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 You Fill My Heart [R.]

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Sidney Locksmith
EMPRESS LENTORITY
don't ever take me seriously

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Gold Rush
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MessageSujet: You Fill My Heart [R.]   Lun 18 Aoû - 15:48

When i saw your face
It was like a space
In my heart was filled


La nuit avait été courte. Très courte. Bien que les horaires de travail d’un ranch soient pour le moins matinale, ce n’était cependant pas la raison de l’insomnie de Clayton. Il n’avait cessé de ressasser la soirée de la veille, chacun des instants, chaque seconde. Jusqu’au moment où il avait tourné les talons. Depuis ce moment précis, il n’était plus vraiment le même, plongé dans un mutisme quasi complet d’où ne s’échappaient que quelques monosyllabes destinées à rassurer Declan: Oui, il était toujours en vie, non il n’était pas malade. Oui, il allait venir travailler et non, il n’avait pas mangé de champignons hallucinogène. Au contraire, tout avait été d’une simplicité enfantine, une situation vue et revue à travers les âges. Mais cela ne l’empêchait pas de se sentir différent, bien au contraire. Depuis qu’il avait franchit une limite bien clairement établie, et ce sans se faire repousser outre mesure, il ne savait plus à quoi penser, si ce n’est que Joan occupait la moindre partie encore capable de penser de son esprit. Deux heures durant, la veille, il avait marché seul, à travers le ranch, sans que cela ne lui soit utile. Il était rentré, et s’était finalement endormis longtemps après, d’épuisement. Son trouble était évident pour quiconque le connaissait un tant soit peu, puisqu’il semblait totalement ailleurs. En vérité, il cherchait un moyen de comprendre ce qui lui arrivait. Pourquoi il se sentait différent quand il était avec elle. Pourquoi il n’arrivait pas à penser à autre chose. Pourquoi elle. Seulement elle.

Toute la journée, il s’était conduit de façon étrange. Incapable de se concentrer à quoi que ce soit, il avait accumulé les maladresses. Declan en avait d’ailleurs profiter pour s’amuser à ses dépens, mais avait vite compris que quelque chose n’allait pas chez lui. Ou plus, allait beaucoup trop. C’était comme si un vide dont il n’avait pas conscience s’était comblé, mais la question était de savoir jusqu’à quel point. Ça, il n’en savait rien. Tout ce qu’il était en état de constater, c’était qu’il avait besoin de la présence de la jeune femme, comme un rayon de soleil illuminant sa journée. Maintenant qu’il le réalisait, il lui était d’autant plus difficile de se focaliser sur ses tâches usuelles : il avait parquer un troupeau entier de vaches dans le mauvais enclot, et était tombé de cheval lorsque celui-ci avait fait un écart. Tout ça à cause de l’audace qui l’avait poussé à l’embrasser la veille. Le faisait réaliser bien des choses, par la même occasion.

Alors qu’il enfonçait le cinquième clou sur une clôture en parfait état, une conclusion s’imposa soudain à lui. Evidemment. C’était tout bonnement logique, et pourtant il n’avait à aucun songé que cela puisse expliquer son trouble. Pourtant, c’était évident. Autant qu’un et un font deux, il n’y avait qu’une seule explication possible à ce qu’il ressentait. Laissant tomber son matériel sur l’herbe sous les yeux ébahit des autres cow boys, Clayton enfourcha d’un bond sa monture, et revint à tout allure au ranch. Laissant le cheval en nage à un des lad, il se posta dans un des coins de la cour, situé dans l’ombre, et attendit. L’attendit, elle. Sans même remarquer les autres personnes passant devant lui, il sentit son cœur s’arrêter quand elle passa devant lui. Renforçant ainsi toutes ses certitudes. Il fallait qu’il agisse, maintenant. Sans plus attendre. Les yeux légèrement baissés, il attendit qu’elle passe devant lui, même si elle semblait ne pas l’avoir remarqué. Son rythme cardiaque devait frôler le seuil critique, mais il ne s’en rendait pas compte, seulement concentré sur elle.


It's like i knew
From the very start
That you were every other part of me


« Joan … » Elle tourna la tête vers lui quand il souffla son prénom. Sans attendre, parce qu’attendre aurait immanquablement fait chuter son assurance, il l’attira vers lui en saisissant doucement son poignet, prenant garde que personne ne les observe. Il l’entraina sans un mot dans un recoin entre deux bâtiments, et laissa son regard plonger dans le sien, sans pour autant ajouter un mot. Cela serrait assez difficile, et il n’était pas du genre à prendre des chemins détournés pour Reculant d’un pas, il s’appuya d’un bras sur le mur, à quelques centimètres seulement du visage de Joan. Elle n’avait pas l’air de comprendre ce qui lui arrivait, mais lui non plus. Il savait juste qu’il se consumerait de l’intérieur s’il ne lui disait pas maintenant ce qu’il ressentait pour elle.

