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 My love is vengeance [Draz]

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MessageSujet: My love is vengeance [Draz]   Lun 9 Juin - 20:16


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Elle ne cessait de revivre ce fameux soir en boucle, essayant d’imaginer ce qui se serait passé si elle avait été capable d’oublier Draz, elle lui aurait sans doute dit de ne plus revenir, qu’entre eux il ne pouvait exister autre chose que de l’amitié et elle lui aurait alors présenté Judd, son petit ami, son homme. Mais rien n’aurait dû se passer de la sorte, à peine vit-elle son meilleur ami qu’elle comprit que le choix restait inévitable et qu’en ayant fait preuve de lâcheté, elle venait de perdre le plus important à ses yeux. Les jours suivants furent d’ailleurs particulièrement difficiles, elle ne savait pas comment s’y prendre avec le cowboy. Il restait silencieux chaque fois qu’elle tentait d’ouvrir la discussion si bien qu’elle finit par ne plus essayer, se cloitrant dans sa chambre pour déprimer en paix.

Au bout de deux jours d’isolement, elle préféra reprendre son job à l’école histoire de s’occuper l’esprit et de ne plus croiser Judd. Elle n’aurait jamais cru en arriver là un jour, elle avait merdé, terriblement merdé et s’en voulait de l’avoir brisé une fois de plus après l’avoir aidé à se reconstruire pendant plus de deux ans. L’idée de disparaitre ne la quittait plus et chaque jour semblait être un pas de plus vers son hospitalisant en institut spécialisé. Certes, elle était parfaitement consciente que ça ne réglerait rien mais elle se sentirait mieux, elle ne verrait plus personne et pourrait enfin se persuader que tout ça n’était que les stupides divagations de son esprit malade. Elle voulait oublier et arrêter de se sentir coupable et la cure médicamenteuse lui apporterait très certainement ce repos.

Assise à son bureau, elle lisait la brochure de l’hôpital avec beaucoup d’intérêt tandis que les petits terminaient leurs exercices avec concentration. Les visites pouvaient ne pas avoir lieu sur demande du patient et elle avait le droit à une chambre individuelle si elle avait assez d’argent pour cet extra, elle ne doutait pas que son père, content de se débarrasser d’elle, serait capable de lui offrir ce luxe. Elle releva la tête quand la petite Vanessa vint lui apporter sa feuille pour qu’elle la corrige, comme à son habitude, il n’y avait aucune faute ce qui fit sourire la blondinette.

« Je me demande pourquoi tu suis ces cours Nessa ? Tu n’en as pas besoin ! »

« J’aime bien venir travailler ici. » répondit la petite fille avec un sourire lumineux

La classe se vida sans qu’elle ne s’en rende véritablement compte, plongée dans ses pensées et toute l’organisation de son départ. Elle comptait faire ça avec discrétion, disparaissant sans prévenir personne ou presque, elle voulait juste le soutien de son père pour l’argent, ses économies ne lui permettant pas de se prendre toute seule en charge. Ca semblait être le plus sage, elle ne cessait de se le répéter pour s’en persuader et se défaire de la vilaine impression de lâcheté et d’abandon.


« Je peux entrer ? » demanda une voix grave qu’elle aurait reconnue entre mille

Cette fois,elle garda les yeux fixés sur le sol, refusant d’affronter son regard car lui, tout comme Judd, avait la faculté de lui faire avouer n’importe quoi juste en un regard et elle les détestait pour ça. Ils avaient le même effet sur elle, le même impact sur sa personne et presque autant d’importance. Au fond ils étaient aussi responsables qu’elle de cette situation, l’obligeant à se partager et à être celle qu’ils attendaient qu’elle soit. Elle essayait d’être partout à la fois mais ça ne fonctionnait plus.


« Si tu veux… » répondit-elle

« Comme tu ne répondais alors que j’ai frappé quatre fois, je me suis permis… » expliqua-t-il amoureux des explications à rallonge


« T’en fais pas, y’a pas de mal. »

Elle se redressa et rangea ses affaires, faisant glisser la brochure sur le sol mais il fut plus rapide qu’elle et la ramassa, y jetant un rapide coup d’œil avant de lui tendre, l’obligeant à croiser son regard.
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MessageSujet: Re: My love is vengeance [Draz]   Dim 15 Juin - 16:48

« Quelqu’un est malade? » demanda-t-il en remarquant le titre de la brochure qu’elle venait de laisser tomber.

