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 Just wanna sit and stare at you [R.]

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Sidney Locksmith
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MessageSujet: Just wanna sit and stare at you [R.]   Dim 18 Mai - 20:37

« Bon courage Harper »
« Amuses toi bien avec ta nouvelle copine man ! »
« Essaye de pas t’endormir »
« A demain Garfield »

Un par un, les cowboys qu’il côtoyait à longueur de journée passèrent la porte de la grange avec la mine réjouie des fins de journées, avec la ferme intention d’en profiter en faisait un petit détour par le saloon ou la salle commune pour célébrer cela. Célébrer le début de la saison et le jour de repos bien mérité qu’était le Dimanche, soit le lendemain. Car quand on travaille dur six jour par semaine, un peu de repos est toujours bien accueillit, spécialement quand la semaine à été éreintante. Tous passaient en effet de nombreuses heures debout, parfois depuis très tôt le matin, et sans jamais rechigner. Pourtant, Clayton ne faisait pas partie de le joyeuse bande qui venait de franchir la porte en le chambrant, spécialement Declan parce qu‘il avait été le malheureux perdant de la courte paille. Il aurait été largement plus chanceux s’ils l’avaient fait à pierre-papier-ciseau, parce qu’il soupçonnait les autres d’avoir trafiquer les bouts de paille pour qu’il soit désigné par le sort, lui qui d’habitude réussissait toujours à éviter ce genre de corvée. Il faut croire que la chance tourne, après tout quel héro à eu une vie sans le moindre sacrifice ? D’accord, il n’était pas à proprement parler un héro, et ce qu’il avait à faire n’était rien de moins que son travail, mais il n’en était pas plus content pour autant. Le fait qu’il n’ait pas le choix et que sa ‘mission’ soit d’une importance conséquence pour le ranch ne rendait pas la perspective d’une nuit blanche plus alléchante, et la seule chose qu’il adressa au petit groupe fut un sourire tout ce qu’il y a de plus ironique, avant de claquer la porte de l’étable et de revenir lentement sur ses pas, trainant les pieds jusqu’à la stalle qu’il cherchait. Il s’arrêta, se tourna vers son occupant avec une mimique faussement désespérée:

« Et bien, N356, je crois qu’on va bien s’amuser ce soir tout les deux … Moi c’est Clayton, mais tu peux m’appeler Clay. Et je vais t’appeler Brunette, ça te va ? »

Le semblant d’attention que la vache avait sembler lui témoigner lorsqu’il lui faisait son discours disparut comme neige au soleil dès qu’il se tut, tandis qu’elle se semblait se concentrer sur la botte de foin qui garnissait un des coins du box. Génial. Il tentait de faire ami-ami avec elle, et elle l’envoyait sur les roses! Il ne se souvenait que les vaches puissent être si ingrates, et il soupira en écrasant méthodiquement un brin de paille sous sa chaussure. La nuit promettait d’être longue …

Parce que s’il en était rendu à discuter avec un bovin n’ayant même pas idée de son existence et aussi stupide qu’une poule amputé du cerveau, c’était parce que la saison des mises bas avait commencée. Ce qui signifiait logiquement que les vaches pleines allaient mettre au monde la future génération de bétail du ranch, mais pour que tout se passe il fallait qu’un vétérinaire soit sur place. Or, pour qu’il soit là, encore fallait t-il que quelqu’un soit là pour l’appeler, et ce quelqu’un était tiré au sort parmi les cowboys pour passer la nuit à veiller la nuit. Avec interdiction formelle de s’endormir, pour pouvoir réagir dès les premiers signes du début du travail, et ne rien faire d’autre que passer une nuit blanche à attendre que le temps passe en comptant les brins de pailles. Ou les stalles. Ou les bottes de foin. S’occuper pendant une nuit, soit une dizaine d’heure, relevait souvent de l’exploit, et ce n’était pas étonnant que tous essayent d’y échapper dès que possible.

Mais cette fois, il devait s’y coller, et ce fut avec un long et bruyant soupir qu’il se laissa tomber sur une chaise moitié cassé, située en plein milieu de l‘étable, légèrement en hauteur. De là, il voyait la totalité de l’espace, spécialement sa nouvelle amie Brunette qui avait l’air de n’en avoir strictement rien à faire de sa présence. Tant pis pout elle ! Clay sortit de sa poche un petit canif rétractable, et commença à s’amuser avec après avoir ramasser une chute de bois qui trainait. Sans avoir la moindre idée de ce à quoi il allait occuper son temps, il décida de sculpter une forme dans le bois. L’ennui, c’est qu’il ne savait pas comment faire, mais il avait tout son temps pour apprendre, non ?

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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Mer 21 Mai - 23:38

Pourquoi ? Pourquoi ? Joan se posait encore la question alors qu'elle se rapprochait à chaque pas un peu plus de la grange. L'air avait fraîchi avec la nuit et elle frissonnait sous son short et son petit tee-shirt. Elle aurait dû prendre une veste. Le thermos qu'elle avait coincé sous son bras venait toutefois les réchauffer les côtes alors qu'elle avait les bras chargés de grosses couvertures de laine bouillie qui n'étaient pas très jolies mais qui avait le mérite de tenir chaud. Mais une fois encore, pourquoi s'était-elle sentie obligée de se refuser à son lit douillet pour aller passer la nuit dans la grange à veiller une génisse ? Et surtout, pourquoi avait-elle pris cette décision alors qu'un des cow boys du ranch était de garde ? La réponse, pourtant, était limpide : Clayton.

Elle arriva devant la porte Est de la grange, celle qui était ouverte, et la petite lanterne qu'elle tenait dans sa main peinait à en éclairer l'intérieur, désormais plongé dans l'obscurité. La flamme d'une lumière vacillante sortait peu à peu de l'ombre des recoins de l'endroit jusqu'à ce que, dans le fond, elle repère enfin ce pourquoi elle était venue. La vache qui allait bientôt mettre bas, la première que l'on avait repéré, mâchait tranquillement, sa silhouette imposante posée en plein milieu de la pièce. A quelques pas de là, son regard accrocha alors une autre ombre, celle de Clayton.

Le son de ses talons sur le plancher avait fait plus que précéder son arrivée et il était impossible qu'il ne l'ait pas entendue. Mais peut-être ne l'avait-il pas reconnue, puisque la pénombre était épaisse et qu'elle tenait sa lanterne de telle sorte à ce qu'elle puisse voir ce qu'il y avait devant elle. Et aussi, les couvertures qu'elle tenait lui arrivaient à peu près juste en dessous des yeux. Elle accrocha la lampe à un crochet dans le mur et déposa les couvertures par terre dans un petit nuage de poussière invisible, déposa le thermos juste à côté et elle s'approcha du cow boy.


