AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Just you and me for a walk [R]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Just you and me for a walk [R]   Ven 23 Mai - 22:01




« Salut ma petite princesse d’amour ! » fit Chayton en riant lorsque Connie décrocha le téléphone à la quatrième sonnerie.
« Toi, t’as quelque chose à demander... ! » fit-elle, amusée, alors que Chayton souriait au bout du fil.
« Tsss... Je ne sais pas pourquoi tu dis ça... ! » affirma-t-il en riant légèrement. « Non, plus sérieusement... Ça te dirait une ballade à cheval du côté de Gold Spring ? »
« Gold Spring ? T’es malade, Chay’ ? »

"Mais non… Allez... C’est super beau là-bas...! Viens pas me dire que t’as peur? " fit-il en tentant de la convaincre de l’y rejoindre. Après quelques minutes de dur labeur, Chayton réussit à lui faire dire « C’est d’accord » et il raccrocha le téléphone, un air victorieux sur le visage. Il savait bien que Connie n'appréciait pas l'endroit, mais du coup, il avait envie de lui montrer une partie de Mount Plaisant qu'elle ne connaissait pas vraiment. Elle n'avait jamais vraiment aimé les histoires de fantômes, mais Chayton savait bien qu'il n'y avait rien là. Et puis, si jamais l'endroit s'avérait infesté de spectres, il pourrait la protéger, non? Cette pensée le fit rire car bien évidemment, il ne croyait pas aux spectres, ni même aux fantômes. Il aurait aimé y croire, car cela aurait pu dire que sa mère, où qu'elle soit, aurait pu lui rendre une petite visite de temps en temps, mais ce n'état pas le cas et non, il ne se mettrait pas à croire à ces histoires farfelues. Il n'y avait jamais grand monde là-bas puisque l'endroit était déserté. Du moins, par tous les autres qui n'étaient pas des chasseurs de trésors...! Chay' y allait souvent et il aimait la tranquilité des lieux, ainsi que la beauté de l'endroit.

Il grimpa à l’étage, son père étant dehors pour profiter du grand air un peu. Il choisit une paire de jeans ainsi qu’un tee-shirt qui lui allaient comme un gant. Et oui, il venait de sortir de la douche et il avait appelé Connely alors qu’il était encore en boxer. Pas la moindre pudeur vous savez! Il saisit sa bouteille de parfum, celle que lui avait offerte Connie, justement, et en mit une touche très légère, comme à son habitude. Il laissa ses cheveux quelque peu en désordre et quitta la maison afin d’aller seller son cheval.

« Hey oui, le grand... Viens, on s’en va en promenade. » murmura-t-il à l’animal alors que celui-ci semblait excité de partir. Il grimpa rapidement en selle lorsqu’elle fut installée et fit trotter le cheval un peu avant de piquer en pleins champs pour arriver plus rapidement à l’endroit voulu. Son cheval galopait maintenant et Chayton le laissait faire sans vraiment se charger de le ramener à l’ordre. Il ne l’avait pas mis au galop, mais l’animal adorait courir dans de grand espaces. Chay’ le fi tout de même ralentir lorsqu’il arriva près de Gold Spring et il fit le tour de l’endroit des yeux afin de voir si Connie était déjà là. Apparemment, pas. Il sauta à terre, donc, et marcha un peu en laissant son cheval libre d’aller où bon lui semblait. Il avait enlevé la bride et l’animal semblait se sentir beaucoup mieux maintenant qu’il pouvait flâner un peu partout. Un sourire vint poindre sur ses lèvres alors qu’il fut étonné de voir qu’il n’y avait personne. Rejoignant l’animal, il caressa ses flancs un moment avant de se diriger vers une grosse balle de foin. Il y grimpa aisément et observa alentours avant de finalement s’y laisser tombé. Couché sur le dos, il avait une vue parfaite du ciel alors que le soleil n’allait pas tarder à sombrer. Vraiment. Wow. Il n’avait pas été aussi serein depuis longtemps... Son père était loin, il n’était plus que tout seul, au beau milieu de grandes étendues, pas un chat à moins de deux kilomètres à la ronde, quoi de mieux ? Il ferma les yeux, retrouvant ainsi toute son énergie, son cheval grignotant de l’herbe un peu plus loin. Connie fut longue à arriver et, perdu dans ses pensées, il ne l’entendit pas venir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Sam 24 Mai - 14:48

Complètement plongée dans divers calculs, la jeune Richards commençait sérieusement à s'énerver. Puisqu'elle travaille à la Escalera et que les propriétaires sont ses cousines, les sœurs Foster, les demoiselles lui avait données sa journée, en échange de faire les comptes, tranquillement chez elle. Bonne matheuse et voulant rendre service à ses cousines, Connely accepta volontiers de leur rendre ce petit service. Seulement voila, au bout d'un certain temps, les mathématiques commençaient à lui sortir par les yeux et, au final, elle ne savait à peine plus faire une addition. Le bazar croissant sur sa table basse, la jeune femme abandonna et se laissa tomber sur le canapé, affalée, la tête dans les mains. Quelques instants plus tard, le téléphone sonna et la jeune femme aurait bien voulue étriper la personne osant l'appeler à cette heure-ci. La demoiselle laissa passer trois sonneries avant de décrocher, comme à son habitude, à la quatrième. Sans pouvoir annoncer un seul mot, elle entendit une voix plus que familière au bout du fil, et sa mauvaise humeur s'envola en un instant. « Salut ma petite princesse d’amour ! » Chayton Macdonald. La demoiselle laissa échapper un sourire tendre puis finit par répondre sans plus attendre. « « Toi, t’as quelque chose à demander... ! » »
« Tsss... Je ne sais pas pourquoi tu dis ça... ! Non, plus sérieusement... Ça te dirait une ballade à cheval du côté de Gold Spring ? » Le sourire de la demoiselle s'effaça immédiatement. Gold Springs. Bien que la jeune femme travaille non loin de la là, cet endroit lui rappelait tellement de mauvais souvenir qu'elle n'osa plus rien dire. Gold Springs. C'est à cet endroit que son père à disparu et que la jeune femme l'avait vu pour la dernière fois. Après un long silence, elle laissa éclater sa colère et répondit d'un ton sec et impulsif. « Gold Spring ? T’es malade, Chay’ ? »
« Mais non… Allez... C’est super beau là-bas...! Viens pas me dire que t’as peur? » La demoiselle n'ajouta rien de plus et Chayton du batailler pour lui arracher une réponse positive à sa demande. Après cela, elle raccrocha et se laissa glisser le long du mur. Ses yeux s'emplirent alors de buée et quelques perles salées soulèrent sur ses joues. Depuis la mort de son père, la jeune femme n'était jamais retournée sur les lieux, cherchant toujours à faire un grand détour pour se rendre à la Escalera. Connie resta donc assise, adossée au mur, pendant quelques temps, pensive.

Lorsqu'elle se sentit mieux, la jeune femme se leva et alla se changer pour se rendre à l'endroit indiqué par son ami de toujours. Vêtue d'un jean portant de multiples poches et d'un top noir, ses santiags aux pieds et son chapeaux de cowboy beige sur la tête, la demoiselle sortit seller sa monture et partit à l'aventure. Lorsqu'elle se trouva non loin de Gold Springs, la demoiselle s'arrêta un instant pour prendre le temps de fuir si jamais elle ne se sentait pas d'affronter cette torture. Finalement, elle pénétra dans les terres et se sentit comme soulagée de pourvoir à nouveau affronter le passer en face et de pouvoir lui en mettre une dans les dents. Chayton était déjà présent, en plein milieu de nul part, allongé sur une meule de foin. Visiblement, il ne l'avait pas entendu arrivée et c'était assez bon signe. Connely posa pied à terre et laissa aller sa monture à d'autres occupations. Elle prit le temps d'aller caresser un peu le cheval de Chay avant de grimper sur la meule de foin et de s'allonger, tout en posant la tête sur le torse de son ami.
« Alors comme ça tu me donnes des rendez-vous dans des endroits que je n'aime pas fréquenter ? » lâcha-t-elle alors que le jeune homme relevait légèrement la tête vers sa tignasse blonde.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Sam 24 Mai - 16:20

Chayton poussa un soupir alors que tant de pensées se mettaient à défiler dans sa tête. Il connaissait parfaitement l’histoire de Connely et il n’ignorait pas la disparition de son père. Seulement... Il pensait qu’elle devait maintenant faire le point. Surtout que l’endroit était magnifique... Fermant les yeux, il sursauta lorsqu’elle grimpa sur la meule et qu’elle vint se coucher près de lui, la tête sur son torse. Un sourire s’échappait de ses lèvres alors qu’il passait délicatement un bras autour d’elle, la serrant un peu plus contre lui en se redressant légèrement afin de mieux voir la jeune femme. Elle était vraiment jolie, son chapeau planté sur ses cheveux blonds qui s’illuminaient au soleil. Vraiment, wow ! On aurait, encore, pu croire à un scénario de film, un scénario où les deux amoureux se retrouvent tous les deux, sans rien dire, sur une meule de foin au milieu de nulle part, mais Chayton et Connie n’étaient que des amis, de très grands amis, assurément. Lorsque celle-ci parla avec un espèce de reproche dans la voix, Chayton eut un petit sourire alors que sa main serrait un peu moins fort la taille de la jeune femme contre lui.

