu'elle était quand même là à lui raconter ses problèmes. Qu'espérait-elle au fond ? Une tape dans le dos ? Si au moins elle pouvait le savoir, peut-être que cela l'éclairerait un tant soit peu.

« Oui... tu as sûrement raison. »
souffla-t-elle, le visage penché en avant pour échapper aux rayons du soleil qui venaient chauffer l'or de ses cheveux. « Je ne suis pas seule... » reprit-elle en souriant et en tournant la tête vers lui pour plonger son regard dans le sien. Première fois qu'elle le cherchait volontairement.

Le début d'un rire se fit entendre alors qu'il évoquait la possibilité pour elle de prendre un peu de repos et d'aller à la rivière. Elle aurait aimé que ce fut possible mais chaque fois qu'elle s'apprêtait à prendre une pause, quelque chose de nouveau attirait et monopolisait son attention. Que ce soit des factures à régler, une nouvelle commande à livrer ou à réceptionner, des problèmes avec leurs fournisseurs ou leurs grossistes, il n'y avait plus que le soir où elle pouvait se détendre et elle profitait en général de ce temps mort pour aller boire un verre au saloon avec Mely. Mais elle n'avait plus le temps pour une longue balade en forêt.

Elle haussa un sourcil interrogateur alors que Clayton semblait signifier qu'il s'était déjà rendu à la rivière. Il devait pourtant être aussi débordé qu'elle et ce n'était certainement pas depuis son arrivée en ville qu'il avait pu s'y rendre puisqu'elle l'avait embauché le lendemain de son arrivée.
« Ah donc tu es déjà venu par ici. » Elle essaya de ne pas se faire suspicieuse ou trop désagréable dans sa question, ne voulant pas se montrer trop méfiante ou agressive, au cas où il ne souhaiterait pas en parler. Mais la remarque méritait d'être faite, car cela signifierait que Clayton n'était pas aussi étranger qu'il voulait le faire croire.

Joan détourna le regard. Encore une fois on ne cessait de lui rappeler que Clayton était un inconnu, au même titre que William, Judd, ou que tous les individus masculins auxquels elle adressait la parole. Il n'était pas différent des autres et pourtant, pourtant il l'était. Il l'était parce qu'il ne lui avait pas démontré d'intérêt particulier, parce qu'après cette soirée au saloon ils s'étaient quittés sobrement alors qu'elle lui avait offert une bière, parce qu'il lui avait fait un tour de magie bidon et que pourtant elle avait voulu y croire. Il était tellement différent qu'elle ne savait même plus dans quelle catégorie le ranger.

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Mer 14 Mai - 19:10

Un sourire surpris, mais néanmoins ravi apparut sur le visage de Clayton lorsque leurs regards se croisèrent, et ce presque sans la moindre ambigüité. Presque, simplement parce qu’il lui était en un mot impossible de la regarder comme si elle était une étrangère, une amis ou n’importe quoi d’autre. Autant demander à Yoda de s’exprimer autrement que par réponses sibyllines, autrement dit ce n’était pas envisageable. Cela dit, le fait qu’elle recherche le contact visuel avec lui, bien que son trouble ne disparaisse jamais complètement, contribuait à faire apparaitre un léger sourire sur ses lèvres. Il haussa légèrement les épaules sans toutefois répondre autre chose: l’idée de que le travail puisque empêcher une personne de faire ce dont elle avait envie, surtout quelqu’un de la trempe de Joan, le désolait au plus haut point. Il avait vite appris que la vie était courte et que tous les instants passés à la subir étaient à jamais perdus, et avait adopter le credo de tenter de vivre la sienne au mieux. Même si cela impliquait la solitude récurrente propre au cowboys, au moins pouvait t-il faire ce qui le rendait heureux l’espace d’un instant. Plus les secondes s’écoulaient, et plus il se rendait compte qu’il aurait aimé qu’elle puisse y retourner au moins une fois. Rien que pour entendre son rire résonner une fois de plus, même si c’était un raisonnement tout à fait égoïste.

Il ravala lentement sa salive lorsqu’elle le questionna à propos d’une éventuelle précédente visite, est resta silencieux un court instant. Bien sûr, il aurait du s’y attendre en décrivant l’endroit, que seuls les habitués connaissaient mais n’avait pas vraiment réfléchit avant de parler, profitant d’une conversation avec la jeune femme alors que celles-ci se faisaient encore trop rares.
« Et bien … » Il hésita, se mordit la lèvre et chercha ses mots. S’il était partit il y a si longtemps, c’était pour oublier ce passé qui le hantait encore et toujours, et raviver d’anciens souvenirs ne ferait que réduire les efforts qu’il avait fait en fumée. De plus, elle le prenait pour un étranger comme tant d’autres, et c’était probablement mieux ainsi, même si la vérité éclaterait une jour au l’autre, il préférait repousser l’échéance, tout simplement parce que les probabilités pour qu’elle décide de cesser de lui adresser la paroles avoisinait les 100 % s’il se décidait de lui donner des explications sur son passé; Mieux valait se contenter d’une réponse vague, parce que, étrangement, sa présence lui permettait d ‘oublier l’espace de quelques secondes les pensées souvent lugubre qui l’envahissait. Parler réduirait tout en poussière, et malgré le peu de temps qu’ils avaient concrètement passé ensemble, Clayton savait qu’il souffrirait de ne plus la revoir. Pourquoi, c’était une bonne question, mais il n’avait pas de réponse. Tout comme au pourquoi son sourire était t-il si lumineux, pourquoi avait t’il envie de rester des heures à contempler ses yeux clairs et pourquoi tout cela n’était que des espoirs vains. Il y avait des questions qui restent sans réponses, et s’en était une de plus. Voilà tout.