Il venait à peine de remettre les pieds à Mount Pleasant. Ça ne faisait même pas une heure qu’il était revenu de Cambridge. Ses classes du soir avaient été annulées. Il n’était là que pour elle, parce qu’après avoir passé des heures à parler d’elle au Dr. Greene il avait réalisé qu’elle lui manqué déjà pourtant la veille il se tenait devant elle avec un carton de crème glacée. Il n’avait fait que parler d’elle et malgré tout ses efforts, le Dr. Greene n’avait pas réussit à détourner le sujet. Elle lui avait manqué. Pendant quarante-deux heures de route deux fois, il s’était fait des scénarios à la pelle. Une seule chose n’avait pas traversé son esprit : Judd. Il n’avait plus repensé à lui, trop obnubilé par Amy pour penser à ce qu’il avait pu lire ce soir là dans les yeux du jeune homme. Il préférait se convaincre qu’il avait rêvé. Et maintenant elle se tenait à nouveau devant lui. Elle semblait fatiguée cependant et il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Est-ce que s’était-elle qui était souffrante? Son père? Sa sœur? La brochure disait une maison d’hébergement. Il s’imaginait les pires scénarios comme d’habitude. C’était de sa faute si elle était malade. Il avait tout fait merdé et lui avait probablement mit une pression insupportable sur les épaules. En plus, il se demandait si sa présence au ranch des Dorrington quelques jours plutôt n’Avait pas affecté l’amitié que partageait Amy et l’autre idiot, Judd. Même s’il n’appréciait que très peu ce dernier il avait compris qu’il comptait beaucoup pour Amy et s’était la seule chose qui importait. Il serait prêt à tout pour elle.

En quelques pas il réduisit la distance qui les séparait. Lui prenant le menton pour la forcer à croiser son regard, il plongea dans son regard océanique. Il y avait quelques choses de grave et de terrible dans son regard comme s’il annonçait la tempête à venir.

« Tu es certaine que ça va? » demanda-t-il, visiblement inquiet.

Sans attendre sa réponse, il la prit dans ses bras. La serrant contre lui, incapable de faire plus ou de faire mieux. À chaque fois qu’il la voyait il se rendait compte qu’elle n’était plus la petite fille qu’il avait laissée derrière. Elle avait changée et il connaissait à peine cette femme qu’il tenait dans ses bras. Il espérait pourtant qu’elle lui laisserait une chance de la redécouvrir. Comme il avait mit carte sur table la dernière fois qu’ils s’étaient vu il avait pensé que peut-être elle aurait moins de difficulté à passer un peu de temps avec lui.

Une constatation pénible et violente le frappa. Elle pourrait très bien avoir été dans la direction opposée. Allant complètement à l’encontre de ses expectations. Elle avait peut-être décidée qu’elle ne voulait plus de lui dans sa vie. Qu’il lui avait déjà fait trop de malade et qu’elle était mieux sans lui dans sa vie. C’était douloureux d’envisager cette éventualité, mais il n’avait pas le choix. C’était une option qu’elle pouvait choisir. Sa vie comme elle l’était avant qu’il ne revienne ici.

« Tu veux que je partes? Tu veux que je te laisse seule? ».

Encore des questions et encore elle n’avait rien vu. Il avait pourtant oublié de précisé un détail important dans ta question. Il aurait peut-être été mieux de le formuler. Est-ce que tu veux que je sorte de ta vie? Est-ce que tu veux que je te laisse seule avec Judd? Parce que pour lui il n’y avait pas de doute. S’il faisait un pas en arrière pour laisser de l’espace à Amy, Judd en profiterait.

« Bordel de merde, Amy! Réponds-moi! »

Il ne savait plus sur quel pied danser et il n’avait jamais été un spécialiste des longs silences inconfortables. C’état d’ailleurs une première. Ce n’était pas quelque chose qui leur arrivait. Les silences inconfortables s’étaient pour les autres. Eux avaient toujours été à l’aise dans leur silence. Beaucoup de chose avaient changées. Peut-être trop.
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MessageSujet: Re: My love is vengeance [Draz]   Mar 17 Juin - 11:17