« Je me suis dit que tu aurais peut-être envie d'un peu de compagnie... » Elle sourit, même si c'était presque inutile parce qu'il faisait trop sombre. « J'ai apporté du café, on risque d'en avoir besoin ! »

Elle s'approcha de la vache et l'animal lui adressa un regard torve. Joan passa ses doigts sur son poil rêche. Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ça. Depuis toute petite elle suivait de très près les mises bas, étant quasiment tout le temps celle qui allait téléphoner au vétérinaire et avoir le privilège de le réveiller en pleine nuit. Malgré le nombre important de bêtes qu'ils avaient, la venue d'un nouveau veau était toujours quelque chose qui faisait vibrer le ranch de même que la perte d'une bête entraînait un deuil invisible.

Joan retourna sous le halo de lumière que diffusait sa lampe et déplia les couvertures, en tassant une contre le mur et elle s'y assit en étendant les jambes devant elle. Elle regarda Clayton et puis avec un sourire elle l'invita à venir s'asseoir à côté d'elle.

« Ça sera quand même plus confortable ! »

Elle avait l'habitude de faire ça et par conséquent elle avait tout prévu. Pourtant, elle n'arrivait toujours pas à se faire de la présence de Clayton, et elle avait encore une fois le sentiment que même si la soirée démarrait plutôt bien, le dialogue redeviendrait rapidement étrange. Comme tout ce qu'il se passait dès que Clayton était dans les parages, comme si la réunion de Joan et Clayton ne pouvait qu'engendrer des anormalités.

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Lun 26 Mai - 22:12

Seuls quelques minutes avaient eu le temps de s’écouler depuis l’instant où il s’était installé sur sa chaise de bois branlante, les rognures de bois commençant à s’amonceler tout autour de lui en un petit tas parfaitement ordonné, tandis que sa pseudo sculpture commençait à prendre la forme de ce qui était sensé ressemblé à un cheval, ou du moins un rectangle que son subconscient assimilait à ce qu’il avait décidé de faire, c’est-à-dire un réplique d’un des étalons du ranch. Même si cela ne ressemblait guère au modèle original, il savait qu’avec un peu de patience et de précision il y arriverait, aussi prenait tout son temps : après tout, il avait la nuit devant lui, et rien d’autre pour tuer le temps. Et du temps, il en avait à revendre, alors autant ne pas gâcher le peu d’activité qu’il avait réussis à trouver une. Alors qu’il attaquait une nouvelle fois le bois avec dextérité, il aperçut une lueur aux alentours de la portes, et manqua de s’ouvrir le doigt quand son attention passa de la lame à la lumière de la lanterne qui avançait dans sa direction.

Le cowboy plissa les yeux, essayant de déterminer l’identité de son visiteur mais l’obscurité de la grange mêlée à la faible lueur d’une lanterne de fortune rendant toute identification impossible, le chargement n’aidant pas non plus. Il plissa de nouveau les yeux, se donnant un air tout à fait comique, puis esquissa un sourire qui s’élargit lorsqu’il reconnut le visage de Joan émergeant lorsqu’elle déposa tout son matériel sur le sol. Sans se releva, il haussa un sourcil et répondit lorsqu’elle s’éloigna saluer Brunette. Leur nouvelle amie la vache.
« C’est vrai que les veillées sont particulièrement longue en cette saison, mais on devrait y arriver avec tout cela !» Il jeta un coup d’œil au thermos: sa contenance aurait réussit à maintenir éveillé un régiment entier, sans peine. Cela dit, maintenant qu’elle était entrée dans son champ de vision, la simple idée de s’endormir était inenvisageable. Totalement absurde, puisqu’on ne s’endort que lorsqu’il n’y a rien qui nous intéresse assez pour se donner la peine de rester éveillé. Or, c’était tout le contraire, il l’avait d’ailleurs expérimenté plusieurs fois.

Il la suivit du regard lorsqu’elle s’installer sur une couverture à environ un mètre de là, puis ne put s’empêcher de froncer légèrement les sourcils lorsqu’elle l’invita à prendre place à côté. D’accord, c’était bien plus confortable, et ils verraient la vache tout aussi bien que de sa chaise qui menaçait de se rompre, mais il ne saisissait pas vraiment. Ils savaient tous deux que les choses se passaient toujours d’une manière inattendue lorsqu’ils étaient ensemble, dixit leur ami le fantôme, mais elle semblait ne pas se préoccuper de cela. Il haussa un sourcil surpris, ouvrit la bouche pour parler mais la referma aussitôt. A quoi bon, il n’allait pas faire l’enfant et rester sur sa chaise bancale sous prétexte que la présence de Joan le rendait nerveux !


« D’accord » Il sauta sur ses pieds puis s’installa près de la jeune femme en évitant soignement de la regarder dans les yeux. Le dos contre le mur, il replia une jambe et y appuya le coude avant de tourner la tête de quelques centimètres dans sa direction: une expression perplexe ne quittait pas ses yeux malgré le sourire qui ne quittait pas ses lèvres. Il resta silencieux une secondes, une seconde durant laquelle il croisa son regard azur. Une seconde durant laquelle il comprit que son rythme cardiaque ne se stabiliserait pas de la soirée. Une seconde durant laquelle il eu l’impression de la voir pour la première fois alors qu’il savait que c’était faux. Une des secondes les plus étranges de son existence, et pourtant il aurait voulu qu’elle dure l’éternité pour entière.

Il reprit rapidement ses esprits et jeta un coup d’œil à la vache qui venait de se coucher:
« Je ne suis pas d’ici, mais vous veillez souvent le bétail pour les mises bas ? Un réel intérêt était visible dans ses yeux, parce qu’il avait réussit à trouver un sujet de conversation, ne voulant pas qu’une atmosphère de malaise s’installe entre eux. Du moins, pas tout de suite, car immanquablement cela arriverait. Pourtant, il voulait se persuader qu’ils arriveraient à mener à bien une conversation, parce qu’une nuit entière en étant troublé par sa présence serait vraiment, vraiment long. Même avec du café et une vache dans son champ de vision. Vache qu’il venait d’ailleurs d’oublier, plongé dans le regard de Joan.

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Mar 27 Mai - 16:59

Elle fit glisser ses dents sur sa lèvre inférieure dans un sourire, manie que personne n'avait jamais pu lui enlever et que de toutes façons personne ne souhaitait lui ôter tant elle était adorable en faisant ça, et se décala un peu sur le côté de manière symbolique pour que Clayton vienne la rejoindre. Dans un bruissement de tissu il s'installa à côté d'elle et le mouvement d'air qu'il généra apporta à ses narines son odeur si particulière qui, étrangement, lui donnait un sentiment de sécurité alors que les derniers évènements lui donnaient tort. Enfin, en quelque sorte puisqu'ils en étaient quand même sortis indemnes, à part quelques égratignures, et qu'elle pensait lui devoir en partie d'être rentrée en vie au ranch. Après tout, il l'avait prise sur le bord de la route et ça n'était pas rien. Son regard rieur croisa celui de Clayton le temps d'un courte seconde qui lui sembla durer une heure, puis elle fut la première à détourner le regard, alors qu'elle aurait préféré y rester plongée toute le nuit, mais elle aurait eu l'air bizarre, et c'était la dernière chose qu'elle voulait en ce moment : aggraver son cas.