« Je viens de m’en rendre compte. Je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver mais … » Il s’interrompit, leva les yeux au ciel une fraction de seconde. C’était le moment de lui avouer. Secouant légèrement la tête pour se remettre les idées en place, il plongea de nouveau son regard dans celui de la jeune femme. Et y trouva la force de continuer, de lui dire ce qu’il venait de réaliser. Il se mordit la lèvre, une série d’expression allant de la gêne à l’anxiété passèrent sur on visage, puis il se décida.

« Je t’aime Joan. »

Sa voix était si telle qu’il aurait été impossible de douter de sa sincérité, et si besoin était, ses yeux renforçait l’effet produit. Il avait prit sur lui, et lui avait avoué ce qu’il n’avait encore jamais dit à qui que ce soit. Et il ne doutait plus maintenant, il en était sûr. Même s’il ne connaissait pas tout d’elle. Même s’il n’avait pas encore partager de nombreux moment. Il ressentait cela depuis leur première rencontre, mais venait seulement de le réaliser. Alors il lui avait dit, puisqu’il ne pouvait pas se taire, en dépit de ce que cela risque d’entrainer. Même si n’était qu’un simple cow boy. Même si elle était la propriétaire. Ils venaient de deux mondes différents, mais il l’aimait. Il en était sur.

« Je dois y aller. »

Sans oser croiser son regard, il tourna les talons et quitta la cour à grandes enjambées. Lui, l’exilé qui se fichait pas mal de tout ce qu’on pouvait penser de lui, venait de faire une déclaration, maladroite certes, mais déclaration quand même. Et il était encore plus perturbé qu’avant, si cela était possible. Mais maintenant, elle savait. Et maintenant qu’il avait comprit ce qui lui arrivait, même si ne savait pas comment réagir, il était sûr d’une chose. S’il elle voulait bien de lui, il allait tout faire pour que le sourire qu’il aimait tant apparaisse sur son visage le plus souvent possible. Elle était comme un rayon de soleil, et il refusait qu’il ne s’éteigne pas sa faute.

It's like I have loved you since
From the moment when
Since time began

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Sawyer C. Foxwood
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MessageSujet: Re: You Fill My Heart [R.]   Lun 18 Aoû - 17:36

Il avait fallu l'intense fatigue d'une journée de travail au ranch pour arracher Joan à ses tumultueuses pensées et pour la plonger dans un sommeil sans rêves. Elle s'était changée comme un robot, voyant par sa fenêtre les dernières lueurs des lanternes dans le champ au loin alors que la fête se terminait et que les nombreux habitants du ranch rentraient par petits groupes, et s'était couchée de la même façon, mécaniquement. Les yeux grands ouverts et rivés sur le plafond, elle résistait à l'envie de se lever et de s'accouder à sa fenêtre, le regard dirigé vers les dépendances, à la recherche de la moindre petite ombre qui pourrait appartenir à Clayton, à n'importe quoi qui lui serait relié. Elle ne savait trop comment interpréter ce geste fou qu'il avait eu, le fait qu'il soit venu l'embrasser alors qu'elle ne s'y attendait pas. Parce qu'elle n'avait jamais imaginé que Clayton puisse se pencher vers elle et poser ses lèvres sur les siennes, parce qu'il n'était pas n'importe qui, qu'il était lui, et que depuis le début il n'avait rien fait comme les autres. Et si elle n'était pas sûre de la signification de ce baiser pour lui, en revanche elle savait ce qu'il valait pour elle.

C'aurait été mentir que de dire qu'elle n'avait jamais pensé à Clayton comme une potentielle liaison, mais là encore le terme était inapproprié. Joan s'était toujours considéré comme un esprit libre et frivole, et aucune de ses relations avec un homme jusqu'à maintenant n'avait mérité l'appellation de relation amoureuse, n'était jamais restée assez longtemps avec quelqu'un pour que naissent des sentiments autre que le désir et le besoin de chaleur. Elle avait peur de la solitude, elle le savait, et elle avait toujours cherché du réconfort auprès de gens qui finissaient toujours par la laisser seule. Mais elle avait toujours cru que ce serait ainsi : que tous finiraient par partir. Mais Clayton était toujours là, il était toujours là au ranch, mais aussi dans son esprit. Depuis son arrivée il ne l'avait jamais quittée, à l'intérieur. Il était toujours là.