" Je pense que tu dois affronter tes peurs. Non...Tchutt..." fit-il, un doigt sur les lèvres de Connie alors qu’elle s’apprêtait à répliquer. « Regarde... Les couchers de soleil, ici, sont magnifiques... On les voit de loin. » fit-il en douceur alors qu’il se redressait doucement pour ne pas lui faire mal, elle-même étant encore appuyée contre lui. Assis sur la botte de foin, il avait maintenant placé ses mains derrière lui pour le soutenir, les pieds dans le vide. Il tourna la tête vers elle et eut un léger sourire avant de sauter à bas de la meule et de lui tendre la main. « Comme je t’ai demandé de venir ici pour une promenade à cheval, ce serait stupide de rester ici sans même profiter des grands espaces tu ne crois pas ? » affirma-t-il en haussant les sourcils, amusé.

Il connaissait Connie depuis tellement longtemps que contrairement à son habitude, il était tout à fait détendu avec elle. C’était un peu comme avec Jon et James, il se sentait bien et n’avait pas peur de lui dire ce qu’il pensait réellement, sachant que même si elle jugeait ses paroles, elle comprendrait toujours. Seulement, il y avait de nombreuses différences entre ses deux amis et son amie. Et cela jouait surtout autour du fait qu’elle était une fille. Chayton ne voulait pas se l’avouer, mais même tout petit, il aurait adoré qu’elle devienne sa petite copine ! Des jeux d’enfants, certes, mais ça voulait tout dire. Par la suite, il comprit qu’ils étaient déjà très proches et que la complicité entre eux ne devait pas être gâchée par des sentiments plus forts qui n’auraient pas été réciproques. Et puis Maddison est arrivée. Ils se sont rencontrés et il eut un véritable coup de foudre pour ses beaux yeux, ses cheveux et sa douceur. Seulement, il a tout fouttu en l’air en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Merde... ! » et maintenant, il commence à peine, après plusieurs mois, à oublier la nouvelle complicité qui semblait les lier, bien que jamais elle n’aurait pu être aussi forte que celle qu’il entretenait avec Connie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mar 27 Mai - 8:00

Il est agréable de sentir la présence d’un homme à qui l’on tient plus qu’à sa propre vie. En fait, il est agréable de sentir la présence d’un homme quel qu’il soit. Connely Richards et Chayton Macdonald c’est tout une histoire. Amis dès le berceau, meilleurs amis depuis qu’ils savent parler, il ne manquerait plus que ces deux là sortent ensemble ! Bien que notre jeune cowgirl y ait déjà songé, cette solution reste bien loin. Blottie contre lui, Connely se sentait bien, voire mieux que jamais. Il est sûr qu’à choisir entre les factures ainsi que toute la paperasse et la présence de Chay’, Connie ne cherchait pas à réfléchir, elle prenait son ami et ce sous toutes les formes, de face, de profil, ou même de dos.

Les yeux fermés, Connely repensait à tout ce qui s’était passé ici, à Gold Springs, quelques années auparavant. Elle se revoyait, montant son bel étalon nommé Vulcain, faisant cette stupide et maudite course contre son père. Lorsqu’elle s’était retournée, il avait disparu. Bien que Chayton ait envisagé cette balade pour son bien, inconsciemment, elle lui en voulait terriblement. Un combat acharné s’installait en elle et son petit ange gardien affrontait sa petite bête à corne à coup d’auréole. Cette image pourtant amusante de la situation lui donnait le cafard et, soudainement, la demoiselle eut un violent frisson. Au même moment, Chayton se redressa lentement et la blondinette pria pour qu'il ne se soit aperçut de rien. Par la suite, elle se redressa également pour finalement s'assoir en tailleur sur la meule. Elle eut simplement le temps de remettre son chapeau en place avant de se prendre une réflexion dans la tronche. La petite blondinette resta scotchée pendant quelques instants puis elle fini par se gratter l'arrière de la tête tout en émettant un petit réfléchissement sonore.
« Mais je ... » Elle eut à peine le temps de prononcer ces deux mots que Chayton l'interdisait d'en dire d'avantage. Une fois qu'il eut finit ses paroles la demoiselle se sentit enfin libre de répliquer. « Tu sais très bien que je serai prête lorsque ma tête se sera débarrassée de toute cette histoire Chay ! » Pause. « Ceci dit, tu as raison pour les coucher de soleil ... » Assura-t-elle comme vaincue. Un léger sourire aux lèvres, Connie savait très bien qu'elle ne pouvait rien refuser au jeune Macdonald et ce par tout les moyens. Essayant pourtant de lui refuser quelque chose, elle finissait toujours par s'en vouloir et à faire demi tour. Une fois qu'il fut descendu de cette meule, il lui tendit la main et Connie la prit s'en scrupule. il l'aida à descendre, la prenant dans se bras, et, une fois qu'elle eut à nouveau les pieds sur la terre ferme, elle ajouta. « Il est vrai que ce serait du gâchis m'sieur. » Un petit clin d'œil et voila le travail. Elle savait très bien que s'ils partaient tous les deux, elle resterait derrière, de peur qu'il subisse le même sort que son père. Ceci dit, cette réflexion, elle essayait tant bien que mal de n'en laisser paraître aucune expression.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mar 27 Mai - 19:56

Chayton aimait la présence de la jeune femme et ça, jamais il n'aurait pu le nier. Connely était comme une sœur, une sœur qu’il désirait protéger à tout prix des éventuelles gaffes que ses amis auraient pu faire, qu’il désirait protéger de tout et de rien en sachant fort bien qu’elle devait voler de ses propres ailes. Mais ce n’était pas facile quand on était un homme comme Chayton. Elle était sa meilleure amie et lui non plus ne pouvait rien lui refuser. Il se contentait d’acquiescer ou de s’arranger pour que ce soit elle qui le fasse, mais ce n’était qu’une façon détournée de vous montrer à quel point ils sont proches tous les deux. Il eut un air légèrement désolé à sa réflexion, comprenant qu’il n’avait peut-être pas vraiment bien fait de l’amener ici, finalement. Il espérait juste qu’elle oublierait son père pour une fois et qu’elle serait toute à lui. Il n’aimait pas la voir ainsi toute chamboulée. Il voulait qu’elle s’amuse un peu, elle en avait bien le droit elle aussi. Il ne répondit tout de même pas à sa réflexion et baissa légèrement les yeux, ce qui n’était pas vraiment son truc. Il se mordit la lèvre, se maudissant, mais lorsqu’elle affirma que les couchers de soleil étaient magnifiques et qu’il avait bien raison, il releva la tête avec un sourire. « J’ai toujours raison, tu devrais commencer à le savoir !? » affirma-t-il en rigolant alors qu’il lui tirait la langue et qu’il lui tendait la main. Elle aurait pu simplement s’aider, et Chay’ aurait pu simplement l’aider, mais il la prit dans ses bras et la fit légèrement tourner en rigolant, la déposant ensuite au sol.

« D’accord, m’dame ! » fit-il en riant et en se rendant jusqu’à son cheval qui semblait vraiment paresseux aujourd’hui. Il mangeait de l’herbe tranquillement, se prélassant sous les derniers rayons du soleil et il bougea à peine lorsque Chayton arriva près de lui. Il fronça les sourcils et grimpa sur son cheval aisément, passant un pied dans l’étrier et la jambe par-dessus aussi facilement que s’il avait marché. Il saisit les rênes et fit pivoter l’animal afin d’aller voir où en était la demoiselle. « Tu es prête ? » demanda-t-il alors que son cheval hennissait pour montrer son désaccord. « Du calme, le grand... ! » murmura-t-il à l’étalon. D’ailleurs, Chayton appelait rarement le cheval par son nom. Pourtant, il trouvait qu’il lui allait à ravir. Dreamer. Mais bon, allez savoir pourquoi, il préférait lui donner de nouveaux petits surnoms. Il se calma tout de même et Chay’ attendit que Connie vienne à sa hauteur pour faire avancer, au trop, l’animal.