Joan suivit le regard de Clayton et vit la vache se coucher dans un bruit de paille que l'on écrase. Contrairement à elle, elle avait l'air plutôt détendue alors qu'elle était au bord de l'explosion et que son veau devait commencer à sacrément s'agiter. Mais voilà, c'était le cours de la nature et elle ne se posait pas de questions. Pas comme Joan, donc. Elle tourna de nouveau son visage vers celui de Clayton, qu'elle distinguait péniblement dans la faible lumière de la petite lampe qu'elle avait apporté, mais elle devinait ses traits avec suffisamment de précision pour n'avoir plus besoin de le regarder. Et c'était pour cela que quitte à être gênée, autant que ce soit en le regardant plutôt qu'en l'évitant.
« Assez souvent, oui. » Elle hocha machinalement la tête et se pinça les lèvres. La conversation allait s'annoncer difficile si elle ne faisait pas un peu d'efforts pour l'enrichir.

« J'embêtais toujours mon père avec Quinn quand j'étais gamine pour venir veiller avec lui, et finalement on s'endormait toujours après une demi-heure. » Un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres à l'évocation de cette enfance bénie qu'elle avait eue, puis elle reporta son attention sur Clayton en dissipant le vague dans lequel ses yeux s'étaient jetés. « Mais je suppose que partout où on aime ses bêtes on vient les veiller pour la mise-bas, non ? »

Les yeux brillants et un mince sourire toujours accroché à ses lèvres rosées, elle se laissa un peu aller contre le mur et étendit ses jambes devant elle en en croisant une sur l'autre. Les gens ne s'imaginaient jamais que Joan puisse être réellement intéressée par la vie du ranch, ils la voyaient plutôt comme une fille volage qui papillonnait de droite et de gauche sans faire attention aux conséquences de ses actes, et c'était en partie vraie, sauf lorsqu'il s'agissait du ranch et de ses bêtes. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître, si ses parents avaient bien réussi à lui inculquer quelque chose, c'était l'amour des bêtes. D'ailleurs, elle aimait son minuscule chien en forme d'éponge marine – comme le décrivait Quinn – autant que s'il était un être humain. Certains aussi trouvaient cela ridicule, mais c'était quelque chose que l'on ne pouvait partager qu'auprès de personne ayant vécu la même chose.

« J'ai entendu dire que tu avais un chien, » fit-elle finalement, son sourire s'élargissant. En effet, elle l'avait appris par hasard lors d'une conversation entre deux employés du ranch qui pestait contre le chien de Clayton, et elle ne pouvait nier que lorsqu'elle avait entendu ça, les battements de son coeur s'étaient entrechoqués pendant quelques secondes. « Moi aussi. Enfin, c'est pas vraiment un chien selon ma soeur, c'est plutôt un gros mouton de poussière sur pattes. » Un léger rire s'échappa de sa gorge alors que la sensation désagréable d'appréhension qu'elle avait eu au début s'estompait peu à peu. Jusqu'à la prochaine manifestation surnaturelle, sûrement. « D'ailleurs tu n'as pas dû la voir encore, elle a la trouille des grosses bêtes. » Elle s'arrêta soudain et ses yeux s'agrandirent devant la débilité qu'elle venait de dire, « enfin, je veux pas dire que tu es une grosse bête hein, mais qu'elle a peur des animaux en général et ils sortent beaucoup en ce moment ! » Sa propre bourde la fit rire alors qu'elle rougissait un peu et appuyait sa tête contre le bois pour regarder vers le haut. Après un temps, son rire se dissipa et elle ajouta, « Dommage qu'on ne soit pas dehors, le ciel doit être superbe ce soir... »

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Mer 28 Mai - 19:45

N’esquissant aucun autre mouvement qu’un haussement de sourcils surpris, Clayton resta un instant immobile, écoutant les mots de Joan. Jamais il n’aurait cru qu’elle et sa sœur puissent aimer participer aux longues veillées printanières que la possession d’un ranch de bétail impliquait, mais si on réfléchissait ce n’était pas si étonnant que cela. Les ranchers avaient l’habitude de reprendre l’exploitation de leurs parents, qui les éduquaient en conséquences: les sœurs Foster étaient issues d’une de ces familles, alors tout cela semblait évident. Pourtant, pour ce qu’il avait pu entendre d’elle, Joan ne correspondait guère aux critères caractérisant tous ceux qui travaillaient dans le milieu, mais se garda bien de formuler la moindre remarque: après tout, il n’avait pas la moindre idée de qui elle était réellement, et n’était pas du genre à juger simplement en se basant sur des rumeurs entre cowboys. Et après tout, il ne se faisait jamais d’opinion sur quelqu’un que de lui-même, et Joan ne lui était pas apparue comme la propriétaire frivole qu’on lui avait décrite, si bien qu’il était convaincue qu’il avait raison. Voilà tout.

« Ceux qui aiment leur bêtes probablement, mais ce n’est pas le cas de tous les ranchers, je peux vous le garantir » Il avait travaillé dans assez de ranchs pour se faire une idée du comportement moyen des propriétaires, et la plupart ne cherchaient qu’à se faire de l’argent, considérant leurs bêtes comme de la vulgaire marchandise synonyme de profit. Rien de plus, et sûrement pas un être vivant qui nécessitait de l’attention et des soins, laissant toutes ces tâches jugées ingrates à leur employés.

Alors qu’elle mentionna son chien, un large sourire apparut sur le visage de Clayton. Bien qu’il ne sache pas comment elle avait eu vent de l’existence du golden retriever, il appréciait qu’elle s’en soit souvenu, d’autant qu’il n’était pas dans la grange en ce moment précis, le jeune homme ayant préféré le laisser dans les dépendances pour la nuit. Autant éviter de faire mourir la vache d’une crise cardiaque suite à un aboiement du chien. Il resta silencieux, la laissant décrire son propre chien, mais ne put retenir un éclat de rire lorsqu’elle lui en donna une description pas vraiment flatteuse. Description donnée par la sœur de Joan, ce qui expliquait peut être un peu mieux cela: après tout, Declan n’appréciait pas spécialement Scoop non plus: on aurait dit que les chiens ne se faisaient vraiment aimer que par leur maitres respectifs !
« Pour Declan, Scoop est un goinfre paresseux , alors qu‘en fait c‘est le contraire » Après avoir vérifier que son compère n’était pas dans les parages, il adressa un sourire ravi à Joan qui se mua rapidement en un éclat de rire mal dissimulé lorsqu’elle parla de ses sœur. « Vraiment ? C’est gentil de me le faire savoir ! » Pas vexé pour un sou, il gardait un sourire oscillant entre l’ironie et l’amusement au visage: des gaffes, tout le monde en faisant, et n’importe qui aurait céder en la voyant rougir et se reprendre ainsi: il ne lui en fallait pas tant. « Non, seulement au saloon. Cela dit, ce n’est pas Scoop qui lui ferait de mal, d’ailleurs il ne ferait pas de mal à une mouche »