Elle retint un rire triste alors qu’il lui demandait si quelqu’un était malade, que pouvait-elle bien répondre à cette question ? Bien sûr qu’elle allait mal et ce depuis des années, elle s’entêtait à nier l’évidence pour finalement arriver au point de non retour, il était désormais temps de faire face à la vie comme une personne adulte et responsable. Depuis trop longtemps elle reculait l’échéance, pensant pouvoir régler seule des problèmes pour lesquels seuls des spécialistes possédaient les réponses. Comme à son habitude, elle avait attendu pour finalement prendre la solution la plus radicale. Consulter un psychiatre toutes les semaines aurait été largement suffisant mais non, elle voulait se terrer dans un hôpital triste et déprimant, qu’on la nourrisse exclusivement de calmant et vivre chaque jour dans un état léthargique. Si c’était la meilleure manière de ne plus rien ressentir, penser ni même faire, ça lui semblait parfait. Au fond elle ne faisait que contourner le problème, elle s’épargnait les obstacles qu’elle mit elle-même au milieu de son chemin. En d’autres circonstances elle aurait tenu à tout régler mais elle était à bout, psychologiquement, moralement et physiquement.

« Eh bien… » commença-t-elle en fixant ses pieds comme s’ils avaient été la chose la plus intéressante qu’elle n’ait jamais vu

Mais déjà il brisait la distance qu’elle imposait entre eux et passa sa main sous son menton pour qu’enfin elle le regarde. Elle ne connaissait rien de plus difficile qu’affronter le regard azur de Darcy Roth, il y avait tellement de bonté et de gentillesse qu’elle avait un mal fou à ne pas tout lui avouer pour soulager sa conscience. On pouvait difficilement croire qu’une personne aussi douce que lui avait pu abandonner qui que ce soit. Elle soupira ; chaque fois elle se devait de ramener tout à ce fameux jour, comme si leur histoire se résumait uniquement à ça. Y avait-il eut une histoire entre eux ? Pouvait-on vraiment qualifier leur flirt d’histoire à proprement parlé ? Non, elle en doutait fortement.

Elle n’eut pas le temps de répondre à sa question que déjà il la serrait contre son cœur et elle eut un mal fou à ne pas lui sauter dessus, elle se contenta de fermer ses bras autour de lui malgré la culpabilité qui l’envahissait. C’était trahir Judd, elle ne faisait décidément que ça ces derniers temps. Si lui n’était pas heureux, elle ne se donnait pas le droit de l’être. Toujours contre lui, elle fronça les sourcils mais ne répondit pas pour autant, non elle ne voulait pas qu’il parte, elle voulait rester contre lui et que le temps s’arrête mais une fois de plus il s’impatienta et elle le lâcha pour faire quelques pas en arrière.


« Ce que je veux c’est réparer mes erreurs mais c’est impossible. Je ne veux pas que tu partes parce que j’aime ta présence mais je pense que c’est moi qui devrais partir. Loin de cette ville, loin de toi, de Judd, pour arrêter de vous faire souffrir. »

Il la fixa, interdit, sans visiblement comprendre où elle voulait en venir mais elle ne précisa rien, sentant déjà une chaleur significative l’envahir ce qui la fit reculer d’avantage et elle se retourna pour s’appuyer contre le bureau tentant désespérément d’enrayer cette crise. Lui ignorait tout d’elle, de ça, de cette pourriture qui la rendait complètement différente et elle finirait par le blesser et ça elle ne le supporterait pas.

« Draz, s’il te plait vas-t-en. »

Au lieu de cela, il avança vers elle et simultanément, elle s’éloigna sans le regarder, peu importe ce qu’il pouvait croire à cet instant, c’était une question de sécurité qu’il sorte et rentre chez lui.

*Laisses moi m’occuper de lui*
« Non, non tu peux pas refaire surface comme ça. » marmonna-t-elle

*Oh je t’en prie, qu’est-ce qui t’empêche de profiter de ce qu’il t’offre ? Judd ? Tu ne lui sers plus à rien maintenant que tu lui as tout donné et puis de toute façon il ne te reparlera sans doute jamais. *

« Tu dis n’importe quoi, n’importe quoi, il ne ferait jamais ça. »

Cette fois elle parla si vite qu’il aurait été impossible de la comprendre. Trop absorbée par cette lutte intérieure, elle n’entendit pas les pas de Darcy mais perçut très bien sa main sur son épaule. Elle fit volte face, l’œil brillant d’une lueur malicieuse. La fin de Darcy Roth venait visiblement de sonner. Avec force, elle le poussa contre le tableau et lui offrit un baiser passionné et plein de promesse auquel il ne résista pas. Pourtant, elle se figea et s’écarta de lui, dans un brusque élan de conscience.