« On peut dire ça comme ça, oui » C’était bref et n’apportait pas la moindre réponse, mais déjà il était hanté par les vestiges du passé, vestiges qu’il n’avait jamais oublié, et qu’il n’oublierait sans doute jamais. Les yeux dans le vagues, il revoyait les épisodes qui avaient marqués toute son enfance dans la région avant de boire une nouvelle gorgée de thé. Jamais il n’avait partagé cela avec quelqu’un, et même si elle était différente de tous les gens qu’il avait eu l’occasion de croiser, il ne pouvait pas lui parler. Impossible.

« Mais cela fait si longtemps maintenant, le coin à du changer ! » Il tenta un pauvre sourire, puis se mordit la lèvre sans rien ajouter de plus, ses doigts jouant sur le manche de la masse en un rythme rapide, rappelant celui de vieilles chansons qu’on se transmettait de génération en génération dans les familles de cowboys, puis croisa de nouveau son regard. Toujours silencieux. Toujours à la recherche de ses réponses.

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MessageSujet: Re: In the nearness of you [R.]   Mer 21 Mai - 23:05

L'auréole de mystère qui entourant Clayton ne disparut pas avec cette conversation qui avait commencé par un ton léger, bien au contraire. Celui-ci s'était trahi en mentionnant le fait qu'il était venu plusieurs fois à la rivière, et même si Joan faisait de son mieux pour ne pas le montrer, cela l'intriguait vraiment. Clayton n'était pas aussi étranger qu'il voulait le laisser croire et cela ne faisait qu'accentuer l'impression qu'elle avait que son passé était lourd et surtout, très lié à la ville de Mount Pleasant. Le nombre de choses étranges qui avaient lieu ici finissait par finalement ne plus l'étonner.

Il ne répondit pas de façon à dissiper ses interrogations et n'éclaircit pas du tout sa situation. Malgré le sourire qu'il lui avait fait après avoir ajouté une phrase se voulant enjouée, elle resta silencieuse et garda une expression impassible sur le visage, le regard fixé sur l'horizon. Il faisait toujours aussi chaud et sa vue commençait à se troubler. Ou alors c'était le trouble qu'elle avait en elle vis-à-vis de Clayton qui venait se manifester dans ses yeux. Mais c'était un fait, elle ne le voyait pas tel qu'il était vraiment, ce n'était pas possible que le sentiment qu'il engendrait chez elle chaque fois qu'elle pensait à lui puisse correspondre au véritable Clayton Harper dont elle n'avait aucune idée. Tout ce qu'elle avait l'impression de voir chez lui ne devait être qu'une illusion. Il ne pouvait pas en être autrement.

Elle poussa un soupir, brisant ainsi le silence qui s'était reconstruit entre eux comme un mur et elle se redressa. Elle plaqua un sourire gai sur son visage et se tourna vers Clayton, même si elle ne le regardait pas dans les yeux et fixait un point invisible derrière son épaule. « Je vais rentrer. » Elle marqua un temps de pause qui se répercuta chez lui, pause durant laquelle elle osa croiser son regard pour un temps infinitésimal, puis elle se pencha en avant pour récupérer son sac et elle glissa la bride sur son épaule.

« Tu peux garder le thermos, tu en auras besoin pour finir ça. » elle désigna la clôture qu'il réparait depuis des heures. Puis un nouveau silence, et elle resta encore un moment à fixer le tas de bois dont il allait se servir, et puis finalement elle tourna les talons et s'engagea de nouveau sur le petit chemin poussiéreux entre les hautes herbes. Elle descendit le chemin sans se retourner et pourtant elle en mourrait d'envie ; elle voulait faire volte-face et monter la butte en courant pour demander à Clayton de lui dire tout ce qu'elle ne savait pas, faire éclater ce bouclier de secrets qui l'entourait et savoir qui il était vraiment.

Elle entra dans la cuisine et s'affala sur une chaise avant de laisser tomber sa tête sur le bois de la table dans un bruit creux. Depuis quand s'intéressait-elle à la vie des gens qu'elle rencontrait ? Depuis quand voulait-elle tout savoir du passé de ceux qui lui plaisaient ? Elle ne se formalisait jamais de ce que les gens avaient été, tout ce qui comptait à ses yeux étant ce qu'ils étaient au moment où elle les rencontrait. Mais Clayton... Joan ne réagit pas lorsque le bruit d'une porte que l'on ouvre résonna dans la pièce. Des bruits de pas puis une ombre sur son épaule.


« Ouh la la ça va pas toi, on dirait que tu as vu un fantôme. »

Joan se redressa brutalement et envoya un regard assassin à sa soeur aînée qui écarquilla les yeux devant une telle réaction. « Ok ok, mauvais timing. »


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