Il resta un instant songeur tandis que le rire de Joan se calme, songeant à quel point la soirée était étrange. Après s’être préparé à veiller seul, voilà qu’elle le rejoignait et qu’ils riaient comme des enfants en parlant de leurs chien respectifs, sans la moindre trace de malaise entre eux. Du moins, pas encore, même s’il parierait son Impala que cela arriverait d’un moment à l’autre. « J’imagine, d’autant qu’il n’y avait pas un seul nuage aujourd’hui . » Il se tut une seconde, avisant la vache qui dormait profondément maintenant, puis continua en prenant l’air d’un enfant sur le point de confier son secret le plus important: la présence d’une grenouille dans le tiroir de sa commode ! Se tournant vers elle, ses yeux brillant d’un éclat conspirateur et son éternel sourire aux lèvres, il continua sur le ton de la confidence: « Peut-être même qu’on peut distinguer quelques constellations … Un jour qu’il n’y aura pas de veillée, je pourrais vous les montrer » Il marqua une pause, puis continua: « Je vous aurais bien raconté quelques légendes qu‘on racontait sur les étoiles, mais avec notre amie Brunette, j’aurais l’air d’un illuminé ! »

Sous entendu: on ne raconte pas de légendes sur les étoiles dans une grange avec un bovin en face de soi. Ce serait complètement stupide et inapproprié. Il se réadossa plus confortablement au mur, et ramassa un brin de paille qu’il se mit à tresser du bout des doigts, à recherche de quelque chose à ajouter: il avait parlé plus qu’il ne l’avait jamais fait en sa présence, et s’en rendait compte d’un seul coup. Il croisa son regard, se mordit la lèvre et hésita: relancer la conversation aurait été plus pertinent que de laisser le silence s’installer, mais ce n’était pas son domaine de prédilection. Loin de là, il appréciait presque autant le silence que les conversations animés, encore qu’avec Joan c’était différent …

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Ven 30 Mai - 17:49

Joan s'en était douté dès le premier instant où elle avait vu Clayton ; ce dernier semblait avoir bien roulé sa bosse, et bien plus sûrement que la majorité des cow boys qu'elle avait fréquenté. La plupart d'entre eux restaient dans la même région, quoique assez vaste, mais ils ne s'éloignaient jamais trop de leurs racines. Clayton avait lui plutôt l'air de celui qui avait rompu avec son passé, et elle n'aurait su dire pourquoi, mais elle avait l'impression de plus en plus nette que son passé était très lié à cette même ville de Mount Pleasant. Peut-être la réflexion qu'il avait faite sur la rivière, montrant qu'il connaissait un peu la région, ou les regards évasifs qu'il avait eu avec Declan l'autre soir au Saloon quand elle leur avait demandé ce qu'ils faisaient dans la région. Ils devaient être là pour autre chose que pour venir chercher du travail, car justement, lorsque l'on est vraiment étranger à la région, que rien ne vous y attache et qui plus est lorsque la mine n'est pas la principale raison qui vous a porté ici, il n'y a qu'un intérêt très faible à rester ici.

Alors que Clayton se pencha vers elle avec l'air de la confidence pour lui faire part de ses connaissances en astronomie, Joan haussa un sourcil plein d'interrogations alors même qu'elle n'arrêtait pas de sourire devant le comique de la situation. Elle poussa un « Aaaah » exagérément admiratif avant de reporter à son tour son attention sur la vache, qu'il venait de désigner par...

« Brunette ? » hoqueta-t-elle avec surprise, « tu nommes mes vaches maintenant ? »

Elle éclata de rire avant de finalement hocher la tête. « Eh bien soit, voilà ma N356 nommée Brunette. J'espère que les autres ne seront pas jalouses. »

Voyant que le silence retombait avec douceur entre eux, elle se réinstalla contre le panneau de bois, laissant sa tête aller en arrière se poser contre celui-ci et elle s'étira un peu les bras en les hissant vers le haut. La nuit allait encore être longue, principalement parce qu'il n'y avait rien à faire et pas parce que passer un peu de temps avec Clayton était ennuyeux. Au contraire même, il lui avait prouvé à maintes reprises avoir de la conversation et il était loin d'être l'idiot que son mutisme en cours de journée laissait paraître aux autres employés du ranch. De toutes façons, tous les cow boys ici étaient mus par une certaine rivalité entre eux, chacun voulant faire le travail le mieux qui fut. Cela ne gênait en général aucunement Quinn ni Joan, puisque les résultats étaient là. Mais l'ambiance ces dernières semaines avait été un peu plus tendue. A vrai dire, depuis la parution de cet article sur Caine et la nouvelle effusion qu'il avait engendré. Mais ce n'était certainement pas le moment d'en parler ou elle pourrait bien se retrouver avec un vache et son veau morts et dans une position inconfortable avec Clayton. Elle avait bien retenu la dernière leçon, et même si, avec Clayton, ils n'avaient pas ouvertement conclu du fait que c'était dû au fantôme, pour elle, il en était ainsi.

Tandis que le silence se prolongeait, et qu'au lieu d'être gênant celui-ci était plutôt agréable dans le sens où elle ne se sentait pas obligée de continuer à parler, elle ferma les yeux quelques secondes. Elle n'avait l'intention première de s'endormir mais ce fut ce qui arriva. Les journées étaient longues et dures, elle se dépensait au même titre que ses employés, surtout en ce moment. Presque sans qu'elle s'en fut rendue compte elle se plongea dans un sommeil tranquille et sans rêve et sa tête glissa jusque sur l'épaule de Clayton, ce qui fut loin de la réveiller. Elle frissonna un peu dans son sommeil parce que la fraîcheur de la nuit commençait à pénétrer la grange et les panneaux de bois n'étaient pas ce que l'on pouvait qualifier d'un très bon isolant, surtout vu leur épaisseur.

C'était peut-être ça, ce qu'il y avait d'étrange dans leur soirée, que justement ce soir là il ne se passe rien d'anormal. Il y aurait peut-être la naissance d'un veau, mais jusqu'à maintenant nul vent lourd de murmures ou sanglier mort-vivant. Ils n'avaient plus qu'à croiser les doigts pour que cela continue ainsi...