« Je… je suis désolée, je vais rentrer chez moi. Oui c’est ça. »

Rapidement elle débarrassa ses affaires et disparut dans le couloir, partir le plus rapidement possible et s’enfermer dans sa chambre pour éviter le pire.
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MessageSujet: Re: My love is vengeance [Draz]   Dim 22 Juin - 20:27

La tenir dans ses bras était un plaisir coupable, il ne pouvait le nier, mais les circonstances présentes l’empêchaient de profiter pleinement de ce moment. Il s’inquiétait et plus elle parlait plus le mystère s’épaississait au lieu de se résorbé. Il ne pouvait S’en empêcher. Il savait qu’agir avec humeur gâcherait tout, mais pour l’instant il était plus important de savoir qu’est ce qui n’allait pas que son petit bonheur personnel. Il la regarda s’éloigner en soupirant. Décidément, il n’était bon qu’à ça. L’éloigné toujours plus. Il finirait par la perdre à ce rythme.

« Ce que je veux c’est réparer mes erreurs mais c’est impossible. Je ne veux pas que tu partes parce que j’aime ta présence mais je pense que c’est moi qui devrais partir. Loin de cette ville, loin de toi, de Judd, pour arrêter de vous faire souffrir. »

« Amy, je… »

Il allait dire qu’il comprenait pas, mais s’était l’évidence même. Il devait avoir un point d’interrogation dans le front.

Encore une fois, elle s’éloignait alors qu’il essayait de s’approcher. Elle ne voulait pas qu’il parte, mais elle devait partir. Ce rendait elle compte qu’elle voulait partir pour les mêmes raisons qu’il était revenu. Et puis elle agissait comme si Judd et lui ne savaient pas à quoi s’attendre. C’était toujours la même chose en amour. Peu importe la situation on en redemandait. L’humain était profondément masochiste concernant l’amour. Peut-être était-ca parce que la plupart des humains étaient aussi allergique à la solitude et il n’y échappait pas.

« Draz, s’il te plait vas-t-en. »

Il fit un pas en avant et elle en fit deux derrière. Découragé, il passa une main sur son visage, Les contradiction de la jeune femme le mélangeait encore plus qu’il ne l’était déjà. Pourtant quand il avait quitté le Dr Greene le jour D’avant tout était clair. Il lui suffisait d’être près d’elle pour perdre toute clarté et tout bon sens. Une partie de lui-même lui disait de s’enfuir en courant avant que tout ça tourne à la catastrophe et l’autre le priait de ne pas l’abandonner une nouvelle fois alors qu’elle avait besoin de lui. Ne pouvant se résoudre à faire ni un ni l’autre, il resta immobile. Jusqu’à ce qu’elle commence à parler à voix basse. Il lui était impossible d’entendre ce qu’elle disait, mais cette conversation avec elle-même le laissa perplexe. Décidant d’enfin se bouger, il avança et posa une main sur l’épaule de son amie pour qu’elle se retourne vers lui. Quand elle le fit quelque chose dans son regard le fit reculer. Rapidement plaqué contre le tableau, il reçut son baiser avec surprise. Il n’opposa aucune résistance trop surpris par le geste d’Amy pour la repousser. Même chose quand elle se répandit en excuse. Quand il releva la tête, elle avait disparu. Il n’avait pris qu’une seconde pourtant. Une petite seconde pour déterminer s’il venait de rêver et maintenant elle avait disparue. Il sortit de la classe et la repéra à l’autre bout du couloir. Il courut jusqu’à elle et lui bloqua le chemin. Il ne voulait plus jamais la voir s’enfuir devant lui. Il détestait cette impression de la perdre à toutes les fois.

« Tu vas t’expliquer à la fin! Je n’irais nulle part tant que tu seras dans cet état. Et surtout c’était quoi ça? »

Il n’arrivait pas à déterminer qu’elle était la nature de ce baiser. Si c’était seulement pour qu’il la ferme ou parce qu’elle en avait envie. Pourtant, quand il l’avait quitté l’autre soir elle avait refusé.

« Si je t’embrasse à nouveau, tu te sauveras à nouveau ?», demanda-t-il en posant ses mains sur la taille de la jeune femme.