« Alors ? Quoi de neuf ? Qu’est-ce qui se passe dans ta vie ? » demanda-t-il. Question futile et tout à fait médiocre, je vous l’accorde, mais on ne sait jamais... Chay n’aimait pas parler de lui alors il préférait poser la question avant que la demoiselle ne le fasse. Après tout... Elle commençait sans doute à être habituée... ! Depuis le temps. Même gamin, il préférait se taire sur le sujet, mais lors de la mort de sa mère, ce fut vraiment pire et il se referma comme une huître. Connely, James et Jon l’avaient sans aucun doute ressenti, mais Chayton n’y pouvait rien... Il gardait les yeux tournés vers Connely, faisant confiance à son cheval qui trottait doucement.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mer 11 Juin - 22:30

Perdue. Voila le mot qui qualifiait le mieux la jeune femme ces derniers temps. Cette histoire avec le vieux Caine et ces cauchemars qu'elle faisait, revoyant les derniers instants qu'elle avait passée avec son père, la rendait parfois complètement dingue. Il n’y avait pas grand-chose à faire pour y remédier à vrai dire. Tout passait par le sommeil et rien d’autre. Mais peu importe. Chayton était là pour lui faire changer les idées et puis, de toute façon, il ne lui arriverait rien, pas à lui. Chayton, c’est un peu comme s’il était toute sa vie. Il est l’homme qui, depuis leur plus tendre enfance, s’occupe d’elle à la manière d’un grand frère. Il a toujours été là lorsqu’elle avait besoin de son soutient et de son réconfort. Chay fut le premier à la consoler lorsqu’elle perdit son maître, sa vie, son père. C’est lui qui tenta de calmer la situation plus que cassante avec sa mère. C’est lui qui la poussa à avancer plus qu’à reculer. C’est auprès de lui que Connely acquit cette confiance en les autres et cette légèreté. En contre partie, a jeune blondinette l’aida dans ses difficultés quotidiennes et notamment avec les filles, donnant son avis même s’il ne le lui demandait que très rarement. Parfois, notre Richards se plaisait à dire qu’il était l’homme de sa vie. Le fait qu’ils soient aussi proches l’un de l’autre la rendait parfois jalouse lorsque le jeune homme se trouvait en galante compagnie, une compagnie autre que la sienne. Cette jalousie serait-elle dû au fait qu’elle ait tant besoin de sa présence ? De lui tout entier ? Sa remarque la fit rire aux éclats. Mais ce rire n’était pas comme celui des autres : discret et léger, mais pourtant si expressif. « Je le sais mais je ne dis rien. C’est tellement mieux lorsque c’est toi qui le fais remarquer … » Ses pieds touchèrent le sol et la demoiselle resta un instant immobile, le regardant rejoindre sa monture. Il semblait si à l’aise et volage à la fois. Elle n’osait détourner son regard du jeune homme, de peur qu’il s’envole. Cette vision de bonheur en cette fin de journée lui faisait un bien fou en réalité.

Au bout de quelques temps, elle sortit de sa rêverie et regagna son cheval à son tour. Aussi lent que la plus lente des mules, Vulcain ne voyait visiblement pas pourquoi il devait se bouger le train au lieu de continuer à manger. Peu importe. Connie remonta en selle et fut de nouveau prête pour l’aventure. La blondinette avança à hauteur de son ami et acquiesça d’un signe de tête lorsqu’il demanda si elle était prête.
« Toujours ! » ajouta-t-elle tout sourire aux lèvres. Puis, à l’aide d’un léger coup de talon sur les flancs de l’animal, elle le mit au trot et avança ainsi, à la hauteur de Chayton. « Et bien je dois dire que tout n’est pas rose, mais tout n’est pas noir non plus … » répondit-elle, les yeux fixés sur l’horizon. L’idée d’affronter le regard de Chayton ne lui plaisait pas tant que cela. Non pas qu’elle ne l’aimait pas, lui et ses beaux yeux, loin de là. C’est juste qu’elle ne se sentirait pas capable de garder ne serait-ce qu’un peu de son sérieux si adorable. Après un long silence qui parut interminable, Connie se décida enfin à rompre la glace. « Enfin … Tout ça pour dire que j’ai des jours avec et des jours sans, comme tout le monde quoi. » Elle accompagna ses paroles par un haussement d’épaules. Puis, finalement, elle détourna son regard de l’horizon pour le poser sur le jeune Macdonald. Tout en le regardant, elle se demandait s’il était possible qu’il se passe quelque chose d’inattendu ce soir. N’allez bien évidement pas croire des choses obscènes. Connely n’a pas une mentalité pareille. Ce n’est pas parce qu’elle fait sa gamine auprès de James qu’elle est immature et totalement idiote. Si elle se comporte ainsi avec lui, c’est parce qu’elle tient sa vengeance. Quand elle aura estimée qu’il aurait eut son compte, elle arrêtera et reprendrait le cours normal des choses. Bref. C’est bizarre, mais la pensée de la jeune femme est indescriptible, comme cryptée. La demoiselle était trop souvent absente depuis qu’ils s’étaient retrouvés et il fallait que cela cesse. La demoiselle prit donc l’initiative de jouer un peu avec la patience de son ami. Tout d’abord, elle fit ralentir sa monture. Puis, dans un pur moment de folie, elle tourna autour de Chay, comme si elle cherchait à lui prouver quelque chose. Finalement, elle revint se placer à ses côté, un petit sourire en coin. Ce petit moment de folie, elle ne le vécut pas une seconde fois. « Dis Chay … Ça te dit d’aller se poser là-bas pour voir le coucher de soleil ? » dit-elle en pointant du doigt la colline sur laquelle elle avait l’habitude d’aller chaque soir et chaque matin. « J’en ai marre de faire trimer Vulcain et puis, j’suis sur que Dreamer serait ravi … » conclut-elle en regardant le cheval du jeune homme qui baissait la tête.



[ silent Désolée ]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Jeu 12 Juin - 19:57

[No problema ma chère! ]

"Ah! Comme ça tu aimes les hommes imbus de leur personne... C'est une bonne chose à savoir!" affirma-t-il en rigolant. Bien sur, il blaguait ouvertement et c'était évident que la demoiselle s'en rendrait compte. Franchement...! Ce n'était pas tellement son genre d'affirmer haut et fort qu'il était le meilleur et à vrai dire, il ne le faisait qu'en blague et il ne pensait jamais ce qu'il disait. C'était sans doute pourquoi elle aimait l'entendre le dire! Il eut un sourire et sentit le regard de Connely sur lui. Avec le temps, il avait apprit à reconnaître ce genre de choses. C'était tout juste s'il ne savait pas ce qu'elle faisait lorsqu'elle était chez elle et lui chez lui. Étrange comme sensation tout de même! Vous savez, c'est la même sensation que lorsqu'on dit un mot étrange et dix fois long comme mon bras en même temps qu'une autre personne, habituellement une personne qui nous connaît très bien. Lorsqu'elle parla de sa vie, Chayton secoua légèrement la tête, découragé. "C'est fou ce que tu peux être précise quand tu veux!" Il tourna tout de même la tête vers elle afin d'être tout de même certain que tout allait bien pour elle et reporta son attention devant lui alors que son cheval galopait maintenant à vive allure. Il ne galoppa pas longtemps et lorsqu'il se mit à trotter, le cheval de Connie, qui l'avait suivit, vint aussitôt tenter d'énerver Dreamer et Chayton, amusé, lança: "C'est ça...! Tu énerves mon cheval pour qu'il se cabre et que je me retrouve au sol? Tu veux ma mort?" demanda-t-il en retenant tout de même très aisément les rennes. Son cheval était habitué à ça et Chayton renvoya un sourire flamboyant à la jeune femme. Il l'avait tellement trouvée jolie alors que ses yeux brillaient d'une lueur étrange et tellement...magique. En fait, lorsqu'elle tournait autour de lui, c'est là qu'il vit l'étrangeté et la légereté, pourtant, de son regard, ce qui l'anima et le rempli d'un sentiment particulier à Connely, un sentiment qu'il ne gardait que pour elle.