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Sam 31 Mai - 16:58

Qu’y avait t-il de mal à renommer une vache par un nom un peu plus amical qu’un matricule qui aurait aussi bien convenu à une boîte de surgelé qu’à un détenu d’établissement carcéral, mais qui avait été attribué dieu sait comment à ladite vache ? Cela lui avait paru la chose la plus sensée à faire à l’instant même où il était arrivé dans la grange avec la certitude de n’avoir pour seule compagnie que la vache totalement banale et insignifiante. Une vache parmi des centaines d’autres, mais qu’il avait rebaptisé parce que, justement, elle allait être sous sa responsabilité le temps d’une nuit. Il lui avait alors paru judicieux de l’appeler autrement de N356, mais le hoquet de surprise de Joan le ramena quelque peu à la réalité. Peut être que finalement c’était une idée tout à stupide, digne du plus arriéré des cowboys en mal d’amis, et le faisait passé pour un ami des bêtes plus qu’il ne l’était réellement. Bien sûr, il adorait son chien et aurait pu passer une journée entière à cheval sans sourciller, mais il les vaches ne comptaient pas dans ses animaux favoris, loin de là. Sauf qu’à coup sûr, son attitude laissait présager tout le contraire. Bravo Clayton, bien jouer. Après le petit géni en astronomie, c’était au tour de l’écologiste de faire son entrée. Même s’il l’avait voulu, il n’aurait pas pu trouver pire.

  «  Oui, c’est plus pratique de l’appeler comme ça que N356. Au moins, je risque pas de me tromper de numéro et de la vexer ! » Encore et toujours ce ton ironique qui frisait l’insolence, et qui lui avait valu bien des déboires. Cependant, il savait que Joan ne s’en offusquerait pas: elle était trop pleine d’humour pour cela. « Il ne faut pas leur dire, c’est notre secret ! Leur trouver un nom à toutes serait impossible, alors … Motus et bouche cousue ! »

Il esquissa un sourire, puis se réinstalla plus confortablement contre le mur. Confortablement, c’était vite dit, disons qu’il essayait de trouver une posture qui n’allait pas lui valoir trop de courbatures le lendemain matin tandis que le silence venait de nouveau s’installer entre eux. Cela allait certainement devenir une habitude, lui-même n’était pas de genre à passer des heures à parler pour ne rien dire. Pourtant, ce n’était pas gênant, comme si le seul fait d’être en la compagnie de la jeune femme suffisait à faire de la solitude des veillées un souvenir. Bien des fois il avait passé des nuits blanches dans les étables, le plus souvent seul, parfois en compagnie d’un autre cowboy, ou Declan. Mais il n’avait encore jamais vu de propriétaire faire cela, encore moins de jeunes femmes qui avaient probablement mieux à faire que passer la soirée à tenir compagnie à un simple employé. Mais elle était venue, et ce n’était pas lui qui allait se plaindre de sa présence, bien au contraire. Il redoutait seulement qu’un évènement imprévu ne se produise, comme cela arrivait à chaque fois que leur conversations prenaient une tournure teintée de surnaturel. Evidemment, l’absence de paroles entre eux en ce moment écartait toute possibilité que cela puisse arriver, mais il ne parierait pas tous ce qu’il possédait dessus.

Quelques minutes s’étaient écoulées, mais elles auraient à la fois pu être des secondes ou des heures. La nation du temps semblait avoir changée de mesure, et seul le bruit de vent et de leurs respirations respectives venait rompre le silence paisible qui régnait dans la grange. Clayton appuya la tête contre le panneau de bois, vérifiant de temps à autre que la vache ne bougeait pas, mais elle était plongée dans un paisible sommeil, elle aussi. A croire qu’ils n’avaient pas la moindre raison de rester ici.

Ses yeux étaient maintenant mis clos, et il était presque d’une immobilité parfaite quand il sentit quelque chose sur son épaule. Sans sursauter, il ouvrit les paupières, et eu la surprise de voir que c’était Joan qui s’était assoupie contre son épaule, ce qui lui arracha un frisson lui courant de la nuque au bout des doigts. Hésitant, il chercha des yeux une aide quelconque, mais le petit guide pour savoir comment réagir lorsque que la jeune fille qui occupe la plupart de vos pensée depuis le premier instant où vous l’avez vue n’avait pas encore été inventé. Ou s’il l’avait été, il n’était pas dans la grange. Clayton s’immobilisa, puis laissa son regard glisser sur la jeune femme, qui frissonnait. Ce qui était logique, puisqu’il faisait toujours frais la nuit, même dans cette région, et surtout parce qu’elle n’était pas vraiment vêtue en conséquence. Sauf que si elle restait longtemps ainsi, elle allait attraper une maladie ou quelque chose ! Les sourcils froncés, il regarda autour de lui puis se pencha pour attraper une couverture de laine posée en haut de la pile qu’elle avait apporté. Bleue à rayures vertes, pourquoi pas ? Très lentement, presque sans bouger et sans la quitter du regard, il déplia la couverture en la secouant sans ménagement. Son bras gauche immobile du côté où elle s’était endormie, il entreprit de la recouvrir, toujours avec une infinie douceur qui ne lui ressemblait guère. Comme si elle avait été une délicate poupée de porcelaine sur laquelle il devait veiller.

Une fois qu’il eu terminée, et que la jeune femme qui couverte jusqu’à menton, il se réinstalla contre le mur, s’efforçant de ne pas la regarder, mais il ne pouvait s’en empêcher. Elle paraissait si fragile ainsi endormit, le visage encadré quelques mèches blondes, respirant paisiblement. Comme s’il n’y avait rien de plus normal que de s’endormir ainsi. Légèrement troublé, Clayton ne pouvait s’empêcher de la trouver magnifique, et du déployer des trésors de volonté pour détacher son regard du visage fin qui reposait contre son épaule et fixer un point au loin. Il aurait aimé être endormi lui aussi en ce moment, pour ne pas sentir son cœur tambouriner contre sa poitrine. Encore une fois

N’ayant pas le courage de la tirer d’un sommeil qui la faisait ressembler à une enfant, il resta un instant encore à la contempler, car c’était le mot exact pour décrire la façon dont son regard était posé sur elle, puis se remit dans sa position initiale, la tête appuyée contre le mur, prenant garde à ne pas troubler son sommeil. Il se devait maintenant de veiller sur elle, et Brunette lui était complètement sortie de la tête.

Le yeux ferma à son tour les paupières, restant pourtant éveillé et à l’affut du moindre bruit. A peine une demi heure plus tard, demi heure pendant laquelle il n’avait pas esquissé le moindre mouvement, il entendit la vache s’agiter dans le box. C’était maintenant qu’il entrait en jeu, mais pour cela il devait réveiller Joan. Il aurait préféré l’éviter, mais n’avait pas le choix: c’était son travail de veiller sur le bétail, et il ne se pardonnerait pas d’y faillir.