Son coeur avait littéralement explosé lorsqu'il l'avait rapprochée de lui et l'avait embrassée. Il avait redonné toute sa valeur à cet acte qu'elle avait trop souvent répété avec des gens pour lesquels son coeur battait avec une régularité de métronome. Rien que le fait de penser à Clayton la rendait fébrile, déstabilisait son coeur et c'était pire quand elle était avec lui. Et pourtant, avec lui elle se sentait bien malgré tous ces symptômes.


« Hé bé, petite soeur, on t'a pas vue hier soir, t'étais où ? »

Joan s'arracha à la contemplation du paysage au travers de la vitre de la cuisine et tourna la tête lentement vers Quinn qui la regardait en souriant.

« Je me sentais pas bien. » répondit-elle d'une voix morne avant de regarder de nouveau par la fenêtre. Quinn resta figée dans une expression de surprise qui voulait clairement dire « tu me fais marcher là ». Joan n'était jamais malade et il était impossible de lui faire manquer une soirée. Mais Quinn n'était pas sa grande soeur pour rien.

« Tu étais avec Harper ? »

A l'entente du nom du cow boy, la cadette des Foster se retourna vivement. « Hein ? Non ! Pourquoi ? Qui t'as dit ça ? » Mais Quinn recula d'un pas et agita ses mains devant elle comme pour montrer qu'elle n'avait commis aucune agression.

« Personne, c'était juste une question comme ça. » Elle continua de fixer sa soeur avec un sourcil plus haut que l'autre, puis elle tourna les talons. « J'ai du linge à étendre, tu devrais te reposer, tu as vraiment une sale tête. »

Joan se retourna vers la fenêtre et regarda son reflet dans la vitre. Elle soupira puis sortit de la cuisine et prit la direction de l'étable. Arrivée à mi-chemin, quelqu'un appela son prénom et elle tourna la tête.

« Clayton ? » demanda-t-elle avec stupeur avant qu'il ne l'attrape par le bras et la tire en retrait, à l'abri des regards. « Qu'est-ce - » Elle regarda autour d'elle avant de poser un regard déstabilisé sur Clayton, qui semblait animé d'une volonté particulière. Ses yeux suivirent le mouvement de son bras qui vint se poser à côté de son visage, le rapprochant encore plus d'elle. Elle n'avait pas peur mais son coeur se mit à battre plus vite. Comme si elle attendait le dénouement de quelque chose.

« Te rendre compte de quoi ? » Elle allait ajouter qu'il pouvait tout lui dire quand il prononça une phrase qu'elle ne s'était pas attendue à entendre.

Comment ? Il l'aimait ? Ce fut comme si ses oreilles se mirent à bourdonner alors que le temps sembla s'arrêter pour elle, et que tout ce qu'il y avait autour d'elle se soit mis à tourner à toute vitesse. Elle s'appuya plus contre le mur derrière parce qu'elle était sur le point de s'effondrer sous le coup de la surprise et son regard, rivé sur Clayton, n'exprimait rien d'autre que l'état de stupéfaction dans lequel elle se trouvait. Bouche-bée, elle essaya de trouver quelque chose à dire mais il venait de faire un pas en arrière et déjà il s'éloignait à toute vitesse alors que c'était comme si une tempête venait de s'abattre dans sa tête avec une pluie diluvienne et bruyante qui l'empêchait de penser clairement. La silhouette de Clayton se brouilla et elle se redressa fébrilement.


« Joan, ça va ? » Elle se tourna vers l'employé qui la regardait avec inquiétude. « On dirait que tu as vu un fantôme ! »

Ses lèvres s'étirèrent difficilement dans un sourire.

« Je suis restée trop longtemps au soleil, ça va, merci. »

Le lad hocha la tête et s'éloigna non sans se retourner pour s'assurer qu'elle allait bien. Elle lui fit un signe de main et dès qu'il eut disparu elle s'appuya de nouveau sur le mur. Il venait de lui dire qu'il l'aimait, et elle n'avait pas eu le temps de répondre. Pourtant, elle aura eu des choses à dire, beaucoup de choses, tout ce qu'elle n'avait pas pu lui dire jusqu'à maintenant.


[TOPIC TERMINE ]

_________________

I'LL BE THERE WAITING FOR YOU
Darling I'll bathe your skin
I'll even wash your clothes
Darling I'll kiss your eyes
And lay down on your rug


I'M STEVEN R. MCQUEEN'S HIDDEN WIFE
PACSEE AVEC API
TROLOLO !

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