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 Sixty two. [Res. to Bill]

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MessageSujet: Sixty two. [Res. to Bill]   Ven 30 Mai - 0:22

- J'veux pas passer un après-midi tout entier avec le vieux!
- Ca t’apprendra à renverser du café sur sa chemise!
- Mo'! Défends-moi, merde! J'ai même rien fait! Il a attenté à la vie de son tissu merdique lui-même!

Le choc. Voilà bien plusieurs heures, depuis l'aube, que Louise tentait de raisonner son frère. La veille, elle avait décidé d'aller prendre son petit déjeuner dans un café de Mount Plaisant plutôt que d'attendre sa mère et ses pancakes à moitié brûler. Pour une fois, depuis le départ de Maureen, elle avait enfin trouvé le courage de faire le mur -très tôt le matin, ça compte?- et de ne laisser qu'un vulgaire mot sur la table de la cuisine et un autre sur le frigidaire à sa place...

La porte ouverte, le tintement de la cloche, le sourire d'une des serveuses, tout semblait promettre un petit-déjeuner paisible, agréable, agrémenté par quelques doux rayons de soleil. Elle s'était assise sur l'une des banquettes et avait passé commande. Crêpes, café, jus de fruit et, son petit péché mignon, un pain au chocolat français. Certes, l'exportation ou la fabrication ne devait certainement pas égaler ceux que les français réalisaient, mais bon. C'était un début. La serveuse lui avait demandé de patienter après lui avoir servit une première tasse de café.

Un autre tintement de cloches. Elle n'avait même pas levé les yeux pour voir le nouvel arrivant. Sans ça, elle se serait très certainement sauvée de l'endroit et n'y aurait remis les pieds qu'à la mort du doyen adoré de toute la ville de Mt Ple'. Comme elle aimait donner de jolis surnoms. Et beaucoup de noms d'oiseaux, en réalité. Quelques instants après, ayant consulté la carte une énième fois, elle se levait pour rejoindre le comptoir et ajouter un oublie à sa longue commande. Elle avait oublié de demander une tarte aux pommes...

Peine perdue. Elle avait percuté de plein fouet William Crowley et ce dernier, devenu gâteux et sénil (seule défense qu'elle put utiliser lors du plaidoyer de son frère), avait renversé les deux cafés qu'il avait en mains. Sa vieille chemise à carreaux, si resplendissante grâce aux effets du soleil, avait alors réellement l'air d'une très vieille chemise à carreaux.

C'était son frère qui était venu la voir pour lui en toucher deux mots. Aucune excuse, aucune parole. Limite ses yeux jetaient des flammes dans la direction de William. Qu'est-ce que celà aurait été si elle avait, elle aussi, été touchée par le liquide brûlant et noir? Le volcan se serait très certainement réveillé. Dans la chambre de Louise, les cris et la dispute allaient bon train. Maureen défendait encore le doyen alors qu'elle, elle se taisait. Elle n'avait pas envie d'argumenter pendant des heures le pourquoi du comment elle en était arrivée là.


- Ne pas t'excuser! C'est la meilleure! Papa t'a élever comme ça?

Elle avait gardé pour elle ses paroles acerbes qu'elle lui réservait, songeant que William Crowley n'était pas un sujet assez digne pour être à l’origine d'une vraie dispute entre son frère et elle. Aujourd'hui, elle aurait pu rejoindre son amie Roxanne, faire les boutiques à ses côtés, la taquiner à propos de la boutique d'armes, lui lancer des blagues salaces, lui raconter encore à quel point elle avait bien fait de larguer son frère. Ou était-ce l'inverse? Peut-être qu'ajourd'hui, elle lui aurait enfin demandé pour quoi les deux jeunes gens avaient rompus. Banal, ne cessait de répliquer Maureen. Pour Lou, le mot banal et Maureen n'étaient pas faits pour aller ensemble.

- Je veux rien savoir de tout ça! Il m'a foncé dedans, tout pimpant, tout joyeux! Il pouvait pas regarder où il marchait?
- Et toi, Louise? Remets-toi en question un peu!
- Pour la cause d'un sexagénaire? Même pas en rêve Maureen!
- Mais, le mot respect veut dire quoi, selon toi?
- C’est pas la réservation des paix? Lança t-elle innocemment, assise sur son lit, un magasine de mode entre les mains.

Maintenant, elle se retrouvait plantée au beau milieu d'une rivière, l'eau au niveau des genoux, une canne de pêche à la main, un chapeau verdâtre sur la tête, et une chemise à carreau sur le dos. Une de ses chemises à lui. « Franchement, vous avez une conception bien étrange de punir les personnes qui vous entourent! » Le regard de Louise se posait sur le vieux Bill d'une façon très... déconcertée. Son regard allait de sa tête à lui à la chemise à carreaux qu'elle portait elle.