Inspirant un grand coup, il se tourna légèrement vers elle, et posa sa main sur son épaule avec hésitation. Elle ne bougea pas, toujours plongée dans les bras de Morphée.
 « Joan ? » Il avait murmuré ces mots avec douceur, très bas pour ne pas la surprendre. Pourquoi il n’avait pas hurlé comme il l’aurait fait avec n’importe qui d’autre ? Probablement parce qu’elle était loin d’être n’importe qui …

« Il est temps de se réveiller … » Et il resta de nouveau immobile, un léger sourire aux lèvres, attendant qu'elle émerge de son paisible sommeil.

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Mar 3 Juin - 16:18

C'était du Joan tout craché, tombée endormie dans un moment où elle aurait dû rester éveillée. Au lieu de tenir compagnie à Clayton et en plus de ne pas accomplir ce pourquoi elle était venue, voilà qu'en plus elle devenait quelque chose en plus à surveiller. Une main sur son épaule la tira du sommeil par l'interrogation même qu'elle générait : à qui appartenait cette main chaude posée sur elle et où était-elle ? Rapidement, le léger engourdissement qu'elle sentait sur sa pommette rougie par la pression de sa peau lui indiqua qu'elle ne s'était pas endormie seule, mais sur quelqu'un, et le tiraillement dans son dos qu'elle n'était pas dans son lit. Puis la voix de Clayton vint la caresser comme un murmure et elle se décida à ouvrir les yeux, pour voir qu'ils étaient dans la grange et qu'elle avait failli à son devoir.

La jeune femme poussa un grognement et les muscles encore ankylosés elle ne bougea qu'un peu pour réduire son inconfort. Elle battit des paupières, non pas à cause de la luminosité qui était très réduite, mais sous l'effet de sa torpeur persistante, puis finalement elle posa sa main sur son visage dans un faible claquement. Elle la fit glisser sur son visage et elle leva enfin un regard coupable vers Clayton.
« Je suis nulle, je me suis endormie. » La cadette des Foster se redressa finalement pour s'adosser au mur et s'étira de tout son long en constatant la couverture qui était sur elle. Elle n'avait pas le souvenir de s'être enroulée dedans, et la pensée que Clayton s'en soit chargé la fit se mordre la lèvre et se causer une légère douleur, tranchant avec la douceur de son sommeil.

Elle jeta un coup d'oeil vers la vache et se leva en prenant appui sur le mur.
« Ça y est ? » demanda-t-elle avec une voix légèrement voilée, tandis qu'elle faisait un pas vers l'animal qui commençait à montrer de nombreux signes d'agitation. Les palpitations qui secouaient sa peau laissaient paraître que la mise-bas n'était pas loin d'avoir lieu et Joan ne put s'empêcher d'être de nouveau inquiète, comme elle l'était à chaque fois que cela se produisait dans son ranch.

« Je ferai mieux d'aller appeler le vétérinaire. » Elle se dirigea vers la sortie de la grange et s'arrêta à mi-chemin pour se tourner vers Clayton, qu'elle percevait à peine dans l'obscurité. « Tu peux t'en occuper ? J'en ai pour deux minutes. » Elle resta encore quelques secondes, silencieuse, le regard posé sur Clayton alors qu'un sourire ourlait les commissures de ses lèvres, puis elle tourna les talons et partit d'un pas rapide vers la cuisine du ranch. Plutôt que d'appeler leur vétérinaire attitré elle préféra réveiller Mely, n'ayant pas ainsi à s'excuser trop longtemps et à subir un embarras dont elle n'arrivait pas à se débarrasser. Même si sa meilleure amie ne cacha pas son mécontentement – temporaire – d'avoir été réveillée par une série de ronchonnements et de grognements peu avenants, elle assura finalement à Joan qu'elle se mettait en route et qu'elle arriverait bientôt. Et c'était presque à regrets que Joan prenait cette nouvelle, car elle signifiait que Clayton et elle ne seraient plus seuls dans cette intimité particulière qu'ils s'étaient créé et dans laquelle ils n'avaient tant besoin que ça de parler. C'était plus simple.

« Elle va arriver dans moins d'une demi-heure ! » annonça-t-elle en entrant de nouveau dans l'étable avant de rejoindre Clayton qui s'était rapproché de la génisse. « Tout va bien ? » demanda-t-elle en s'approchant de lui, tenant dans sa main la lampe qu'elle était allée décrocher juste avant pour mieux éclairer ce qui les intéressaient. Mais la vache n'avait pas l'air à son aise. Joan avait vu de nombreuses mises-bas et étrangement avait un mauvais pressentiment pour celle-ci. Car même si c'était toujours un moment difficile pour les animaux, c'était le cours des choses et ils s'y soumettaient dans broncher. Mais là, la dénommée Brunette pour la nuit poussait quelques gémissements plaintifs alors que sa queue battait nerveusement le sol couvert de paille. Son regard anxieux croisa celui de Clayton et elle s'y attarda quelques secondes avant de se détourner de lui et de trembler à son tour.

« Tu crois pas qu'on devrait aller chercher de l'eau chaude ? Quelque chose ? J'en sais rien en fait j'ai toujours regardé les mises-bas mais j'ai jamais su vraiment comment faire si jamais ça se passe mal ou - » Elle s'interrompit et ajouta finalement presque dans un murmure, « j'ai un mauvais pressentiment Clayton. Mely va arriver dans trente minutes, si ça se trouve il sera trop tard. »

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Lun 9 Juin - 21:54

Amusé, Clayton assistait au réveil de Joan, qui semblait émerger d’une profonde torpeur malgré le court laps de temps pendant lequel elle s’était assoupie. Maximum une demi-heure, mais l’expression que son visage arborait laissait penser qu’elle se réveillait après une longue nuit de sommeil. La tête appuyé sur le mur, il ne disait rien, se contentant d’attendre qu’elle retrouve ses esprits après cette sieste improvisée tout en surveillant la vache qui soufflait nerveusement. C’était bien la première fois qu’une femme s’endormait sur son épaule alors qu’il était de corvée à l’étable, et l’expérience n’était pas désagréable, sans arrière pensée. Mieux valait la compagnie de Joan endormie qu’une solitude seulement interrompu par les bruits de sabots, et il était encore assez intelligent pour s’en rendre compte. Surtout vu le nombre de veillées interminables qu’il avait eu à réaliser.

« Pas de soucis. » Il lui adressa un léger sourire, signe que cela ne l’avait pas dérangé le moins du monde et se leva, faisant voler un peu de poussière par la même occasion et se dirigea vers le box. Si la sieste improvisée de la jeune femme avait été un étrange mais agréable intermède à cette soirée de garde, il n’en oubliait pas pour autant la raison de sa présence ici. Autrement dit, il devait veiller sur le vache qui bufflait en face de lui, pas sur Joan. Se retournant vers elle, il haussa les épaules, les sourcils froncés: « Je crois que oui. » Leurs regards se croisèrent, et la même lueur d’inquiétude était perceptible: ils savaient tous deux que ce qui allait suivre n’était pas à prendre à la légère, et qu’une erreur de jugement pouvait entrainer la mort de l’animal. Ce qui n’était pas envisageable, du moins pas pour lui. Ce serait trahir la confiance que les Fosters avaient placé sur lui, et il ne supporterai pas de décevoir Joan. Impossible.