Lorsqu'elle proposa d'aller s'asseoir sur la colline, il acquiesca d'un mouvement de tête. Elle avait tenté de le convaincre en donnant mille et une idées, mais son idée à lui était déjà faite. Le soleil était déjà bien bas dans le ciel et s'ils ne se dépêchaient pas, ils risquaient de louper le coucher de soleil. Lui aussi espérait un évènement innatendu, un évènement spectaculaire qui leur mettrait l'eau à la bouche. Il serra donc les flancs de l'animal pour le faire galopper, jetant un léger coup d'oeil derrière lui afin d'être certain que Connely le suivait. Il lui fit un sourire lorsqu'il croisa son regard et finit par détourner les yeux, un léger pincement au coeur. Il arrêta le cheval sur la colline et sauta à terre avec la grâce d'un cowboy. Bon, il n'avait pas la grâce d'une ballerine, mais quand même, pour un gars de la terre, un gars de bras, c'était pas si mal. Il laissa son cheval aller manger et boire dans le petit étang à proximité. " Dommage que je ne sois pas sur un cheval blanc...! " affirma-t-il en faisant allusion à Blanche-Neige. Il s'approcha d'elle et lui tendit la main simplement pour être gallant. Et puis, ça faisait une éternité qu'ils n'avaient pas passé de moments comme ça tous les deux. Lorsqu'elle fut à terre, il garda sa main dans la sienne en la balançant d'avant en arrière, comme un gamin. Il alla donc s'asseoir sur la colline, l'entraînant avec lui. "Tu sais... Tu m'as manqué. Ça fait longtemps qu'on n'a pas prit de temps juste nous deux, sans rien faire, sans penser à rien." murmura-t-il alors qu'il serrait sa main dans la sienne. Il la laissa finalement, laissant son regard dériver jusqu'au delà des collines éloignées, vers le ciel qui se teintait de rose et d'orangé. "Je t'avais dit que c'était magique..." fit-il alors qu'il laissait ses mains plus loin derrière lui pour s'appuyer au sol. Simplement d'être assis là, avec elle, sa meilleure amie depuis l'enfance, ça lui faisait du bien. Elle lui avait vraiment manqué même s'ils s'étaient vus quelques fois pendant la semaine. Mais ce n'était jamais longtemps et ils n'étaient pas seuls. Il se rappelait alors les moments qu'ils passaient tous les deux dans les bois ou dans les collines. Wow...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Ven 13 Juin - 20:35

« Stop. Je t’arrête tout de suite. Je n’ai jamais dit ça. » répondit-elle sans plus attendre. « J’ai simplement dit que je t’aime, toi, quand tu joues l’homme imbus de sa personne. » Bien entendu, elle savait tellement bien qu’il plaisantait. Mais peu importe, Connely aimait le voir agir ainsi. Cela lui donnait un charme absolument fou. Sans trop savoir pourquoi, des pensées bizarres traversèrent son esprit. Et si Chayton n’était pas l’homme qu’elle croyait être. Et s’il se foutait de sa tronche depuis toutes ces années. Et s’il n’était plus le Chayton Macdonald qu’elle connaissait pourtant si bien. Ces quelques pensées et d’autres encore plus horribles fusaient dans sa boîte crânienne tel un geyser en pleine effusion. La demoiselle secoua la tête de gauche à droite pour arrêter ses idées absurdes. La réponse que lui fournis le jeune homme à propos de sa vie la fit rire. Non, Connie n’aimait pas étaler sa vie. Sauf lorsqu’elle avait quelque chose d’important et d’intéressant à raconter, Connely ne parlait que peu de sa vie. « Je sais bien mais toi aussi tu n’es pas mal dans le genre et ne le nie pas Chayton. » ajouta-t-elle pour seule défense. « Et puis, c’est de ta faute d’abord ! Je te signal que depuis longtemps je prends exemple sur toi. » Elle lui tira la langue et détourna son regard pétillant de bonheur du jeune homme. Bien évidement, elle mentait sur ce point là mais ça, seul sa conscience et son fort intérieur étaient au courant. Pendant qu’elle tentait en vain d’énerver Dreamer, le regard de Chayton se posa sur elle. Une sensation d’être épiée, surveillée, mais pas dans le mauvais sens l’envahit. Au contraire, la jeune blondinette trouvait cela plutôt flatteur. « C’est tout à fait ça m’sieur. » répondit-elle avec un sourire malicieux. « Mais tu ne mourras pas Chay. Et tu sais pourquoi ? » Pause. « Parce que je serai là pour te sauver m’sieur Macdonald ! » conclut-elle en souriant, fière de sa connerie.

Sans grande surprise, Chayton accepta sa proposition. Cela faisait un moment qu’elle n’avait eu la chance de partager un coucher de soleil avec lui. Elle le vit alors partir au galop. Vulcain fit de même sans que la demoiselle n’ait besoin de la lui demander. Elle l’empêcha cependant de rejoindre celui de devant, par peur du passé, par peur de le perdre lui aussi. Elle put tout de même capter son sourire et le lui rendit. Arrivée sur la colline quelques secondes après son ami, Connely ne put que sourire à la façon dont il descendit de son animal. La réflexion qui vient ensuite, Connie fit semblant de ne pas la saisir et ne répondit pas. Il n’y avait rien à répondre. Ou du moins, rien qui ne puisse garder en secret quelques sentiments qu’elle pouvait éprouver. Il vint à ses côtés et lui tendit la main. La demoiselle arqua un sourcil puis finit par céder et se laissa aider. Descendant de son destrier avec légèreté et grâce, elle se sentait bien. Vulcain alla vaquer à d’autres occupations certainement plus amusante que de porter du poids sur son dos et de galoper lorsqu’on le lui demande. Main dans la main, ils ressemblaient à deux gamins. Deux enfants qui ont beaucoup d’affections l’un pour l’autre. Deux bambins qui s’aiment d’amour. Mais non. Eux c’était différent … Ou presque. S’asseyant au sol, le jeune homme l’entraîna avec lui. La demoiselle se trouva à moitié couchée sur lui. Sans avoir eut le temps de bouger, Chay lui murmura quelques mots, serrant sa main comme jamais il ne l’avait serrée. Connie ferma les yeux, un sourire en coin sur les lèvres.
« C’est vrai que ça faisait longtemps … Mais à chaque fois qu’on est tous les deux, on se redécouvre un peu plus et c’est ça que j’aime … » Sa réponse claire et précise fut murmurée, voire presque soufflée. Une brise légère vint caresser leur visage. La jeune Richards se rassit correctement puis lâcha finalement la main du jeune homme. A sa réflexion elle tourna rapidement sa tête vers lui, le regard accusateur. « T’es gonflé Chay. C’est quand même moi qui tais parlée de cet endroit ! » Elle soupira et secoua légèrement la tête, peinée. Il le savait pourtant, elle plaisantait. Rien de bien méchant, non. Sa tignasse blonde vint se poser sur l’épaule du jeune homme. Le regard rivé sur l’horizon, le couché de soleil se voulait être magnifique ce soir. Rien ne pourrait les déranger. Rien n’allait les déranger. Rien ne pourrait les priver de ce moment privilégié. Connely ferma un instant les yeux. Le silence régnait depuis peu. Un silence qui ne devait pas être. Elle rouvrit alors ses paupières et regarda en arrière, par-dessus l’épaule de Chayton. La vision des cheveux avait disparu. Etrange. Elle plissa les yeux et laissa couler. Si ça se trouve, ils sont plus bas, là où elle ne peut les voir. Reposant sa tête inquiète sur l’épaule du jeune homme, Connie sentait une vague de réconfort l’envahir. « Tu sais quoi … Je t’aime Chay. » Ces quelques mots pourraient paraître futiles mais en réalité, ils signifiaient bien plus que cela. A l’ordinaire, ils se l’annonçaient souvent lorsqu’ils n’étaient que tous les deux. Mais le ton de sa voix avait changé. Ce n’était pas le même que d’habitude …
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Sam 14 Juin - 5:24




« Ah d'accord, je vois. Ça peut toujours m'être utile! » fit-il en lui faisant un sourire digne d'Apollon. Merde qu'il pouvait se montrer charmeur parfois! Pourtant, c’était bien plus le genre de Jon de se montrer aussi charmeur avec les filles. Seulement, Chayton était un grand romantique et toute la ville le savait. Il croyait au grand amour, à l’amour fou dont les poètes et les écrivains ont souvent fait mention. Vous savez, celui qui vous déchire les entrailles d’une si belle et si mélodieuse façon que tous vos sens en sont réjouis ? Votre cœur bat la chamade, vous ne semblez plus faire qu’un avec l’être aimé ? Il y croit encore. Chay’ n’était pas pareil à Jon sur un point. Jon pouvait ne pas s’attacher, penser que tout était tellement facile et qu’il n’avait qu’à coucher avec une fille pour un soir et qu’ils se retrouveraient le lendemain comme si rien ne s’était passé. Chayton ne pouvait pas faire ça, lui. Et il en n’avait d’ailleurs pas l’intention.