Avec tout le courage dont il était capable, il s’était penché pour prendre ses lèvres. Il aurait bien été incapable de dire combien de temps ils étaient restés comme ça. Il avait perdu sa notion du temps au moment ou elle avait répondu à son baiser, mais ils durent finalement se séparer en manque d’air. Un bras autour de sa taille, ils sortirent de l’école et il lui proposa de la raccompagner. Ce qu’elle accepta à son grand plaisir. Parce que malgré le sourire qu’il affichait il continuait à s’inquiéter de son comportement.
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MessageSujet: Re: My love is vengeance [Draz]   Jeu 26 Juin - 0:19

Quand il s’agissait de Darcy Roth, tout un tas de qualificatifs venaient en tête de ceux qui le connaissaient mais certainement pas le terme ténacité. Amy n’avait jamais vu quelqu’un abandonner si facilement ce qui lui tenait à cœur tout simplement parce que quelqu’un lui avait soufflé l’idée que peut-être il n’était pas à la hauteur. Et là, il la suivait, désirant obtenir des explications et refusant qu’une fois de plus, elle le laisse sur le bord de la route, celle de son existence. C’était bien la première fois qu’elle sentait combien elle pouvait compter à ses yeux mais il choisissait mal son moment pour jouer à l’homme, ses barrières se brisaient et elle ne tarderait pas à laisser place à une de ses nombreuses personnalités, espérant ardemment que la plus vicieuse ne prendrait pas le dessus et ne lui ferait aucun mal.

« Ca ? Quoi ça ? » demanda-t-elle en feignant l’ignorance ce qui lui fit perdre de précieuses secondes

Bien sûr, elle aurait pu l’envoyer sur les roses mais elle ne voulait plus lui faire de mal, lui envoyer des réflexions méchantes comme elle avait pu le faire par rancœur et tristesse. Sans doute était-ce le moment qu’il voit enfin la vérité en face et affronte le véritable visage de celle qu’il pensait connaitre et aimer. Il devait prendre conscience des dégâts qu’elle pouvait occasionner et du mal qu’elle pouvait lui faire s’il restait trop près. Volontairement ou non, elle ne ferait que ruiner sa vie comme elle pensait avoir ruiné celle de sa famille et de Judd, sans elle, tous seraient sûrement partis pour réaliser leurs rêves, sans elle, leur vie aurait vraiment ressemblée à une vie et non à un parcours du combattant.

L’ultime barrière qu’elle maintenait avec difficulté, céda lorsqu’il déposa ses lèvres sur les siennes et la serra contre lui. Elle s’éteignit sans même pouvoir mettre Draz sur la voie mais ça n’avait plus aucune importance puisque désormais, Amy était reléguait dans les tréfonds de sa conscience, dans une sorte de noir duquel elle ne parvenait jamais à émerger et surtout pas en situation de faiblesse et de détresse émotionnelle. Chaque fois c’était le même schéma sauf que cette fois, Judd ne pouvait pas réparer les dégâts. Sa langue glissa entre ses lèvres et elle lui offrit enfin ce qu’il attendait, la confirmation qu’il n’était pas revenu pour rien. Le pauvre venait de signer son arrêt de mort. Quand elle se redressa, son regard brillait d’une lueur indescriptible et un sourire presque effrayant trônait sur ses lèvres.


« Je me souvenais pas que tu embrassais si bien. » lâcha-t-elle avec humour

« Ramènes moi chez moi, maintenant. » lui ordonna-t-elle en le dévorant des yeux tout en se passant la langue sur les lèvres d’une façon sensuelle et presque sexuelle

Dans la voiture, elle se tint tranquille les cinq premières minutes jusqu’à ce que l’envie de jouer devienne plus forte, sa main glissa sur la cuisse du jeune professeur et remonta lentement tandis qu’il gardait le contrôle du véhicule non sans difficulté et lui demanda ce qu’elle était en train de faire.


« Que de bonnes choses ! » lui répondit-elle avec cet air innocent

Ils pénétraient déjà sur les terres de son père quand elle commença à déboucler la ceinture de son voisin d’une main tandis qu’il avait un mal fou à fixer la route, à conduire tout en essayant de l’arrêter même s’il était visiblement amusé de la tournure que prenaient les choses. Il n’eut pas à regretter de s’arrêter un peu avant le ranch vu qu’elle retira sa ceinture de sécurité et lui grimpa dessus pour approfondir leur échange à coups de furieux baisers.