« D’accord, allez-y » Un regard sur Brunette lui apprit qu’il ne fallait pas perdre de temps, et que chaque minute ou presque allait compter. Pourtant, il resta immobile, la main posé sur la porte de bois du box lorsque ses yeux rencontrèrent les siens. Malgré la faible intensité de l’éclairage incertain de la grange, il lui semblait possible de la comprendre rien qu’en contemplant l’azur de son regard. Un sourire gêné apparut sur ses lèvres en réponse au sien, puis il se retourna en secouant légèrement la tête pour reprendre ses esprits, et pénétra dans le box lorsqu’elle quitta la grange. La vache le fixa un instant de son regard vide, regard auquel il répondit par une grimace digne d’un gamin de huit ans, puis il effleura l’encolure de la bête: elle était en sueur, et des tremblements réguliers l’agitaient. C’était pour bientôt, pas de doutes de ce côté-là.

  « Ça devrait aller, mais il ne faudrait pas qu’il lui arrive quelque chose en route! » Non, vraiment, il ne fallait pas tarder sinon tout ce passerait mal. Et le ton de la voix de Joan semblait contenir un début de panique, et le tremblement nerveux qui agitait ses épaules ne présageait rien de bon. Il n’avait pas la moindre idée de la manière de gérer une mise bas qui tournait mal, ayant toujours eu l’aide de personnes plus expérimentés, mais une chose était sûre, c’était qu’il ne fallait pas paniquer. Cela ne ferait qu’aggraver les choses.

« Calmez vous, tout va bien se passer. Je vais aller chercher une serviette dans la réserve, et vous allez ramener un seau d’eau chaude, d’accord ? Je vous promet que tout se passera bien … » Sa voix était délibérément posée, même si ses yeux ne sauraient cacher l‘inquiétude qui l‘agitait aussi: si la situation tournait mal, ce qui était quasiment sûre vu l’état de la vache, cela attendrait encore quelques minutes. Autant garder son sang froid, même si la jeune femme semblait à deux doigts de la panique. Clayton hésita une seconde, fixa la génisse qui émettait de drôles de bruit et plongea son regard dans les yeux de Joan tandis que sa main effleurait son épaule dans une maigre tentative de réconfort. « Il ne sera pas trop tard, on va s’en sortir comme des chefs. Maintenant, allez chercher cette eau, et je vais m’occuper des serviettes. Ça marche ? » Même s’il avait arboré un sourire pendant qu’il essayait de rassurer la jolie blonde, il fallait faire vite. Une fois qu’elle fut partie à gauche vers la salle de garde, il courut dans le sens opposé et s’empara de tout ce qu’il pu trouver qui pouvait s’avérer utile, et revint: la situation avait empiré, Brunette étant couchée sur le flanc et respirait bruyamment, sans la moindre régularité. C’était bien le moment. Avec un soupir, il se s’agenouilla sur la paille fraiche et flatta l’encolure de la bête, ce qui eu l’avantage de la calmer quelque peu. Finalement, les vaches n’étaient peut être pas si stupides !

« On dirait que ça c’est aggravé depuis cinq minutes … » Lâcha-t-il lorsqu’elle revint, une moue soucieuse sur le visage. Il n’aimait pas ça du tout, mais ne savait comment réagir. Mis à part attendre. Et espérer que tout se passe bien. C’était aux vétérinaires de savoir cela, pas aux simples cowboys. Il n’était qu’un cowboy. Tourna la tête vers Joan sans cesser de flatter l’encolure de l’animal, continua: « Je n’ai jamais encore eu à faire de mise bas qui s’annonçaient difficiles, mais je suis certain qu’on peux réussir à faire que tout ce passe bien. » C’était son pressentiment à lui, même s’il n’avait pas la moindre idée de pourquoi il pensait cela. Alors qu’une attitude défaitiste aurait été plus appropriée, il sentait que tout allait finir bien. Du moins espérait.

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Jeu 26 Juin - 19:24

La main de Clayton sur l'épaule de Joan eut pour effet de faire cesser ses tremblements, même si son angoisse restait elle bel et bien vivace. Seulement il parlait avec calme et mesure, et malgré le fait qu'il partageât son inquiétude, il semblait solide comme un roc sur lequel on peut s'appuyer. Et puis c'était Clayton et elle avait l'étrange sentiment que rien de grave ne pourrait lui arriver en sa compagnie, malgré les contre-exemples qu'elle avait connu par le passé. Mais ils s'en étaient sortis avec juste quelques griffures et un phare cassé sur sa voiture. Alors si Caine n'avait pu les avoir, qu'est-ce qui le pourrait ? « Ça marche. » Elle répondit à son sourire en étirant ses propres lèvres, avec difficultés, mais elle réussit à arborer un sourire presque convaincant avant qu'elle ne tourne les talons pour courir vers la cuisine. Et pourquoi il n'y avait jamais de réseau dans ce trou perdu ? Elle aurait pu appeler Mely dans sa voiture et elle lui aurait expliqué comment faire. Faute de cela, ils étaient livrés à eux-mêmes et jusqu'aux dernières nouvelles, personne n'avait publié de manuel de mise-bas difficile.

Elle entra de nouveau dans la grange, tenant une grosse bassine remplie d'eau chaude contre elle. Elle en avait renversé un peu partout dans la cour et sur elle, peu habituée à porter un aussi lourd chargement – mine de rien, la bassine contenait des litres d'eau – mais elle arrivait juste à bon port quand Clayton l'informa que la situation ne s'était pas améliorée, bien au contraire. Joan fronça alors les sourcils et lâcha un juron en posant la bassine à terre, renversant toujours un peu plus d'eau sur les planches de la grange.
« Putain de merde. » Mais elle se mordit rapidement la lèvre et lança un regard coupable à Clayton. « Euh... Pardon, c'est pas dans mon habitude de jurer. » Puis, s'adressant à la vache, « Désolée Brunette, je t'ai peut-être choquée. »

Le rire et la dérision était le moyen le plus efficace d'évacuer les tensions et Joan le savait très bien. Elle poussa un long soupir avant de s'attacher sommairement les cheveux avec un ruban déchiré d'un tissu qu'elle avait trouvé par terre et elle se dirigea vers l'arrière-train de l'animal. On y voyait difficilement dans la pénombre, et Joan distinguait seulement le flanc gonflé de la vache et les violents soubresauts qui l'agitaient.