Il sentit la jeune femme un peu tendue et s’ils avaient été au sol, il aurait sans doute posé ses mains sur ses épaules pour la détendre comme il le faisait souvent. Un petit massage amical, comme il se plaisait tant à l’appeler. Ça n’avait rien de sensuel, bien que ses paumes, posées sur son dos ou ses épaules, brûlent d’un feu qui ne s’éteindrait sans doute jamais, du moins, c’était ce qu’il ressentait. Il se contenta de la regarder, légèrement inquiet, et lorsqu’elle rit de sa réplique, un sourire vint poindre sur ses lèvres alors que maintenant, il reconnaissait son amie, sa meilleure amie sans doute. «Moi, je te raconte toujours tout... » affirma-t-il en rigolant, sachant fort bien que c’était un mensonge. Lui, sa vie était un vrai fiasco. Du moins, sa vie familiale. Son père était la plupart du temps couché quelque part, saoul comme on osait à peine le croire. « Tu prends exemple sur moi. C’est bien ça ! Du moment que l’élève ne dépasse pas le maître... ! » fit-il en rigolant et en lui tirant la langue. Il aurait aimé attraper sa langue à elle, comme ça, elle ne lui ferait plus de grimaces, mais il était un peu loin... ! Lorsqu’elle affirma qu’elle viendrait le sauver, Chay éclata de rire, amusé. « Ouais c’est ça ! Si tu me touches, c’est sur que je me retrouve à l’hôpital avec quelques égratignures, quelques bleus et peut-être une ou deux fractures ! » affirma-t-il en rigolant, blaguant pour tenter de l’énerver un peu. Connie n’était pas maladroite, mais Chay aimait bien la taquiner.

Lorsqu’il vint pour l’aider à descendre de son cheval et qu’elle sembla hésiter, Chayton eut un air amusé et dit en riant légèrement. « Allez, laisse l’orgueil de côté, Connie ! Et fais-moi plaisir ! » Il lui fit un clin d’œil amical et l’observa lorsqu’elle lui prit la main et qu’elle mit pied au sol. Ses cheveux blonds valsaient dans le léger vent et les derniers rayons de soleil encore visibles venaient donner une teinte orangée parfaite à ses jolies boucles et à ses beaux yeux. C’est fou comment des sentiments peuvent changer parfois... Peut-être était-ce parce qu’il avait décidé de se l’avouer enfin ? De s’avouer enfin qu’il ressentait pour elle autre chose que de l’amitié ? Depuis le temps que Jon et James le lui disaient ! Ils le voyaient agir, ils devaient savoir eux aussi. En fait, n’importe qui, sauf Connely apparemment, aurait pu savoir ce qu’il ressentait en voyant la flamme dans ses yeux lorsqu’il entendait son nom ou lorsqu’il entendait parler d’elle. N’empêche qu’entre d’éternels amis, c’était ça aussi et c’était parfois tellement difficile de différencier l’amitié de l’amour...

Lorsqu’il l’entraîna avec lui au sol, il crut d’abord qu’elle viendrait s’installer à ses côtés, mais elle sembla perdre l’équilibre sans pouvoir mettre sa main au sol puisque Chayton la tenait toujours. Elle se retrouva sur lui et avec son autre main, rapidement, il la retint, sur sa hanche, afin de faire comme si tout ça était des plus naturels. Sa remarque suite à ses paroles le fit sourire et il serra doucement sa main cette fois. « Tu as raison. On dirait que je te connais par cœur, mais en même temps, j’ai encore tant à apprendre... ! » murmura-t-il alors qu’il laissait son regard dériver dans les yeux de la demoiselle. Il la laissa lâcher sa main et s’asseoir à ses côtés alors que lui-même se mettait plus à l’aise, posant ses mains derrière lui comme appui. Il pouffa de rire lorsqu’elle affirma avoir parlé de l’endroit en premier. Bien sur... N’empêche qu’au départ, c’était quand même lui qui avait suggéré Gold Spring. La demoiselle n’y serait jamais allée sinon, du moins, pas toute seule. Il garda tout de même sa réflexion pour lui, se contentant de sourire, amusé. Son regard dérivait au loin alors que le soleil disparaissait maintenant complètement de ce côté-ci de la Terre. Il avait été fasciné, plus jeune, par ce genre de phénomènes et avec Connie, ils avaient même essayé de fabriquer un télescope pour voir jusqu’à Pluton et même, de l’autre côté de Pluton. Bien sur, le seul astre qu’ils avaient réussi à voir à part les étoiles était la lune, mais quand même... Ils avaient eu bien du plaisir ! Ça lui se rappelait un peu ce moment, bien qu’ils soient maintenant devenus de jeunes adultes avec un brillant avenir.

Cependant, lorsque Connely regarda autour d’elle et derrière lui afin de voir où étaient les chevaux, elle les chercha du regard sans même les apercevoir. Chayton ne s’inquiétait pas pour son étalon puisqu’il ne s’éloignait jamais bien loin. Dreamer était un peureux né, bien qu’il puisse être un peu plus courageux en compagnie du cheval de Connely. Connely posa sa tête sur son épaule et il sentit qu’elle se détendait à ce simple contact. Un sourire naquit sur ses lèvres et il le laissa planer un moment, le regard dans le vide. Cependant, les mots qu’elle prononça à cet instant le ramenèrent dans l’instant présent et aussitôt, il chercha à comprendre le sens de ses paroles. Elle avait dit ça comme s’il n’y avait rien de plus normal, mais son ton de voix était différent. Ils se lançaient souvent ce genre de phrases du genre : « Tu le sais, hein, que je t’adore et que je t’aime trop ? » ou simplement des « Je t’aime Macdonald » ou des « Je t’aime Miss Richards ! ». Seulement, même si c’était vrai, ça lui avait toujours parut enfantin, mais là, elle-même appuyée contre lui, dans l’endroit le plus romantique, pour lui, qui soit, elle lui disait un « Je t’aime, Chay » tellement... Il releva délicatement le menton de la jeune femme de l’une de ses mains, ne pouvant s’empêcher de plonger un regard profond dans le sien. Il était trop peu sur, pour la première fois, de ce que pensait Connely et il n’aimait pas cela. Seulement, ainsi, tout près d’elle, leurs visages à proximité, sans doute trop près, il franchit la distance qui les séparait et délicatement, dans la douceur d’une goutte de rosée qui se dépose sur un pétale de rose, il embrassa le coin de ses lèvres, juste le coin. Ce n’était qu’un très léger baiser, volé aurait-on pu dire. Sans doute, même, la jeune femme aurait-elle pu rêver tellement ce fut léger, rien qu’un effleurement, quasiment. Il avait fermé les yeux, tous les muscles de son corps s’étaient détendus alors qu’il déposait au creux de ses lèvres un doux baiser. Il garda les yeux fermés un moment et lorsqu’il les rouvrit, un sourire, un merveilleux sourire se dressait sur ses lèvres. Il ne savait pas quoi dire, il ne savait pas ce qu’elle avait voulut dire par « Je t’aime, Chay », mais cette fois, ce qui était certain, c’était qu’elle-même savait à quoi s’attendre ; elle connaissait ses sentiments. Il la serra contre lui, l'entoura de ses bras musclés par les durs travaux et déposa un baiser dans ses cheveux, comme il le faisait avec elle lorsqu’il désirait la réconforter. Les chevaux attendraient.

« Connie... Je t'aime aussi... Tu le sais, hein...? » fit-il dans un murmure alors qu'il glissait ces quelques mots à son oreille, comme lorsqu'ils étaient tout jeunes. Vive les souvenirs... Mais cette fois, ce n'était pas qu'un amour enfantin, qu'un amour de frère et soeur qu'on pouvait ressentir dans le ton de sa voix, mais bien un amour plus profond, moins futile...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Dim 6 Juil - 20:34

« J’espère bien que cela te seras utile. C’est pas pour rien que je te donne des conseils. » rétorqua-t-elle légèrement fière. Depuis tous petits, Connie avait l’habitude de donner des conseils à Chay concernant les femmes. Elle était, par ailleurs, fière de pouvoir constater qu’il l’avait écouté et que, désormais, le jeune Macdonald était le tombeur de ces dames. Finirait-elle d’ailleurs elle-même par tomber dans ses propres pièges ? Seul l’avenir pourra répondre à cette question. Seulement voila, il était difficile pour la jeune femme de savoir si ses sentiments étaient tous correctement rangés dans la bonne case pour chaque personne. Ces derniers temps, elle avait vraiment l’impression de se perdre. C’était comme si tout se mélangeait dans sa tête. Comme si chaque sentiment avaient prit leurs petites jambes et s’étaient placés dans une autre case que la leurs, correspondant donc à une autre personne. De toute façon, elle serait surement bientôt fixée.