« En plus, je déteste le poisson... »
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MessageSujet: Re: Sixty two. [Res. to Bill]   Dim 15 Juin - 5:57

Tout s'annonçait pour être un petit déjeuner fantastique et paisible alors que William était entré dans le café, vêtu d’un vieux chapeau de cowboy et d’une chemise à carreaux. C’était sans aucun doute sa chemise à carreaux préférée et bien que Skipper ait tenté à plusieurs reprises de la jeter, de la déchirer ou de renverser des trucs dessus pour qu’il finisse par abandonner la bataille, il la portait toujours et elle lui allait encore, comme un gant. Vraiment, wow ! Avec toutes les épreuves qu’elle avait traversé, cette pauvre chemise aurait été bien chanceuse de trouver une mort paisible au-delà des nuages, au paradis, mais William était décidé à ne pas la laisser partir de sitôt. Il l’aimait son bout de tissu, que voulez-vous ? Sans doute était-il comme la plupart des hommes... Conserver leurs vêtements pendant au moins dix ans, parfois vingt, était maintenant devenue une habitude tellement normale que jamais il ne pourrait entrer dans le livre des records ! Il blaguait à cette pensée bien sur puisqu’il n’avait certainement pas l’intention de conserver ses chemises plus de vingt ans. Franchement, il était vieux, mais pas complètement fou ! La petite Louise avait donc renversé les cafés qu’il tenait à la main sur lui et il avait eu de la chance de ne pas se brûler plus que ça. N’empêche que pour qu’elle se fasse pardonner, il lui avait demandé de bien vouloir passer une journée de pêche en sa compagnie. Il adorait transmettre ses passions aux jeunes. S’il pouvait donner le goût à deux ou trois personnes de faire de la musique, à deux ou trois autres de devenir cowboys et à quelques personnes de chasser et de pêcher dans leurs passe-temps, sa job était faite ! « Sois à l’heure et ne me pose pas un lapin, surtout ! » avait-il affirmé en rigolant, tendant une main amicale pour qu’elle la serre, afin de sceller leur accord.

Et le voilà qui était debout au milieu du lac, une canne à pèche à la main, et que la jeune Louise était à ses côtés, maugréant sur tout et sur rien. Franchement, elle avait de ces airs, elle parfois... « Oh, je trouvais ça quand même pas mal comme punition, tu ne trouves pas ? J’aurais pu... hum... te faire laver cette vieille chemise alors que tu as maintenant la chance d’apprécier le grand air en compagnie d’êtres aussi merveilleux que des poissons. » affirma-t-il alors qu’il faisait un léger signe de la tête, replaçant son éternel chapeau du même coup. Il adorait ce chapeau comme il adorait la plupart des trucs de sa garde-robe. Elle ne contenait pas grand-chose, bien sur, puisqu’un cowboy digne de ce nom aime bien les trucs passés date ou légèrement démodés. N’empêche que... Lorsqu’elle affirma détester le poisson, un sourire vint étirer les lèvres et plisser légèrement les rides du visage de William. « Après une journée passée au bord de l’eau à te faire manger par les moustiques et à ne rien manger, tu finiras par dévorer le poisson que nous aurons pêché, crois-moi ! » fit-il en riant d’un grand rire si caractéristique à William. Toujours empreint de bonne humeur, il avait du mal à s'imaginer être morose dans un endroit pareil! Sérieusement, il ne comprenait pas la blondinette puisqu'il n'y avait rien au monde de meilleur que de passer une simple journée en plein air. Franchement, ça vous ravigotait l'esprit et le coeur s'en trouvait toujours moins aigri et plus aimable aux nouvelles rencontres. Ce ne pouvait être que bénéfique pour tout le monde! Il s'approcha d'elle en voyant que sa main n'était pas placée au bon endroit sur la canne à pêche afin de réagr à une attaque virulente d'un poisson affamé par le ver posé au bout de leur hameçon.

« Place ta main ici», fit-il en lui prenant la main et en la posant sur le moulinet. « Tu seras plus rapide si jamais ça mord! » expliqua-t-il en rigolant légèrement. Ça paraissait que la jeune fille était toute jeune encore et que l'expérience lui manquait. En effet, elle n'avait pas dû pêcher bien souvent dans sa vie, surtout si elle n'aimait pas le poisson. N'empêche que... C'était une expérience formidable pour elle de venir pêcher avec quelqu'un qui s'y connaissait!
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