« Il y a juste une chose que je sais, c'est qu'on va devoir tirer bébé Brunette par les pattes. »

Cela risquait d'être épique mais c'était la triste réalité. Les vaches (et pleins d'autres animaux XD) mettent bas debout, et le petit tombe sous l'effet de la gravité. Mais là, en l'occurrence, il n'y avait pas cette force là, et la vache ne serait pas capable seule d'expulser le veau [ndlr : j'ai rédigé ça sans recherches, avec mes restes de C'est pas sorcier XD]. Joan croisa alors le regard de Clayton et elle sentit que leur entente fut immédiate. Pas besoin de mots d'explications, juste des encouragements, c'était suffisant.

* * *


Joan se releva difficilement. Elle avait de la paille collée aux genoux, de la transpiration avait marqué son débardeur et faisait que ses cheveux étaient collés à la peau de son front et de sa nuque. Elle s'étira pour faire disparaître un peu le noeud qui lui contractait les épaules et finalement, elle s'appuya contre un mur séparateur dans la grange. Après avoir regardé pendant quelques secondes la dénommées Brunette lécher la tête de son veau, elle tourna la tête vers Clayton et lui sourit.

« Beau travail Harper. »

Ils venaient de passer un sale quart d'heure, mais ils s'en étaient sortis, comme le cow boy l'avait prédit. Les minutes avaient parus des heures comme des secondes, et ils n'avaient pas beaucoup parlé pendant ce temps-là. Mais ils s'étaient compris, et le résultat était là. Le veau semblait en bonne santé et la vache s'en remettrait sûrement très rapidement. Mely allait sûrement en vouloir à mort à Joan de l'avoir réveillée en pleine nuit pour rien, mais au moins elle s'assurerait que tout allait bien.

« Il va falloir lui trouver un nom... » fit-elle finalement avec malice.

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MessageSujet: Re: Just wanna sit and stare at you [R.]   Ven 27 Juin - 19:05

La nature humaine réserve parfois bien des surprises. Alors qu’ils pensaient tous deux que la situation allait très vite devenir incontrôlable, voir pire, tout s’était passé pour le mieux. Bien sûr, la mise bas s’était avérée plus compliquée que prévu, mais rien ne dépasse leur compétences. Si bien que, concentrés à leur tâche, ils n’avait pas ressentit le besoin de mettre des mots sur leur actions. Et pourtant, ils étaient resté synchronisé, devinant à chaque instant que faire et où se placer. Inconsciemment. Comme si la gravité et l’importance de leur tâche rendait futile toute autre pensée, car ils avait malgré tout sauvé la vie d’une des bêtes de l’exploitation, ainsi que de son petit. Et mine de rien, ce n’était pas une mince affaire. Leur manque d’expérience face à cela ne leur avait pas joué de tours, ils s’en étaient sortis comme des as. Un peu plus, et on aurait cru qu’ils avaient fait cela toute leur vie, alors qu’aucun des eux n’étaient spécialisé dans les mises bas délicates. Un exemple des surprises de la Nature, les choses que l’on peut faire sans s’en croire capable.

Leurs efforts avaient été couronné de succès et malgré la fatigue, malgré la douleur qui lui tiraillait la nuque, Clayton était heureux. Content d’avoir réussit à mener sa tâche à bien, soulagé que les animaux s’en soit sortis en vie et en bonne santé. Heureux d’avoir partagé un moment tellement particulier avec Joan, même si les rares fois où il se trouvait en sa compagnie, les choses prenaient une tournure inhabituelle. La première fois, il passait pour un idiot avec son jeu de carte, ensuite un soi-disant fantôme s’était amusé avec sa voiture, et voilà qu’ils avaient à s’occuper seuls de la gestation d’une vache. Mais comme chaque fois, tout était bien qui finit bien. Adossé contre le mur, du moins la paroi séparant les box les uns des autres, il souriait. Pas que ce soit si rare, mais pour une fois ce sourire n’était pas teinté d’ironie, il était simplement le signe de son humeur. Satisfaite et enjouée. Pour peu, on aurait oublié qu’ils avaient frôlé la catastrophe, et que quelques instants auparavant seulement, ses sourcils étaient froncés et son visage n’avait rien d’enjoué. Il suffit de peu de chose pour rendre les gens heureux.


« Pareil pour vous » Il n’appelait pas l’appeler Foster, elle n’était pas l’un des cowboys qu’il côtoyait tout les jours. Il n’allait pas nom plus utiliser son prénom, après tout elle était son employeur. Mais utiliser mademoiselle aurait paru affreusement démodé. Autant aller au plus simple.

Un nom. Voilà qu’il fallait trouver un nom au veau. Il est vrai que si sa mère avait le privilège de s’appeler Brunette, autant continuer sur cette lancée, mais son imagination était maintenant tarie. Il tourna la tête vers Joan, tout sourire mais une mine faussement désespérée sur le visage:
« Pourquoi, N357 fait trop impersonnel ? »

Après une suite de mimiques plus incongrue les unes que les autres, il lâcha presque sans desserré les dents, s’adressant au veau qui n’en avait que faire des deux jeunes gens adossés à la paroi: « Tu aurais été une fille et blanc, à la rigueur on aurait pu t’appeler Blanchette, mais là ça coince. » Voyant que Joan l’avait entendu et était à deux doigts d’éclater de rire, il écarta les mains en signe d’impuissance: « Je cherche, mine de rien ce n’est pas facile de trouver un nom adéquat à un veau ! »

Après quelques instants de réflexions, les yeux plus dans le vague que fixés sur le veau, une idée lui traversa l’esprit. Parfait. Relevant la tête, il se tourna vers Joan et lui adressa un sourire triomphant: « Je sais … Ce sera Chance. » Quoi de plus approprié ? Il s’en était fallu de peu pour qu’ils paniquent et que tout tourne mal, et pourtant aucun incident grave n’avait perturbé l’opération. Hasard, chance ou destin ? Il n’en savait rien, mais n’était pas blasé au point de ne pas prendre les choses comme elles viennent. C’était ainsi voilà tout.

Plusieurs instants s’écoulèrent, chacun d’eux plongé dans ses pensées, quand la voiture du vétérinaire gronda dans la cour. Annonçant la fin de cette soirée à la fois longue mais trop courte passée en compagnie de Joan. Enfin, soirée, cela était vite dit, disons moment partagés par deux individus travaillant dans le même ranch. Il fallait qu’il s’en convainc. Se relevant de la caisse de bois sur laquelle il était assis en ramassant son chapeau plein de poussière et de paille, Clayton fit quelques pas vers la porte, quand une phrase qu’elle avait prononcé quelques jours auparavant lui revint en mémoire. Il s’arrêta, puis se retourna vers Joan. Après quelques instants d’hésitation, il plongea son regard dans le sien, et lui demanda doucement:


« Si vous trouvez un moment, je pourrais vous emmener faire un tour à la rivière. Ce serait dommage de manquer cela, surtout que l’endroit est magnifique en cette saison. Enfin, si vous avez toujours envie d’y aller. »

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