***


Connely était en effet tendue, c’était le cas de le dire. La peur du passé survenait dans son cœur à chaque fois que sa monture faisait un pas. Même les regards inquiets que lui lançait Chayton ne pouvaient la faire changer d’avis. Bien sûr qu’elle savait qu’il s’inquiétait pour elle. Depuis le temps qu’ils se connaissent, elle le connaît par cœur et arrive à capter les regards qu’il lui lance sans pouvoir le voir, lui, l’homme de sa vie. Soudain, la réflexion du jeune homme la fit rire aux éclats. Tous deux, savaient très bien que c’était un mensonge mais peu importe. « L’élève a depuis longtemps dépassé le maître, Macdonald ! » lança-t-elle avec un clin d’œil en guise d’accompagnement. Ce qui suivit la vexa terriblement. Plus susceptible qu’elle tu meurs. Elle ouvrit grand la bouche et la referma presque aussitôt, ravalant ses paroles. Détournant son regard du jeune homme, notre blondinette adorée ne fixa plus que le lointain, laissant éclater des paroles dures. « Tu pourras toujours crever sous mes yeux que j’en rirai à cœur fendre Chaton Macdonald ! Et après, je me saoulerai la tronche avec ton père pour fêter ta mort ! » Tranchante telle une lame de rasoir et déstabilisante, les mots raisonnèrent dans un silence infini. Elle n’avait, une fois de plus, pas mesuré la gravité de ses paroles. Son ton sérieux et impassible retentit en un clin d’œil. Elle avait frappée fort … très fort … trop fort. Même si ces phrases ne collaient pas au décor, à la personnalité de Connie, ni même à la relation qu’ils entretenaient, elle venait de blesser son petite homme. Elle se rendit rapidement compte de sa bêtise et approcha sa monture de la sienne, venant même à se coller l’un contre l’autre. Elle prit alors les rênes dans une main et, de l’autre, elle caressa doucement la jambe de son ami. Elle voulait se faire pardonner de toutes les manières qu’il existe. Elle n’avait pas le choix. Elle plongea son doux regard dans le sien avant d’entrouvrir à nouveau la bouche. « Je suis désolée Chay … C’est pas ce que je voulais dire. Et puis … Tu sais que ce n’est pas vrai, hein, tu le sais ? Je t’aime trop pour faire une chose pareille … » Elle ne trouva pas d’autres mots pour exprimer le regret qu’elle avait. Comme d’habitude, Connely Richards a encore frappée, mais pas sur la bonne personne …

***


Ca, pour la connaître par cœur, il l’a connaît par cœur. C’est vraiment le cas de le dire. Du plus petit détail de l’existence de la demoiselle, au plus évident de tous. Connie est la même envers Chayton. Ils ont passés tellement de temps scotchés l’un à l’autre que tout paraît être trop facile, comme une évidence. Seulement voila, les gens changent au fil du temps et, dans le cas présent, c’est un véritable plaisir de redécouvrir des facettes perdues des gens que l’on connaît depuis autant de temps. « C’est pareil pour moi. Et puis, cela permet de voir évoluer les gens à qui l’on tient … Bref. Vive les pensées philosophiques à la Richards ! » conclut-elle. Un doux rire s’imposa. Son père était comme ça lui aussi. En plein milieu d’une conversation, il pouvait se mettre à parler tel un grand philosophe avec des raisonnements tellement tordus qu’il en était d’autant plus crédible. En y repensant, Connie est tout de même bien le portrait craché de son père, surtout au niveau caractère et façon de penser. Pour ce qui est du physique, elle est le portrait de sa mère mais cela n’a pas d’importance. « Tu sais quoi … » Elle s’arrêta un instant pour tourner la tête et pouvoir le regarder « Je vais peut-être reprendre mes études … » Son air légèrement grave signifiait beaucoup plus qu’une simple nouvelle. Si elle le faisait, cela signifierait qu’elle devrait quitter Mt Pleasant durant quelques temps et ainsi, laisser derrière elle sa famille, ses amis et tout ce qui va avec, comme James l’avait fait il y a peu de temps. Au fond d’elle, elle voulait le faire mais quelque chose, ou plutôt quelqu’un l’en empêchait. Oui, vous l’aurez deviné, c’est bien de Chayton dont il s’agit. Elle n’avait pas la force ni l’envie de l’abandonner. Jamais elle ne pourrait le laisser pour reprendre ses études. Cependant, elle avait lancée cela pour voir quelle serait sa réaction, et puis, elle lui dirait que ce n’était qu’un projet et non une idée fixe, bien qu’elle serait assez partante pour reprendre les cours, la fac et tout ce qui s’en suit. Un espèce de test, comme ils s’en lançaient souvent pour tester l’autre sur sa ‘ fidélité ‘ si l’on puits dire ainsi.

***


Toujours aucune nouvelle des chevaux. Sachant que Dreamer, appartenant au jeune Macdonald, est un grand peureux, elle ne se faisait aucun soucis pour lui ; cependant, Vulcain est loin de ressembler à son compagnon à quatre sabots. * Oh et puis merde ! * se dit-elle tout en se retournant, perdant son regard sur le lointain. Ses mots sortirent comme ça, sans qu’elle n’ait réellement pu se contrôler. Pourtant, elle le pensait tellement fort et ce sentiment était trop incertain pour qu’elle ne sache vraiment ce qu’elle voulait dire. Une main douce et délicate vint relever son menton et leur regard se croisèrent pendant un moment, avant que la limite ne fût franchie. Cette même limite que, quelques mois auparavant, Connely songeait à retirer. Un baiser volé, éphémère, qui eut l’effet d’une bombe dans le cœur de la jeune femme. Elle ne chercha pas à s’écarter, à montrer son désaccord en montant sur ses grands chevaux, ou autre. Elle ne le voulait pas. Blottie contre lui, elle savait enfin ce qu’il ressentait et pourquoi James et Jon se mettaient à faire des messes basses lorsqu’elle était avec le trio. Ça lui fit du bien de savoir à quoi s’attendre, de savoir si le fait de la voir le rendait aussi bizarre, au point que Jon et James fasse des cachotteries et se mettent à le sermonner une fois la blondinette partie. Un murmure à son oreille la fit fermer les yeux pendant quelques secondes. Il fallait qu’elle réagisse, qu’elle lui montre qu’elle avait reçut le message cinq sur cinq. Comme paralysée, la demoiselle ne répondit pas. Elle laissa passer quelques minutes puis finit par agir. Le ton de sa voix avait changé et elle savait à présent que l’amour enfantin qu’ils entretenaient si bien avait laissé place à un amour plus profond et moins futile. Elle se dégagea lentement de son emprise et posa délicatement sa main sur le visage du jeune homme. Moins volé et plus révélateur fut le baiser qu’elle déposa sur ses lèvres. Fermant les yeux, elle se sentit mieux, moins oppressée. Il savait lui aussi à quoi s’attendre maintenant. Quitte ou double ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mer 9 Juil - 17:20

Chayton sourit à sa réplique. C'était vrai par contre que Connely lui donnait souvent des conseils concernant les demoiselles. Jon et James aussi, mais avec eux, ça tournait toujours en flop. Bon, avec Maddison, ça avait mal tourné par sa faute à lui et peu importait ce qu'il avait à dire pour sa défense, il n'y avait aucun dos capable de supporter son erreur sinon le sien. Il l'avait trompée, point et il avait réussi à passer par-dessus. Heureusement, elle aussi. Il ne l'aimait plus maintenant qu'il avait appris à la laisser de côté, mais il ne lui souhaitait pas de malheur non plus. Lorsqu'elle affirma que l'élève avait dépassé le maître en matière de cachotteries, Chayton affirma d'un léger hochement de tête, tout sourire. "Tu as raison, Connie. Tu es drôlement plus secrète que moi...!" fit-il dans un murmure en rigolant légèrement. Lui aussi ne disait pas grand chose sur sa vie, disons qu'il le faisait en cas de nécessité, mais elle ne laissait pas sa place non plus de ce côté-là. Apparemment, ils étaient faits pour s'entendre tous les deux vu les points qui les rapprochaient depuis déjà tellement longtemps.