« J’ai envie de toi ici et maintenant Draz. »

Ca ne ressemblait tellement pas à la nouvelle Amy mais cette spontanéité pouvait être prise pour son éternelle franchise, après tout on la prenait pour une originale.
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MessageSujet: Re: My love is vengeance [Draz]   Mer 2 Juil - 1:42

Il l’avait abandonné une fois, mais il ne laisserait pas l’opposer se produire. Il n’accepterait pas qu’elle l’abandonne comme ça, lors que pour la première fois il se mettait à ses pieds. Il ne s’était jamais autant découvert pour quelqu’un. Elle était la seule pour laquelle il laissait tomber ses barrières. Qu’aurait-elle dit si elle avait su qu’il avait marié son clone? Il avait essayé de l’oublier, mais elle l’avait hantée jusque dans son mariage. Il la voyait partout. Et encore aujourd’hui, Il avait été partie deux jours pourtant elle n’avait pas quitté son esprit une seule seconde! Elle lui avait manqué comme s’il était partie pendant dix ans encore une fois. Il avait du réfléchir rapidement et trouver une solution. Lui prouver en quelques secondes qu’ils étaient faits pour être ensemble et qu’il ne ferait pas la même erreur deux fois. Il en était hors de question. Il préférait mourir plutôt que de la perdre à nouveau.

Il n’entendait pas ce qu’elle disait trop obnubilé par les étincelles qu’il voyait naitre dans ses yeux. Elle pouvait l’embrasser, mais rien ne le rassurait comme le regard qu’elle avait présentement. Même s’il y décelait quelque chose de vaguement dangereux qu’il préférait ignorer. Il revoyait pour la première fois des étoiles dans les yeux de son amie, mais ce regard changea du tout au tout quand il l’embrassa. Quand il rouvrit les yeux quelque chose avait changé. Lui donnant plus l’apparence d’une lionne en chasse plutôt qu’à une jeune femme.

« Je me souvenais pas que tu embrassais si bien. »

Il lui servit un grimace bien sentit qui prouva son lien de parenté avec Hope. Ce n’était que pour la forme, la provoquer. La forcer à se mettre sur le bout des pieds et l’embrasser à son tour. Ce qu’elle fit même si le baiser fut plus bref que son prédécesseur, il n’avait pas moins gagné en intensité.

« Ramènes moi chez moi, maintenant. »

« Avec plaisir, milady. », souffla-t-il avec une petite courbette avant de l’entrainer vers sa voiture.

Pour la première fois, il soupira de soulagement en s’assoyant dans son auto. Il détestait conduire une transmission manuelle, mais ce soir ce petit détail lui permettrais probablement d’éviter de faire une gaffe monumental. Ils s’étaient embrassés. Il la raccompagnait. Il se refusait de sauter aux conclusions, même s’il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder. Il se rappelait vaguement la douceur et le goût sucré de sa peau, mais il y avait longtemps. Dix ans qu’il avait passé à essayer d’oublier la chose la plus belle au monde. Mais même s’il ne demandait rien de mieux que de reprendre là ou ils avaient laissé les choses la semaine avant son départ, il préférait la laisser décider du moment opportun. Ses idées tournant à une vitesse folle dans sa tête, il ne put s’empêcher de sourire en sentant la petite main d’Amy se poser sur sa cuisse. Dommage que ses caresses soient aussi effectives. Il l’attrapa par le poignet pour l’arrêter. Le torturer pendant qu’il conduisait n’était pas tellement une bonne idée. Cependant cette accalmie ne dura qu’un court moment puisqu’il dû la lâcher pour changer de vitesse. Vive comme l’éclair, elle en avait profité pour lui enlever sa ceinture. Mi-amusé, mi-préoccupé par la situation, il finit par s’immobilisé pas très loin de la maison paternel, incapable de conduire plus longtemps. Il l’accueillit sur ses genoux avec un grand sourire. Répondant à ses baisers et ses caresses avec une passion égales à celle de la jeune femme.
Son affirmation le prit de court, mais ne fit que le renforcer dans l’idée qu’elle le voulait vraiment et que le lendemain matin elle n’Aurait aucun regret. Ses mains s’étaient faufilés sous la jupe d’Amy quand il aperçut la lumière du porche S’allumer au loin le forçant à relever la tête.

« Ton père peut nous voir d’ici!!», demanda-t-il en cachant son visage dans le cou de la blonde pour y déposer un baiser.
Ce n’était pas qu’il avait peur du Vieux Dorrington, du moins plus maintenant, seulement il ne tenait pas à avoir une confrontation avec le vieil homme et casser ce moment particulier avec Amy.
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