Chayton avait été paisible et avait lancé sa réplique sur sa tournée à l'hôpital si Connie l'approchait d'une voix enjouée, étant certain qu'elle le prendrait en blague, mais le ton qu'elle employa le cloua sur place et il osa à peine faire un geste pour encourager son cheval à avancer. Il tourna des yeux ahuris dans la direction de son amie et un regard dur vint prendre place sur son visage pour remplacer son éternel sourire. Elle osait... Franchement s'il y avait une chose qu'on ne devait pas faire avec Chayton, c'était de parler d'un quelconque rapprochement entre lui et son père. Et là, Connely avait fait tomber la goutte qui fait déborder le vase de ce côté-là. Il la savait impulsive et il savait qu'elle regrettait souvent ses paroles par après, mais Chayton avait du mal avec son père. Il ravala donc sa salive en hochant la tête, déçu. " Tu iras. Il n'aura même pas la force de lever son verre pour trinquer." affirma-t-il en reprenant les rennes de son cheval et en le faisant marcher au trop, voulant légèrement s'éloigner. On voyait bien dans sa démarche qu'il était vexé. Vexé, dérouté, déçu et surtout, blessé. Le dos droit, n'importe qui d'autre aurait pu penser qu'il venait simplement d'être blessé dans son orgueil comme la plupart des hommes lorsqu'une femme les remet à leur place, mais Connely le connaissait suffisamment bien pour savoir que ce n'était pas le cas. C'était plus que ça. Pour lui, son père n'était plus qu'un géniteur. Il l'avait engendré, il l'avait élevé avec sa mère lorsqu'il était tout jeune et il l'avait ensuite abandonné alors qu'il aurait eu tellement besoin de lui. Il n'était plus important et qu'elle lui fasse allusion le mit en colère. Par contre, lorsqu'il la sentit se rapprocher de lui et que sa douce main se posa sur sa jambe, comme pour le forcer à s'arrêter, il reprit peu à peu des couleurs et comprit qu'elle avait dit ça sans réfléchir. Elle s'excusa aussitôt en affirmant qu'elle l'aimait trop pour ça. "J'espère." murmura-t-il alors que son air de boeuf se changeait peu à peu et qu'il devenait plus détendu. "Mais ce que je sais, c'est que j'aurais la meilleure pour me soigner si jamais je me blessais. Ce n'était qu'une blague tout à l'heure." affirma-t-il légèrement sur la défensive. Il s'écarta légèrement en faisant faire un écart à son cheval, ne voulant point qu'elle le touche à nouveau. Il savait qu'il pourrait alors tout lui pardonner.

Il ne répondit pas lorsque la demoiselle parla de philosophie et tout, il n'y avait qu'un léger sourire sur son visage, mais quand elle affirma vouloir reprendre ses études, Chay' se stoppa net et ne sut pas quoi dire sur le coup. Il avait tellement été surpris par ce que James lui avait dit, il avait tellement eu du mal à essayer de le comprendre et de voir les raisons qui le poussaient à étudier encore, mais là... Deux en si peu de temps... " C'est pas vrai... Tu... Tu vas partir, toi aussi? Je... " Il ne savait vraiment pas quoi dire et on voyait que les paroles de la jeune fille, celles qui l'avaient mis dans un état de colère, étaient disparu. Seuls ces quelques mots importaient maintenant. "Vas-y. Je ne veux pas être celui qui te retiendra ici. C'est ta vie..." murmura-t-il plus déçu et ému que d'autre chose. Son coeur battait la chamade et il ne pouvait tout simplement pas s'imaginer poursuivre sa vie alors qu'elle serait loin. Quand James était parti, il y avait encore Jon et Connely ici pour l'occuper malgré tout, mais James faisait sa vie lui aussi et Chayton se doutait bien qu'il finirait peut-être par les laisser tomber avec son Antonia pendue à ses flancs. Pourtant, il le comprenait malgré tout. Il ferma les yeux et ravala avant de pousser un léger soupir.

***

Chayton s'était donc retrouvé au sol un peu plus détendu maintenant et lorsque Connely laissa échapper un "Oh et puis merde!", un sourire vint s'affaler sur ses lèvres. Il allait prononcer quelques mots, mais la proximité des deux jeunes gens et le moment l'en empêchèrent. Malgré le fait qu'elle risquait de l'abandonner, de partir et de ne revenir peut-être jamais, Chay' vint déposer un baiser délicat sur ses lèvres et la jeune femme mit tellement de temps à répliquer ou à faire un geste qu'il crut avoir mal fait. Il ne voulait pas mettre en l'air leur amitié pour un baiser et il avait légèrement détourné les yeux jusqu'à ce qu'elle revienne à la charge et l'embrasse de nouveau. Cette fois-ci, Chayton sentit tous ses sens en ébullition, sa peau brûlait sous ses doigts alors qu'il posait ses mains sur les bras et les épaules de la jeune femme. Il répondit au baiser avant de glisser une main sur sa joue, puis sur sa nuque, voulant profiter au maximum de cet état d'ivresse qu'accompagnait un premier baiser avec la femme de vos rêves, celle que vous connaissez depuis toujours, mais que jamais vous n'auriez imaginé qu'il puisse se passer quelque chose. Son autre main vint se glisser dans le dos de la jeune femme afin de l'étendre avec délicatesse sur le sol, ne désirant pas lui faire mal. Il passa au-dessus d'elle dans un souffle alors que ses lèvres goûtaient son cou, ses épaules, et ne se lassaient pas de ses lèvres à elle. Alors qu'il l'embrassait encore, deux hennissements retentirent tout près et Chayton sourit dans son baiser alors qu'il plongeait son regard dans celui de Connely. Il cessa le baiser quelques secondes afin de lever les yeux vers les chevaux, à environ trois ou quatre mètres d'eux deux. Ils balançaient la tête et Dreamer semblait furieux. "Apparemment, ça ne leur fait pas plaisir..." murmura-t-il alors qu'il était toujours sur Connely, un genou posé tout près de sa cuisse afin de se retenir. Chayton fronça légèrement les sourcils alors que ses doigts jouaient distraitement dans les cheveux de Connely. Il ne savait plus quoi penser. Ce baiser l'avait mis dans un tel état qu'il aurait pu faire n'importe quoi pour elle, mais la seule idée qu'elle parte le faisait souffrir à un point inimaginable. Il ferma les yeux pour s'arracher à la vision des chevaux et revint plonger ses yeux bleus dans ceux tout aussi électriques de la demoiselle. Il ne fit rien, se contentant de glisser ses doigts dans ses cheveux d'un geste quelque peu nerveux.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mer 16 Juil - 11:34

Elle avait osée et n'aurait pas dû. Elle le savait. Mais peu importe à présent, elle l'avait fait. Il est trop tard pour revenir en arrière maintenant. La main sur son chapeau et les yeux fermés, Connely se rendait pleinement compte de son erreur. Elle savait pertinemment qu'entre Chayton et son abruti de père, ce n'était pas la joie. Elle avait fait une boulette, une grosse boulette. Dans sa remarque, elle sentait la déception. Cette déception qui n'échappe à personne lorsqu'on l'emploie. Cette même déception qui poussa la demoiselle à se faire pardonner sur le champ. « Chay ... » Sa voix paraissait se perdre dans un silence lourd, glacial et sans appel. Le voyant s'éloigner, elle comprit qu'il était blessé, mais pas seulement dans son orgueil. Chayton et son père sont deux personnes totalement différentes. L'un sans l'autre donne le même résultat que s'ils étaient ensemble. Elle avait du culot de l'avoir remis en place de cette manière. A son échelle, c'est comme si on la comparait à sa mère. Cette dernière et le père Macdonald auraient fait une très bonne paire. A eux deux, ils auraient pu détruire Mt Pleasant s'ils l'avaient voulu. Seulement voila, au lieu de ça, ils ont décidés d'abandonner leurs propres enfants. Chayton a plutôt intérêt à ne pas douter de son amour pour le jeune homme. Un très léger sourire en coin vint alors perturbé le visage anxieux de la blondinette. « Je m'en suis rendue compte trop tard. Je suis désolée ... T'auras peut-être pas la meilleure mais je ferais de mon mieux. » Des paroles réconfortante, c'est tout ce qu'elle voulait. A croire que c'était elle qui avait été blessée et non lui. En même temps, si elle faisait un temps soit peu plus attention, elle aurait remarquée que tout ce qui blesse Chayton la blesse aussi.

« Ce n'était qu'une idée, un simple projet. J'ai pas envie de partir maintenant. J'ai encore besoin de temps. » rétorqua-t-elle rapidement. Bien sûr que cette idée lui donnait envie. Cependant, elle ne pouvait faire comme James. Partir comme ça, sans regret, c'est impossible. Aucun être humain doté d'un cœur ne pouvait faire une chose pareille. Et puis, de toute façon, si elle choisissait de reprendre ses études, ce ne serait pas avant la rentrée prochaine. Pas question de reprendre tout de suite. Pinçant les lèvres telle un canard qui boude, elle haussa les épaules puis replaça son chapeau sur sa petite tête blonde.


***



Le fait qu'ils soient aussi proches que ça pouvait paraître totalement paradoxal, cependant, elle avait besoin de ça. Elle avait besoin de l'avoir près d'elle. Elle avait besoin de sentir qu'il était là pour elle, même si elle pouvait en être persuader étant donné leur relation depuis toutes ces années. Bizarrement, elle ne voulait pas que cela s'arrête. Ce moment-là, elle l'avait souvent imaginée sans jamais penser que cela arriverait. Après tout, cela n'était pas censé se produire. Ou alors, il ne peut véritablement jamais avoir d'amitié garçon / fille sans aucune arrière pensée. Ce moment si privilégié qu'ils étaient en train de passé était pourtant impossible à stopper. Tous ses sens étaient en éveil. La peau frémissante sous les doigts du jeune Macdonald, Connie se laissa aller, guidée par cette pulsion inexplicable qui fait qu'on est obligé de la suivre, de l'assouvir. Pourquoi ce désir si intense devait se faire avec la personne que l'on connait depuis le jardin d'enfant ? Pourquoi avoir attendu tout ce temps alors que ce que l'on cherchait se trouvait là, juste sous notre nez ? Cette envie de bouleverser les choses, de faire croire à l'impossible n'en ait finalement que plus forte. Puis, sans vraiment s'y attendre, elle se sentit basculer en arrière avec une certaine retenue cela dit. En touchant le sol sans mal, elle comprit que Chayton l'avait fait basculer. Alors que leurs lèvres se quittèrent un instant, la jeune femme rouvrit les yeux et ne vit que le ciel, encore légèrement teinté de rouge. Deux hennissements vinrent perturber ce moment intense. Regardant du mieux qu'elle put en arrière, elle vit leurs chevaux les regarder. La remarque de son ami la fit rire aux éclats. Les nerfs probablement. La situation était assez embarrassante. En fait, si cela avait été quelqu'un d'autre que les chevaux - des humains donc, la situation aurait pu se trouver gênante, enfin, du point de vue de la blondinette. « Je confirme ... Mais, en même temps ... Depuis quand ces êtres à quatre pattes s'occupent de nos vies ? » Cela n'avait absolument aucun rapport, ou presque. La jeune femme passa sa main dans les cheveux qui jeune homme. Il semblait nerveux. Elle le sentait rien qu'à sa façon de glisser ses doigts dans ses cheveux. Il n'était pas à l'aise elle le savait. Elle non plus ne l'était pas. Seulement, elle avait cette capacité de cacher ses sentiments. le fait qu'elle soit aussi introvertie que cela avait parfois ses avantages. Elle fronça légèrement les sourcils et se redressa lentement jusqu'à ce qu'elle puisse tenir sur ses coudes. « T'es bizarre Chay ... C'est quoi le problème ? » Le ton de sa voix ne comprenait aucun reproche, au contraire, il se voulait doux et rassurant. S'il y avait quelque chose, elle voulait le savoir maintenant plutôt que de vivre sur de quelconques espoirs.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   Mer 16 Juil - 19:42

" De temps..." murmura-t-il alors qu'il refusait de croiser son regard une nouvelle fois. "De temps..." répéta-t-il plus pour lui-même que pour Connely à ses côtés. Fâché? Déçu? Oui, Chayton lui en voulait malgré tout de lui dire comme ça qu'elle désirait partir. Bien sur, elle affirmait maintenant que c'était un simple projet, que rien n'était encore décidé, mais Chayton connaissait suffisamment son amie pour savoir que si elle lui faisait part de ses projets, c'est parce qu'elle y tenait. Il aurait aimé lui dire de foncer et de ne pas demeurer ici simplement pour les autres. Dans la vie, il fallait faire des concessions afin de réussir à avancer et Chayton aurait aimé la laisser partir en se disant que tout ça était bon pour elle. Mais il en était incapable. C'est sans doute pourquoi il préféra se taire sur le sujet pendant un moment, se disant que celui-ci méritait sans doute réflexion. Un homme gentil et attentionné aurait laissé ses propres soucis et ses propres sentiments de côté afin de la laisser vivre ses expériences, à croire que Chay' n'était pas l'homme parfait que toutes les femmes recherchaient. Oui, il avait eu quelques copines, c'est vrai. Plusieurs même, mais rarement pour les bonnes raisons. Charlie ne cessait de dire qu'il méritait de trouver l'amour parce qu'il s'oubliait souvent pour les autres, seulement... Cette fois ce ne serait pas le cas. Il ne pourrait pas la laisser partir comme ça ou du moins, il devrat la suivre. Ce n'était pas de quitter son père qui le terrorisait, évidemment puisque son père n'était pour lui qu'un vieil objet qu'on laisse à la brocante pour s'en débarasser. Il aurait surtout honte de quitter James, Jon et les autres alors que lui-même avait fait la tête à James lorsqu'il était partit. Bien sur, ils avaient murit et le contact ne serait peut-être plus le même, mais Chayton se sentait redevenir adolescent malgré tout et il n'aimait pas ça.

***

Chayton avait fermé les yeux tellement les baisers qu'ils échangeaient tous les deux le faisaient frémir et faisaient s'enflammer son corps et son esprit. Il n'avait plus à penser à rien et pour l'instant, seule Connely comptait. L'intrusion des chevaux, par contre, vint lui faire prendre conscience de ce qu'il faisait et malgré le fait qu'il le désirait, qu'il la désirait plus que tout, il comprenait qu'il aurait dû stopper ça avant que ça dégénère. Les baisers de Chayton étaient devenus trop langoureux, trop intenses, et ses mains trop balladeuses, trop ambitieuses. Elles se glissaient sur les courbes de la jeune femme avec délice et il se sentait juste... bien. Elle le faisait frémir et il sentait qu'il aurait pu facilement aller beaucoup plus loin .Essaie d'arrêter après, une fois que tu te rends compte, trop tard bien évidemment, que ce n'est pas l'action que tu dois poser...? Impossible. Il sourit à sa réplique concernant les chevaux et ne répondit rien pourtant, s'appuyant sur un coude afin de ne pas l'écraser, mais demeurant tout de même plutôt perdu.La voix douce de Connely le fit de nouveau revenir sur terre alors qu'il prenait de l'assurance dans ces gestes et dans ses caresses. Le problème? Le problème...

Chayton se redressa légèrement jusqu'à pouvoir observer Connely dans les yeux, à une vingtaine de centimètres environ de son visage. Il prit une grande respiration alors qu'il ne trouva même pas le courage de lui dire ce qui lui fendait le coeur. Il ne voulait pas l'empêcher de faire ce dont elle avait envie et c'est pourquoi il se contenta de la serrer très fort dans ses bras, fermant les yeux afin de se contrôler. Il s'était appuyé au sol, à moitié sur elle et déposa un baiser amoureux et délicieux sur ses lèvres légèrement parfumées. Il ne pouvait pas mettre des mots sur ce qu'il ressentait à cet instant puisque Chayton n'avait pas été souvent amoureux.Et avec Connely c'était différent car il la connaissait par coeur. "Je... Je ne sais pas quoi dire..." murmura-t-il à son oreille dans un léger élan de panique. "Qu'est-ce que je vais faire, moi, sans toi...? Hein qu'est-ce que je vais faire...?" fit-il alors qu'il prenait la tête de Connely entre ses mains, le visage peiné malgré tout. Oh que si il la connaissait et il savait qu'elle risquait de partir si c'était ce qu'elle voulait. Elle abandonnait rarement ses plans et cela le mettait en rogne. Pour une fois, il aurait aimé que son amie ne soit pas aussi déterminée. Son amie était bien trop importante pour lui pour la laisser partir le temps qu'il faudrait, en espérant qu'elle revienne un jour. Ceux qui quittaient Mount Plaisant préféraient parfois partir pour de bon... Sa main caressa délicatement les cheveux de la jeune femme alors qu'il la serrait toujours contre lui, refusant de croiser son regard. Bie sur, il n'était pas du genre à pleurer, trop orgueilleux pour ça, comme la plupart des hommes, mais il savait que tout son être était retourné, du plus profond de son âme au bout de ses orteils. Il se sentait chamboulé et il aurait aimé profiter du moment, comme ça, sans penser à rien. Malgré tout, les paroles de la jeune femme lui revenaient en mémoire et il ne pouvait s'empêcher de les entendre encore et encore dans sa tête.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Just you and me for a walk [R]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Just you and me for a walk [R]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» I've never been one to walk alone, I've always been scared to try. [May]
» 05. I walk this empty street, on the boulevard of Broken Dreams (Leah & Sarah)
» ronon&logan ? « don't walk away when my world is burning »
» Walk like an Egyptian [qui veut]
» Evie ? I walk alone in the unknown

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Ecstasy of Gold :: FOR A FEW DOLLARS MORE :: Graveyard :: EOG I :: RP-
Sauter vers: